Brigitte Bardot va poursuivre le tueur de chat sauvage...

Publié le par Ricard Bruno

BOSSEVAL-ET-BRIANCOURT (Ardennes). La fondation Brigitte Bardot a été saisie de l'exécution du félin de Bosseval, flingué à bout portant, dans sa cage, par le président des piégeurs agréés des Ardennes.

 

AURA-t-on le plaisir de voir Brigitte Bardot au palais de justice de Charleville-Mézières ? C'est peu probable. Mais ce qui est en revanche certain, c'est qu'on y rencontrera, un jour prochain, l'avocat de la fondation qui porte son nom, si Raymond Gillet, président de l'association ardennaise des piégeurs agréés, y comparaît, pour le meurtre commis, le 20 août dernier, sur le domaine des Margannes, près de Bosseval.
Ce jour-là (notre édition du 29 janvier), cet homme censé protéger la faune de nos forêts, avait en effet été surpris en train de tuer, à bout portant, un chat sauvage _ appelé également chat forestier_ accidentellement pris au piège dans une cage à nuisibles.
Il l'avait froidement exécuté au lieu de le remettre en liberté, ainsi qu'il aurait pourtant dû le faire, cet animal étant « protégé » depuis la publication d'un arrêté ministériel en date du 1er janvier 1976.
Contrairement à ce qui s'est passé récemment à Gespunsart, avec un braconnier présumé coupable d'avoir occis un magnifique cerf sans qu'on puisse le prouver avec une certitude absolue, faute de témoin direct, Raymond Gillet a bien été obligé de reconnaître les faits, car il avait été photographié, en gros plan, en train de commettre son forfait. Bernard Theiss, un membre de son association, demeurant à Baâlons, outré par un tel comportement, ayant réalisé, en planque dans un fourré, cinq documents accablants le montrant en train de « flinguer », à bout portant, le pauvre animal coincé, sans défense, derrière ses barreaux, en usant d'un pistolet 22 LR* alors qu'il aurait suffi d'ouvrir la porte pour qu'il disparaisse sans demander son reste, trop heureux de

recouvrer la liberté.


BB partie civile
Au lieu de cela il s'est livré à une véritable « exécution », façon balle dans la nuque, bien évidemment indigne d'un responsable associatif. Mais ce dernier s'en est pourtant défendu, sans honte, en affirmant que l'animal étant soi-disant « agressif », il s'était senti « en état de légitime défense » (sic), n'hésitant pas à évoquer l'existence d'un contentieux, entre lui et le « photographe » Bernard Theiss, pour expliquer la volonté évidente de ce dernier de chercher à lui nuire.
Toujours est-il que les faits étant incontestables et Bernard Theiss n'étant pas décidé à en rester là, ce dernier, preuves à l'appui, a saisi l'Association nationale des piégeurs, pour dénoncer le grave manquement de son représentant ardennais, mais aussi le procureur de la République, ainsi que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Et puis, donc, la Fondation Brigitte Bardot, qui nous a bel et bien confirmé, hier, avoir effectivement été saisie de cette lamentable affaire, bien déterminée à se constituer partie civile et à demander des dommages-intérêts, sitôt que son service juridique se sera assuré, auprès du tribunal ardennais, des suites qui lui seront données par le parquet.

G.G.-M.
* Cette précision est un détail aggravant, car un pistolet 22 LR est désormais classé en 4e catégorie et nécessite un « port » d'arme. Il aurait mieux fait d'utiliser une carabine 22 LR. Le résultat aurait été le même, mais lui aurait évité d'avoir, en plus du reste, des ennuis pour usage d'arme

prohibée.

Source : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/421899/Brigitte_Bardot_va_poursuivre_le_tueur_de_chat_sauvage
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blanc Michelle 06/02/2010 18:24



Son geste est idnamissible,d'autant que c'est un animal protégé et qu'un chat sauvage n'est pas dangereux il lui auraitjuste suffit d'ouvrir la trappe et ce chat se serait sauvé sans
demander son reste.Faut croire que ce très triste individu était hargneux et rancunier ce jour là.En plus il était en possession d'une arme interdite .Ce triste individu a tué par méchanceté
gratuite il est indigne d'exercer sa profession et mérite des sanctions sévères pour son manque de compassion totale