Elvis Presley rêvait de rencontrer Brigitte Bardot...

Publié le par Ricard Bruno


Issu d’un milieu très modeste, Elvis Presley a su se forger un destin hors du commun. Trente-deux ans après sa mort, son nom reste une légende.

N’est pas King qui veut. Pour prétendre à ce titre de légende, il faut avoir du talent, danser comme un dieu, afficher un sourire ravageur, un charisme digne des plus grands dandys, entonner des tubes et emballer les filles. Des qualités de séducteur et d’artiste qu’avait le grand Elvis Presley. Sans aucun doute, il est l’un des hommes qui ont marqué le XXe siècle. Avec des milliers de concerts à son actif, une trentaine de films à son palmarès et une cinquantaine de conquêtes féminines au compteur, Elvis Presley restera à jamais le roi du rock… et de la drague.

Un destin

Né le 8 janvier 1935 à Tupelo, dans le Mississippi, d’une famille pauvre, Elvis Aaron Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a eu un frère jumeau, mort-né, appelé Jesse Garon Presley. Sa mère était ouvrière et son père travaillait dans une épicerie. En grandes difficultés financières, la famille Presley déménage à Memphis, dans le Tennessee, alors qu’Elvis n’a que 13 ans. Très vite, il affirme un goût prononcé pour la musique noire.

Eté 1953, Elvis a 18 ans. Il pousse alors la porte d’un petit studio d’enregistrement, Sun Records, à Memphis. Afin de faire un cadeau à sa mère, il décide d’enregistrer à ses frais (4 dollars) deux titres, My Happiness et That’s When Your Heartaches Begin, La secrétaire du studio note les coordonnées du jeune homme –encore inconnu– pour son boss, Sam Phillips. Même si le jeune chanteur n’emballe pas plus que cela le directeur du label, son style lui tape dans l’œil. En 1954, après de nombreux essais, peu concluants, Elvis entonne That’s All Right Mama, d’Arthur Crudup. C’est la stupéfaction. Il métamorphose ce titre, un blues à l’origine, en chanson rock and roll. Le jeune chanteur vient de trouver sa voie.

Un amour interdit

Après quatre ans de succès, de fans hystériques, de tubes et de tournées (surtout dans le sud des Etats-Unis), le bel Elvis part faire son service militaire avec l’US Army. Il coupe sa banane pour une coiffure de rigueur et décide de servir en Europe, « parce qu’il rêvait de rencontrer « Brigitte Bardot », nous confie Patrick Mahé, auteur du Roman des amours d’Elvis (éd. du Rocher). En Allemagne, en 1959, il rencontre celle qui deviendra « la » femme de sa vie : Priscilla Beaulieu. Elle n’a que 14 ans et demi, lui 23. Il tombe sous le charme de la jeune fille, brune et pâle, en tenue d’écolière, qui collectionne ses photos… Quelques mois plus tard, Priscilla emménage à Graceland, avec le consentement de ses parents. Ils se marient en 1967 à Las Vegas. Neuf fois plus tard, le 1er février 1968, leur fille unique, Lisa Marie Presley, voit le jour.

Un mari volage

Bourreau des cœurs – même si pour tous son grand amour fut Priscilla –, le rocker s’est attiré bien des faveurs féminines, plus ou moins avérées. Avec son sourire en coin, ses yeux plissés et son Perfecto, il séduit les plus belles femmes : danseuses de cabaret, actrices, réceptionniste des hôtels les plus prestigieux… Blondes, brunes, rousses, toutes sont folles de lui et tombent dans ses bras : Anita Carter, Cheryl Holdridge, Alice ou Helen Kessler (peut-être même les deux), Nancy Sinatra (fille de), Dolores Hart… Patrick Mahé précise : « Il aurait plu à Mme de Fontenay, parce qu’il adorait les Miss. »

Un homme rattrapé par ses démons

De concert en concert, d’Etat en Etat, de soirées en mondanités, dès 1975, Elvis s’épuise. Il oublie même les paroles de ses chansons sur scène. En 1977, il entre en dépression à la suite de la sortie du livre « brûlot » de son ancien garde du corps (un ami d’enfance qu’il a renvoyé après que ce dernier eut violenté un fan), il se replie dans sa solitude à Graceland. A cette époque, il est marié à Ginger Alden, sa dernière compagne. Il avale des pilules prescrites par son « bon docteur Nichopoulos » qui lui prescrit une quarantaine de médicaments par jour… Il vit en retrait du monde. Se lève à 21 heures et se couche sur les coups de 9 heures du matin. Il grossit à vue d’œil et pèse cette année-là 106 kg.

Dans la nuit du 15 au 16 août 1977, Elvis – l’oiseau de nuit – entreprend une grande partie de squash. Entre 5 heures et 6 h 40, il se lance à corps perdu dans une grande bataille avec son cousin Billy Smith. Une fois l’affrontement sportif terminé, le King rejoint sa chambre à coucher vers 9 heures. Il avale un cachet de somnifère, comme à son habitude, mais cette fois-ci son cœur ne supporte pas. Il s’écroule sur le sol de la salle de bains, victime d’une d’arythmie cardiaque. Ginger Alden se réveille vers 14 heures. Son mari n’est pas au lit. Elle le cherche, l’appelle. Puis le retrouve étendu au sol. C’est la fin : le King est mort.

Source : http://www.francesoir.fr/culture/2010/01/07/elvis-presley.html

Publié dans le web en parle

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