Gainsbourg : "Vie héroïque." JE DIS OUI.

Publié le par Ricard Bruno

Gainsbourg : "Vie héroïque." JE DIS OUI.
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Au commencement, j'avais prévu de faire une note à la con. Oui, comme souvent. Elle allait même commencer par une phrase du genre : Laetitia Casta, par sa seule présence et son talent de danseuse vetue d'un seul drap devant le piano de "Gainsbarre", vous garantit un moment inoubliable de cinéma et de contemplation de la beauté féminine. Cette note aurait donné le ton d'un billet dans lequel j'aurais mis en valeur les talents de séducteur de Serge Gainsbourg, qui a séduit les plus belles femmes de l'époque par ses mots et son attitude. Mais ce serait faire offense à Joann Sfar qui, et cela n'engage que moi, nous a livré avec ce "Vie héroïque" une oeuvre absolument magistrale...


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Le vrai, le faux, peu importe. Il a créé et m'a raconté une histoire prenante, pleine de fantaisie, de joie, de détresse et de sentiments ambivalents autour du mythe Gainsbourg. Certains passages, surtout lors de son enfance, sont un poil longs, mais dans l'ensemble, je n'ai pas décroché de mon siège. Une demie heure dans ce film vaut à mon avis tout l'or du monde : le passage dans lequel sa romance avec Brigitte Bardot est contée ainsi que sa rencontre avec Jane Birkin. C'est lumineux, poétique, plein de passion et le jeu des acteurs (en plus de leur ressemblance hallucinante) est à tomber. Bref, franchement, allez le voir. Non seulement pour sa qualité cinématographique (film vraiment original dans sa narration), mais également pour la piqure musicale "de rappel". Gainsbourg, c'est un nombre incalculable de chansons sublimes, dont "Initials B.B." et "Je t'aime, moi non plus" que je vous propose dans la suite de cette note.

Jane Birkin et Brigitte Bardot furent incontestablement les deux femmes de sa vie. Si son histoire avec Bardot fut courte mais incroyablement intense et sexuelle, elle aura quand même permis à ce duo fascinant de travailler sur quelques chansons légendaires, comme "Bonnie & Clyde", "Harley Davidson" ou encore "Comic Strip". Mais ma préférence va à "Initials B.B."qu'il a composé en son honneur et dont le refrain et la mélodie sont à tomber par terre. Je pense qu'il s'agit de mon morceau préféré de Serge Gainsbourg. J'ai appris que la mélodie fut inspirée d'une Symphonie du compositeur Dvorak, mais peu importe, ca ne lui enlève aucun crédit.

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Jane Birkin fut sa véritable histoire d'amour. Elle fut sa muse, son épouse, son amie et sa maîtresse à la fois. De leur "collaboration", je retiens surtout "69 année érotique" et le grandiose "Je t'aime, moi non plus", initialement composé pour Brigitte Bardot cependant, mais que celle ci n'a jamais voulu rendre publique pour des raisons personnelles. Jane accepta, et "Dieu vit que cela était bon". Cette chanson est un excellent résumé de la carrière sulfureuse de Gainsbourg, un éternel provocateur qui a osé chanter une version reggae de la marseillaise, impliquer sa fille Charlotte dans une chanson "un poil" incestueuse (Lemon incest) alors qu'elle n'avait que 13 ans ou encore brûler en direct un billet de banque à la télévision.

Publié dans le web en parle

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riri 30/01/2010 13:19



Ceux qui trouvent Laetitia Casta convaincante dans le rôle de Brigitte Bardot n'ont jamais vu BB vêtue d'un drap ou d'une serviette de bain.



riri 30/01/2010 12:52



Encore un engouement médiatique pour le moins suspect. Quand la presse est unanime, on peut parler d'entente tacite. Laetitia Casta, ne l'oublions pas, est une "comédienne à la mode" (mais ça
passera, puisque le propre d'une mode est d'être éphémère). Il est de bon ton de l'encenser dans les médias. Moi qui travaille dans un cinéma, je peux vous dire que les réactions du public sont
beaucoup plus mitigées. Et ce n'est pas quelques micros-trottoirs hâtivement bidouillés pour la télévision qui feront que les spectateurs changeront d'avis. Ici, un petit rappel s'impose :
"Bienvenue chez les Ch'tis" a cartonné et se classe (certainement pour longtemps) à la première place du nombre d'entrées en France. Mais beaucoup de spectateurs quittaient les salles avec une
mine attérrée et le sentiment d'avoir été piégé par une campagne de matraquage médiatique sans précédent. Cette fois encore, autour des noms de Gainsbourg, Bardot, Gréco, Birkin et quelques
autres, on cherche à imposer au public le choix d'un film.