Jugement contre un éleveur indigne...

Publié le par Ricard Bruno

JUSTICE. Le gérant des Chenils du Roumois, fermés par décision administrative, a comparu devant le tribunal pour mauvais traitements et exploitation illégale.

Le gérant des Chenils du Roumois a eu fort à faire, hier, au tribunal correctionnel de Bernay pour s'expliquer sur des infractions qui lui sont reprochées dans l'exploitation de son élevage de chiens basé au Theillement, dans l'Eure.
Les constats réalisés par les services vétérinaires en novembre 2008, relatés à l'audience par la présidente Mme Nectoux font froid dans le dos : des conditions sanitaires et d'hygiène déplorables, des équipements inadaptés, une surpopulation de près de 200 chiens au lieu des 49 autorisés... Malgré des tentatives, selon le prévenu, de remédier à la situation, déjà dénoncée en 2006 par les mêmes services vétérinaires, l'élevage a fait l'objet d'une fermeture administrative le 21 janvier dernier, sur décision de la préfète de l'Eure.
Une affaire qui fait suite à de nombreuses plaintes de clients qui avaient en leur temps dénoncé des conditions sanitaires à l'origine selon eux de maladies, voire de décès, de leur animal.
Cette fois, plusieurs associations de protection animale se sont porté parties civiles : SPA, Fondation Brigitte Bardot, Assistance aux animaux - qui ont recueilli les animaux saisis à la fermeture -, et l'Association nationale contre le trafic d'animaux qui, elle, se fait le porte-parole de plus de 130 propriétaires.
A la barre, l'éleveur reconnaît n'avoir pas respecté le nombre de chiens autorisés : « Je me suis laissé déborder », explique-t-il, évoquant « un contexte économique difficile ». Il nie en revanche toute forme de maltraitance et affirme avoir mis tout en œuvre pour se mettre en conformité avec la loi. Arguant comme preuve de sa bonne foi d'une demande d'exploitation de plus de 50 chiens déposée avant la procédure.
« C'est une cabale montée de toutes pièces par l'un des propriétaires qui n'a pas eu gain de cause lorsqu'il a porté plainte », dénonçait à l'issue de l'audience l'avocat de la défense, qui a présenté des demandes d'exception en nullité et plaide la relaxe.
Le parquet requiert à l'encontre du prévenu 6 mois de prison avec sursis et des amendes, assortis d'une interdiction d'exercer toute activité en lien avec les chiens pendant 5 ans. L'affaire est mise en délibérée au 24 mars prochain.

Source : http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/306204/__Je_me_suis_laisse_deborder__

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

OLIVIER LE PLOMB 16/02/2010 03:01


C'est avec un grand "plaisir" que j'approuve cette condamnation, mais il faut attendre vraiment le verdict pour connaitre la suite. J'ai vu le reportage sur différents sites pour la
 protetion animale. Une fois de plus, c'est l'argent contre la "production" d'animaux de compagnie. J'epère que la loi fera son "travail"......

Merci pour votre blog qui est vraiment très intéressant. Continuez comme celà.


BLANC Michelle 12/02/2010 14:31


Pour tout ce qui concerne la maltraitance animale pour moi les peines ne sont jamais trop fortes car ces tristes individus ne méritent aucune indulgence tant ils sont détestablesJe lui aurai donné
de la prison ferme et interdiction à vie d'exercer une quelconque activité ayant un lien avec les animaux;il en est indigne.Il faut remercier toutes les associations qui se sont mobilisées pour
l'emmener devant la justice c'est toujours d'un grand réconfort .C'est pour cela qu'il faut toujours être vigilants et ne pas hésiter à signaler les cas suspects.