La fourrure animale provoque le débat : les anoraks de la discorde

Publié le par Ricard Bruno

Le froid et la neige n'ont pas calmé la colère de Bertrand Camus, moniteur de ski à Courchevel. Surtout en cette journée nationale contre la fourrure animale. "Et dire qu'on a failli porter des anoraks avec une capuche entourée de fourrure !" s'étrangle le montagnard, qui partait déjà en guerre l'an dernier contre ce retour en grâce des fourrures en tous genres dans les stations de ski.

Un métier où "l'on fait passer un message de protection de la nature et des espèces"

Le syndicat national des moniteurs de ski commandait alors plusieurs milliers de tenues qui devaient être la nouveauté de la saison 2010/2011. Fureur de Brigitte Bardot et de sa fondation qui envoyait au syndicat des moniteurs un film tourné en Chine. Il montrait les conditions dans lesquelles sont traités les animaux pour que la peau demeure intacte. Un document sans concession, faisant découvrir la violence de l'abattage des animaux élevés dans des cages minuscules. "Plusieurs milliers de renards, et autres espèces vendues sous cette appellation, seront électrocutés...La décharge grillera les organes internes..."

On passe sur les détails, mais Bertrand Camus protestait auprès du syndicat pour demander qu'il ne cautionne pas de telles pratiques. Le groupement d'achat du syndicat stoppait la commande en avril dernier, mais quelques centaines de tenues étaient quand même livrées. "Je ne me suis pas fait que des amis copains, mais je ne le regrette pas. Il faut être cohérent. Un moniteur ne peut pas se compromettre avec ça sur le dos. C'est un métier sportif, dans lequel on fait passer un message de protection de la nature et des espèces." Le défenseur des animaux se sent d'autant plus isolé que la fourrure naturelle revient à la mode chez les fabriquants de vêtements de sports d'hiver. "Regardez en ce moment à Courchevel avec les Russes, dont certaines sont mes propres clients. Je sais bien que ce n'est pas facile de leur dire sans se mettre à dos ceux qui nous font vivre."

Pour Gilles Chabert, président national du syndicat des moniteurs, "on a fait beaucoup de bruit pour rien. Cette polémique était disproportionnée pour de simples peaux de lapins que l'on voulait mettre sur les capuches. On ne tue quand même pas des bébés phoques ! Mais face à l'agression de la fondation Bardot, j'ai préféré renoncer. J'ai grandi dans une ferme où la peau de lapin ne valait rien. Il y a des problèmes plus importants dans la vie." Une demi-victoire pour le moniteur Bertrand Camus. "C'est maintenant aux commerçants et aux stations de prendre conscience du fait que cet étalage de fourrure animale est très mauvais pour l'image de la montagne."

Source : http://ledauphine.com/index.jspz?article=245872

Publié dans le web en parle

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ecureuil 10/01/2010 10:42


ça et en plus , un reportage que j'ai vue dernièrement a la tv sur les magasins de fringues pour jeunes ( sans citer de marque) qui remettent à la mode la fourrure a très bas prix sur des blousons,
des vestes et pleins d'accessoires soit disant mode, ce qui fait que la fourrure se démocratise , deveint accessible a un grand nombre de par son faible prix et ainsi le commerce est relançé et le
pire est que ceux qui achète se fiche totalement de savoir qu'elles porte un animal mort sur le dos, juste que c'est à la mode , peut importe le reste, je savais que les fashions victime n'avaient
rien dans le crane mais la c'est la catastrophe !