Le sanctuaire des moutons est menacé...

Publié le par Ricard Bruno

Des fondations lui confient les animaux saisis à la suite de condamnations pour mauvais traitements. Les structures comme la sienne sont rares en France. - BRUGGER Lionel

Des fondations lui confient les animaux saisis à la suite de condamnations pour mauvais traitements. Les structures comme la sienne sont rares en France. 

Elle les a sauvées de l’abattoir. Mais, aujourd’hui, c’est elle qui est abattue. En conflit avec son propriétaire, elle ne trouve pas de solution pour ses 850 bêtes.

Brigitte Bardot l’appelle « merveilleuse Dominique » ou encore « ma sœur jumelle ». Dominique Mauer, ancienne exploitante agricole, ne supportait plus de voir ses bêtes partir à l’abattoir. Elle est devenue végétarienne et a fondé une association pour recueillir les animaux de ferme.

Les 850 moutons de son cheptel finissent ainsi leur vie paisiblement aux côtés de chèvres, de volailles, de chevaux, d’ânes… confisqués par la justice à des éleveurs défaillants.

500 adhérents

Les structures comme la sienne sont rares en France. La Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis ou l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir (OABA) lui apportent donc leur soutien. Dominique Mauer a aussi lancé une opération « Je parraine un mouton » pour mobiliser les particuliers. Elle revendique 500 « adhérents ».

Toutefois, cet édifice menace, aujourd’hui, de s’écrouler. Car la quinquagénaire a reçu un ordre d’expulsion du Domaine des Douages, la ferme de Chantenay-Saint-Imbert où elle est installée depuis treize ans. La propriété appartient à un citoyen anglais. En 2000, il se sépare de son épouse. Dominique Mauer vient aussi de connaître une rupture. « Il voulait retourner en Angleterre pour réfléchir », raconte-elle. « Moi, je vendais mon exploitation [à Toury-Lurcy] et j’avais toujours mes bêtes ». Selon elle (*), ils tombent d’accord pour qu’elle gère les Douages en son absence. « Il passait de huit à dix mois par an en Angleterre », précise-t-elle. « Nous devions monter une société agricole pour régulariser la situation », indique Dominique Mauer. « Mais il repoussait toujours ».

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