Rion-des-Landes : Nouvelle étape dans la lutte contre la torture animale

Publié le par Ricard Bruno

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Après Rodilhan en octobre 2011, où nous étions 70 militants enchaînés au centre des arènes à nous faire lyncher par des aficionados déchaînés, retour ce 24 août 2013 dans les arènes, cette fois à Rion-des-Landes et deux fois plus nombreux, pour mener une action d'opposition à la barbarie.

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Les trois partenaires (CRAC Europe, Fondation Brigitte Bardot et Animaux en Péril), ont organisé la venue des militants dans les Landes, puis préparé l'action basée sur l'occupation du terrain dans le but de faire annuler le sanglant "spectacle". Durant les deux jours de préparation, le secteur où les défenseurs des animaux sont rassemblés est placé sous haute surveillance, par des agents si peu discrets qu'ils sont aussitôt repérés.

Le Préfet informé, avant même l'action des militants

 

Les autorités connaissant de toute évidence notre projet, il nous paraît évident que nous ne pourrons pas rentrer dans les arènes avec les chaînes prévues pour nous attacher mutuellement et former un cercle solide. Peu importe, avec ou sans chaîne, nous irons.

Au moment du départ, le convoi se disperse, le car principal des 50 militants parisiens prend la route de Mimizan, où se tient à la fois une manifestation de rue et une corrida, nous espérons encore pouvoir semer le doute sur le lieu réel de l'action. Lorsque le car se dirige vers Rion-des-Landes, les gendarmes l'immobilisent à l'entrée du village pour faire un contrôle d'identité, ils savent alors que nous allons agir dans les arènes.

Peu à peu, les militants se retrouvent par petits groupes, devant des arènes entourées de gendarmes. Ce déploiement se veut dissuasif, mais nous entrons à l'intérieur de cet abattoir public sans réelle difficulté.

Nous ne laisserons plus torturer en paix

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Une fois installés dans les gradins, nous attendons tous le signal avant de sauter pour rejoindre le centre et former un cercle fermé. L'objectif est de tenir le plus longtemps possible pour empêcher le déroulement de cette novillada où 4 jeunes taureaux doivent être torturés à mort. Tous ceux qui participent à cette action pacifique connaissent les risques, comme à Rodilhan ils ont pris l'engagement de ne pas répondre aux coups reçus et s'y tiendront.

Pour faire lâcher prise et évacuer les militants, les gendarmes utilisent des méthodes qui ont fait leur preuve : tordre les oreilles, les doigts, tourner les membres pour créer un pic de douleur au niveau des articulations (genoux, coudes, épaules, chevilles). Des procédés d'une cruauté inouïe, que nous n'attendions pas vraiment de la part des forces de l'ordre.

Violence policière

 

Au bout de 20 minutes, les gendarmes libèrent les lieux pour laisser place aux jeux du cirque, du moins le croient-ils. C'est sans compter sur la détermination des opposants à la torture.

Devant les portes des arènes nous ne lâchons rien, excédés les gendarmes nous gazent copieusement. Alors, les yeux brulants, le nez et la gorge en feu, nous nous dirigeons vers le camion où sont parqués les 4 malheureux animaux promis au sacrifice.

C'est là, à l'abris des regards, que la violence s'intensifie dangereusement. Alain, militant pacifique d'une soixante d'année, s'approche du camion et de l'escalier qui mène à la tribune "d'honneur". Après avoir été violemment repoussé par les gendarmes, Alain tombe sous les coups d'aficionados... A l'arrivée des pompiers, la situation jugée critique (plus tard les médecins parleront de pronostic vital engagé) nécessite le transfert de la victime par hélicoptère jusqu'à l'hôpital de Bordeaux.

Dans le même temps, des militants grimpent sur le camion pour empêcher au véhicule de se mettre en position pour décharger les taureaux. Nous restons ainsi une quinzaine de minutes avant d'être délogés par la force.

Le bilan aurait pu être bien plus lourd encore

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Alors qu'un policier me soulève la tête en écrasant et me tordant les oreilles, un jeune bénévole de la Fondation Brigitte Bardot, venu filmer la scène, est violemment projeté de l'escalier par une femme gendarme. Mauvaise chute qui plonge le militant dans l'inconscience. Transporté à l'hôpital de Mont-de-Marsan, le médecin se dit très préoccupé par la perte de réaction des membres inférieur, la colonne est touchée. Après des heures d'attente et d'angoisse, l'IRM ne révèle aucune fracture mais "seulement" des chocs provoquant une paralysie passagère, nous avons évité le pire.

Pour avoir participé à de nombreuses actions en faveur des animaux, je n'avais jamais vu autant de militants au sol, transportés à l'hôpital ou soignés sur place, les médias ont retenu les 8 plus gravement touchés mais nous avons tous été violentés durant cette action qui reste une action pacifique, de résistance, face à un acte qui n'a rien de pacifique puisqu'il entraîne la mort d'un animal dans d'effroyables souffrances.

De quel côté est la violence ?

 

Beaucoup de reportages, diffusés sur les chaînes de télévision ou dans la presse écrite, ont présenté les défenseurs des animaux comme étant violents, agressifs... Pourtant, personne ne peut apporter un début de preuve à ces accusations gratuites. En revanche, et là il ne s'agit pas d'interprétations mais de faits, tous les blessés sont dans nos rangs, aucun aficionado, aucun gendarme n'a été égratigné alors que les fractures et traumatismes divers se comptent par dizaines chez les opposants à la torture. Nous savons tous, parfaitement, de quel côté est la violence.

La force injuste de la loi

 

Le Président François Mitterrand avait déclaré ne pas vouloir recourir à "la force injuste de la loi", l'actuel ministre de l'Intérieur, l'aficionado militant Manuel Valls, mène une politique inverse, basée sur la répression absolue lorsqu'il s'agit de combattre les revendications légitimes portées par les abolitionnistes que nous sommes.

Certains nous reprochent une radicalisation du mouvement, mais comment faire autrement lorsque le débat démocratique est rendu impossible par la volonté d'un homme de pouvoir ?

Les Français sont majoritairement favorables à l'interdiction des jeux cruels sur l'ensemble du territoire, pourtant, le sujet n'est jamais débattu au sein du Parlement ou du Gouvernement... Ce combat là nous devons le mener et lorsqu'un mouvement majoritaire est méprisé, que la démocratie ne peut se faire entendre, alors oui, forcément, ce mouvement ne peut que se radicaliser pour arriver à l'abolition de la torture. En 2013, nous ne devrions même plus en être à parler de corrida, comment une telle barbarie, une telle sauvagerie, a-t-elle pu survivre à l'évolution de notre société ? C'est un mystère, une honte surtout...

Christophe Marie

Source : Fondation Brigitte Bardot

 

  

Publié dans le web en parle

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R
<br /> je suis de tous coeur avec madame brigitte bardot en tant actrice et la dèfence des annimaux car je suporte plus de voir tous ses massacre  annimaux je fait plein de pètition mes se que j<br /> aimerai ses quond fasse une lois forte pour ses personne qui torture les annimaux et fèlicitation aussi a toute les association qui protège les annimaux merci a vous <br />
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R
<br /> je suis pour abolition des tourture annimale  quoi se soit pour les enfants exct <br />
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C
<br /> <br /> Monstrueux! Voici un communiqué ou un élevage breton élève 82000 poules en batterie pour jeter les oeufs!!!!!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> LOUANNEC (France), 30 août 2013 (AFP) - Exaspérés par la faiblesse des cours de l'œuf liée à la surproduction, des producteurs<br /> bretons, qui avaient braqué les projecteurs sur leur situation en détruisant au début du mois des centaines de milliers d'œufs, menacent de reprendre leurs actions si les prix n'ont pas remonté<br /> d'ici la semaine prochaine.<br /> <br /> <br /> "Les cours sont toujours en-dessous du prix de revient", explique Sébastien Saliou, producteur à Louannec (Côtes d'Armor).<br /> Pourtant, "on est dans la période la plus importante de l'année, avec les commandes des collectivités, après les vacances", souligne ce trentenaire, à la tête avec son frère et son père<br /> d'une exploitation de quelque 82.000 poules en batteries et 6.000 en plein air.<br /> <br /> <br /> Cet +effet rentrée+, combiné avec des mesures de mise à l'écart de 15 millions d'œufs décidées par l'interprofession après les<br /> quatre actions de destruction d'oeufs dans le Finistère et les Côtes d'Armor, a certes fait grimper les prix depuis début août.<br /> <br /> <br /> Ils sont ainsi passés de 4,50 euros les 100 unités à environ 5,50 en moyenne, alors que les prix de revient s'établissent entre<br /> 6,50 et 7 euros, selon les producteurs, dont la grogne dure depuis plusieurs mois. La faiblesse des cours ne permet pas de couvrir leurs coûts de production et d'amortir des investissements liés<br /> à une directive européenne sur le bien-être animal.<br /> <br /> <br /> Pour s'en sortir, Yohann, un producteur du Morbihan, n'a eu d'autre choix qu'une solution extrême, assure-t-il: abattre ses<br /> 24.000 poules, dont il n'aurait dû se débarrasser qu'en septembre. "Je perds moins d'argent comme ça", affirme-t-il.<br /> <br /> <br /> "Je remettrai des poules en octobre. Mais si la crise n'est pas résolue, la banque va me réclamer mes annuités. Et si je ne paye<br /> pas, je perds ma maison, mes terres et je mets ma famille à la rue", s'emporte cet exploitant qui s'est lancé il y a deux ans et a investi un million d'euros.<br /> <br /> <br /> "Plus tenable"<br /> <br /> <br /> Sébastien Saliou, envisage aussi de se défaire de 27.000 têtes, tout en renégociant ses annuités avec sa banque.<br /> <br /> <br /> "C'est plus tenable", lance Yohann.<br /> <br /> <br /> Le constat est partagé par les membres du collectif à l'origine des quatre actions de destruction d'œufs. Le collectif avait<br /> décidé de les suspendre dans l'attente d'une réunion de crise le 13 août à Rennes avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.<br /> <br /> <br /> Mais mardi, à l'issue d'une réunion à Ploumagoar, près de Guingamp, certains de ses membres ont annoncé qu'ils les reprendraient<br /> si d'ici jeudi 5 septembre les cours ne grimpent pas.<br /> <br /> <br /> Une menace réitérée mercredi après une réunion en préfecture de Bretagne du Comité de suivi régional de la filière mis en place<br /> à la demande de M. Le Foll.<br /> <br /> <br /> Menace sérieuse ou coup de bluff? En tous les cas, le sentiment de colère et d'exaspération est bien réel. D'autant qu'un<br /> million de poules pondeuses supplémentaires vont arriver dans des exploitations, assure le collectif, dans le contexte de surproduction. Quelque 14,5 milliards d'œufs par an sont produits en<br /> France, dont près de la moitié en Bretagne, selon la direction régionale de l'Agriculture.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, des exploitants sont "aujourd'hui sous pression de la part des GMS (la grande distribution, ndlr) qui ont tendance<br /> à revoir les prix des contrats" (à la baisse), a souligné mercredi le préfet de Bretagne, Patrick Strzoda.<br /> <br /> <br /> Pour le collectif, la solution d'urgence pour la remontée des cours passe par la réduction de 5% de la production au niveau<br /> national, en attendant que des solutions pérennes pour l'avenir de la filière soient mises en place. M. Le Foll a demandé à deux inspecteurs généraux de travailler sur ce sujet. Leur rapport est<br /> attendu début octobre.<br /> <br /> <br /> Le collectif, dorénavant baptisé +pour le maintien de la production d'œufs en Bretagne+, a proposé aussi jeudi la création d'une<br /> caisse de péréquation, qui indemniserait "les éleveurs en cas de crise".<br /> <br /> <br /> Dans son exploitation, Sébastien Saliou confie travailler en moyenne 12 heures par jour et se désole: "C'est pas les heures qui<br /> pèsent, mais c'est de perdre du pognon, de creuser sa tombe".<br /> <br /> <br /> hg/emp/jmg<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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C
<br /> Il faut vraiment que la corrida soit DEFINITIVEMENT INTERDITE! Comment peut-on tolérer ça?<br />
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R
<br /> <br /> Bonjour<br /> <br /> <br /> ABOLITION ! c'est le but, je suis tout à fait d'accord avec vous, le combat continue...<br /> <br /> <br /> Belle journée<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bruno Ricard<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> bonjour,<br /> <br /> <br /> une question : le but de l'intervention des anti-corrida à Rion (???) a t il été atteint ? J'entends, la corrida a t elle été annulée, les jeunes toros ont ils eu (hélas provisoirement)  la<br /> vie sauve ? D'avance, merci. Charlotte A.<br />
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R
<br /> <br /> Bonjour<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le but de cette intervention a été atteint, c’est un pas de plus dans la lutte contre cette horreur que représente la corrida.<br /> Je vous invite à lire le communiqué de la fondation Brigitte Bardot : http://www.fondationbrigittebardot.fr/corrida-rion-des-landes<br /> <br /> <br /> Bonne journée<br /> <br /> <br /> Bruno Ricard<br /> <br /> <br /> <br />