Trafic international de chiots démantelé par les douanes...

Publié le par Ricard Bruno

Chiots

Pas moins de 9000 animaux maltraités ont été acheminés clandestinement depuis la Slovaquie vers le Vaucluse.

Des animaux élevés en batterie dans de sordides fermes d'abattage, transportés comme du bétail depuis l'Europe de l'Est alors qu'ils sont à peine sevrés et mutilés sans anesthésie avant d'être bradés sur le marché français... Au terme de plus d'un an de filatures et d'investigations documentaires, le Service national de douane judiciaire (SNDJ) a démantelé un trafic de chiots d'une exceptionnelle ampleur organisé depuis la Slovaquie. Pas moins de 9000 chiots au total, réduits à l'état de marchandises, ont transité par la filière clandestine vers un chenil du Vaucluse où ils étaient revendus à des particuliers avec des documents d'identité et sanitaires falsifiés. Les toutous n'étaient notamment pas protégés contre le virus de la rage. Outre le gérant du chenil qui a affiché un chiffre d'affaires de 4,2 millions d'euros depuis 2008, un vétérinaire complice soupçonné d'avoir établi des certificats de complaisance a été interpellé et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer.

 Une plainte de la Société protectrice des animaux (SPA), déposée en 2008, est à l'origine de cette ahurissante «dog connection».

Nettement moins réprimés

«Les trafics de chiots sont en pleine expansion car ils génèrent des bénéfices importants et sont nettement moins réprimés que la contrebande d'armes ou de drogue, explique Daniel Miglietta, inspecteur régional dirigeant l'antenne du SNDJ à Marseille. Les suspects encourent deux ans d'emprisonnement et 37.500 euros d'amende. Sous la houlette d'insaisissables clans mafieux, des élevages s'improvisent donc dans les campagnes de Russie, d'Ukraine, de Hongrie ou encore de Roumanie pour proposer des stocks de chiots en fonction de la mode du moment… »

Actuellement, la filière slovaque faisait des promotions sur des livraisons de jack-russels, de yorkshires, de chihuahuas ou encore de labradors. Transbahutés dans des camions par lots de 40 à 100 dans des états de stress et de fatigue importants, les chiots, mal alimentés et mal hydratés, étaient achetés à peine 20% des prix du marché, oscillant officiellement entre 800 et 2000 euros selon la race de la bête. Le chenil, qui fonctionnait en flux tendu, en importait environ 3000 par an. «Nombre d'entre eux étaient bien trop jeunes, n'ayant même pas atteint l'âge légal de quatorze semaines pour être vendus, déplore Daniel Miglietta. Certains avaient encore les yeux mi-clos et cherchaient à téter leur mère qui se trouvait à des milliers de kilomètres.» Cette séparation précoce fait encourir de graves déséquilibres chez les sujets les plus fragiles, qui peuvent présenter des troubles du comportement à l'âge adulte. Avec un cynisme achevé, les animateurs du réseau avaient intégré dans leurs calculs un taux de décès de 10% du cheptel. À l'occasion des opérations menées dans le Vaucluse avec l'appui de la Brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP), 154 chiots en transit ont été saisis. Des prélèvements sanguins ont été effectués, établissant leur trop jeune âge et l'absence de toute vaccination.

Les douaniers ont par ailleurs pu mettre en évidence des violences commises contre les animaux, notamment l'ablation de la queue sans anesthésie pour que certains spécimens répondent aux canons de leur race.

 

Près de 3000 maîtres ayant acheté en toute bonne foi ces chiens trafiqués ont été récemment contactés afin que leurs chers protégés soient contrôlés par les services vétérinaires. Et que leur bonne condition de vie soit établie.

Source : Le Figaro.fr

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Médor 03/03/2014 15:09

alors Mr HOLLANDE ????? toujours complice ???

elin eulin 25/02/2014 19:42


C'EST SOUVENT LES PAYS DE L'EST (ET QUI FONT PARTIE DE L'EUROPE !) QUI NOUS ENTRAVENT LA VOIE DU PROGRES AVEC DE GENRE DE TRAFIC ANIMALIER...EN TOUT CAS, BRAVO AU SNDJI TANT IL EST VRAI QU'IL EST
BIEN DIFFICILE DE PRENDRE SUR LE FAIT CES ORGANISATIONS AUTOUR DE TRAFCS. UN LONG TRAVAIL D'INVESTIGATION...UN BON POINT POUR LA PROTECTION ANIMALE ! ON VOIT QU'IL Y A QUAND MEME DES EFFORTS DANS
CERTAINS DOMAINES..

Elisabeth 25/02/2014 16:10


Une raison de plus pour changer le statut de l'animal.


Ce trafic devait être sévèrement réprimé, comme pour les armes et la drogue.


Les auteurs de ces trafics comme certains vétérinaires qui en profitent sans trop de risques devraient être condamnés, et Les chenils surveillés régulièrement.