Un lionceau de cinq semaines sauvé d’une mort assurée sur un balcon

Publié le par Ricard Bruno

 

Entré en contrebande au Liban, ce lionceau a été sauvé par l’association Animals Lebanon ; il sera bientôt envoyé dans un sanctuaire en Afrique. Photo Animals Lebanon
Entré en contrebande au Liban, ce lionceau a été sauvé par l’association Animals Lebanon ; il sera bientôt envoyé dans un sanctuaire en Afrique. Photo Animals Lebanon
LIban Le félin a été pris en charge par Animals Lebanon.

Un lionceau âgé de cinq semaines a été trouvé sur le balcon d’un appartement de Beyrouth par l’association Animals Lebanon. L’animal, entré au Liban en contrebande, sera bientôt envoyé par l’association à un sanctuaire en Afrique, le « Drakenstein Lion Park », qui se spécialise dans de pareils cas, dès que les permis seront prêts.
La présidente d’Animals Lebanon, Lana el-Khalil, a déploré le fait que « les cas de lions retenus comme animaux de compagnie ont nettement augmenté ces dernières années ». « Nous recevons régulièrement des rapports sur de nouveaux lionceaux repérés dans des domiciles, a-t-elle ajouté. Dans les deux premiers mois de leur vie, les lionceaux deviennent trop grands et forts pour être gardés dans une maison, et ils finissent dans une cage à l’arrière-cour ou dans un zoo privé. »
Selon el-Khalil, « Animals Lebanon a découvert des zoos en Syrie qui vendent les lionceaux à 350 dollars l’un, et a parlé à des ouvriers auxquels on a donné des conseils sur la meilleure façon d’introduire des lions au Liban en contrebande ». « Un propriétaire de zoo au Liban a déclaré avoir rapporté huit lions de Syrie et reconnu qu’ils étaient tous morts quelques semaines après leur arrivée, étant trop jeunes », a-t-elle poursuivi.
Animals Lebanon milite depuis des années pour que le Liban se joigne à la Convention sur le trafic international d’espèces en danger (Cites) et espère que le pays sera le 176e au monde à ratifier ce texte. Les lions sont classés dans la liste « Appendix II » de Cites, c’est-à-dire dans les espèces en danger. Les populations de lions ont baissé de manière significative en Afrique en raison de la destruction des habitats naturels, de la chasse, de l’empoisonnement et d’autres facteurs.
Lana el-Khalil pense, pour sa part, que la signature de Cites par le Liban aidera à mettre un terme à ce marché illicite. « Cette fois, nous avons été capables d’aider ce lionceau parce que les propriétaires ont été coopératifs », a-t-elle précisé.

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