Victoire...Israël bannit le foie gras !

Publié le par Ricard Bruno

La Knesset a adopté un texte "interdisant l'importation et la vente de foies d'animaux ayant subi la torture". En clair, il s'agit de criminaliser la commercialisation du foie gras.

Photo d'illustration.

Un Israël sans foie gras ? C'est presque fait. La Knesset, le Parlement israélien, a adopté en première lecture et à une large majorité (59 voix contre 10) une proposition de loi "interdisant l'importation et la vente de foies d'animaux ayant subi la torture". En clair, il s'agit de criminaliser la commercialisation du foie gras. 

L'auteur de cette initiative, Dov Lipman, un député du parti centriste Yesh Atid (Il y a un avenir), a crié victoire : "Je suis très fier de faire partie d'une Knesset qui a choisi de placer les valeurs devant les intérêts et les plaisirs futiles", a-t-il déclaré. Enthousiaste, il a ajouté : "Je crois que cette loi bénéficiera non seulement aux animaux, mais aussi à l'image d'Israël. Le temps est venu de bannir d'Israël cette nourriture corruptrice des esprits." 

Un credo applaudi à tout rompre par l'ensemble des associations israéliennes de défense des animaux. En 2003 déjà, celles-ci avaient obtenu de la Haute Cour de justice une décision selon laquelle le gavage était contraire aux lois de protection des animaux, rendant du même coup cette pratique illégale sur l'ensemble du territoire israélien. Deux ans plus tard, après l'expiration du délai de grâce accordé par la justice, le ministère de l'Agriculture démantelait la filière de production du foie gras. Un secteur qui rapportait alors 16,5 millions de dollars et employait 500 personnes, faisant d'Israël le quatrième producteur de foie gras au monde. 

La consommation personnelle autorisée

Une décennie plus tard, un nouveau pas est donc franchi. Si la loi est votée en deuxième et troisième lecture, Israël deviendra le deuxième État au monde, après la Californie, à bannir de l'assiette de ses citoyens ce mets de fête. En toast, rôti ou à la vapeur, les restaurateurs devront le rayer de leurs cartes et menus. Les supermarchés et les boutiques de produits fins ne pourront plus le présenter à leur clientèle. Reste pour les accros au foie gras, ceux qui ne peuvent vraiment pas s'en passer, une consolation. La consommation personnelle n'est pas interdite. Ils pourront donc, à l'occasion de voyages en France, en Hongrie, voire en Bulgarie, rapporter leur dose nécessaire, en bloc ou en tranches. Et à condition que le ministre des Finances Yaïr Lapid, dirigeant du parti Yesh Atid, et les douanes ne décident pas des mesures dissuasives : taxes onéreuses ou limitation de la quantité permise.

Que va-t-il se passer lors de l'entrée en vigueur de la loi ? Verra-t-on comme à Chicago, où la consommation de foie gras fut interdite pendant deux ans, une guerre entre partisans et adversaires, avec soirées à la gloire du produit prohibé dans des locaux discrets et ventes sous le manteau. Alors qu'en face des adversaires déterminés saccageaient des restaurants défiant l'interdiction ? Verra-t-on la diffusion d'un badge : "Touche pas à mon foie gras" ? Pour l'instant, c'est calme plat. Les Israéliens sont plus occupés à trouver des solutions face à la vie chère et au chômage en hausse ces derniers mois.

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Commenter cet article

Elisa 03/08/2013 09:55


En voilà une bonne idée ! Nous applaudissons tous.


Mais concernant l'abattage des animaux pour leur viande casher, qu'en est-il ?