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Brigitte Bardot: "Serge était ma passion et moi sa muse"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot: "Serge était ma passion et moi sa muse"

Entre Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg, ce fût une histoire d'amour à la folie mais aussi la rencontre de deux artistes.

À cette époque, Brigitte était mariée à Jacques Charrier. Elle était enceinte de huit mois et venait de signer le contrat de « La vérité », qui allait devenir son meilleur film. Henri-Georges Clouzot, tyrannique et intraitable, n’avait pas retenu Jean-Paul Belmondo pour le premier rôle masculin. C’est Sami Frey qui l’obtint... Brigitte vivra une histoire d’amour torride avec son partenaire.

Fou de rage, Jacques Charrier voulut interdire à Brigitte de faire le film au prétexte que le scénario allait déshonorer sa femme ainsi que lui et le reste de sa famille. Brigitte l’ignora. Le couple vécut des affrontements réels, jusqu’à une tentative de suicide qui laissa des traces psychologiques importantes.

La naissance était imminente. Charrier fut appelé sous les drapeaux en septembre 1959. La guerre d’Algérie était à son paroxysme. Le long-métrage « Babette s’en va-t-en guerre » sur le tournage duquel Brigitte avait rencontré son mari, sortit simultanément dans les salles.

Pour fêter la venue au monde de son fils, Jacques Charrier reçoit journalistes et photographes au Royal Passy.

Pour fêter la venue au monde de son fils, Jacques Charrier reçoit journalistes et photographes au Royal Passy.

Comme toutes les célébrités de l’époque, Bardot réserva une chambre à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt pour son accouchement. Mais elle n’avait pas imaginé la déferlante médiatique qui allait s’abattre sur elle ! Témoin de l’événement irrationnel, j’avais vu, depuis la mi-décembre 1959, des dizaines de photographes de presse, des reporters radio français et étrangers, des cameramen de tous les pays commencer à planquer jour et nuit sur les trottoirs du 71 avenue Paul-Doumer, à Paris.

Dans la nuit du 10 janvier 1960 à 2 h 10, dans son salon transformé en unité médicale, Brigitte mit au monde un beau bébé de 3,5 kg

Les chambres de service du quartier furent louées à prix d’or. De là, des journalistes braquaient leurs téléobjectifs sur les fenêtres de la star, en rêvant de les voir s’ouvrir. Mais les volets de fer restaient désespérément clos. Brigitte vivait prisonnière chez elle. Elle tournait en rond comme une lionne en cage. Sur le point de mettre au monde son enfant, elle vivait comme une bête traquée. Impossible pour elle de sortir, à peine l’espace d’une demi-heure quotidienne pour prendre l’air. En 1996, dans ses Mémoires, « Initiales B.B. », elle écrira : « Devant ce raz-de-marée journalistique international qui en aucun cas ne m’aurait permis de partir en clinique au jour J sans une manifestation hurlante, flashante et horrifiante, mon médecin, mes parents, mon mari et moi-même dûmes prendre des mesures immédiates. Il fallait installer une salle d’accouchement dans l’appartement d’en face, réservé au bébé. »

Dehors, sur le trottoir, plus de 200 représentants de la presse internationale occupaient les lieux, 24 heures sur 24. Les voisins de la comédienne, furieux de cette invasion, faisaient régulièrement appel aux forces de l’ordre, sans grand résultat.

Dans la nuit du 10 janvier 1960 à 2 h 10, dans son salon transformé en unité médicale avec son médecin et trois infirmières, Brigitte mit au monde un beau bébé de 3,5 kg. Le lendemain matin, 11 janvier, « l’émeute » devant sa porte atteignit son paroxysme. Pas une voiture qui ne fasse hurler son avertisseur sonore en passant dans la rue, les bouquets de fleurs arrivaient par centaines. Jacques Charrier descendit au café du coin où l’attendaient des dizaines d’envoyés spéciaux et déclara : « J’ai un fils, il est grand comme ça [en écartant les bras] et s’appelle Nicolas, je suis le plus heureux des pères. » Ce que le monde ignorait, c’est la réaction de rejet de Brigitte, épuisée par les conditions surréalistes de cette naissance et toute l’agitation indécente autour d’elle, qui sembla dédaigner son nouveau-né. Elle l’écrira plus tard : l’arrivée rocambolesque de ce bébé était la cause directe d’une « bardolâtrerie » invivable.

Nicolas sera élevé et éduqué par son père, mais des liens filiaux s’établirent entre elle et son enfant, qui ne seront jamais rompus. J’en fus le témoin au cours de l’été 1980. Venus passer quelques jours à La Madrague, nous avons assisté avec des amis à une scène d’une grande tendresse. Magnifique et solaire dans l’éclat de ses 20 ans, Nicolas était venu passer des vacances auprès de sa mère. Un matin, au cours du petit déjeuner, nous l’avons vu tel un chaton blotti contre Brigitte, si féline. Ils riaient et plaisantaient dans une connivence affective précieuse. Inoubliable !

Face à face, Serge et Brigitte étaient très intimidés l’un par l’autre

On ne se rappellera pas non plus, sans émotion, la pluie de roses qui s’abattit quelques années plus tard sur La Madrague, lancée depuis un hélicoptère par Gunter Sachs, couronnement de la cour effrénée que fit le milliardaire allemand à la star française, lui demandant sa main dans la foulée. Brigitte, fascinée par ses extravagances, accepta, comme on fait sauter un jéroboam de champagne ! Un mariage hors norme l’attendait. Son futur mari proposa un tour du monde. L’actrice et le playboy embarquèrent sur Air France, sous un faux nom : Gunter devint un certain M. Sahatz et le billet de Brigitte avait été émis au nom de Mme Bordat. Première escale : Las Vegas, le 13 juillet 1966. Après quelques heures passées dans la capitale du jeu et des noces minute, Gunter choisit le 14 juillet pour passer la bague au doigt de sa promise. A 1 h 30 du matin, heure française, Bardot devint Mme Sachs, le jour de la fête nationale...

Gainsourg et BB dans la peau de "Bonnie and Clyde"

Gainsourg et BB dans la peau de "Bonnie and Clyde"

Le voyage se poursuivit en Polynésie, avec un passage obligé par Bora Bora. La nouvelle de leur mariage fut dévoilée et l’ensemble des journaux de la planète titra sur cette union très « people ». Certains notèrent que Brigitte se mariait tous les sept ans : Roger Vadim en 1952, Jacques Charrier en 1959, Gunter Sachs en 1966 !
Leur mariage leur procura de jolis moments, mais ils connurent des épisodes douloureux et traversèrent des tempêtes. Brigitte découvrit que son célèbre mari était aussi un époux volage… C’est ainsi que, contre toute attente, un certain Serge Gainsbourg entra dans son existence. En effet, au-delà de sa carrière au cinéma, Brigitte connaissait un très joli succès en chansons, parmi lesquelles « La Madrague ».

L’idée de composer pour l’actrice germa dans l’esprit de Gainsbourg, poète et bohème, en avance sur les modes. Il sollicita un rendez-vous qu’elle lui accorda, chez elle. Face à face, Serge et Brigitte étaient très intimidés l’un par l’autre. Le musicien se mit au piano et joua les premières mesures de « Harley-Davidson ». Brigitte ne connaissait rien au monde de la moto et fredonna sans trop y croire « Je n’ai besoin de personne / en Harley-Davidson »… Pour détendre l’atmosphère, Serge proposa une coupe de champagne. Alors Brigitte, imperceptiblement, se laissa aller. Avec insolence et sensualité, elle se mit à chanter ce qui allait devenir un énorme tube. Serge était heureux, Brigitte riait aux éclats. Le lendemain, il lui faisait livrer une caisse de dom-pérignon. Entre eux la glace était plus que rompue.

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Entre Serge et moi ce fut une immense passion comme un incendie de forêt qui brûle tout

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C’est au studio Barclay, avenue Foch, que fut enregistré le clip sulfureux où Brigitte, ses longues jambes gainées de cuissardes, chevauche la célèbre moto. A cette période de sa vie, l’échec de son dernier mariage la crucifiait. Elle avait un besoin viscéral d’être aimée, désirée, d’appartenir corps et âme à un homme qu’elle puisse admirer et qui la respecte. Entre Gainsbourg et Bardot commença un amour fou.

Quelques années plus tard, Brigitte me confia à propos de Serge : « Entre lui et moi ce fut une immense passion comme un incendie de forêt qui brûle tout. » Et elle me raconta la genèse de « Je t’aime moi non plus », œuvre qui fit scandale. Un soir, elle demanda à Serge de lui écrire la plus belle chanson d’amour au monde. Alors qu’elle allait s’assoupir, Gainsbourg créa la musique et les paroles uniques de cette ballade sulfureuse. Elle ne fut pas, comme on le croit, composée pour Jane Birkin, qui la chantera plus tard, mais bel et bien pour Brigitte, qui écrira : « De ce jour, de cette nuit, de cet instant, aucun autre être, aucun autre homme, ne compta pour moi. Il était mon amour, me rendait la vie. Il me faisait belle. J’étais sa muse. » Ils enregistrèrent ensemble le titre chez Barclay, côte à côte, se tenant la main, sans autre témoin que le technicien du son. Cependant, au-delà de cette passion qui la dévorait, Brigitte restait l’épouse de... Gunter Sachs !

Un nouvel épisode très délicat se profila, à la veille de la sortie prévue du disque sur lequel devait se trouver « Je t’aime moi non plus », chanté par Brigitte et Serge. L’apprenant, Gunter menaça sa femme d’un scandale judiciaire à même de ternir définitivement son image si le titre était mis en vente et diffusé sur les antennes. Gainsbourg accepta donc de supprimer la chanson de son 33-tours. La bande originale fut enfermée dans les coffres de la firme Philips. En 1969, Serge offrit la balade à la nouvelle femme de sa vie, Jane Birkin, qui l’enregistra à son tour et en fit un succès mondial.
Gainsbourg est mort – seul – chez lui, rue de Verneuil à Paris, en 1991. Près d’une photo grandeur nature de Brigitte, toujours en place dans son salon noir.  http://www.parismatch.com/People/Brigitte-Bardot-Serge-etait-ma-passion-et-moi-sa-muse-1524416

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Depuis dix ans, Tonga terre d’accueil recueille les animaux en souffrance

Publié le par Ricard Bruno

De nombreux animaux ont transité par l’association créée en 2008, avant d’être placés au sein de l’espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (Loire) ou dans d’autres zoos européens.

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril.  Photo Francoise LIOGIER

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Francoise LIOGIER

L’histoire de Tonga terre d’accueil débute en 2007 avec l’arrivée au parc zoologique de l’hippopotame Tonga saisi à un cirque par les autorités. L’animal, mal soigné, est confié au parc qui accepte de s’en occuper à titre provisoire en attendant de lui trouver un lieu d’accueil adéquat. Quelques mois plus tard, la fondation Brigitte Bardot réunit les fonds nécessaires pour envoyer l’animal dans une réserve en Afrique du Sud.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. C’était sans compter sur la volonté du zoo de créer une association venant en aide aux animaux sauvages en détresse sur le territoire français et au-delà. Tonga fête cette année son dixième anniversaire. Dix ans durant lesquels 353  animaux ont transité par l’association, puis ont été placés au sein du zoo ou dans d’autres parcs européens. La majorité d’entre eux ont été saisis en France. « Nombreux sont les magots que des particuliers ont ramenés d’Afrique du Nord durant les vacances », souligne Jean-Christophe Gérard, vétérinaire du parc zoologique et vice-président de l’association.

70 animaux hébergés dans le parc

D’autres, plus particulièrement les hyènes et les fauves, ont été saisis hors d’Europe, principalement au Liban comme les trois jeunes tigres de Sibérie, venus d’Ukraine et interceptés au Liban en juillet 2017. Devenus de beaux gaillards, ils sont désormais installés dans l’enceinte du parc. dAutres sont toujours à Tonga où ils ont trouvé refuge sur les hauteurs du parc dans les installations prévues, et sont préservés pour un temps du regard des visiteurs.

« Chaque nouvel arrivant à Tonga est d’abord placé en quarantaine. Les animaux sont ensuite installés dans notre parc en fonction des places disponibles, ou transférés vers d’autres espaces zoologiques », précise Jean-Christophe Gérard. Il reste 70 animaux répartis dans les espaces de l’association qui fonctionne par le biais des adhésions de ses 450 adhérents et des aides d’associations de défense animale. Dix ans également pour avoir aujourd’hui pignon sur rue. « Les parcs commencent à faire appel à nous pour trouver des animaux, ce qui n’était pas forcément le cas il y a deux ou trois ans. »

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La Wallonie interdit l’abattage des animaux sans étourdissement !

Publié le par Ricard Bruno

Alors qu’en France, l’Assemblée Nationale s’illustre tristement en rejetant l’amendement portant sur l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de France, la Belgique, elle, prend position. Désormais, l’abattage sans étourdissement préalable est rigoureusement interdit en région de Wallonie.

 

Et si nous prenions un peu exemple sur nos voisins belges ? La région Wallonne vient en effet de voter, en cette fin de mois de mai 2018, l’entrée en vigueur d’une loi interdisant tout abattage d’animaux d’élevage sans étourdissement préalable.

Exemplarité 

Cette législation entrera en vigueur dès le 1er juin 2018. Pourtant, l’adoption de cette loi n’était pas gagnée d’avance. En effet, le débat a divisé la région Wallonie durant de nombreuses semaines entre pro et anti étourdissement obligatoire.

D’un côté, on trouvait les défenseurs de la cause animale qui avançaient les arguments de la cruauté et de la souffrance pour rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant la mise à mort.

De l’autre, on trouvait de nombreux représentants Juifs et Musulmans qui défendaient farouchement l’abattage rituel (c’est à dire une saignée sans étourdissement) dans un souci de protection de leurs cultes.

Priorité aux animaux 

Au bout du compte, le parlement Wallon a donné raison à la défense des animaux et a donc adopté le texte de loi proposé par les députés belges Josy Arens et Christine Defraigne.

Désormais, il sera interdit de mettre à mort des animaux sans les avoir étourdis au préalable. Le décret, néanmoins, accorde une dérogation pour les seuls abattages rituels jusqu’à la fin du mois de septembre 2019.

Cette loi nouvellement passée chez nos voisins belges devrait donner à réfléchir, à une époque où l’Assemblée Nationale a décidé de rejeter l’amendement proposé par le député Olivier Falorni rendant obligatoire l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de l’Hexagone…

Agathe Perreault

Lire aussi : L'Assemblée Nationale rejette l'installation de caméras dans les abattoirs

Voir aussi : Rémi Gaillard et Brigitte Bardot s'engagent contre les abattoirs dans une vidéo choc

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Les quatre daims du Nord Ardèche ont-ils été tués?

Publié le par Ricard Bruno

L'arrêté "de destruction" signé il y a trois mois par le préfet de l'Ardèche pour abattre ces daims est arrivé à son terme dimanche 27 mai. Une question persiste: ces bêtes sont-elles toujours vivantes ou non?

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

L'arrêté pris par le préfet de l'Ardèche pour abattre quatre daims dans le Nord du département courait jusqu'à dimanche dernier (le 27 mai). Ces animaux se sont échappés de leur enclos et errent depuis dans le secteur de Preaux, entre Saint-Félicien et Annonay. Ils ont été repérés en liberté par des chasseurs, il y a quelques mois. 

Les daims menacent les cultures

Les autorités redoutent que l'espèce devienne envahissante et qu'elle compromette notamment la sécurité des cultures. Un arrêté préfectoral a donc été signé le 27 février dernier, pour les "détruire" avant le 27 mai. Après la date butoir, difficile pourtant d'y voir clair.

La préfecture de l'Ardèche refuse de communiquer

C'est le flou le plus total! La préfecture de l'Ardèche, contactée, ne fait plus qu'une seule et même réponse, peu importe la question, sur le sujet: "Nous ne communiquons plus sur ce dossier". 

L'arrêté pris fin février donnait 3 mois à deux lieutenants de louveterie pour abattre les daims, jusqu'à dimanche 27 donc. Les animaux ont-ils été tués? Sont-ils toujours vivants? Si oui, un nouvel arrêté de "destruction" va-t-il être pris? Vous l'avez compris: pas de réponse. 

Mi-mai, l'association Ardèche Drôme Défense Animale a relancé une pétition pour sauver les daims du Nord Ardèche. Elle avoisine les 5.500 signatures.
One Voice, elle, avait fait un recours devant le Tribunal administratif de Lyon mi-mars, d'autant qu'une autre structure basée dans les Ardennes proposait d'accueillir les daims. Mais sa demande a été rejetée. One Voice s'est pourvue en cassation et attend toujours que la justice statue. 

La fondation Brigitte Bardot, elle n'attend plus rien. B.B. en personne avait écrit au préfet fin mars pour lui demander de gracier les daims et proposait de les récupérer. Un courrier resté lettre morte.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dans une lettre cinglante à Emmanuel Macron sur les caméras dans les abattoirs: "une épouvantable lâcheté"
Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...
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Vidéosurveillance dans les abattoirs : l’Assemblée vote une expérimentation

Publié le par Ricard Bruno

L'installation de caméra de vidéosurveillance ne sera pas obligatoire

L'installation de caméra de vidéosurveillance ne sera pas obligatoire

Les abattoirs qui souhaitent la mise en place de cette vidéosurveillance devront être volontaires.

L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de dimanche à lundi le principe d’une expérimentation de la vidéosurveillance dans des abattoirs volontaires pour veiller au bien-être animal, plutôt qu’une obligation de caméras, après de vifs échanges.

Les députés ont voté à main levée un amendement de Loïc Dombreval (LREM) au projet de loi agriculture et alimentation en faveur de cette expérimentation de caméras aux postes de saignée et de mise à mort, pour deux ans et avec l’accord des représentants du personnel. Ces vidéos seront consultables en interne, à des fins d’autocontrôle, et par les services vétérinaires.

 
"Régression et reniement"

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a donné un avis de "sagesse positif" à la mesure, qu’il a présentée comme un "compromis". "Je préfère que les inspecteurs vétérinaires accompagnent et (le cas échéant) sanctionnent plutôt que les installer derrière des écrans vidéos", a-t-il aussi lancé.

L’amendement d’Olivier Falorni (non-inscrit) qui prévoyait une obligation de la vidéosurveillance a été rejeté. Le député avait présidé en 2016 la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, créée après les images chocs d’abattoirs diffusées par l’association L214, montrant des bêtes mal étourdies ou accrochées vivantes notamment. "Régression et reniement", a accusé sur twitter le député, au temps de parole très réduit, voyant dans l’expérimentation "un rideau de fumée grotesque".

https://twitter.com/OlivierFalorni/status/1000869304399814656?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php&tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest

https://twitter.com/OlivierFalorni/status/1000869304399814656?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php&tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest

Olivier Falorni était parvenu à faire voter par l’Assemblée en janvier 2017 l’obligation de caméras dans les abattoirs, via sa proposition de loi sur le "respect de l’animal en abattoir", qui n’a jamais été adoptée définitivement. L’Assemblée nationale "préserve l’opacité des abattoirs", a tweeté dans la nuit L214.

https://twitter.com/L214/status/1000869710127353857/photo/1?tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest&ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php

https://twitter.com/L214/status/1000869710127353857/photo/1?tfw_creator=sudouest&tfw_site=sudouest&ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.sudouest.fr%2F2018%2F05%2F28%2Fvideosurveillance-dans-les-abattoirs-l-assemblee-vote-une-experimentation-5093632-6095.php

"Face à des vidéos d’abattoirs isolées mais qui nous heurtent tous, nous défendons une solution équilibrée pour le bien-être animal : formation & sensibilisation plutôt que stigmatisation d’une profession", a estimé le groupe majoritaire LREM sur le même réseau social.

Divisions

Mais le sujet a divisé la plupart des camps. Porte-parole LREM, Aurore Bergé a ainsi estimé que "la transparence rétablit la confiance", ajoutant que "nous avons pris un engagement et nous devons nous y tenir", en référence à la promesse du candidat Macron de mettre en place cette vidéosurveillance dans les abattoirs. Au total, neuf députés LREM ont voté l’amendement Falorni.

"Est-ce qu’on veut un big brother ?", a interrogé à l’inverse leur collègue "marcheur" Nicolas Démoulin, demandant s’il faudrait également des caméras par exemple dans les établissements pour personnes âgées. La droite s’est montrée également partagée, Eric Diard plaidant que la vidéo est un gage de "protection des salariés" mais Jean-Charles Taugourdeau évoquant un "engrenage hallucinant".

Le projet de loi prévoit par ailleurs le doublement des sanctions en cas de mauvais traitements sur les animaux (portées à un an d’emprisonnement et à 15 000 euros d’amende), et la création d’un nouveau délit visant à réprimer les mauvais traitements envers les animaux commis dans les transports et les abattoirs. Dans chaque abattoir, une personne responsable de la protection animale devra en outre être désignée. De plus les lanceurs d’alerte parmi le personnel seront protégés, ont voté les députés. 

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Valenton : les chevaux laissés à l’abandon sauvés par la fondation Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Tous les jours, des habitants venaient nourrir ces chevaux laissés au stade de la Fontaine-Saint-Martin à Valenton. Une procédure pour occupation illicite de terrain avait été lancée par la ville contre les propriétaires.

Tous les jours, des habitants venaient nourrir ces chevaux laissés au stade de la Fontaine-Saint-Martin à Valenton. Une procédure pour occupation illicite de terrain avait été lancée par la ville contre les propriétaires.

Les équidés ont intégré une de ses structures.

Leur sort préoccupait beaucoup certains riverains. Au point qu’ils venaient eux-mêmes les nourrir. Depuis cet été, cinq chevaux étaient parqués sur le stade de la Fontaine-Saint-Martin. Deux poneys erraient sur deux autres terrains à Valenton, laissés à leur sort par un propriétaire privé négligent.

Pour leur venir en aide, certaines âmes charitables ont tapé aux portes de nombreuses associations. En novembre 2017, l’association Stéphane Lamart avait déposé plainte pour acte de cruauté.

Mais en fin de semaine dernière, c’est la Fondation Brigitte Bardot (FBB) qui a annoncé avoir récupéré les chevaux. « Ils sont maintenant à l’abri dans nos structures », a indiqué la FBB.

Depuis 2005, l’association a récupéré 117 équidés lors de saisies judiciaires, soit plus d’un tiers des chevaux qu’elle a en charge.

 

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BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Publié le par Ricard Bruno

BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement.

Alors que le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est en cours d’examen à l’Assemblée nationale depuis mardi 22 mai, des personnalités comme Sophie Marceau se sont manifestées publiquement pour sensibiliser les consommateurs face aux conditions d’élevage ou d’abattage des animaux, révélées par des vidéos clandestines, diffusées notamment par L214, une association « tournée vers les animaux utilisés dans la production alimentaire (viande, lait, œufs, poisson), et révélant leurs conditions d’élevage, de transport, de pêche et d’abattage »(L214.com).

Accompagnée de l’humoriste Rémi Gaillard, Brigitte Bardot – qui mène un légitime combat autour de la condition animale depuis plusieurs décennies – s’est aussi exprimée dans une courte vidéo, accompagnée « de nouvelles images [qui auraient été] réalisées […] dans l’abattoir municipal d’Alès. Les scènes, insoutenables, ont été tournées par un lanceur d’alerte en février 2018 » (Paris Match).

Les larmes aux yeux, celle que l’on réduit trop souvent à une icône de la libération sexuelle – par ignorance, peut-être, de sa filmographie et sa vie en général –, a ainsi lancé : « Dites-vous que vous mangez la souffrance, la douleur, l’épouvante, la torture. »

Bien entendu, ces sortes de déclarations sont accueillies fraîchement par la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Sa présidente, Christiane Lambert, a ainsi parlé, sur Europe 1, de « militantisme radicalisé ». Elle est en cela fidèle au modèle productiviste de la FNSEA, qui a prouvé ses limites si l’on se réfère à la situation dramatique des éleveurs et agriculteurs.

Certes, on trouve des extrémistes parmi les défenseurs de la cause animale, mais il serait malhonnête de nier l’évidence : nous traitons fort mal les espèces que nous consommons. Et cela ne concerne pas exclusivement, comme on voudrait le faire croire parfois, l’abattage rituel halal. Cela dit en dehors des considérations sanitaires, qui sont un autre sujet.

Rappelons que dans l’article R214-65 du Code rural et de la pêche maritime, il est stipulé que « toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort » (Légifrance).

En oubliant d’emblée les divagations du véganisme – qui rejette tout produit issu de l’exploitation animale, même le miel –, et rappelant que l’homme est un omnivore, des méthodes d’abattage sans cruauté existent pourtant. Cependant, la question de la souffrance animale doit être réglée collégialement et sans cette inflexibilité prônée par les uns ou les autres. Toutefois, le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement. Un modèle dont s’écartent des petits éleveurs avec les abattoirs mobiles se déplaçant à la ferme, ce qui est bien moins stressant pour les animaux.

Quoi qu’il en soit, on n’aime pas voir BB pleurer !

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Caïmans à lunettes, douroucoulis, dingos d’Australie... Les étonnantes saisies au péage de La Turbie

Publié le par Ricard Bruno

Les dix caïmans à lunettes saisis en 2013...

Les dix caïmans à lunettes saisis en 2013...

S'il y a souvent des douaniers au péage de La Turbie, c'est parce que c'est une zone cruciale où leurs services procèdent de nombreux contrôles qui peuvent déboucher sur de surprenantes découvertes.

"Pour les trafiquants, l’A8 est une voie de circulation commode entre l’Espagne et l’Italie vers les pays de l’Est. Pour nous, douaniers, c’est une zone sensible", assure Marie-Catherine Kuntz-Pinguet.

Ces dernières années, la chef du pôle orientation des contrôles à la direction régionale des douanes de Nice a en mémoire deux saisies records. Toutes deux enregistrées au péage de la Turbie.

26 AVRIL 2013

Ce 26 avril au soir, un commerçant espagnol, via ses deux chauffeurs slovaques, tente d’acheminer dans une camionnette des animaux sauvages de Madrid jusqu’en République Tchèque.

Le nez fin, les douaniers repèrent le véhicule et découvrent à l’intérieur : deux lionnes dans une même cage, 10 caïmans à lunettes squelettiques, 3 douroucoulis (des petits singes nocturnes), 2 dingos d’Australie, plusieurs tortues protégées par la convention de Washington, deux lémuriens, et un énorme python molure albinos retrouvé mort.

Au terme de l’audience, rien ne lui sera restitué. Pas même la camionnette. Les juges du tribunal correctionnel ont condamné l’homme à 10000€ d’amende, 17500€ d’amende douanière, soit la valeur marchande des animaux. Ainsi qu’un an de prison avec sursis.

26 SEPTEMBRE 2017

Toujours au péage de la Turbie, c’est encore une découverte stupéfiante que vont faire les douaniers en poste ce jour-là. Une vraie ménagerie…Dans des conditions pires qu’effroyables, des milliers d’animaux cohabitent dans les quelques mètres carrés d’une camionnette: 577 perroquets et perruches parmi des milliers de volatiles, 65 perruches néo-zélandaises, 940 tortues juvéniles "grosses comme un jeton de casino", 32 boas constrictor de 15 centimètres de long, une centaine d’iguanes, 33 caméléons.

"Les conditions sanitaires étaient épouvantables. Déjà, les animaux à plumes et à peau ne peuvent cohabiter dans un même espace", rappelle Marie-Catherine Kuntz-Pinguet.

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