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Six mois de prison ferme pour avoir brûlé Mambo (tant mieux et ce n'est pas assez!)

Publié le par Ricard Bruno

Le jugement est tombé dans le procès « Mambo ». Selon René Goize, l'époux de la nouvelle maîtresse du chien, la jeune fille, qui a aidé un mineur de 17 ans à mettre le feu à l'animal en août dernier, a été condamnée par le tribunal correctionnel de Perpignan à un an de prison dont six mois ferme, avec mise à l'épreuve de 18 mois. Elle devra également payer une amende de 6 000 euros aux six parties civiles, parmi lesquelles figure la Fondation Brigitte Bardot. Durant les cinq prochaines années, il lui sera interdit de posséder un animal domestique.

Sur lepost.fr, l'avocat de la fondation 30 Millions d'Amis s'est exprimé. « Cette jeune fille de 22 ans n'a pas l'air d'avoir saisi la mesure de son geste », a déclaré Maître Xavier Bacquet. «
Elle a été placée en contrôle judiciaire assez strict.» Elle ne devra pas rencontrer le jeune homme impliqué dans cette affaire, « qui se trouve être son petit ami ».

En août dernier, à Espira-de-l'Agly (P.-O.), tous deux avaient mis le feu à ce petit chien sans raisons apparentes. Mambo avait été brûlé au 2e et 3e degrés sur 60 % de son corps. Cette histoire a soulevé un élan d'émotion exceptionnel. D'abord dans le village - où une soixantaine de personnes étaient descendues dans la rue pour clamer leur indignation quelques jours après l'agression - ensuite sur internet. Sur Midilibre.com, le récit des tortures infligées au petit chien avaient également donné lieu à des dizaines et des dizaines de commentaires outrés.

Le jeune homme, âgé de 17 ans, sera quant à lui jugé le 17 décembre

Source : http://www.midilibre.com/articles/2009/09/15/Affaire-du-chien-martyr-Mambo-6-mois-de-prison-ferme-pour-avoir-brule-Mambo-920518.php5

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EXPERIMENTATION ANIMALE

Publié le par Ricard Bruno

Expérimentation animale : 54 millions d’animaux pourraient être sacrifiés pour la mise en œuvre du règlement européen REACH !

Pour mémoire, le règlement REACH (publié au journal officiel de l’Union européenne le 30/12/2006) contraint l’industrie chimique à démontrer que les produits mis sur le marché avant 1981, et toujours commercialisés à raison de plus d’une tonne par an, ne présentent pas de risque pour la santé publique ou l’environnement. Plusieurs dispositions dans ce règlement prévoient de limiter le recours à l’animal et même de favoriser l’emploi de méthodes alternatives.

L’industrie a tout intérêt à maintenir le « modèle » animal

Pourtant, alors que les tests cellulaires, la toxicogénomique ou la bio-informatique sont des procédés plus rapides, moins coûteux et beaucoup plus fiables pour l’homme, certains industriels semblent défendre le « modèle » animal pour la simple est bonne raison que les résultats obtenus, imprécis, n’empêchent pas la diffusion de substances chimiques qui, si elles devaient faire l’objet d’études basées sur des tests fiables et plus pointus (ne recourant donc pas à l’animal), seraient jugées dangereuses pour l’homme et perdraient vraisemblablement leur autorisation de mise sur le marché.

Toujours plus d’animaux expérimentés

La nouvelle estimation, publiée dans la revue scientifique Nature, du nombre d’animaux sacrifiés pour les seules procédures liées à REACH a été revue à la hausse pour atteindre désormais 54 millions d’animaux expérimentés sur dix ans.

Ces chiffres viennent s’ajouter aux plus de 12 millions de bêtes sacrifiées chaque année au sein de l’Union européenne pour des expérimentations contestées car fortement contestables (aucune espèce animale ne pouvant servir de modèle biologique à une autre, les résultats obtenus sont aléatoires et ne peuvent être raisonnablement transposés à l’homme).

Jean-Louis Borloo alerté

En France, l’autorité compétente pour la mise en œuvre du règlement européen REACH est le ministère de l’Ecologie. C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot est intervenue auprès du ministre pour lui demander de soutenir les chercheurs qui travaillent sur des méthodes fiables et éthiques ne recourant pas au « modèle » animal.

Extrait de la lettre adressée par la Fondation Brigitte Bardot :

« Les nouvelles estimations rendues publiques sont d’autant plus aberrantes que le règlement REACH ne rend pas les tests sur animaux obligatoires. En effet, avant toute demande d’autorisation d’essai sur l’animal, il doit être démontré qu’il n’existe pas d’information déjà disponible sur la nocivité des substances à étudier. La création de l’agence européenne des produits chimiques (ECHA) poursuit le même but : en centralisant les données, elle évite la répétition de tests déjà effectués et la duplication d’un même test dans plusieurs laboratoires.

Le règlement européen prévoit également, dans son Annexe XI, de recourir à des méthodes d’essai nouvellement mises au point, même si elles n’ont pas encore été validées, dès lors que ces méthodes peuvent fournir des éléments de preuve suffisants pour permettre de conclure qu'une substance possède ou non une propriété dangereuse particulière. Dans ce cas, il y a lieu de « renoncer à des essais supplémentaires sur des animaux vertébrés ».

La Fondation Brigitte Bardot a participé au financement du test cellulaire de toxicité VALITOX® (réalisé sur cellules humaines) alternatif aux essais sur animaux, coordonné par le comité Pro Anima sous l’expertise scientifique du Professeur Jean-François Narbonne. La dernière phase de développement du test VALITOX®, réalisée entre janvier et mai 2009, consistait à caler le test sur un format « haut débit » compatible avec ses utilisations futures, en particulier dans le cadre du règlement REACH, et à résoudre le problème dit des « faux négatifs ». Cette dernière phase a montré que, dans sa configuration actuelle, le test VALITOX® prédit 82% des effets observés chez l’humain, un résultat inédit à ce jour pour ce type d’approche alternative (contre 65 % lorsque la souris est prise pour « modèle » et 61 % lorsqu’il s’agit du rat).

Monsieur le Ministre, ce test a été soumis à l’ECVAM pour entrer dans un processus de pré validation, mais face aux enjeux du règlement REACH, et aux victimes animales qui s’annoncent, il y a urgence.

Comparés aux tests sur animaux, les tests cellulaires, comme celui que nous venons de cofinancer, sont plus rapides, bien moins chers et beaucoup plus fiables pour l’homme. Ces tests, mais aussi la toxicogénomique ou la bio-informatique, ont rendu l’expérimentation animale archaïque et inadaptée face aux connaissances et outils de recherche dont nous disposons aujourd’hui.

C’est pourquoi, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de veiller à exclure explicitement le recours à l'expérimentation animale pour l'évaluation de la toxicité humaine, à la fois pour respecter la réglementation européenne (qui interdit le recours à l’expérimentation animale dès lors qu’une méthode substitutive permet d’obtenir le résultat recherché) et faire bénéficier REACH d'une méthode scientifique d'évaluation fiable. »

Interrogée par le journal « la Dépêche » sur la pertinence des tests pratiqués sur les animaux pour l’élaboration de médicaments, Brigitte Bardot répond : « Aucune expérimentation animale ne peut-être justifiée. D’un point de vue éthique, l’homme n’a pas le droit moral d’exploiter et de considérer les autres espèces animales, l’ensemble des êtres sensibles, comme de simples outils de recherche ou bien de consommation […] il est totalement fantaisiste, ridicule, d’expérimenter une substance sur une souris, un chat ou même un singe dans l’espoir de pouvoir en tirer un quelconque enseignement pour l’homme puisque chaque espèce réagit différemment. Lorsqu’il était ministre de la Santé, Bernard Kouchner déclarait que les effets secondaires des médicaments, tous longuement testés sur les animaux, entraînaient près de 20 000 morts chaque année en France et 1 300 000 hospitalisations. Il faut donc arrêter de faire croire que l’expérimentation animale est un mal nécessaire car ce n’est pas le cas. »

Objection de conscience

Voilà pourquoi la Fondation Brigitte Bardot est contre toute forme d’expérimentation animale et pourquoi elle milite en faveur d’un droit d’objection de conscience pour tous ceux qui refusent d’être complices. Une proposition de loi, enregistrée à l’Assemblée nationale, a été rédigée dans ce sens et une pétition appuyant cette proposition de loi est mise en ligne sur le site de la Fondation (lien direct vers la pétition) : http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/petition.php?Id=351

Source : http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40203

Publié dans le web en parle

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L’appel de Brigitte Bardot au ministre de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire.

Publié le par Ricard Bruno

Dans quel monde vivons-nous ?
L’appel de Brigitte Bardot au ministre de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire :
« Il faut trouver le courage de remettre en question une agriculture qui n’a plus rien de naturelle »

« Le jeudi 3 septembre, au journal de 20h sur TF1, ont été diffusées des images qui ont soulevé le cœur des Français. Il s’agit de la scandaleuse mise à mort des poussins jetés vivants dans un hachoir d’où ressort une véritable « bouillie », constituée de petits corps mutilés dont certains sont toujours en vie.

En 20 ans, rien n’a changé, rien n’a évolué car j’avais présenté les mêmes images, en 1990, dans mon émission « SOS Animaux » !

Vos prédécesseurs défendaient cette machine « Breuil » qu’ils jugeaient « extrêmement rapide et efficace ». C’est indigne, inhumain, regardez dans quelles conditions la sélection de ces poussins est faite par des « hommes » qui ne sont plus que des robots dépourvus de la moindre émotion, de la moindre empathie. Les femelles partiront dans des hangars, condamnées à pondre dans des cages étroites, les mâles partiront au hachoir ou se feront gazer par milliers.

Dans quel monde vivons-nous ? Nous reproduisons sur des êtres vivants, sensibles, l’ignominie que certains hommes ont fait subir à leurs frères durant la dernière guerre mondiale… C’est monstrueux !

Si, comme le disait Gandhi « On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités », alors on ne peut qu’approuver le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer qui déclarait : « pour ces créatures, tous les humains sont des nazis, pour les animaux, c’est un éternel Treblinka » !

Monsieur le Ministre, nous n’avons pas le droit moral de nous comporter ainsi, ce n’est pas tolérable. Alors, je vous supplie d’agir pour, au minimum, faire interdire cette machine infernale qui broie des millions de poussins vivants.

Malheureusement, tous les animaux sont victimes de cette agriculture intensive, inhumaine, les poulets mais aussi les porcelets qui subissent une castration nécessitant de profondes incisions, l’extraction des testicules arrachées manuellement pour retirer la plus grande partie du canal (provoquant une grande souffrance pour l’animal), le tout pratiqué à vif -sans anesthésie- par des éleveurs qui n’ont pas de compétence vétérinaire reconnue.

Et comme l’horreur n’a pas de limite, après la castration, ces porcelets subiront une coupe de la queue et un meulage des dents… toujours à vif !

Monsieur le Ministre, je vous supplie de venir en aide à ces millions de victimes, on ne doit plus se cacher derrière les règles de l’OMC ou de tel ou tel machin comme le disait de Gaulle, non, il faut se montrer responsable et humain et trouver le courage de combattre l’ignominie, le courage de remettre en question une agriculture qui n’a plus rien de naturelle.

Faite quelque chose, je vous en supplie.

 

En attendant une réponse « politique », il peut y avoir une réponse citoyenne, immédiate, car n’oublions jamais que nous avons le pouvoir de nous opposer à l’horreur des élevages intensifs et des abattoirs en refusant toute consommation de produits issus d’animaux. La viande, bien sûr, mais aussi tous les autres produits, y compris les œufs puisque les abattages ici dénoncés (poussins mâles broyés) sont directement liés à l’industrie de l’œuf…

La Fondation Brigitte Bardot diffusera, très prochainement, le « kit du végétarien en herbe » réalisé par PETA. Vous pouvez d’ores et déjà le consulter en ligne sur le site de l’association : http://www.petafrance.com/vegkit/default.asp

Source : http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40202

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Cobayes. Le cri d'alarme de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Ouf ! on va mieux respirer ! Plus de 90 % des substances chimiques en circulation depuis avant 1981 doivent subir dans les dix années à venir des tests pourdéterminer leur toxicité. Pour l'homme et pour l'environnement. C'est l'application du programme européen « Reach » (« Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction »). Le problème, c'est que ces tests commandés par les industriels doivent obligatoirement être menés sur des animaux. L'enjeu est de mesurer la toxicité et l'écotoxicité de tous ces produits, la première pour ses effets sur l'homme, la deuxième pour ses effets sur tous les organismes de l'environnement.

Alors que la recherche utilise déjà chaque année plus de 12 millions de rongeurs et autres animaux dans les universités, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles vétérinaires, dont plus de 2,3 millions seulement pour la France, la mise en application de Reach va grandement augmenter le recours à cette expérimentation. Le sacrifice pourrait dépasser les 50 millions d'animaux de laboratoire, d'après Thomas Hartung, un toxicologue dont les prévisions parues fin août dans la revue scientifique « Nature » alertent les militants de la cause animale.

« 54 millions ? ! Mais 10 millions d'animaux pour le programme Reach, ce serait déjà 10 de trop ! » déplore-t-on à la fondation Brigitte Bardot (lire son interview ci-dessous). « Il y a une alternative, c'est la culture de cellules humaines », propose un des porte-parole de l'ancienne actrice pour qui les «années d'insouciance» (thème de l'exposition qui lui est consacrée cet automne à Boulogne-Billancourt) ont fait place aux années de combat.

Pour Eric Thybaud, à l'établissement public Inéris, on ne peut prévoir le nombre d'animaux utilisés pour Reach, mais la recherche travaille «pour une moindre utilisation des animaux», dont on ne peut néanmoins pas se passer.

26 établissements en haute-garonne

Par son ampleur, ce programme réactive le débat sur l'utilisation des animaux. A l'école vétérinaire de Toulouse, Pierre-Louis Toutain approche le sujet prudemment, « C'est un sujet très sensible, prévient-il, mais je pense qu'on ne peut pas se passer des expérimentations… Ce qui est sûr, c'est qu'elles sont aujourd'hui très encadrées, et que nous respectons une éthique : dans nos protocoles menés avec les chats par exemple, ils sont rendus et adoptés par des familles en partenariat avec une association ».

L'expérimentation ne laisse plus la place aux trafics qui ont marqué la fin des années 80 dans notre région. Les directions des services vétérinaires délivrent les autorisations et veillent au bien-être animal… « Les locaux sont conçus et aménagés comme des 4 étoiles », a constaté Michel Toulze, chef de la protection des animaux pour la Haute-Garonne, département où 26 établissements publics ou privés mènent des expériences.

Le programme Reach fera encore parler de lui au chapitre économique puisqu'il pourrait approcher les 10 milliards d'€ supportés par l'industrie. Mais il suscite d'ores et déjà une autre question. Qui testait jusqu'alors tous les produits chimiques mis en œuvre dans les produits d'entretien, industriels ou agricoles avant 1981 ? Personne, ou plutôt tout le monde : animaux et humains, tous cobayes.


Des souris, des lapins...

Actuellement en France, l'expérimentation animale est obligatoire pour déterminer la toxicité des substances chimiques, des pesticides, des médicaments humains et vétérinaires.

Pour tester les substances chimiques et pesticides, les animaux le plus souvent utilisés sont les rongeurs, les rats, souris, cobayes; puis les lapins, poissons et/ou oiseaux. Pour les médicaments humains, les primates sont aussi utilisés, ainsi que les chiens (beagles en particulier;vivant en meute, on évite ainsi de les sociabiliser avec les hommes); pour les médicaments vétérinaires, en priorité les chiens, les primates, les chats, ces derniers en particulier pour la neurologie. A 90%, ce sont les rongeurs qui sont utilisés pour l'expérimentation. En cosmétologie, le recours à l'expérimentation est dorénavant interdit sur l'ensemble du territoire européen, toutefois...mais cela n'interdit pas d'expérimenter des substances sur la peau ( en dermatologie ). Les Anglais furent les premiers à ne plus utiliser les animaux pour les produits cosmétiques, la marque Body Shop avait fait de cette éthique un argument publicitaire.


100000 substances chimiques

Dans notre vie quotidienne, nous sommes entourés par plus de 100000 susbstances chimiques qui peuvent émettre des composants dangereux dans l'atmosphère. UFC-Que choisir a mené des études montrant que des produits courants comme des désodorisants, nettoyants, tapis synthétiques, meubles, vernis, et plus récemment colles de moquette, émettent des composés organiques volatils nocifs.


Au cancéropôle aussi

Premier département de la région en matière de recherche, et donc d'expérimentation, la Haute-Garonne compte 26 établissements autorisés par l'Etat (direction départementale des services vétérinaires) à pratiquer des expériences «sur animaux vertébrés vivants». La liste n'est pas rendue publique, pour éviter les actions des militants de la cause animale. Y figurent notamment l'école vétérinaire, les universités, des laboratoires, le cancéropôle en cours d'achèvement.

Les expériences ne concernent pas toujours les médicaments. «Dans certains cas, il s'agit seulement de faire ingérer des compléments nutritionnels et mesurer l'incidence sur la prise de poids», indique M.Toulze à la DDSV, qui remarque que la plupart des chercheurs «prennent en compte le facteur souffrance animale et mettent en œuvre des techniques pour la diminuer, voire la supprimer.»


«Je préfère sauver un enfant qu'une souris»

Eric Thybaut, responsable « Danger et impact sur le vivant » à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques, l'Inéris.

DDD. Pourquoi l'expérimentation animale ?

E.Th. C'est la loi, elle est obligatoire pour déterminer la toxicité des substances chimiques, des pesticides et des médicaments.

DDD : Qui est concerné par Reach ?

E.Th. Les substances chimiques « existantes », en circulation avant 1981, soit 90 % du total. Environ 125 000 substances.

DDD : 10 ou 50 millions d'animaux pour mesurer leur toxicité ?

E.Th. On a dix ans devant nous, je suis incapable de prédire l'avenir, mais tout est fait pour réduire l'utilisation des animaux, de mieux utiliser les résultats, par d'autres types de calcul, par des cultures in vitro et par analogie. On mutualisera les résultats par les familles de produits chimiques. Mais il n'est pas possible aujourd'hui de se passer totalement de l'expérimentation animale...Et je préfère sauver un enfant qu'une souris.

DDD : On n'utilise plus les animaux en cosmétique ?

E.Th. Sur le territoire européen non, on n'en a plus le droit et les résultats d'expériences menées ailleurs ne sont pas recevables.

Eric Thybaut


Brigitte Bardot est effrayée

La Dépêche du dimanche : « Reach » prévoit une augmentation de l'expérimentation animale pour tester les produits chimiques commercialisés avant 1981. Ces tests qui concerneraient de 10 à 50 millions d'animaux. Quelle est votre réaction ?

Brigitte BARDOT : Je suis effrayée et scandalisée à la fois. C'est un coup de poignard dans le dos car ma Fondation avait travaillé, avec la Commission et le Parlement européen, à privilégier le recours aux méthodes substitutives à l'expérimentation animale dans le cadre du programme Reach. Or, les 54 millions de victimes estimées sur dix ans s'ajoutent aux plus de 12 millions d'animaux déjà sacrifiés chaque année dans les laboratoires européens. Comble de l'horreur, la France est le pays européen où le plus grand nombre d'animaux est sacrifié.

DDD. Les tests sur les animaux ont été réalisés pour mettre au point des produits cosmétiques, des solutions agricoles, des médicaments. Dans ce dernier cas, ne sont-ils pas justifiés ?

BB. Non, aucune expérimentation animale ne peut être justifiée. D'un point de vue éthique, l'homme n'a pas le droit moral d'exploiter et de considérer les autres espèces animales, l'ensemble des êtres sensibles, comme de simples outils de recherche ou de consommation. D'autre part, aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une autre, il est donc totalement fantaisiste, ridicule, d'expérimenter une substance sur une souris, un chat ou même un singe puisque chaque espèce réagit différemment...

DDD. Quelle alternative ?

BB. Ma Fondation a cofinancé un test cellulaire, réalisé sur cellules humaines, qui prédit à 82 % les effets toxiques sur l'espèce humaine, contre 65 % lorsque la souris est prise pour « modèle » et 61 % lorsqu'il s'agit du rat. Il faut absolument se donner les moyens de développer ces méthodes alternatives et mettre un terme définitif à l'expérimentation animale qui symbolise aujourd'hui la préhistoire de la recherche, une science sans conscience dont nous ne voulons plus.

DDD. A-t-on atteint des sommets en tuant des souris pour le botox ?

BB. Les sommets sont atteints depuis bien longtemps mais l'homme peut toujours aller plus loin dans l'ignominie. Des milliers de souris sont tuées par injections de toxine botulique. Tous ces animaux morts, dans des souffrances ignobles, pour permettre à certains de cacher quelques rides qui finiront par revenir de toute façon…

DDD. Qu'attendez-vous des citoyens et des pouvoirs publics ?

BB. Les pouvoirs publics doivent remettre en cause le principe de l'expérimentation animale en soutenant les chercheurs qui travaillent au développement de nouvelles méthodes. J'attends aussi qu'ils reconnaissent un droit d'objection de conscience à l'expérimentation animale comme cela existe dans plusieurs pays européens. Ma Fondation a travaillé à la rédaction d'une proposition de loi, enregistrée à l'Assemblée Nationale, il est temps aujourd'hui d'adopter ce texte. Je lance d'ailleurs un appel aux étudiants pour qu'ils refusent de participer aux expérimentations et même aux dissections inutiles pratiquées dans les établissements scolaires. Nous avons mis une pétition en ligne (www.fondationbrigittebardot.fr), il est important de la signer et de la diffuser.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2009/09/13/671856-Toujours-plus-de-cobayes.html

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Le Saint Tropez et exposition "Brigitte Bardot" à Boulogne Billancourt!

Publié le par Ricard Bruno



Bruno Ricard

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"Henri Jean Servat" commissaire de l'exposition Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno


Livre de l'exposition "Brigitte Bardot, la légende" par Henry Jean Servat aux éditions "Hors collection"
176 pages de pur bonheur, découvrez ou redécouvrez à travers ce livre la légende à deux lettre...BB 

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Exposition Brigitte Bardot :"Le Bavar" De Saint Tropez à Boulogne Billancourt

Publié le par Ricard Bruno

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Expositipon Brigitte Bardot dans HDS mag n°7 de septembre octobre 2009

Publié le par Ricard Bruno

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citizen n°11 été 2009 : Magnique reportage sur BB !

Publié le par Ricard Bruno

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Des battues provoquent l'ire de Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Face à la prolifération des sangliers dans la plaine des Salins où "une tonne de raisins" aurait été mangée par les porcs sauvages, le maire de Saint-Tropez (Var) a autorisé les chasseurs à des battues, ce qui a provoqué mardi l'ire de Brigitte Bardot. "Non ! Non ! Non ! Vous n'avez pas le droit humainement d'autoriser une destruction massive de sangliers dans le quartier résidentiel des Salins à Saint-Tropez", écrit l'actrice dans une lettre ouverte au maire dont l'AFP a obtenu copie.

Dans ce courrier, tout en rappelant que "Saint-Tropez est aussi mon village d'adoption depuis plus de 50 ans", Brigitte Bardot estime que le maire, Jean-Pierre Tuveri, "se fait manipuler par les chasseurs" et qu'il est "à mettre dans le même panier que tous les anciens ministres de l'Agriculture, de l'Ecologie, incapables, sans coeur et sans couille".
"Ce que vous faites est scandaleux, flinguer, tuer, massacrer, exterminer, semer la mort comme à la guerre, une guerre de lâches contre de pauvres animaux qui, lorsqu'on les connaît, s'apparentent à des chiens, des animaux que j'aime, que je respecte et que je protège comme tous les autres", poursuit-elle.

La mairie de Saint-Tropez a indiqué à l'AFP que "le maire avait pris un arrêté pour répondre aux préoccupations des viticulteurs dont les récoltes sont ravagées par les sangliers, mais aussi des riverains qui subissent des nuisances par la divagation des animaux". "Cet arrêté qui autorise des battues les lundis et les jeudis a été pris après la saison estivale, en concertation avec la société de chasse", a-t-on ajouté.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/08/01011-20090908FILWWW00503-des-battues-provoquent-l-ire-de-bardot.php

B R A VO! Brigitte pour votre courage à dénoncer ces pratiques scandaleuses ! : "La chasse et les chasseurs au musée"
Bruno ricard

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