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Brigitte Bardot en colère contre les abattoirs et le ministre de l'agriculture...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en colère contre les abattoirs et le ministre de l'agriculture...

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L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

Publié le par Ricard Bruno

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

Le 4 février 2017, euthanasier des animaux est devenu un acte illégal à Taïwan. Si cette décision est une victoire pour tous les défenseurs des animaux, elle est hélas précédée d’une histoire tragique.

Près d’un an plus tôt, une jeune femme s’est en effet suicidée, ou comme elle l’a expliqué elle-même avant de commettre l’irréparable : « elle s’est euthanasiée elle-même ». Elle souhaitait ainsi montrer la dure réalité que de nombreux animaux devaient affronter dans les refuges.

Chien Chih-cheng est sortie diplômée de la meilleure université du pays et de nombreuses opportunités d’emplois s’offraient à elle. La jeune femme a cependant préféré dévouer sa vie aux animaux abandonnés dans les refuges.

Taïwan fait en effet face à une très importante population de chiens errants, non stérilisés, et qui se reproduisent à toute vitesse, entretenant ainsi le problème. Avant le passage de la loi du 4 février, nombre d’entre eux étaient euthanasiés dans les refuges taïwanais.

 

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

Chien était très impliquée dans les questions de bien-être animal, et tentait d’encourager l’adoption dans le refuge où elle travaillait, mais hélas, elle devait malgré tout avoir recours à l’euthanasie.

Peu avant sa mort, la jeune femme avait accordé un entretien à une émission d’informations locale. Elle était d’ailleurs revenue sur la première euthanasie à laquelle elle avait assisté, en concluant : « Je suis rentrée chez moi et j’ai pleuré toute la nuit ».

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

À l’époque, Chien et les autres pensaient que l’euthanasie était la meilleure option possible pour les chiens âgés ou difficiles à adopter, selon la BBC. Les animaux, qui n’avaient aucune chance de trouver une nouvelle famille, ne mouraient ainsi pas de maladie dans les refuges.

Kao Yu-jie, une collègue de Chien, a cependant expliqué à la chaîne anglaise que les employés des refuges faisaient face à des remarques très dures au quotidien :

"Ils la désignaient comme un boucher… On nous crie souvent dessus. Les gens disent qu’on va aller en enfer. Ils nous disent qu’on aime tuer, qu’on est cruels, mais les gens continuent d’abandonner leur chien. On vous donne plein de raisons : leur chien est trop méchant, ou pas assez, il aboie trop ou pas assez"
Lorsque la jeune femme s’est suicidée le 4 mai 2016, elle a fait usage de la même substance utilisée dans les refuges pour pratiquer l’euthanasie.
L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

Peu de temps avant, elle avait laissé une note où elle expliquait :

« J’espère que mon départ vous fera comprendre à tous que les animaux abandonnés sont aussi des êtres vivants. J’espère que le gouvernement comprendra l’importance de contrôler la source [du problème]… S’il vous plaît, attachez de la valeur à chaque vie »

Sa mort a choqué le pays tout entier. Il n’existe que 140 refuges à Taïwan, et seuls 30 % des animaux sont stérilisés. La combinaison de ces deux données met donc énormément de pression sur les volontaires des refuges, dont les ressources sont souvent bien maigres.

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort...

La fin de l’euthanasie à Taïwan s’accompagne également d’une augmentation des fonds alloués aux divers refuges. De plus, un psychologue sera mis à disposition des bénévoles pour les aider à surmonter les difficultés induites par leur tâche.

Si cette décision reste une victoire pour les défenseurs des animaux, elle ne constitue également qu’une solution temporaire au vrai problème : l’élevage illégal, qui fait des ravages à Taïwan.

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Brigitte Bardot dans Var matin Hors série

Publié le par Ricard Bruno

Un grand Merci à mon amie Muriel.S
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Pour une avenue "Brigitte Bardot" à Saint-Tropez !

Publié le par Ricard Bruno

Pour une avenue "Brigitte Bardot" à Saint-Tropez !

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Star parmi les stars, Saint-Tropez doit tout à « Brigitte Bardot »


Que serait Saint-Tropez sans sa plus célèbre habitante ?
Le tranquille petit village de pêcheurs a été emporté par une tornade de notoriété. La faute à Brigitte Bardot et aux dizaines de célébrités qu’elle a fait venir dans son sillage. La faute aussi aux films des "Gendarmes" qui l’ont fait connaître au monde entier. Aujourd’hui, Saint-Tropez reste un lieu de passage incontournable de tout séjour dans ce petit coin du Midi.
Ils l’ont adopté dès la fin de la guerre : Picasso, Matisse, Prévert, Sagan, Colette, Cocteau y apprécient le calme, l’authenticité, la lumière merveilleuse de la Méditerranée. Mais c’est à partir de la fin de la décennie 1950 que plus rien ne sera plus jamais pareil dans ce petit port qui, il n’y pas si longtemps votait communiste…
Brigitte Bardot, dont les parents possédaient déjà une maison à Saint-Tropez, n’a pas tardé à acquérir une résidence qui était à acheter rapidement : c’était la Madrague.
On pourrait dire que l’on connaît la suite, même si l’on en connaît pas tous les secrets : les fêtes, les invités prestigieux : Roger Vadim, Alain Delon, Yul Brynner, Günther Sachs et tant d’autres ont fréquenté la Madrague.
C’est à Saint-Trop’ qu’en 1970, apparurent les premiers monokinis. Ils feront long feu. Dans cette guerre torride entre Anciens et Modernes, adeptes des seins nus, les Anciens l’emportèrent mais qu’importe, les Modernes prendraient leur revanche au début des années 80...
Aujourd’hui, les 6.000 habitants de Saint-Tropez côtoient chaque jour des dizaines de milliers visiteurs venus photographier les yachts. Les yachts et… la gendarmerie. Celle où officia le célèbre adjudant Cruchot, alias Louis de Funès de la série des "Gendarmes" qui fit, avec Brigitte Bardot, la plus efficace campagne de promotion du village varois.


Nous demandons à la ville de Saint-Tropez qu’une rue, une place, une avenue porte le nom de sa plus célèbre habitante…Brigitte Bardot…


Brigitte Bardot, la femme avec un très grand F…retour en arrière…
Enfant déjà, elle passait ses vacances en famille avec sa sœur Mijanou dans le petit village de pêcheurs jadis fréquenté par Colette. C'est d'ailleurs non loin de sa Treille Muscate, aux Canoubiers, qu'en 1958, entre deux prises d'un tournage de Vadim en Espagne, elle acheta pour 24 millions d'anciens francs, meubles compris, son « paradis tropical », La Madrague, bordé de cannisses, cactus, mimosas, figuiers. En son sein, une maison enfouie sous un bougainvillier violet, « avec la mer presque dans le salon », raconte-t-elle. Mais très vite, Brigitte déchantera. Alors qu'elle compte passer l'été dans son nouveau domaine, les incidents s'accumulent. Chauffe-eau en panne, pompe à eau grillée, électricité qui fait des étincelles, toilettes qui débordent... La maison trop longtemps inhabitée nécessite une sérieuse remise en état tout comme ses canalisations... Et le jardin se transforme en « Verdun aux pires moments de la guerre 14-18 », ironise-t-elle dans ses mémoires.
Même si Brigitte par la suite menacera à plusieurs reprises de quitter un Saint- Tropez envahi de touristes et dans lequel elle ne se reconnaît, vendre La Madrague, voire il y a encore quelques années s'exiler en Russie, jamais elle ne mettra ses menaces à exécution. S'accommodant finalement des « petites imperfections » du village qu'elle a propulsé vers une notoriété mondiale. A chaque fois qu'elle évoque ses sorties enjouées à l'Esquinade de Roger et François, les apéros sur le port à l'Escale de Félix et Hélène Giraud, la bouillabaisse de Chez Camille, le petit déjeuner au Gorille au lever du jour, les tablées à la Pagnol chez Georges et Yvette Bain au Café des Arts..., ses yeux scintillent, louant ce temps de l'insouciance. Ou tout était si simple. Si authentique. Comme un paradis perdu où les idylles se nouaient puis se dénouaient au rythme des vagues passionnelles qui l'animaient.
« A cette époque, les fiancés valsaient ! », confirmait feu notre confrère Claude Dronsart. Dans son livre mettant en scène les stars des 70's, BB apparaît moulée dans son mini short en jean, au bras de son boy-friend d’une saison, l’aspirant comédien Laurent Vergez. Elle symbolise la bonne humeur d’une époque bénite. Sans lofteurs poseurs ni soirées pompes à fric… Puis, c’est au côté de Patrick Gilles ou de son couturier fétiche Jean Bouquin qu’on retrouve l’actrice qui fit aussi « don » de sa silhouette au peintre tropézien Vincent Roux. « Bien qu’un peu lunatique, Brigitte était très chaleureuse. Elle s’affichait aux soirées, acceptait facilement une séance photo… De toute façon, nous n’avions pas le choix car elle avait un flair impressionnant pour repérer les photographes. Sa technique était imparable pour les contrarier : soit elle baissait la tête et ses longs cheveux masquaient son visage, soit elle se tournait brusquement ! », racontait Claude Dronsart.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et si BB tourne le dos aux caméras du 7e art en 1973. Ce n'est pas pour se retrouver face aux zooms de paparazzi ni de touristes désespérément plantés sur les bateaux-promenade à scruter l'une des ses baignades devant la Madrague...
Fatiguée d'être continuellement cernée par les téléobjectifs, Brigitte acquiert une vaste parcelle sur les hauteurs de Capon, pour se réfugier et souffler. Elle baptisera son nouveau domaine La Garrigue et dessinera elle-même les plans de sa maisonnette, des quelques dépendances. Et même de la chapelle miniature d'inspiration mexicaine, Notre-Dame-de-la-Garrigue, dédiée à la Sainte-Vierge, où elle prie pour les animaux. Un havre de paix devenu aujourd'hui Éden animalier où elle a recueilli une trentaine de bêtes qui cohabitent en parfaite harmonie.
L'histoire paraît bien loin des fastes d'un Gunter Sachs qui pour la séduire en 1966 bombarda par voie aérienne la Madrague de roses. Des sorties en Mini-Moke pour aller dîner à l'Auberge des Maures. Des cavalcades sur les quais où ses tenues Vichy et autres en font l'icône aux pieds nus d'une mode décontractée Made in Saint- Topez, dont elle chérit les boutiques Chose, Peau d'âne, Mic-Mac. Et bien-sûr Vachon avec « ses modèles qui fleuraient bon la lavande et la sauge » se souvient Brigitte. Alors si à présent, elle veille à ne plus s'aventurer dans ce village où elle fut de toutes les folies, du Voom Voom à La Bonne Fontaine, quelques beaux instantanés de ses dernières apparitions publiques demeurent.
Pour ses 70 ans encore, par une nuit de pleine lune, Brigitte Bardot, se dévoilait sur sa plage fétiche de Pampelonne telle qu’on la rêve : en princesse gitane aux pieds nus, fière et amoureuse de la vie. Dopée par les guitares endiablées de celui qu'elle découvrit à Saint-Tropez en 1978, Chico, alors membre des Gipsy Kings. Elle entrait dans la danse dès son arrivée, envoyant du même coup valser ses problèmes d’arthrose à la hanche qui aujourd'hui l'oblige à s'aider de deux béquilles pour les tâches du quotidien. Fleurs dans les cheveux, longue robe noire, port altier et coupe de champagne dressée, elle poursuivra jusqu'à minuit sa belle sarabande gitane. Invisibilité ou pas, chacun y va de son anecdote sur Brigitte au village. BB qui met en vente ses biens personnels sur le marché de la place des Lices pour sa Fondation, BB qui montre les dents pour le maintien du commissariat, BB qui manifeste contre les chasseurs, etc.
La grande œuvre d'une vie à qui cette année, après ses propriétés de la Madrague et Bazoches, elle léguera La Garrigue. Sa maison de poupée, comme elle aime à le dire, et ses 4 ha acquis à la fin des années 70. Poupée mais pas marionnette, car c'est à cette époque que BB est entrée dans l'âge adulte en écrivant son destin. Préférant partir à l'assaut de la banquise plutôt que se se conformer à celui – figé devant la caméra - que lui prédisait les « Une » des magazines sur papier glacé.
Pour avoir endossé la panoplie démesurée du rêve et avoir su traverser « l'enfer du décor » sans céder aux utopies clignotantes, à la rentrée le monde entier braquera ses curseurs vers Saint-Tropez pour faire un feu de joie à cette femme qui alluma la flamme révolutionnaire de la liberté d'être et de penser dans une France jadis corsetée. Qui préférait la jute à la jupe. Et n'avait pas encore grandi... avec BB.

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Exposition photo Brigitte Bardot à Saint-Tropez..reportage du 15 02 2017

Publié le par Ricard Bruno

Reportage dans le 12/45 de M6, exposition photo Brigitte Bardot à Saint-Tropez au musée de la gendarmerie et du cinéma
Blog Brigitte Bardot :
http://brigitte-bardot.over-blog.net

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Oui, les chiens ont un sens moral !

Publié le par Ricard Bruno

Une étude réalisée à l'Université de Kyoto (Japon) montre que les chiens et les singes peuvent distinguer le bien du mal dans les actions de l'homme...

Les chiens et les singes différencient le bien et le mal

Les chiens et les singes différencient le bien et le mal

Son amour n’est pas inconditionnel. Le professeur James Anderson, de l’Université de Kyoto, a mené une étude afin de savoir si les animaux étaient doués d’un certain sens de la morale, qui serait chez eux inné.

Le psychologue comparatif a dans cette optique effectué des tests en présence de chiens de compagnie et de singes. Les premiers étaient ainsi conviés à regarder leur propriétaire essayant d’ouvrir un récipient, tandis qu’un autre homme le regardait sans lever le petit doigt, proposait ou refusait son aide.

Par la suite, le chien ira plus vers la personne qui a aidé. James Anderson va même jusqu’à dire au New Scientist que « la relation des chiens avec les humains peut les avoir rendus sensibles à nos problèmes ».

En 2011 dans la même université il avait été démontré que les chiens préféraient les personnes « donnant de l’argent à des mendiants à ceux qui refusaient ». la réponse est donc là : Oui, Médor et Rex vous jugent… en permanence.

Quant aux singes, ils semblent comprendre l’équité et l’utilité. Ils auront tendance à s’éloigner des personnes qui refusent leur aide. Pas si bêtes les bêtes.

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Abattoirs, des bourreaux ou des hommes ? Enquête le 16 février sur France 2

Publié le par Ricard Bruno

Abattoirs, des bourreaux ou des hommes ? Enquête le 16 février sur France 2

Une enquête de Virginie Vilar, Geoffrey le Guilcher, Emmanuel Bach et Mikael Bozo, à découvrir le jeudi 16 février prochain en première partie de soirée sur France 2. Lors du magazine Envoyé spécial présenté par Élise Lucet.

 

Depuis 2015, l’association pour la protection animale L214 diffuse régulièrement des images chocs dénonçant les maltraitances dans les abattoirs français. Ces vidéos sont visionnées des centaines de milliers de fois et provoquent toujours l’indignation. Mais que se passe-t-il après, une fois que ces images ont fait scandale ? Que deviennent les salariés mis en cause ? Quelles sont les conséquences pour les abattoirs pris pour cible ?

Pour le savoir, l'équipe de ce reportage a enquêté pendant des mois. Pour la première fois, un salarié filmé à son insu témoigne des conséquences sur sa vie de ces vidéos, il a craqué et doit se faire suivre par un psychologue. D’autres ouvriers d’abattoirs ont perdu leur travail. Beaucoup expliquent ces dérapages par les cadences infernales imposées par la filière et la dureté d’un métier qui casse les hommes.

Nous suivrons aussi un infiltré de L214 et des images exclusives seront diffusées : gestes illégaux et maltraitances au cœur d’un abattoir français qui pensait pourtant avoir tout fait pour l’éviter.

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Les parties de chasse secrètes des grands patrons....

Publié le par Ricard Bruno

Les parties de chasse secrètes des grands patrons....

Rien de mieux qu’une bonne battue dès l’aurore pour que patrons, politiques et élus locaux tissent des liens profonds… bien utiles pour les affaires. Plongée dans un monde secret.

Les dizaines de bois de cerfs du préau plantent le décor, mais le visiteur reste néanmoins sans voix quand il entre dans la salle des trophées. Deux loups et un grizzli toutes griffes dehors le mettent sur ses gardes. Plus loin, un élan de 2 mètres garde un air impassible alors que, derrière une table de billard français, une meute de lions semble sur le point de bondir. En tout, 500 grands animaux africains sont figés en pleine action sous une voûte de bois de chevreuils et de défenses de sangliers.

Bienvenue dans l’antre du bien nommé Yves Forestier ! Ce patron inconnu du grand public a fait fortune dans le camion frigorifique. Sa société, Petit Forestier, est d’ailleurs devenue leader européen du secteur. Quand il n’est pas à l’affût, Beretta en main, en Sibérie ou en Namibie, le septuagénaire reçoit ses voisins, Franck Provost, Olivier Dassault, les fils Bissonnet (patrons des Boucheries nivernaises) et ses nombreux clients sur ses terres de plus de 1.500 hectares au cœur de la Sologne.

Le domaine d’Olivier Dassault, en Sologne, est l’un des plus courus par les authentiques patrons chasseurs.

Le domaine d’Olivier Dassault, en Sologne, est l’un des plus courus par les authentiques patrons chasseurs.

Toutes ces fines gâchettes ont la passion de la chasse. Tous savent qu’il n’y a rien de mieux qu’une battue pour forger les amitiés. Plus virile que le golf, presque aussi secrète que la franc-maçonnerie, la chasse entre patrons et hommes d’influence est un must. Dans la broussaille au point du jour, on croise l’avocat parisien en vue, l’héritier d’une dynastie industrielle, mais aussi le bougnat des temps modernes, comme Olivier Bertrand – propriétaire entre autres de Burger King – ou l’animateur télé (Christophe Dechavanne).

Bien sûr, il n’est pas question de signer un contrat lors d’un dîner de chasse. Mais un jour ou l’autre, on se souvient d’avoir été crottés ensemble. C’est en Sologne que se concentre le plus gros cheptel de chasseurs fortunés. Parmi la longue liste des têtes d’affiche, les Bich (inventeur du stylo Bic), Seydoux (Gaumont Pathé), Tranchant (casinos), il faut réserver une place particulière à Olivier Dassault. Le député de l’Oise ne cesse d’agrandir ses domaines. Il est aussi fondateur du magazine "Jours de chasse", dans lequel il se met en scène à la façon des "Martine" de notre enfance : Olivier Dassault avec le comte Carl-Eduard von Bismarck, Olivier Dassault chassant la perdrix à Ventosilla, Olivier Dassault chez son voisin Jacques Dessange. Quand il n’invite pas lui-même les grands annonceurs du "Figaro" ou les clients de ses Falcon.

Mais sa propriété de Salbris et celle des Châtaigniers, qui vient d’être rénovée à grands frais, paraissent presque simples à côté du faste du palais de sa voisine, Monique Pozzo di Borgo, veuve du fondateur des Bistro romain, où les dîners de chasse s’arrosent aux grands crus. Ou comparé au château XIX e de Bernard Lozé. Ce financier, ancien administrateur de Ioukos, reçoit à la russe. Avec faste et démesure. Ses trois grandes chasses annuelles de 40 fusils se terminent par des dîners au caviar, parfois concoctés par son ami Jean-Pierre Vigato, chef de l’Apicius. Après une dernière vodka, le spécialiste des hedge funds n’hésite pas à faire chanter son monde, aidé de sa balalaïka (luth russe), devant la cheminée majestueuse de son salon rouge. "L’ambiance est démente", souffle un habitué.

Martin Bouygues reçoit dans son château des Nardilays, à Vernou-en-Sologne.

Martin Bouygues reçoit dans son château des Nardilays, à Vernou-en-Sologne.

Dans le plus classique et tout neuf château de Martin Bouygues, le festin est tout en retenue. Ici, seuls les meilleurs clients (par exemple, Guillaume Poitrinal lorsqu’il était chez Unibail) ou les plus distingués voisins, comme François Bich, reçoivent un bristol en début de saison. Il faudrait aussi parler des lâchers de milliers de faisans chez les frères Wertheimer (discrets propriétaires de Chanel et des fusils Holland & Holland), des Bissonnet qui remballent le gibier direction le marché de Rungis dans leurs boucheries familiales à peine le tableau honoré, des battues bi-annuelles des oligarques…

Et il n’y a pas que la Sologne, pardi ! Ailleurs en France, de discrets millionnaires régalent également leurs invités. Comme les Rouzaud, propriétaires du champagne Roederer, en Normandie, les Peugeot dans l’Est ou encore l’armurier Arnaud van Robais (Rivolier), qui chasse la bécasse au Touquet avec les Mulliez (Auchan) et les Bonduelle.

Tout ce petit monde s’appelle discrètement dès le mois de juin afin de définir le calendrier des invitations. Ce serait bête de convier Gérard Larcher et Claude Bartolone le même jour ! Une fois sur place, il s’agit de garer sa Porsche Cayenne ou sa Jaguar bien en vue (Benjamin Dessange fait sourire avec sa Range Rover aménagée sur mesure pour la chasse), avant de dédaigner le pantagruélique petit déjeuner de 7 heures.

Une fois les consignes de sécurité écoutées au garde-à-vous, la place de chacun dans la battue est soit tirée au sort, soit attribuée en fonction du grade ou de l’état de fortune du convive. Politiques (David Douillet, Ladislas Poniatowski, François Baroin sont des habitués), élus locaux, partenaires et amis se retrouvent alors "dans le beurre" (là où le gibier passe à coup sûr) ou "à couillonville" (l’inverse).

Et attention à ne pas s’improviser chasseur pour espérer décrocher un contrat ou faire partie du "club". Les viandards tirant sur tout ce qui bouge sont vite blacklistés. Le député Pierre Lellouche, qui a failli blesser l’ex-chef de la police, Frédéric Péchenard, à Chambord, en sait quelque chose. "A la chasse, on voit la personne dans sa vérité", professe Baudouin de Saint-Léger. Ce trentenaire a créé un club, So Chasse, moins huppé que le vieux Saint-Hubert ou que le Club de la chasse et de la nature, à 1.200 euros la cotisation pour ce dernier.

Car si les richissimes sont scrutés et souvent singés, ce sont les professions libérales et les cadres dirigeants libres de leur temps (beaucoup de chasses ont lieu en semaine) qui forment le gros du réseau des chasseurs. Ainsi, de Christian Pellerin, bâtisseur de La Défense, à Yves Hogrel, ancien notaire à Jouy-le-Potier, en passant par Christian Ducatte, administrateur judiciaire dans l’Yonne, beaucoup chassent à la fois gibier et futurs clients. "C’est un bon moyen de signer des contrats dans les semaines qui suivent", reconnaît le banquier privé Frédéric Bost.

Au dernier dîner de So Chasse, en novembre, parmi les 70 joyeux drilles attablés au restaurant parisien Le Louchebem, un banquier de 32 ans nous avouait s’y être mis en partie pour développer son carnet d’adresses. Et ses yeux de s’illuminer en évoquant un dîner organisé par le club il y a deux ans chez le directeur financier d’Eurazeo, le grand fonds d’investissement. "Ça enlève les barrières bien plus sûrement que dans un cocktail", nous a-t-il expliqué.

Jérôme Seydoux, le patron des cinémas Pathé, est un des plus discrets propriétaires de Sologne.

Jérôme Seydoux, le patron des cinémas Pathé, est un des plus discrets propriétaires de Sologne.

Encore faut-il en avoir les moyens. Comptez 3.500 euros pour débuter avec l’équipement de base et le permis à 450 euros. Le chasseur régulier y consacrera facilement 10.000 euros sur la saison. Bien sûr, il faut avoir son propre fusil : 1.500 euros pour une entrée de gamme chez Browning, bien plus pour un modèle gravé comme ceux proposés chez Beretta, rue Pierre-Charron, à Paris. "Celui-là fait 70.000 euros, mais les prix grimpent bien davantage chez Purdey ou Boss, nous explique le vendeur. Et il faut avoir au moins deux fusils pour bien chasser le petit gibier." Ensuite, il faut se vêtir. Les plus élégants iront chez Mettez ou Artumès s’offrir un knickers (pantalon court) en peau de cerf à plus de 1.000 euros.

Chez Beretta, la simple paire de chaussettes à pompons coûte 68 euros. "Si je chasse en famille, peu importe, mais si je reçois pour affaires, je me dois d’être bien habillé", nous confie le patron de Lanson, Philippe Baijot. Le plus onéreux reste enfin la participation à la chasse elle-même. En louant à la journée, c’est de 200 à 2.000 euros par personne en fonction de l’endroit et du type de gibier chassé. Mais, généralement, les aficionados prennent une (ou plusieurs) action (s) de chasse sur un territoire défini, qui donne par exemple accès à quatre ou cinq journées dans la saison pour 1.500 à 2.000 euros. Et ne pas oublier la "pièce aux gardes" (de 50 à 200 euros) pour remercier les rabatteurs, même lorsque l’on est invité.

Le cran au-dessus est de posséder une chasse. Coût d’entrée pour 1.000 hectares en Sologne avec de belles bâtisses et quelques étangs : plus de 10 millions d’euros. Et ce n’est que la mise de départ. Il faut ensuite rajouter plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année pour l’entretien. "40.000 euros pour nos 100 hectares", soupire Albert Corre, chef du Petit Pergolèse, à Paris.

Les salaires des gardes-chasses et jardiniers et l’élevage du gibier sont les premiers postes de dépenses. Car même les sangliers ne sont plus vraiment sauvages, mais nourris au maïs pour être plus gros que chez le voisin. Les faisans reviennent encore plus cher : 12 euros l’unité quand ils sont achetés vivants à un producteur pour être lâchés par centaines la veille d’une chasse. Plus de 300 euros (tous frais compris) lorsqu’ils sont élevés sur la propriété dans des volières à l’anglaise. Le must, car ils volent plus vite et plus haut.

Les grands propriétaires ont aussi une fâcheuse tendance à clôturer leurs bois sur des dizaines de kilomètres (à 25.000 euros le kilomètre tout de même), ce qui fait rugir les villageois voisins, privés ainsi de champignons. Mais nos grands patrons ne veulent pas que leur gibier si grassement nourri s’égare. Et cherchent surtout la tranquillité. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à faire pression sur les élus locaux afin d’empêcher, comme Olivier Dassault, la création d’un village vacances, ou, comme Martin Bouygues, l’installation d’une aire de gens du voyage, à côté de chez eux.

Chez les Wertheimer, propriétaires de Chanel, on lâche des milliers de faisans pour contenter ses hôtes

Chez les Wertheimer, propriétaires de Chanel, on lâche des milliers de faisans pour contenter ses hôtes

Leur tranquilité leur est si chère que ces propriétaires préfèrent louer un autre domaine lorsqu’ils organisent des chasses d’affaires. Moins dissimulées que les précédentes, ces chasses sont clairement consacrées au réseautage. BTP, assurances (Axa), banque, vins et alcools (Pernod Ricard)… tous les secteurs s’y adonnent, surtout ceux où les pouvoirs publics ont du poids.

Chez Engie par exemple, le directeur chargé des collectivités, Guillaume Beaumont, l’est aussi de la chasse. Pour 15.000 euros la journée, ces groupes peuvent régaler une dizaine de bons clients sur des domaines d’exception à deux heures de Paris, comme Mivoisin, Les Rémillys ou Voisins. Là, les tableaux (nombre d’animaux au tapis) de plus de 600 faisans sont fréquents et il est d’usage de repartir avec sa "bourriche" (morceau de gibier offert à chaque invité). Problème ! Comme personne n’a envie de plumer la perdrix ni de manger de la terrine de sanglier toute la semaine, le gibier se retrouve parfois dans les poubelles entre la Sologne et Paris. Figurez-vous que les centres de tri sélectif s’en plaignent !

Source de l'article : Cliquez ICI

Publié dans le web en parle, ACTUALI

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Un jour, un destin...rediffusion le 27 02 2017 sur France2

Publié le par Ricard Bruno

Un jour, un destin...rediffusion le 27 02 2017 sur France2
Un jour, un destin...rediffusion le 27 02 2017 sur France2

Alors qu'elle s'apprêtait à fêter ses 80 ans, Brigitte Bardot a accepté de se livrer au cours d'une longue interview. Encore considérée comme une icône absolue, sa retraite artistique anticipée et volontaire, à seulement 38 ans, a contribué à forger le mythe. Mais aujourd'hui, l'image est écornée. Ses propos déplacés, ses prises de position controversées ont quelque peu abîmé le mythe... BB s'est elle-même enfermée dans une cage dorée, à l'abri des regards... Dans cet entretien, elle aborde tout : sa carrière, sa famille, les hommes, les polémiques, son regard sur la politique et le monde d'aujourd'hui, tout en revenant sur son parcours de mannequin puis d'actrice.

Dimanche 26 février 2017 - 22h30/00h30 sur FRANCE 2

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JUSTICE POUR BRUJO ! STOP AUX TORTIONNAIRES D'ANIMAUX !

Publié le par Ricard Bruno

JUSTICE POUR BRUJO ! STOP AUX TORTIONNAIRES D'ANIMAUX !

Pétition : Cliquez ICI

 

À l'attention : Parlement européen, Commission européenne, du Ministre de la Justice en Espagne

Les Galgos en Espagne, symbole européen de la maltraitance animale

Chaque année, en Espagne, des dizaines de milliers de galgos (lévriers espagnols) sont tués ou torturés après la chasse par leur galguero sous prétexte qu’ils n’ont pas assez bien chassé.

Galgo Brujo, la torche vivante

Il y a un mois, l’un d’eux, Brujo, a été pendu, puis jeté dans un bain d’huile de vidange (très inflammable et corrosive)  et brûlé vif. Il n’a pu être sauvé.

Où sont les incendiaires de Brujo ?

Ils courent encore, impunis et prêts à commettre un autre crime.
Cela ne concerne pas que l'Espagne. Cela concerne de nombreux pays européens.

Stop à la souveraineté des états membres en matière de protection animale

Interrogée sur les animaux de compagnie maltraités et torturés en Europe, la Commission européenne répond : « cela n’entre pas dans le champ de compétence de l’Union européenne, les états membres sont souverains.». Entrent dans son champ de compétence les animaux relevant du marché intérieur (industries alimentaires, chimie, laboratoires, politique agricole commune et santé publique).

Les tortionnaires d’animaux restent trop souvent impunis parce que la législation européenne de protection animale ne s'impose pas aux états membres.

AGISSONS pour que cesse la « souveraineté » des états européens en matière de protection animale.

SIGNATAIRES

Ester CALLOL PEREZ
présidente association GALGOS 112
Sant Feliu de Guíxols-Girona, Espagne

Agnès DUFAU
présidente association DAYA CERVELLO
Barcelone, Espagne

Emma INFANTE SENTELLES
présidente association FUTUR ANIMAL
Barcelone, Espagne

Joëlle VALOIS
présidente association COLLECTIF EUROPEEN POUR LA PROTECTION DES LEVRIERS
Paris, France

Sabrina LEMAY
présidente fonds de dotation ANIMAL MEDIATION ENFANCE
Hautmont, France

Joëlle PELLEGRIN OLDENBOURG
présidente association GALGOS ETHIQUE EUROPE
Paris, France

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