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1320 articles avec action protection animale

Faut-il relâcher le bébé panda né à Beauval dans la nature?

Publié le par Ricard Bruno

Le nouveau-né, un mâle (ici transporté par sa mère), est en "parfaite santé".

Le nouveau-né, un mâle (ici transporté par sa mère), est en "parfaite santé".

Plusieurs associations estiment que la priorité est plutôt d'aider les pandas à se reproduire dans leur habitat naturel, qu'en captivité.

Depuis sa naissance à Beauval samedi dernier, chaque bâillement ou tétée du bébé panda Mini Yuan Zi est scruté, analysé et commenté. Son sort fait en revanche toujours débat: faut-il le laisser grandir en captivité comme le prétend le zoo, ou bien le relâcher dans la nature?  

Du côté du zoo de Beauval, où on assure que le bébé se porte "très bien" et a même "un peu grossi", les deux solutions seraient envisageables. Delphine Delord, responsable de la communication, raconte ainsi: "il va d'abord devoir se sevrer de sa mère, puis il repartira au centre de reproduction de Chendung, d'où cette dernière vient. Il sera peut-être un jour réintroduit dans les montagnes de Sichuan."  

Mini Yuan Zi n'est pas prêt de galoper dans les montagnes

Elle maintient que si cela a déjà été fait par le passé, ce n'est toutefois pas l'objectif premier. "C'est toujours émouvant de les voir partir dans la nature, dit-elle, mais pour nous c'est aussi un peu un échec, dans le sens où l'on estime que notre but est avant cela de renforcer la population de pandas dans le monde. La captivité peut aider à cela." 

Pour les associations de protection animale, tout n'est pas aussi simple. Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot explique: "Dans l'absolu, nous ne nous opposons pas complètement au fait qu'ils soient captifs. On aimerait bien sûr que ce ne soit pas le cas, mais on n'attaque pas forcément les conditions de détention de ces pandas. En revanche, ce qui nous énerve beaucoup, c'est que l'on vienne dire qu'on fait ça pour la préservation de l'espèce animale. C'est ni plus ni moins que de la communication biaisée et de l'hypocrisie." 

"Ces animaux ne sont pas faits pour vivre dans des zoos"

Pour lui, il est évident que cette naissance est avant tout "une démarche commerciale", réalisée pour augmenter le nombre de visites et de fait, le chiffre d'affaires du zoo. "Ce n'est pas honteux en soi, reconnaît-il, mais ce qui l'est, c'est de cacher cela derrière de faux-arguments." 

Du côté de l'association Stéphane Lamart, le discours est à peu près le même. Joint au téléphone, son directeur regrette ainsi amèrement que les pandas aient été transformés en "animaux-objets." "Les naissances sont provoquées pour attirer des visiteurs, c'est le fric avant le bien-être", dit-il, avant d'ajouter: "Ils prétendent que sans reproduction en captivité, les pandas vont finir par disparaître. Pourtant, les faits montrent qu'au contraire, ces animaux ne sont pas faits pour vivre et s'accoupler dans des zoos."  

LIRE AUSSI >> Pandas maltraités: deux soigneurs chinois recadrés après la publication d'une vidéo 

Selon une étude publiée dans la revue Nature, les pandas ont en effet une petite tendance, lorsqu'ils ne sont pas dans la nature, à moins vouloir se reproduire. Peut-être parce qu'ils ne peuvent pas choisir leur partenaire, affirment les scientifiques. "Du coup les zoos sont obligés de provoquer des naissances artificielles" par insémination, assure Stéphane Lamart. 

La captivité affaiblit-elle les instincts naturels?

Christophe Marie, lui, va encore plus loin: "en fait, c'est parfois contre-productif parce que garder les pandas en captivité affaiblit leurs instincts naturels. A terme, cela rend la réintroduction de ces animaux dans la nature impossible." 

Interrogée sur ces éléments, Delphine Delord laisse s'échapper un rire nerveux. "Je n'ai rien contre ces associations, mais là, ils font parler l'émotion. Moi je préfère les données scientifiques et les actions. Avec notre association Beauval Nature, cela fait trente ans qu'on oeuvre pour la préservation animale, on sait comment cela fonctionne, et cela est faux. Il est toujours possible d'apprendre à une bête qui a vécu dans un zoo à revenir dans la nature." 

Elle ajoute que pour elle, la biodiversité "passera toujours avant des questions monétaires." "Oui, on ne peut pas nier que le panda est un animal qui génère un amour immodéré du public, et que ça attire du monde. Oui, il y a eu un ras-de-marée médiatique qu'on ne peut ignorer. Mais nous le voyons juste comme une bonne occasion de mieux faire passer nos messages sur la protection des animaux." 

La surpopulation humaine, une menace pour les pandas

La directrice de la communication note par ailleurs que Beauval Nature travaille de plus en plus à protéger les espaces naturels où vivent les animaux en voie de disparition (pas forcément les pandas). A Borneo, Java, à Djibouti ou au Brésil, elle investit ainsi dans des réserves, où elle construit des nids pour les oiseaux, ou des ponts naturels pour que des groupes de bêtes puissent se rencontrer. Une initiative qui semble, elle, mettre tout le monde d'accord. Stéphane Lamart et Christophe Marie expliquent ainsi que pour bien se nourrir et vivre, les pandas, comme d'autres espèces, ont surtout besoin d'endroits "calmes et non exploités par l'Homme." 

LIRE AUSSI>> Un bébé panda à Beauval: pourquoi en fait-on des tonnes? 

"On n'en parle pas souvent, dit le second, mais c'est vraiment ce à quoi il faudrait réfléchir en matière de préservation animale. Car avec la surpopulation humaine, cela va devenir de plus en plus problématique..." Il ne reste déjà plus aujourd'hui que 1600 à 3000 pandas vivant dans la nature. La quasi-totalité dans les forêts chinoises. 

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Ardennes : un homme interpellé après avoir traîné son chien attaché à l'arrière de son véhicule

Publié le par Ricard Bruno

Ardennes : un homme interpellé après avoir traîné son chien attaché à l'arrière de son véhicule

Trop, c'est trop !

Une honte, c'est à vomir....

Il faut que la justice FASSE son travail et qu'elle sanctionne à la hauteur de la cruauté cette personne qui massacré son chien, en le trainant derrière sa voiture.

En matière de protection animale la France mon pays est à la "ramasse", trop de laxisme !

NOUS DEMANDONS UNE PEINE EXEMPLAIRE !

Bruno Ricard

Plusieurs témoins ont vu un véhicule traînant un chien attaché à l'arrière dans les rues de Carignan, dans les Ardennes, ce lundi après-midi. L'homme conduisant la voiture, âgé de 55 ans, a été interpellé dans une commune voisine grâce au relevé de sa plaque d'immatriculation.

Cet après-midi, les gendarmes de Carignan ont reçu plusieurs appels de témoins leur signalant un véhicule traînant un chien attaché à l'arrière. Une fois arrivé à la station-service de l'Intermarché de la commune où le conducteur, âgé de 55 ans, était venu chercher de l'essence, l'animal semblait mort. 

Une des témoins de la scène a eu le rélexe de prendre la photo ci-dessus. C'est grâce à la plaque d'immatriculation bien visible sur le cliché que les gendarmes de Carignan ont pu interpeller la personne à son domicile, dans une commune voisine.

L'homme est actuellement en garde à vue. Il dit que l'acte était involontaire : il aurait oublié la présence du chien attaché plus tôt dans l'après-midi lorsqu'il a pris son véhicule pour aller chercher du carburant. 

En cas de sévices graves et actes de cruauté reconnus, l'auteur des faits encourt 2 ans de prison et jusqu'à 30 000 euros d'amende. En cas d'atteinte involontaire à la vie ou à l'intégrité d'un animal, la personne encourt 450 euros d'amende. 

Les gendarmes poursuivent leurs investigations. 

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Les manifestants appartenaient aux mouvements Sans Voix PACA et C'est Assez !

Publié le par Ricard Bruno

Les manifestants appartenaient aux mouvements Sans Voix PACA et C'est Assez !

Les manifestants appartenaient aux mouvements Sans Voix PACA et C'est Assez !

Une centaine de manifestants s'est réunie devant le parc aquatique pour appeler le Conseil d'Etat à maintenir l'arrêté Royal interdisant la reproduction des cétacés en captivité.

Slogans et chansons ont retenti, dès 13 heures, au rond-point des Groules, devant le parking de Marineland.

Les collectifs "C'est Assez!" et "Sans Voix PACA" sont à l'origine de ce rassemblement estival, prévu de longue date.

Il fait suite à la manifestation qui s'est tenue au mois de juillet.

On veut montrer aux gens que rien n'est encore acquis, qu'il reste encore des années de combat avant que ces pratiques aberrantes ne soient abolies", argumente Caroline Camus du collectif "Sans Voix PACA".

Le premier passage de l'arrêté Royal, interdisant la reproduction des cétacés en captivité, devant le Conseil d'Etat a été une "première victoire" pour les associations de défense du droit des animaux.

Aujourd'hui, ils appellent les magistrats à maintenir l'arrêté de l'ancienne ministre de l'écologie pour "mettre fin à l'exploitation animale en France".

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L'orang-outan disparaîtra d’ici 10 ans à cause de l’huile de palme !

Publié le par Ricard Bruno

L'orang-outan disparaîtra d’ici 10 ans à cause de l’huile de palme !

La culture de l’huile de palme est une des principales menaces de l’orang-outan. En jeu, la déforestation qui pourrait causer la disparition totale de ce primate d’ici 10 ans si la tendance n'est pas inversée.

La loi sur la biodiversité devait comporter un amendement sur la taxation de l'huile de palme jusqu’à ce qu'elle soit abandonnée lors d’une relecture du projet de loi par les députés, laissant un goût très amer aux défenseurs de la biodiversité. En effet, en seulement 25 ans, plus d’un quart des forêts indonésiennes est parti en fumée. En cause, la monoculture de l’huile de palme qui engendre la déforestation à grande échelle et entraîne la disparition progressive des orangs-outans.

L’orang-outan au bord de l’extinction

Pour exploiter l’huile de palme, les producteurs rasent les forêts en y mettant le feu, classant cette huile parmi les pires aliments pour la planète. La déforestation touche particulièrement les orangs-outans de Bornéo, les plus grands mammifères arboricoles du monde qui voient leurs habitats et leurs ressources disparaitrent tandis qu’ils ne peuvent ni se nourrir ni se reproduire ailleurs que dans les grands arbres du sud de l’Asie. Il y a 120 ans, sa population était estimée à plusieurs centaines de milliers d’individus. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 65 000. Un nombre qui réduit chaque année en raison de la course folle à l’huile de palme.

L'équipe d'International Animal Rescue a sauvé 60 orangs-outans d'incendies de forêt l'année passé. 

L'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), une ONG influente dans la conservation de la nature, a inscrit l’orang-outan de Bornéo sur la liste noire des espèces gravement menacées. Elle l’a même classé dans la catégorie de niveau 3.1 (la plus élevée) “en danger critique d’extinction”.

Plus que 10 ans à vivre

“Nous sommes en train de perdre la bataille”. L’UICN et la Fondation International Animal Rescue (IAR) tirent la sonnette d’alarme. "Il leur reste 10 ans à vivre si nous n'arrivons pas à arrêter la destruction de forêts, peut-être même moins" a déclaré, Alan Knight président de IAR, dans le média anglais The Independant. Selon la liste noire de l’IUCN, la population de ces primates a diminué de 60% entre 1950 et 2010 soit 60 ans et devrait encore perdre 22% de ses congénères d’ici 2025, soit une perte de plus de 82% en 75 ans !

 Les incendies de forêt ont détruit l'an dernier 30% de l' habitat des orangs - outans, selon l'IAS.

Quelles solutions ?

Pour les ONG environnementales, la seule solution pour mettre un terme à ces effroyables chiffres est d’interdire la monoculture intensive de l’huile de palme qui, en plus d’entraîner l’extinction des primates, cause le déséquilibre de la biodiversité.

La moins chère du monde, l’huile de palme est utilisée quasi systématiquement dans les produits alimentaires (biscuits apéritifs et sucrés, chips, bouillon de légume, céréales, glaces etc.) mais aussi dans les cosmétiques (savon, dentifrice etc.). L’huile de palme est partout ! Pour lutter contre ce fléau et apporter sa propre contribution, il suffit de se passer au maximum des produits industriels, de revenir à une alimentation et une cosmétique naturelles. Achetez des produits sans huile de palme ou fabriqués avec de l’huile de palme cultivée durablement.

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Lettre ouverte à l'attention  du maire de béziers, Robert MENARD.

Publié le par Ricard Bruno

Lettre ouverte à l'attention  du maire de béziers, Robert MENARD.

Lettre ouverte à l'attention  du maire de béziers, Robert MENARD.

 

Monsieur le Maire,


A la veille de la prochaine Feria de Béziers qui débute le 11 août, vous allez, comme pour les autres années, connoter de manière considérable la corrida avec la religion catholique. Ce qui choque de nombreux chrétiens qui nous en font part. Pour cette raison, nos espérons que vous prendrez connaissance de la lettre que nous avait adressée le Cardinal, Archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre RICARD. Voir le lien ci-dessous :

http://flac-anticorrida.org/wp-content/uploads/2017/08/Scan0372.jpg

 

Dans celle-ci, le Cardinal dénonce la corrida et insiste sur le fait que voir souffrir inutilement est indigne d'un être humain. Et de ce fait, complètement en contradiction avec le message de paix et de non violence de l'Eglise.

 

Puissiez-vous, Monsieur le Maire, à l'avenir, vous en inspirer.

 

Merci à l'avance pour votre réponse.


Veuillez croire, Monsieur le maire, à l'expression de toute notre considération.

 

Thierry Hély

Président de la FLAC

www.flac-anticorrida.org

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Bébé panda: Des associations de protection des animaux réclament son retour en milieu naturel !

Publié le par Ricard Bruno

La fondation Brigitte Bardot pour la défense des animaux dénonce, samedi 5 août, une “opération de communication franco-chinoise” dans le cadre de la naissance d’un bébé panda, à Beauval. La direction du zoo dément quant à elle ces accusations.

C’est une naissance rare qui était attendue. Vendredi soir, au zoo de Beauval (Loir-et-Cher), une femelle a mis au monde des jumeaux pandas. Malheureusement, un seul des petits a survécu. Bonne nouvelle toutefois : selon l’équipe du zoo, ce dernier se porte à merveille !

 

Bébé panda: Des associations de protection des animaux réclament son retour en milieu naturel !

“L’urgence est de protéger l’habitat du panda”

Mais pour la Fondation Brigitte Bardot pour la défense des animaux, il n’y a pas de quoi se réjouir. “En Chine, il existe des programmes de conservation du panda qui auraient pu faire bien davantage pour l’espèce. Notamment en bénéficiant directement, des millions d’euros brassés dans cette campagne franco-chinoise de communication”, estime le mouvement. “L’urgence est de protéger l’habitat du panda pour assurer sa survie et non d’exposer, comme un trophée, des individus qui ont peu de chance de se retrouver un jour dans leur milieu naturel…. Ce dernier n’a pas grand-chose à voir avec l’enclos d’un zoo du Loir-et-Cher”, ajoute-t-elle encore.

Le zoo répond

Françoise Delord, fondatrice du zoo de Beauval et présidente d’honneur du parc, affirment que ces critiques émanent de gens “qui n’ont pas suivi l’évolution des parcs zoologiques, dont la mission est de favoriser la préservation des espèces menacées”. Elle se dirait encore ravie, selon l’AFP, “de rencontrer Brigitte Bardot” pour évoquer le sujet. L’association de défense des droits des animaux Stéphane Lamart a, elle aussi, dénoncé samedi la “captivité d’animaux sauvages quels qu’ils soient dans le zoos”.

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Scandale sanitaire : des millions d'œufs retirés de la vente en Europe !

Publié le par Ricard Bruno

Les supermarchés néerlandais et allemands ont commencé à retirer en masse les œufs suspectés de contenir des traces d'insecticide. Les autorités sanitaires suédoises, belges et suisses font de même.

La décision d'Aldi concernerait au moins dix millions d'œufs dans toute l'Allemagne

La décision d'Aldi concernerait au moins dix millions d'œufs dans toute l'Allemagne

Se dirige-t-on vers un nouveau scandale agroalimentaire? Depuis vendredi, plus aucun œuf n'est en vente chez Aldi outre-Rhin. La chaîne de supermarchés allemande les a retirés de ses rayons après la découverte d'une contamination à l'insecticide fipronil sur des lots néerlandais et allemands. Dans toute l'Allemagne, cela concernerait au moins dix millions d'œufs. Les oeufs touchés sont à la fois conventionnels et biologiques. Les autorités sanitaires suédoises, suisses et belges ont fait de même mais l'ampleur des dégâts semble de moindre importance.

La complexité de l'affaire, d'ampleur européenne, rappelle de précédents scandales, comme celui de la fraude à la viande de cheval en 2013. À l'origine cette fois-ci, des éleveurs néerlandais et allemands ont acheté à la société Chickfriend un désinfectant, le Dega-16, contenant illégalement du fipronil, une molécule toxique pour l'homme. Selon le journal allemand Spiegel Online, Chickfriend, basé aux Pays-Bas, se serait lui-même fourni auprès d'un distributeur belge de produits chimiques. Son responsable est aujourd'hui dans le viseur des enquêteurs. Dénoncé par d'anciens associés, l'homme est soupçonné d'avoir commandé de grandes quantités de Fiprocid, un médicament pour animaux contenant du fipronil, à une usine roumaine, de l'avoir mélangé au Dega-16 avant de le commercialiser.

Produit notamment par le chimiste allemand BASF, le fipronil est une substance anti-poux et tiques utilisée couramment dans les colliers insecticides pour chiens et chats. Mais elle est interdite dans le traitement des animaux destinés à la consommation par l'homme, car dangereuse pour le foie, les reins et la thyroïde, selon l'Organisation mondiale de la santé.

 

Les pouvoirs publics pointés du doigt

 

Jeudi soir, le ministre allemand de l'Agriculture, Christian Schmidt, indiquait que la situation était «prise au sérieux» mais était «sous contrôle» et qu'«un danger sanitaire aigu pour les consommateurs était pratiquement exclu», en raison de la très faible présence de fipronil sur les œufs. Le discounter Aldi a fait savoir que sa décision était une «simple mesure de précaution», par «devoir de transparence» envers ses clients. Mais celle-ci fait grincer les dents des éleveurs de volailles. La Fédération allemande des agriculteurs parle d'une «réaction exagérée», alors que d'autres chaînes de supermarchés, Lidl, Rewe et Penny, ont choisi de ne détruire que les œufs en provenance des Pays-Bas et des quatre élevages allemands touchés. Le syndicat estime que la décision d'Aldi fait perdre à ce stade 4000 euros de chiffre d'affaires à chacun de ses fournisseurs.

Les pouvoirs publics sont pointés du doigt. «Si les substances interdites étaient systématiquement testées lors des contrôles des autorités sanitaires, on aurait découvert la présence de fipronil avant la commercialisation de ces œufs, et non après», estime Lena Blanken de l'ONG Foodwatch. La Belgique avait lancé l'alerte dès le 20 juillet auprès de plusieurs pays d'Europe potentiellement touchés, dont la France. «Nous sommes en train de vérifier si des professionnels français (des élevages, NDLR) se sont approvisionnés auprès de ce distributeur (Chickfriend), mais rien ne prouve pour l'instant que la France soit concernée», indique le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.

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44 ans de combat pour les animaux : Brigitte Bardot ressort ses griffes

Publié le par Ricard Bruno

BB, qui nous a reçu chez elle, à La Madrague de Saint-Tropez, continue son combat pour les bêtes. Elle mène une bataille pour la défense des loups et s’en-va t’en guerre contre le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot

Après avoir été, au cinéma, le sex-symbol des années 50 et 60, en même temps que l’incarnation de l’émancipation des femmes, BB est devenue l’emblème de la cause animale.

Après avoir été, au cinéma, le sex-symbol des années 50 et 60, en même temps que l’incarnation de l’émancipation des femmes, BB est devenue l’emblème de la cause animale.

De quoi Brigitte Bardot est-elle le nom ? BB est l’une des stars les plus célèbres de notre époque. Après avoir été, au cinéma, le sex-symbol des années 50 et 60, en même temps que l’incarnation de l’émancipation des femmes, elle est devenue l’emblème de la cause animale.

BB a connu des galères : l’arthrose, la cortisone à haute dose, les cannes pour marcher. Elle a aussi beaucoup vécu, comme on dit. Mais l’indignation rajeunit. Cette femme libre a toujours été indignée, se fichant de déplaire, de déclencher des polémiques, en défendant les espèces animales contre l’espèce humaine. À plus de quatre-vingts ans, BB reste ainsi – rien que par la voix, inchangée - la jeune fille qui, au siècle dernier, rendait tout le monde fou, au point qu’elle est devenue une référence en matière de beauté et d’esprit : quand il veut faire l’éloge de l’épouse du président, le grand couturier Karl Lagerfeld dit : "Brigitte Macron, c’est Brigitte Bardot."

Après 45 films (dont "La vérité") et 70 chansons (dont "La Madrague" et le célébrissime "Initiales BB" de Serge Gainsbourg), elle demeure l’une des artistes les plus connues dans le monde, même si elle a décidé en 1973 de se consacrer sa vie à la cause animale. Elle raconte et se raconte.

Brigitte Bardot s'est longuement confiée, chez -elle, dans sa célèbre "Madrague" de Saint-Tropez.

Brigitte Bardot s'est longuement confiée, chez -elle, dans sa célèbre "Madrague" de Saint-Tropez.

Il y a longtemps que vous n’avez pas donné de vos nouvelles. Comment ça va ?
Brigitte Bardot :
"Quand je faisais du cinéma, il fallait que je sois jolie tous les jours : ça m’emmerdait. Maintenant, je suis moche tous les jours et ça rattrape le temps perdu (Rire). Je travaille toute la journée pour ma Fondation. J’écris des lettres.

D’où vous vient cet amour des animaux auquel on pourrait résumer votre vie aujourd’hui ? De l’enfance ?
B.B. :
De toujours. Pendant mon enfance, c’était l’Occupation et il n’était pas question d’avoir des animaux à la maison : nous n’avions rien à manger. Mes premiers contacts avec eux avec furent, si j’ose dire, graphiques : j’adorais les livres pour enfants dont ils étaient les héros. J’ai quand même eu un chat peu de temps avant la Libération.

Vos premiers souvenirs forts, concernant les animaux ?
B.B. :
Quand j’étais petite fille et que, dans la maison de Louveciennes, papa tuait les souris dans la cave, il les assommait à coups de balai. Je les prenais, les ranimais et leur redonnais vie avant de les laisser filer dans le jardin (Rire). À l’époque, j’ai été très marquée par ce qui est arrivé à un lapin, Noiraud, qui passait sa journée à faire des prières, les deux pattes de devant jointes, assis sur son petit cul. Un soir, il y a eu du lapin à dîner. J’eus l’intuition que c’était Noiraud. En effet. C’était la guerre, je le rappelle, mais ce n’était pas une excuse. J’ai fait un drame. Je n’ai plus jamais mangé de lapin de ma vie.

Ensuite, quel a été le déclic qui vous a poussée à vous engager pour la cause animale ?
B.B. :
À l’origine du déclic, il y a une jeune chèvre. C’est à cause d’elle que j’ai décidé d’arrêter le cinéma et de me consacrer totalement à la cause animale. Autrement dit, de donner ma vie aux animaux. Je ne sais pas faire deux choses à la fois. Ça n’a pas été facile de mettre fin d’un seul coup à ma carrière cinématographique. À l’époque je vivais seule. Mes parents étaient morts, je n’avais pas d’appuis. Tout le monde a cru que c’était un caprice passager. On a même continué à me proposer des films, des bons films…

"Je n'ai pas la nostalgie du cinéma"

Y a-t-il des gens de votre vie d’avant que vous regrettez de ne plus voir ?
B.B. :
Non. Je n’ai pas la nostalgie du cinéma. Ce qui m’a manqué, c’étaient les amis avec qui je travaillais : mon agent, ma maquilleuse, ma productrice Christine Gouze-Rénal, la femme de Roger Hanin.

Comment la rupture avec le cinéma s’est-elle passée ?
B.B. :
C’était en 1973, à Sarlat, en Dordogne, pendant le tournage de "L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemise", un film de Nina Campaneez avec Francis Huster.

Racontez…
B.B. :
C’était un film en costumes. Un jour, sur le plateau, je me retrouve avec une dame qui tient une chevrette en laisse. Moi, évidemment, pendant une pause, je m’approche. Alors que je caresse la chevrette, la dame me dit : "Dépêchez-vous de finir votre film parce que dimanche c’est la communion de mon gamin et on va faire un méchoui avec cette bête." Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai acheté la chevrette et le soir, je l’ai ramenée dans mon hôtel quatre étoiles. Le directeur de l’établissement était gentil comme tout, il n’a pas fait d’histoire et il l’a mise dans la cuisine où elle a fait un chambard du diable : des tas de casseroles sont tombés. Alors, il a décidé de l’installer dans une chambre vide à côté de la mienne. Elle a commencé à bêler, c’était une infernal. Tout ça s’est fini dans mon lit : elle s’est endormie avec ma petite chienne et moi. Le tournage terminé, je l’ai emmenée à Saint-Tropez où elle a vécu jusqu’à sa mort.

Comment définiriez-vous le caractère des chèvres ?
B.B. :
Elles me font penser à des chiens et sont également moqueuses, coquines. Pour le reste, elles ont, comme tous les animaux, toutes sortes de qualités que l’espèce humaine refuse de reconnaître. Les bêtes sont fidèles, désintéressées et généralement moins cruelles que les humains. Elles sont aussi beaucoup plus courageuses que nous.

Allons, à la guerre, il y a quand même des héros, à commencer par les infirmiers !
B.B. :
Je ne parle pas de la guerre, mais de la vie en général. Chez les animaux, vous trouverez aussi de l’empathie, comme chez les rats ou de l’entraide comme chez les éléphants. Mais ce qui me frappe par-dessus tout, c’est qu’ils sont faibles, souvent très faibles par rapport à nous autres humains, et que nous en profitons bien, qui les poussons tout le temps. Dans les camions à bestiaux, pour les mutiler, pour les tuer.

C’est pourquoi Dostoïevski a dit : "Jésus est avec les bêtes avant d’être avec nous".
B.B. :
C’est cette fragilité qui explique mon engagement qui, en fait, avait commencé bien avant l’histoire de ma chèvre "Colinnette". En 1962, un ami, Jean-Paul Steiger, s’était fait embaucher dans un abattoir pour prendre des photos. Quand il me les a montrées, je fus si horrifiée que je n’ai plus jamais mangé de viande : c’est ainsi que je suis devenue végétarienne. Dans la foulée, j’avais décidé de me battre pour imposer le pistolet d’abattage. J’étais allée voir le ministre de l’Intérieur de l’époque, Roger Frey, avec un modèle, pour lui montrer à quoi ça ressemblait. C’était la fin de la guerre d’Algérie, la période des attentats de l’OAS. Quand ils ont vu ce que je portais dans mon sac, les services de sécurité ont cru que je venais assassiner le ministre ! Roger Frey m’a retrouvée en larmes (Rire). Je n’ai pas eu de mal à le convaincre du bien-fondé de ma démarche. Il m’a simplement dit que ça ne se ferait pas en un jour.

Votre grand fait d’armes restera votre croisade lancée en 1976 contre les massacres de bébés phoques au Canada ou en Norvège, assommés à coups de gourdins, avant d’être dépecés pour la fourrure ou la pour viande…
B.B. :
Quand j’ai vu les images à la télé, j’étais scandalisée. J’ai appelé Franz Weber, le grand militant écologiste suisse, on s’est mis d’accord et on est partis ensemble au Canada. Nous étions en 1977. Ce fut un grand choc dans le monde avec un bémol en France où la presse n’a rien trouvé de mieux à dire que je faisais ça pour remonter ma côte cinématographique qui était descendante. Pure méchanceté ! Ces gens faisaient semblant d’ignorer que j’avais mis fin à ma carrière d’actrice en 1973 !

Votre campagne a porté ses fruits : même si les massacres ont, hélas, repris depuis au Canada, le président Giscard d’Estaing puis l’Europe ont interdit les importations de peaux de phoques et autres pinnipèdes. Quels autres combats avez-vous gagnés ?
B.B. :
Celui-là, c’est le seul. Une bataille de trente ans pour laquelle j’ai reçu le soutien de Paul Watson, le militant antispéciste canadien, un personnage extraordinaire dont je me sens très proche. De temps en temps, il vient ici, à Saint-Tropez, boire un coup de rouge.

 

 

"Ce qu'a fait Hulot, c'est une trahison"

Ça vous arrive de participer à d’autres combats que ceux qui concernent les animaux ?
B.B. :
Je m’investis généralement dans les combats pour les faibles quand ils subissent la violence des forts. C’est le cas de beaucoup de femmes dans le monde.

L’accomplissement de votre combat, ce fut la création de la Fondation Brigitte Bardot en 1986.
B.B. :
Ç’a été dur. Je n’avais aucune idée de ce qu’était une fondation et, en plus, je ne comprends rien à la paperasse administrative. Quelqu’un m’a beaucoup aidé : Charles Pasqua qui était à l’époque ministre de l’Intérieur. Il m’a dit qu’il fallait plusieurs millions et beaucoup de papiers. Alors, j’ai tout vendu, je dis bien tout, y compris les magnifiques bijoux que m’avait offerts Gunter Sachs, la robe de mon mariage avec Roger Vadim, etc. Un peu plus tard, pour obtenir la reconnaissance d’utilité publique, j’ai donné la propriété de la Madrague à ma Fondation. Aujourd’hui, c’est une organisation puissante, avec ses 75 000 adhérents, mais on a du mal à faire pression sur les gouvernements qui, à droite comme à gauche, ne font rien pour la cause animale. Celui-là en particulier !

Pourquoi en avez-vous tant après celui-là ?
B.B. :
Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, vient de m’en coller une, j’en vacille encore, en décidant de faire tuer quarante loups. C’est dégueulasse. Le loup n’est-il pas d’un animal protégé ? J’avais de bonnes relations avec Hulot : dans le passé, ma Fondation a travaillé avec lui. Mais je ne l’aurais jamais cru capable de ça. Quel cynisme ! Il a suffi qu’il soit nommé ministre pour qu’il change, c’est le cas de le dire, son fusil d’épaule. Je n’ai plus aucune confiance en lui alors qu’il m’inspirait une confiance totale quand il est entré au gouvernement. Il m’a tué quelque part…

Vous pensez aux bergers dont les loups égorgent les moutons, dans les Alpes de Haute-Provence notamment ?
B.B. :
Évidemment que j’y pense ! Ces carnages de moutons par les loups, c’est atroce, ça me fait mal au cœur. Mais tout le monde connaît la solution ; il faut garder les troupeaux ! Comment fait-on en Italie ou en Espagne où il n’y a jamais de problèmes avec les loups ? Il y a des bergers qui surveillent les moutons jour et nuit, le temps de l’estive. Les choses se passent si bien qu’en Italie, quand un loup est blessé, les humains le soignent… Ce qu’a fait Hulot, ce n’est pas seulement une trahison, c’est une erreur qui lui coûtera cher : la cause animale gagne du terrain dans l’opinion. Je reçois entre cent et cent cinquante lettres par jour.

Vous êtes végétarienne. Pourquoi pas végane ?
B.B. :
Parce que c’est trop. Je ne vois pas pourquoi il faudrait s’interdire de manger des œufs, du fromage, du miel. En les consommant, vous n’êtes pas responsable de la mort d’une bête. En revanche, je demande qu’on ne mange plus de viande. Sur le plan écologique, l’élevage d’animaux est mauvais pour la planète, il faut trop de protéines pour produire de la viande et sur le plan de la santé, ça donne le cancer. Sans parler de la souffrance. Pensez aux élevages immondes, aux transports atroces, aux abattoirs monstrueux et, après ça, si vous êtes un humain normal, vous ne pouvez pas avoir envie de manger un bifteck ou une tranche de jambon !

Ne trouvez pas que "l’humanisation" des abattoirs devrait être la première cause des amis des animaux, bien avant le combat contre la corrida ou les cirques ?
B.B. :
Il faut mener tous les combats en même temps, y compris pour la suppression de cette liste ignoble des animaux " nuisibles " où figurent, tenez-vous bien, le renard, le corbeau, le sanglier, le rat musqué. S’il y a un nuisible sur cette planète, c’est bien l’homme ! Il y a quarante-cinq ans que je me bats pour les animaux. Je ne voudrais pas mourir sans obtenir au moins une victoire sur mes quatre ou cinq priorités.

Laquelle ?
B.B. :
Je n’ai pas de hiérarchie, je mets tout sur le même plan. Ce que je souhaite ? 1) la fin de l’expérimentation animale : les progrès de la science nous le permettent de la remplacer par des moyens de substitution ;
2) le bannissement de la corrida, spectacle infâme qui se résume à jouir de la torture, de l’agonie, de la mort d’une bête ; 3) l’interdiction de l’hippophagie : je ne veux plus qu’on mange de viande de cheval ; 4) la suppression des dérogations pour l’abattage rituel, comme c’est déjà le cas dans la plupart des pays d’Europe : si telle ou telle religion ordonne de saigner l’animal vivant, l’étourdissement est tout à fait adapté puisque, comme le nom l’indique, il ne tue pas la bête qui se réveille au bout d’un moment. Nous n’avons aucune excuse pour laisser se perpétuer ce scandale ; 4) un contrôle strict des transports d’animaux qui se déroulent aujourd’hui dont les conditions abominables.
Il faut voir les veaux, les cochons ou les dindes dans leurs camions sur les aires d’autoroute, assoiffés, terrorisés, entassés les uns sur les autres, piétinant les blessés et les morts…

Votre animal préféré ?
B.B. :
Tous (Long silence). Mais si vous voulez me pousser dans mes derniers retranchements, je dirais… les éléphants. Je suis fascinée par leur intelligence, leur patience, leur beauté, leur bonté, j’ose le mot.

Quand vos adversaires disent : "Brigitte Bardot se bat plus pour les animaux que pour les humains qu’elle n’aime apparemment pas", que leur répondez-vous ?
B.B. :
Je ne leur réponds rien, ils me cassent les pieds. Comme l’a dit Lamartine, "on n’a pas un cœur pour les animaux et un cœur pour les humains, on a un seul cœur ou pas du tout." Si vous voulez savoir, je m’occupe de beaucoup de gens qui sont dans le chagrin, la maladie, la solitude.

Quand les mêmes vous accusent d’être raciste, que dîtes-vous ?
B.B. :
Fadaises ! Mon défaut à leurs yeux, c’est que je suis tout sauf sectaire. Rien n’est plus étranger de moi que le racisme, cette absurdité mentale.

Quand ils vous accusent de complaisance avec le FN…
B.B. :
Je ne suis pas de gauche, c’est sûr, mais je fais passer mon combat pour les animaux avant toute chose. Les ennemis des bêtes - il y en a beaucoup- sont prêts à tous les mensonges pour me salir, me discréditer !

Philosophiquement, vous sentez-vous bouddhiste, spinoziste, antispéciste, panthéiste ?
B.B. :
Non. Je ne me pose pas toutes ces questions (Rire). De nature très contemplative, je profite beaucoup de la nature. Je peux m’asseoir sur un banc et regarder en méditant les arbres ou les animaux pendant des heures. Je suis croyante mais pas pratiquante et, quand ça me prend, je m’adresse directement à ma petite Vierge Marie. J’aime aussi beaucoup la figure de saint François d’Assise, l’ami des bêtes.

Parmi les politiques, y-en-at-il eu qui ont trouvé grâce à vos yeux ?
B.B. :
Non. Tous dans le même panier ! Jacques Chirac était certes adorable, mais devant presque tous les politiciens, j’ai toujours eu le sentiment de me trouver devant un mur. Parmi les exceptions : un ministre de l’Agriculture Philippe Vasseur, que j’ai convaincu d’abolir la caudectomie, pratique barbare qui consistait à couper la queue, autrement dit quelques vertèbres, des chevaux, sous prétexte de mettre la croupe en valeur.

Vous n’attendez rien des politiques ?
B.B. :
Je n’attends rien des pseudo-élites. L’autre jour, lors d’un colloque dans le cadre des états généraux de l’alimentation, il n’était question que de rentabilité. Christophe Marie, le porte-parole de ma Fondation s’est permis d’évoquer la souffrance animale. Devinez ce qui s’est passé : il a été hué.

Votre prochain combat ?
B.B. :
Je vais demander un rendez-vous à Emmanuel Macron. Après avoir reçu Rihanna, il ne peut pas ne pas me recevoir. Si je n’obtiens pas au moins une avancée, je serais sérieusement tentée d’abandonner ce combat que je mène depuis près d’un demi-siècle. Le combat pour la vie. "Une vie ne vaut rien, disait Malraux, mais rien vaut une vie."
Quand ce c… de Hulot a décidé de tuer les quarante loups, j’ai pleuré pendant une nuit entière Je suis fatiguée, à bout. Mais quelque chose, je crois, me retiendra toujours de passer la main : mes ennemis qui sont d’abord les ennemis des animaux…

La Madrague, le refuge de BB

La Madrague, le refuge à Saint-Trop' de BB

La Madrague, le refuge à Saint-Trop' de BB

Ils sont partout. Devant les fenêtres de la chambre et du salon de "La Madrague", sa mythique demeure, des cohortes de touristes dans des bateaux à moteurs observent BB derrière des jumelles. Quand ils ne la prennent pas en photo.

Quand on est dans la chambre de Brigitte Bardot, on se croirait dans un zoo avec tous ces visiteurs qui, sur la mer, à quelques mètres de là, sont en train de vous scruter. Il ne manque que les barreaux et les lancers de cacahuètes. Comme Brigitte Bardot l'a dit un jour, "La Madrague", c'est "le Mickey de Disneyland". Impossible pour elle de se déshabiller sans fermer les rideaux. Sinon, il y aura toujours un photographe amateur ou pas pour immortaliser cet évènement historique.

Brigitte Bardot a acheté "La Madrague" en 1958 et, depuis, sa maison en a vu, du beau monde : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Sacha Distel, etc. Sans parler des fêtes ou du lâcher de 1000 roses par hélicoptère, demandé par Gunter Sachs, petit-fils du fondateur d'Opel, qui voulait ainsi lui déclarer sa flamme. C'est le temple de BB, la Mecque des grandes nuits tropéziennes.

Il y a dans cette maison simple, presque rustique, ouverte à tous les vents, quelque chose de bohème. Quand on voit de loin les nombreuses photos encadrées qui couvrent les murs de "La Madrague", on pourrait croire qu'il s'agit d'humains. Brigitte Bardot semble confirmer : "Ce sont mes amis." En l'espèce, ce sont des chats, des chiens, des chevaux, des chèvres. Elle rit, heureuse d'avoir créé la confusion.

"La Madrague" ayant les pieds dans l'eau, Brigitte Bardot et son mari vivent ainsi au milieu des touristes. Ils semblent tristement résignés au flot ininterrompu de bardolâtres. "Cerise sur le gâteau, dit son époux Bernard d'Ormale, il y a généralement dix-sept passages de bateaux avec des haut-parleurs dans lesquels le guide fait ses commentaires en français, anglais, allemand."

Bernard d'Ormale est le quatrième mari. Le bon puisque, contrairement à ce qui s'est passé avec les précédents (Roger Vadim, Jacques Charrier, Gunther Sachs, sans parler des relations extraconjugales) leur union dure au-delà de tout ce que Brigitte Bardot avait connu. Et apparemment, ils sont toujours amoureux. "Vingt-cinq ans avec le même homme, s'amuse BB. Franchement, je n'en reviens pas !"

Tous les jours, vers midi, le couple laisse "La Madrague" à la curiosité des touristes et file à "La Garrigue", son refuge. C'est une bicoque, de style provençal, dans la pinède avec une vue à tomber sur la Méditerranée. Ils ne vivent pas dans le luxe, loin de là, mais dans le bonheur et la beauté du monde, au milieu des éléments et des animaux. Ils ont onze chiens et vingt chats répartis entre les deux maisons et, dans la dernière, des chèvres, des moutons, des cochons, des chevaux, beaucoup de volailles. Ils ne repartent qu'à la montée du soir.

"J'habite chez mes animaux", aime dire Bardot. Certes, mais chez les touristes aussi. C'est à se demander si Saint-Tropez ne finira pas un jour par changer de nom. Sa vocation est de s'appeler Bardot ou BB-ville, quelque chose de ce genre. Pour la plupart, les visiteurs viennent rendre hommage, d'une manière ou d'une autre, au culte Bardot, gloire à elle dans les cieux !

Ces jours-ci, à Saint-Tropez, il y a une exposition sur BB au célèbre Musée de la Gendarmerie et du Cinéma. Place Blanqui, une stèle attend une statue en bronze de Brigitte Bardot nue et repliée sur elle-même, à l'intérieur d'un coquillage marin, faisant penser à un tableau de Botticelli.

Plus que jamais, Brigitte Bardot une marque d'appel pour cette station balnéaire qui, chaque été, croule sous les touristes.

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Brigitte Bardot : "Nicolas Hulot est un vendu et un lâche !"

Publié le par Ricard Bruno

Écœurée par la reprise de la chasse au loup et au sanglier, BB estime que Nicolas Hulot trahit la cause animale depuis son entrée au gouvernement.

Brigitte Bardot : "Nicolas Hulot est un vendu et un lâche !"

Brigitte Bardot s'est trouvé un nouveau gibier à abattre : Nicolas Hulot, le tout nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, longtemps compagnon de route des défenseurs de l'environnement et de la cause animale. « Hulot est un vendu et un lâche ! » tonne BB dans les colonnes de Var-Matin . « Il n'a pas de parole. Je suis écœurée de voir comment il retourne sa veste. » La raison d'une telle colère ? L'autorisation de la reprise de la chasse au sanglier cet été en France, notamment dans le Var, alors que des hectares de maquis et de forêts ont brûlés dans tout le sud-est de la France. Fin juillet, la fondation Bardot demandait donc au ministre de repousser l'ouverture de la chasse et des battues, « pour protéger et non détruire les rescapés de cet été meurtrier ».

« Djihadistes du monde animal »

Mais Nicolas Hulot n'a pas souhaité accorder un quelconque moratoire, ce qui a rendu furieuse la pasionaria des animaux. « Je suis hors de moi ! lâche Brigitte Bardot dans Var-Matin. Humainement parlant, on n'a pas le droit de faire ça ! Comment peut-on encore tuer des animaux après tout ce qu'ils ont subi ? poursuit-elle. Ces fanatiques de la gâchette sont les djihadistes du monde animal... Ils me font peur. »

Entre Hulot et Bardot, la lune de miel n'aura donc duré qu'un mois. Début juin, BB se félicitait de la nomination du militant écologiste en employant des paroles de soie. « Bravo, se réjouissait-elle par avance, grâce à vous nous allons enfin améliorer le sort des animaux sauvages qui vous attendent depuis trop longtemps [...] Avec vous, cher Nicolas, nous allons enfin sortir de ces débats hystériques qui opposent l'homme et l'animal afin de redonner la paix à ceux qui la méritent... » Las, quelques semaines plus tard, cette belle harmonie se fissurait lorsque Nicolas Hulot autorisait l'abattage de deux loups sur le territoire, en cas d'attaque de troupeaux, puis de quarante bêtes dans les douze mois à venir, au grand dam des associations de défense des animaux.

« J'en ai déjà marre de ce gouvernement ! »

La réouverture récente de la chasse au sanglier n'a fait que précipiter le divorce. « Je n'en peux plus de ce pays, soupire Bardot dans Var-Matin. Partout ailleurs la condition animale s'améliore sauf en France... J'en ai déjà marre de ce gouvernement. » Sur la question des loups, Nicolas Hulot avait tenté de répondre à ses détracteurs fin juin : « C'est un sujet évidemment sensible, qui me met dans une situation difficile, reconnaissait le nouveau ministre dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. J'espère que personne ne doute de mon amour immodéré pour la vie sauvage, et du fait que je me réjouis de ce succès écologique, que le loup réinvestisse notre territoire... » Nicolas Hulot devrait se munir d'une armure : Bardot a pris la tête de la croisade et les coups ne font que commencer...

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Marineland : coup dur avec la confirmation de l'interdiction de reproduire des dauphins en captivité

Publié le par Ricard Bruno

Marineland : coup dur avec la confirmation de l'interdiction de reproduire des dauphins en captivité

Le Conseil d'Etat était saisi par trois parcs marins dont le Marineland d'Antibes, sur la suspension d'un arrêté interministériel interdisant notamment la reproduction des dauphins et des orques en captivité. Une interdiction confirmée. Un coup dur pour le site d'Antibes

Le Conseil d'Etat a statué. La plus haute juridiction administrative a confirmé l'arrêté interministériel  paru  au JO le 6 mai dernier et interdisant entre autres la reproduction des animaux en captivité.  Concernant les dauphins et les orques, il s'agit d'un coup dur pour l'avenir du  Marineland d'Antibes dans les Alpes Maritimes,  mais tout n'est pas perdu..

Tout n'est pas perdu pour Marineland

Les magistrats de la haute juridiction administrative estiment qu'il n'y a pas urgence à suspendre la partie de l'arrêté concernant l'interdiction de reproduction des cétacés, un examen de fond tendant à l'annulation pure et simple de l'arrêté étant susceptible d'intervenir ans les prochains mois.

Enfin "pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite", à l'exception des orques et des grands dauphins "régulièrement détenus à la date d'entrée en vigueur" de l'arrêté "au sein d'établissements dûment autorisés". Cela signifie la fin des programmes d'échanges ou d'importation de ces animaux.

Une victoire pour Brigitte Bardot 

Dans un communiqué  la Fondation Brigitte Bardot se félicite de "cette décision progressiste, juste et justifiée."

Notre rapport à l’animal change, nos connaissances en éthologie aussi, nous ne pouvons plus réduire en esclavage les animaux sauvages.

 
Et de poursuivre "Il aurait été invraisemblable que le Conseil d’Etat freine cette évolution inéluctable, naturelle, vers un plus grand respect des autres espèces animales. Cette avancée obtenue pour les cétacés nous devons l’étendre aux animaux de cirque qui ne peuvent être privés plus longtemps de leurs besoins élémentaires simplement pour nous distraire."

Partiellement annulé

Le texte, notamment signé par l'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal, interdit aussi l'utilisation du chlore dans le traitement de l'eau dans les 6 mois suivant l'arrêté.
L'arrêté concernant l'interdiction d'utilisation des produits chlorés est en revanche  suspendu, le juge de référés estimant que le délai de mise aux normes apparaît trop bref . Il note ainsi que "la quasi-totalité des parcs aquatiques dans le monde détenant des cétacés en captivité utilise actuellement le chlore pour la désinfection des bassins dans lesquels ceux-ci sont hébergés, que le remplacement du chlore par d’autres substances ou procédés pour le traitement de l’intégralité de l’eau de ces bassins implique la réalisation de travaux importants, compte tenu de la différence de mode d’action entre ces derniers et le chlore, et que l’interruption de l’utilisation du chlore doit être entourée de nombreuses précautions afin d’éviter une prolifération bactérienne de nature à nuire à la santé des animaux".


Au-delà de cette décision, le Conseil se prononcera "après l'été" sur le fond des requêtes en annulation déposées par le Marineland et, conjointement, par le parc Astérix et le parc Planète sauvage de Port-Saint-Père (Loire-Atlantique), a précisé la juge des référés Emmanuelle Prada Bordenave au cours d'une audience lundi.

Source de l'article : Cliquez ICI

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