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1258 articles avec action protection animale

L’incroyable sauvetage de Patrick, le chien abandonné retrouvé mourant dans un sac poubelle

Publié le par Ricard Bruno

Retrouvé la peau sur les os, emballé dans un sac poubelle, affamé et blessé, l'espérance de vie de Patrick n'était pas rassurante. Mais ce petit chien a eu des anges gardiens, une équipe de vétérinaire l'a récupéré et lui a offert des soins pour le remettre sur pattes.

C'est grâce à un éboueur que l'équipe a pu intervenir. En plein service, il se rend compte qu'il y a du mouvement dans le sac poubelle, et effectivement, c'était le chien. Patrick a été très courageux, les vétérinaires ont du lui retirer une boule de poil qu'il avait dans l'estomac avant qu'il puisse se nourrir. Et peu à peu, sa santé s'améliorait, aujourd'hui il est en pleine forme et épanoui !

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L’incroyable sauvetage de Patrick, le chien abandonné retrouvé mourant dans un sac poubelle
L’incroyable sauvetage de Patrick, le chien abandonné retrouvé mourant dans un sac poubelle
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L’incroyable sauvetage de Patrick, le chien abandonné retrouvé mourant dans un sac poubelle

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Pour les Galgos et Podencos ! Rassemblement à Paris du 23 avril 2016

Publié le par Ricard Bruno

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Le maire d’Hayange interdit l’accueil de cirques avec animaux dans sa ville

Publié le par Ricard Bruno

Le maire frontiste d’Hayange (Moselle) a interdit l’organisation de cirques avec animaux dans sa ville. L’une de ses promesses de campagne consistait à ne plus recevoir de spectacles avec des animaux. Le parti de Marine Le Pen chouchoute les électeurs fans d’animaux.

Le maire frontiste d’Hayange (Moselle) a interdit l’organisation de cirques avec animaux dans sa ville. L’une de ses promesses de campagne consistait à ne plus recevoir de spectacles avec des animaux. Le parti de Marine Le Pen chouchoute les électeurs fans d’animaux.

Le conseil municipal de la ville dirigée par le Front national d’Hayange depuis mars 2014 a adopté le 13 avril dernier une motion interdisant l’accueil de cirques avec des animaux sauvages, «conformément à une promesse de campagne» du maire FN de la ville, a-t-on appris auprès de la municipalité. L’élu Fabien Engelmann s’était engagé à appliquer plusieurs mesures en lien avec le «bien-être animal» alors que le parti de Marine Le Pen courtise de plus en plus les électeurs sensibles à cette cause. Outre cette décision, le maire a multiplié les actions relatives à la question animale. Végétarien, l’ex-conseiller au dialogue social de la présidente du FN a plusieurs fois répété son attachement aux animaux notamment aux chats.

En 2015, le maire s’était félicité d’avoir sauvé des moutons. Sur Twitter, l'élu FN avait expliqué avoir sauvé quatre moutons de l'abattage rituel de la fête musulmane de l'Aïd-el-Kébir. Le tout accompagné de photos de lui posant auprès du groupe d'ovins. "Je suis membre d’associations contre la souffrance des animaux et j’ai toujours condamné cette pratique barbare qu’est l'abattage rituel" s’était défendu l’élu qui critique régulièrement les méthodes utilisées pour préparer la viande halal.

- Le FN drague les électeurs qui ont des animaux -

Fabien Engelmann avait également indiqué vouloir renommer une rue Brigitte Bardot à Hayange. Celle qui défend les animaux n’avait pas caché sa sympathie pour le Front national. Récemment, sur Facebook, le maire FN a même qualifié de «radical mais efficace» la méthode utilisée en Iran consistant à fouetter un homme qui avait été condamné pour le meurtre d’un chien.

Le Front national soigne de plus en plus les électeurs fans ou proches d’animaux. Cette année, le parti a lancé un énième collectif intitulé Belaud-Argos conduit par la députée européenne Sophie Montel. "Il n'y aura aucun sujet tabou", a-t-elle garanti, citant comme objet de propositions futures "la corrida, le gavage des oies et des canards, la chasse", et demandant d'ores et déjà "l'obligation d'étourdissement avec la saignée des animaux" dans les abattoirs, la fin des "fermes-usines", des "méthodes de substitution afin d'en finir le plus possible avec l'expérimentation animale", etc.

Sophie Montel s'est ainsi prononcée pour "la fin de la mise à mort du taureau lors des corridas". Mais Marine Le Pen, interrogée sur cette question comme sur le gavage des oies et des canards, a botté en touche: "Nous serons amenés à prendre une décision dans le cadre du projet présidentiel. Ce que je pense moi a assez peu d'importance [...]".

Alors que Brigitte Bardot, patronne d'une fondation consacrée à la protection animale, s'était déjà affichée en photo avec Florian Philippot en août, elle a transmis à Sophie Montel et Marine Le Pen une lettre d'encouragement, publiée par la première sur Twitter.

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Brigitte Bardot en 1988, un vaste trafic de chiens volés était démantelé en Lot-et-Garonne

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte BARDOT durant le procès à Agen du trafic des chiens volés

Brigitte BARDOT durant le procès à Agen du trafic des chiens volés

"Sud Ouest" ouvre ses archives pour revenir sur la rocambolesque affaire du trafic de chiens volés en Lot-et-Garonne. Ce fait-divers qui a fait grand bruit, a été largement soutenu par Brigitte Bardot, Dany Saval et Nino Ferrer.

8 octobre 1987 : Jean-Claude Lessieux, docteur ès-sciences et fournisseur de nombreux laboratoires prend livraison de neufs chiens au chenil des Prabonne à Pujols. Il est contrôlé ainsi que sa cargaison et interrogé par les gendarmes suite à un accident de la route. Son principal pourvoyeur est l'éleveur René Prabonne à Pujols qui est soupçonné par la SPA d'être impliqué dans la disparition de chiens de la région. Démarrent alors plusieurs mois de surveillances, écoutes téléphoniques, d'enquêtes.

3 mai 1988 : le docteur Philippe Michaux de Layrac retrouve au-delà de Marmande son chien Suyen un berger des Pyrénées disparu le 21 avril, il dépose plainte le 16 mai. A cette date, 154 des 180 chiens signalés disparus en huit mois au refuge de la SPDA de Brax n'ont pas été retrouvés

4 décembre 1988 : René et Andrée Prabonne, propriétaire d'un chenil à Pujols, Marius Graniczny, éleveur à Trentels, Emile Beaugié, près de Saint-Astier (24) sont interpellés

5 décembre 1988 : René et Andrée Prabonne, propriétaire d'un chenil à Pujols sont écroués et inculpés de cruauté envers les animaux, faux et usage de faux, vol et recel.

6 décembre 1988 : découverte d'un charnier dans un chenil à Pujols, appartenant à René et Andrée Prabonne, 97 chiens sont exhumés d'un puits. Un concurrent de Jean-Claude Lessieux, Richard Mandral, établi en Mayenne est inculpé de recel.

8 décembre 1988 : Marcel Callendraud, un viticulteur et éleveur de chiens de race de Sigogne (16) est arrêté et écroué pour avoir pris une part active au trafic de chiens et deux éleveurs.

Marcel CALLENDRAUD

Marcel CALLENDRAUD

10 décembre 1988 : Raymond Faydi et Sylvie Ferrando, de Saint Antonin Nobleval en Tarn et Garonne sont entendus et inculpés

Raymond FAYDI

Raymond FAYDI

Trafic de chiens à Pujols - Sylvie FERRANDO

Trafic de chiens à Pujols - Sylvie FERRANDO

Trafic de chiens à Pujols - Jean Daniel ROSET Le14 décembre 1988 : Jean-Claude Lessieux, docteur ès-sciences et fournisseur de nombreux laboratoires a été placé en garde à vue à Paris.

Trafic de chiens à Pujols - Jean Daniel ROSET Le14 décembre 1988 : Jean-Claude Lessieux, docteur ès-sciences et fournisseur de nombreux laboratoires a été placé en garde à vue à Paris.

Le professeur Jean-Claude LESSIEUX

Le professeur Jean-Claude LESSIEUX

17 décembre 1988 : Jean-Claude Lessieux est inculpé de recel de vol et écroué à Agen. Il est soupçonné d'être à la tête du réseau de trafiquants de chiens à destination des laboratoires d'expérimentation

21 décembre 1988 : le chanteur Nino Ferrer participe à une vaste opération de récupération de chiens dans les chenils dont les propriétaires ont été inculpés

22 décembre 1988 : René Châteaureynaud, propriétaire du chenil de Devillac (47) qui sert de refuge à la SPDA de la Vallée du Lot, est entendu par les gendarmes. Il est suspecté d'avoir vendu des chiens à Jean-Claude Lessieux. Il est placé sous contrôle judiciaire

12 janvier 1989 : Robert Capelli, propriétaire d'un chenil près de Saint-Martin-de-Londres (Hérault) est placé en garde à vue, il est inculpé de recel d'animaux volés et d'exercice illégal de la profession de vétérinaire, il est écroué à la maison d'arrêt de Montauban

Arrestation de Robert CAPELLI

Arrestation de Robert CAPELLI

1er février 1989 : Emile Donizau, un agriculteur à la retraite, demeurant à Payzay-le-Thoze (Deux Sèvres) est inculpé à Agen de vol, recel, faux et usages de faux, il est placé sous contrôle judiciaire

7 février 1989 : l'actrice Dany Saval et le chanteur Nino Ferrer lance la « Coalition d'Agen pour la défense animale », assises qui se tiendront chaque année en Lot-et-Garonne

M. Gonelle, Dany Saval, Nino Ferrer et J. Faucher lors du lancement de la Coalition d'Agen pour la défense animale

M. Gonelle, Dany Saval, Nino Ferrer et J. Faucher lors du lancement de la Coalition d'Agen pour la défense animale

21 février 1989 : Germaine Fortunato de La Tour-du-Crieu (Ariège) reconnaît avoir fourni une centaines de chiens à l'un des trafiquants, elle est inculpée de vol et recel de vol à Agen

Trafic de chiens à Pujols - Germaine FORTUNATO

Trafic de chiens à Pujols - Germaine FORTUNATO

Jean-François DAUX - Tribunal d'Instance de Bordeaux - 1991

Jean-François DAUX - Tribunal d'Instance de Bordeaux - 1991

24 février 1989 : Gabriel Imart, un retraité de Soual (Tarn) est inculpé de vol et recel, et écroué à Agen

1er mars 1989 : un projet de loi pour la réglementation de l'expérimentation aniamale est publié par le ministère de l'Agriculture

Alors que les investigations et inculpations se poursuivent, le SPDA de Brax et l'association Chats disparus s'inquiètent de la recrudescence des vols d'animaux de compagnie, près de 200 disparitions ont été enregistrées depuis début 1989.

22 novembre 1989 : Jacques Roset, vétérinaire du Tarn-et-Garonne est inculpé de faux

23 novembre 1989 : le professeur Paul Montastruc est entendu dans l'affaire de trafic de chiens volés

15 janvier 1990 : Jean-Pierre Bernoux, adjoint technique de l'animalerie hospitalière du centre hospitalier universitaire de Toulouse-Rangueil est inculpé de recel à Agen et remis en liberté

16 janvier 1990 : Brigitte Bardot vient apporter son soutien au juge Jean-François Daux en charge de l'affaire de trafic de chiens volés, au palais de justice d'Agen

Jean-François DAUX - Tribunal d'Instance de Bordeaux - 1991

Jean-François DAUX - Tribunal d'Instance de Bordeaux - 1991

Mars 1990 : le professeur Paul Montastruc, qui dirige l'animalerie hospitalière de l'hôpital Toulouse-Rangueil est inculpé de recel de chiens volés

Octobre 1990 : un trafic de chiens, près de 2000, est démantelé en Ariège, deux chenils livraient clandestinement des laboratoires au sud de la France

Du 24 au 28 novembre 1991 : le procès des 20 protagonistes du trafic de chiens volés se déroule à Agen. L'actrice Dany Saval, Nino Ferrer et Brigitte Bardot assistent au procès

29 janvier 1992 : le procès d'Agen qui s'est déroulé au mois de novembre 1991 est annulé, le tribunal ne prononçant ni relaxe, ni condamnation. En cause : « l'interrogatoire de première comparution, établi lors de l'audition de Jean-Claude Lessieux, inculpé le 16 décembre 1988, est entaché de lourdes irrégularités. » En vertu de quoi « tous les actes postérieurs à cet interrogatoire, y compris l'ordonnance de renvoi » ont été annulés.

17 avril 1992 : la cour d'appel d'Agen confirme la nullité du procès de trafic des chiens, suite à une erreur d'écriture et de procédure qui avait conduit à l'annulation du procès le 29 janvier

16 décembre 1992 : la Cour de Cassation casse la décision de la cour d'appel d'Agen qui avait confirmé la nullité de l'instruction prononcée, le 29 janvier en correctionnelle.

2 juin 1993 : le dossier du trafic de chiens volés est débattu devant la troisième chambre correctionnelle de la cour d'appel de Bordeaux

24 juin 1993 : l'avocat général bordelais a requis jusqu'à dix-huit mois de prison ferme contre les principaux acteurs du trafic de chiens de laboratoires.

14 octobre 1993 : la cour d'appel de Bordeaux condamne dix neuf personnes impliquées dans le trafic de chiens volés démantelé en Lot-et-Garonne, dont le professeur Montastruchttp://www.sudouest.fr/2016/04/21/en-1988-un-vaste-trafic-de-chiens-voles-etait-demantele-en-lot-et-garonne-2336637-4697.php

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Les 10 activités touristiques avec des animaux à absolument éviter pour empêcher la maltraitance animale

Publié le par Ricard Bruno

Si vous voyagez, vous avez de grandes chances de vous rendre dans un endroit où des activités touristiques sont réalisées avec des animaux.
Et certaines de ses attractions, connues, sont pourtant dangereuses pour l’animal que vous êtes venus admirer.

Des chercheurs du WildCRU, l’unité de conservation de la recherche faunique du département de Zoologie d’Oxford, ont analysé 24 types de divertissements connus à travers le monde en se basant sur une grille de bien-être et de protection. Ainsi, ils ont pu attribuer des notes suivant cinq libertés : la liberté de faim et de soif, l’inconfort et la douleur, les blessures et autres maladies, leur comportement naturel ainsi que la peur et le stress.

À l’aide de cette étude, la World Animal Protection a dressé les 10 plus cruelles attractions touristiques pour les animaux qu’il faut une bonne fois pour toutes arrêter :

Les promenades à dos d’éléphant

Les promenades à dos d’éléphant

Monter à dos d’éléphant est une activité particulièrement prisée dans certains pays d’Asie. Pour dompter la bête, l’éléphant subit plusieurs épisodes traumatisants équivalents à de la torture. Petits, ils sont arrachés à leur maman. Enfermés et enchaînés dans un minuscule enclos, les éléphanteaux subissent le rite de « phajaam » qui consiste à les battre, les assoiffer et les affamer pendant une période donnée pour séparer le corps de l’esprit de l’animal. Et ainsi le « dompter ». Cette technique est utilisée pour briser l’animal. Le pachyderme devient ainsi docile et obéissant, plus facile à contraindre pour balader les touristes sur son dos.

Les spectacles de singes

Les spectacles de singes

Les spectacles de singes sont réalisés par de nombreuses espèces de primates. Dans la rue, les signes divertissent les touristes en dansant, déguisés de sombrero ou en geishas. Ils sont obligés de marcher sur deux pattes, comme des humains, ce qui entraîne des déformations et des douleurs. Ils sont enchaînés toutes la journée ce qui leur cause des blessures. Quand les macaques ne sont pas en représentation, ils sont enfermés dans de petites cages aux conditions d’hygiène douteuses.

Les parcs marins

Les parcs marins

Une attraction particulièrement prisée par les touristes consiste à aller dans un parc marin pour assister à des cabrioles de dauphins. Ces animaux sont poursuivis et capturés par de grands bateaux causant un stress énorme aux dauphins. Beaucoup d’entre eux meurent durant le voyage qui les ramène. De là s’ensuit une vie de captivité, dans un espace réduit, surpeuplé, où les piscines traitées au chlore sont néfastes pour leurs peaux et leurs yeux. L’été, les dauphins enchaînent les spectacles provoquant des coups de soleil.

Les parcs à ours

Les parcs à ours

Les ours sont des animaux solitaires dans leur état naturel. Alors que dans les parcs, ils sont en surpopulation. En les parquant dans des fosses, les ours subissent un stress dû à leur condition de captivité, augmentant les risques d’infection et de maladies. Pour faire rire le public, les ours sont parfois forcés de se déguiser en clown ou de réaliser des pitreries en équilibre sur un vélo.

Charmer les serpents

Charmer les serpents

Charmer les serpents est une activité de rue présente dans de nombreux pays depuis une centaine d’années qui se finit en apothéose par le baiser du cobra. Pour réaliser une telle performance, le cobra se fait édenter à l’aide de pinces métalliques et leurs conduits à venin sont bloqués ou retirés. Cette manipulation est extrêmement douloureuse pour le serpent et peut lui coûter sa vie.

Parmi les autres activités que le rapport demande d’arrêter, il y a celles-là aussi :

La ferme à crocodiles

La ferme à crocodiles

Tenir des tortues de mer

Tenir des tortues de mer

Prendre des photos avec les tigres

Prendre des photos avec les tigres

Se promener avec les lions

Se promener avec les lions

Visiter les plantations de cafés à civette

Visiter les plantations de cafés à civette

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Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Publié le par Ricard Bruno

Des citoyens Roumains dénoncent

Fermement opposé au traitement des chiens des rues par la mairie de Bucarest, les citoyens ont décidé de dénoncer la mauvaise gestion et la corruption qui tapisse cette politique.

Ils ont alors mis en ligne diverses informations sur un site qui vise à «exposer l’ASPA » (une sorte de SPA, crée en 2010 par le Conseil municipal de Bucarest).

L’organisation à comme objectif de «lutter contre les abandons d’animaux de compagnie, gérer de façon sanitaire et vétérinaire les animaux errants, veiller au respect des lois de protection animale existant à Bucarest ». Celle ci est financée par des subventions régionales, et elle est gestionnaire exclusif des fourrières et des 3 refuges pour animaux de la ville.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

«passée de la protection animale à l’extermination animale »

D’après les citoyens Roumains, l’organisation est «passée de la protection animale à l’extermination animale » :

A l’image des animaux destinés à l’alimentation, les chiens n’ont jamais de dénomination en tant que quelqu’un, mais en tant que masse (kilos), dans le contrat de STERICYCLE :

En comparaison, niveau national et pour l’intégralité de ses établissements, 4297 euthanasies en 2013 (2176 euthanasies dans ses 56 refuges et 2121 euthanasies dans ses 30 fourrières) ont été enregistrées par la SPA, en France.

«recyclage de déchets » américain

STERICYCLE est une entreprise américaine spécialisée dans le «recyclage de déchets », celle ci récupère les corps d’animaux de ferme et de refuges. Mais également, de médicaments et déchets hospitaliers.

Les carcasses sont ensuite transformées : Huiles, graisses, protéines, puis réutilisées pour entrer dans la composition de cosmétiques, de croquettes, de peintures, de farines animales, d’engrais, de savon, etc. Toutefois, seuls les corps d’animaux de ferme seraient autorisés à être recyclés, par la loi Roumaine. Les corps de chats et de chiens seraient eux, simplement emmenés au four crématoire – jouxtant l’usine de transformation. Qui en a la preuve ?

Budget stérilisation de ASPA, presque inexistant

Selon les autorités, il y aurait 3 millions de chiens errants en Roumanie, le problème étant la non stérilisation des animaux. La logique ferait penser que l’ASPA devrait s’investir dans cette étape, hors, «seulement 0,91% du budget annuel de l’ASPA part dans des stérilisations ». exposing-aspa.com

Courte et triste vie pour les chiens en Roumanie

Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Un chien errant, en Roumanie, ne vivrait que de 2 ans… D’après diverses sources internet, les fourrières publiques seraient de véritables mouroirs. Mais ayant pris connaissance de ce trafic de la mort, on « comprend » mieux l’in-intérêt pour les « dogs catchers » de traiter ces pauvres âmes avec respect… Tout comme ces « éleveurs » de fermes à chiots.

Une mobilisation grandissante

L’opinion publique européenne se mobilise grandement en faveur des droits des animaux errant Roumains. Reste encore à partager la détresse de ces sans voix, pour y contribuer.

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Fini le cirque pour un babouin à Marseille

Publié le par Ricard Bruno

Lolita, « artiste de cirque », a été délivrée de ses terribles conditions de vie à Marseille (13) par la Fondation 30 Millions d’Amis et Code Animal. Le primate est en route vers un sanctuaire en Belgique.
Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Elle a tourné, tourné, tourné… pour les beaux yeux des spectateurs ! Aujourd’hui, c’est la roue qui tourne pour cette femelle babouin… et dans le bon sens ! Elle a vécu dans de mauvaises conditions pendant plusieurs années au sein du cirque Olympique. Elle a été délivrée à Marseille grâce à l’association Code Animal qui a sollicité l’intervention de la police nationale et l’aide logistique de la Fondation 30 Millions d’Amis (02/04/2016). La prise en charge de l'animal a été assurée par le refuge de Marseille. Ce cirque est soupçonné de détenir des animaux illégalement et dans de mauvaises conditions depuis décembre 2015 par Code Animal. Mais ce n’est qu’au mois d’avril que l’association a pu entamer une procédure officielle et la saisie judiciaire de Lolita, à titre conservatoire.

Lolita ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau". Séverine - Code Animal

Une vie enfermée

« Lolita était enfermée dans une cage non-conforme et sans cesse enchaînée. Elle ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau. De plus, le cirque la détenait illégalement puisqu’il ne disposait pas de certificat de capacité » explique Séverine, représentante de Code Animal. Sur les vidéos dont dispose l’association, on peut voir l’animal effectuer des acrobaties pour épater la galerie : « Lolita était enchainée aussi pendant les spectacles. Elle devait effectuer des tours de piste en tournant sur elle-même par exemple. Elle devait aussi se laisser faire quand les spectateurs profitaient de la proximité de la scène pour la caresser » poursuit-elle.

En route pour une nouvelle vie

Une plainte a été déposée notamment pour « défaut de certificat de capacité » et la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile. Quant à Lolita, elle a été confiée provisoirement aux bons soins des associations de protection animale. Elle a été gardée par le refuge de Marseille avant de rejoindre le sanctuaire belge, le Natuurhulpcentrum (14/04/2016).

N'hésitez pas à signer notre pétition contre l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques.

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ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Publié le par Ricard Bruno

Embauché dans des entreprises françaises de l'agroalimentaire, ce jeune militant a filmé en caméra cachée les conditions de vie et de mort des animaux d'élevage. L'association de défense des droits des animaux en a tiré des vidéos chocs.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

A Lyon, le local de l'association L214 est des plus discrets.

La devanture porte encore le nom du commerce qui occupait auparavant les lieux. A l'intérieur, des étagères supportent des piles de cartons. T-shirts, sacs, tracts, badges, autocollants, livres de recettes, essais, bandes dessinées pour les enfants… Il y a là tout le nécessaire du parfait défenseur des droits des animaux.

Deux salariées s'y affairent. Claire, quadragénaire autrefois professeure de musique, "et même un peu chanteuse", compose des lots qu'elle glisse dans des enveloppes. Elle croule sous les commandes. Patricia, pas encore la trentaine, créatrice de sites internet, passe en revue les dizaines de mails auxquels elle va devoir répondre.

Sur la table au centre de la pièce, des piles d'enveloppes pas encore ouvertes s'entassent. "Quelques jours de courrier à peine. Des dons principalement." Le scénario se répète après chaque nouvelle vidéo choc de L214 sur les pratiques des élevages ou des abattoirs français. La dernière, filmée dans l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), a été diffusée dix jours plus tôt. C'est là que Nicolas* a donné rendez-vous. Pendant un an et demi, ce jeune homme de bientôt 25 ans a été "l'agent secret" de L214.

Premier essai et premier succès

Son aventure a commencé à l'été 2014 dans un couvoir de Bretagne. "Quand je me suis fait embaucher là-bas, c'était pour gagner de l'argent, ce n'était pas du tout pour filmer", assure-t-il. Mais ce qu'il y a découvert l'a révolté.

Il se souvient du tri des poussins à la chaîne sur les tapis roulants. "Au début, j'allais très lentement, je n'osais pas les attraper. Mais au bout d'un quart d'heure, on est obligé de déconnecter, sinon ça ne marche pas. Après, on les prend par poignées, on les regarde vite fait et on les balance." Son souvenir "le plus trash" reste celui de "la vis sans fin de la broyeuse qui avale et recrache les poussins". "Tout le monde trouvait ça normal, sauf moi", s'indigne-t-il.

"Ça a été un choc, raconte Nicolas. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que je fous là ? C'est terrible ce boulot !' Au bout d'une semaine, il était clair que je restais uniquement pour filmer et dénoncer ce qu'il s'y passait."

Nicolas contacte L214. L'association lui fournit le matériel – une caméra cachée et une GoPro – et le jeune homme commence à filmer pendant ses journées de travail. Le soir venu, dans le camping où il dort, il transfère les images sur un disque dur, par sécurité. Le manège dure trois semaines. "Après le couvoir, j'ai eu des insomnies pendant plusieurs semaines", confie le jeune homme. A l'automne, L214 diffuse la vidéo et porte plainte contre le couvoir pour "mauvais traitements envers animaux". Le scandale éclate. La justice s'en mêle. En mars, l'entreprise bretonne et son patron sont condamnés à des amendes d'un total de 19 000 euros. Entre-temps, elle a arrêté son activité de couvoir.

Le couvoir breton était une toute petite structure. Si ce genre de choses pouvait arriver là, qu'est-ce qu'il se passait ailleurs ?

Nicolas, membre de L214

francetv info

Des cibles repérées sur Pôle emploi

Voilà comment Nicolas est officiellement devenu l'"enquêteur" de L214, passant de militant bénévole à salarié de l'association. Ses cibles, il les choisit parmi les annonces de Pôle emploi. "C'est souvent de l'intérim", précise-t-il. Mais "pour décrocher un boulot au bon poste, ce n'est pas évident". D'abord parce qu'il n'est pas toujours le seul à postuler. Ensuite parce qu'il faut avoir le bon profil.

Pour réussir à se faire embaucher dans un couvoir de canetons en Loire-Atlantique, Nicolas a "dû faire deux mois d'intérim dans l'agroalimentaire dans des trucs qui n'avaient rien à voir, les services à l'élevage, les vaccinations, uniquement pour [se] faire un CV et que l'agence [le] mette sur cet emploi", se rappelle-t-il. Parfois, l'infiltration tourne court. "J'ai travaillé dans un abattoir de moutons de la région nantaise. Mais le contrat ne durait qu'une semaine, relate-t-il. C'était trop court pour prendre des images qui soient exploitables médiatiquement ou juridiquement. Et je n'étais pas au bon poste. Il aurait fallu que je sois employé juste avant l'égorgement ou juste après."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Les premiers jours servent aux repérages. Nicolas se familiarise avec les lieux, les horaires et le fonctionnement de l'entreprise. Bien sûr, "il faut rester à son poste et faire son boulot", mais "quand on sait quelles tâches sont effectuées quel jour, c'est plus facile de trouver un moment de flottement où on va pouvoir aller se balader et essayer de filmer". Car, assure-t-il, "il se passe toujours plein de choses mais il faut trouver le bon moment pour filmer, ne pas être occupé et avoir le temps de cadrer".

"La peur de se faire prendre"

Le militant infiltré filme quand il est seul ou quand les autres employés ont le dos tourné. Cela ne l'empêche pas d'éprouver du "stress" et surtout "la peur de se faire prendre". "Parfois, on sort la caméra et quelqu'un passe juste à ce moment-là. On a l'impression qu'il nous a vu, mais en fait pas du tout. Filmer en caméra cachée implique aussi d'avoir des postures pas très naturelles, mais qui en réalité ne se voient que si on sait ce qu'on est en train de faire." Malgré tout, "les gens sont à dix mille lieues d'imaginer qu'on est en train de faire ça".

Il parvient ainsi à infiltrer un élevage de canards à foie gras, dans les Landes, où les canes sont inséminées deux fois par semaine. Il filme ces "manipulations violentes". "Les infections surviennent rapidement. Tous les matins, on ramassait des canes mortes dans la nuit. D'autres avaient les parties génitales qui s'infectaient et on devait leur tordre le cou."

Attention, certaines images peuvent choquer.

Un jeu de rôle éprouvant

Entre chaque enquête, Nicolas fait une pause. "C'est très fatiguant physiquement et psychologiquement. Il faut avoir le temps de s'en remettre", confie-t-il. Son épaule gauche l'a fait souffrir pendant des semaines après son passage par l'abattoir de la région nantaise. Et à force de presser sur les cloaques des canes pour les inséminer toute la journée dans l'élevage landais, il ne parvenait plus à plier ses doigts le matin au réveil.

L'infiltration, "c'est assez perturbant", reconnaît Nicolas. "Il faut jouer un rôle dès l'entretien d'embauche et après, avec les salariés de l'entreprise, huit heures par jour pendant des semaines. On ne peut pas parler de sa vie privée. On n'a plus de vie personnelle non plus. On part à des centaines de kilomètres de chez soi." Pour toutes ces raisons, Nicolas a décidé d'arrêter, à l'hiver 2015.

L214 peut toujours compter sur ses "lanceurs d'alerte" : des personnes qui ont accès à des abattoirs ou des élevages et acceptent de les filmer en caméra cachée. "Il y a des images qu'on ne peut pas avoir autrement qu'en étant sous couverture", fait cependant valoir le militant. Et l'association ne dépend plus que de sources extérieures. "On est en retard sur ce sujet en France", déplore Nicolas. Aux Etats-Unis, l'association Mercy For Animals propose ainsi sur son site internet des offres d'emplois d'undercover investigator (enquêteur clandestin).

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

"Voir les choses en vrai, ça vaccine"

Pour Nicolas, cette expérience a été "une prise de conscience". "C'est un peu comme si on se réveillait, explique-t-il. Manger des œufs, de la viande, du lait ou du fromage, c'est quelque chose qu'on connaît depuis qu'on est tout petit, on n'a pas envie de le remettre en question. Mais ça vaccine de voir les choses en vrai. C'est encore plus violent que les vidéos."

Au fur et à mesure de son engagement, Nicolas est devenu végétarien puis vegan, bannissant peu à peu de son alimentation tous les produits animaux. "Ça s'est confirmé dans toutes mes enquêtes. Il n'y a pas de considération pour les animaux, autre que celle de la rentabilité. Je n'avais pas envie de participer à ça", tranche-t-il. 

"Avant cela, je n'avais pas fait le lien du tout entre les animaux et ce qu'il y avait dans mon assiette."

Nicolas, militant de L214

francetv info

"On aura gagné quand il n'y aura plus d'élevages"

Grâce à ses vidéos, L214 a réussi à imposer dans le débat public le sujet des conditions d'élevage et d'abattage. Le ministre de l'Agriculture a promis un représentant de la protection animale dans chaque abattoir. Stéphane Le Foll a aussi l'intention de "créer un délit de maltraitance" aux animaux, assorti de "sanctions pénales".

"C'est un premier pas à court terme, tempère Nicolas. Cela montre une plus grande prise en compte des animaux, même si elle est toujours insuffisante. Cela envoie un message à la société : on ne peut pas faire n'importe quoi avec les animaux. Mais, à long terme, L214 se positionne sur la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'exploitation animale. On aura vraiment gagné quand il n'y aura plus d'élevages."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Afin d'encourager cette évolution de la société, Nicolas s'attelle à la réalisation d'un nouveau site internet de L214 : "Vegan pratique". "Il y a très peu de conseils nutritionnels de la part des autorités", regrette-t-il. Pourtant, "avec un peu d'informations, ce n'est pas si compliqué que ça". "Comment faire pour se passer de produits animaux et conserver du plaisir dans son alimentation en mangeant autrement", expose-t-il, en plaisantant : "On ne va pas bouffer du riz tous les jours." Mais voilà, "en France, il y a toute une tradition culinaire autour de la viande. On n'est pas au bout de nos peines."

* Le prénom a été changé.

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Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Publié le par Ricard Bruno

Grâce à une vidéo choc, l'association de défense des animaux a obtenu la condamnation pour mauvais traitements d'un couvoir industriel breton. Un scandale qui a bouleversé la vie de cette petite entreprise agroalimentaire.

Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Seuls les caquètements qui s’échappent des poulaillers industriels trahissent la présence des poules. Elles sont 80 000 réparties dans douze bâtiments entre Finistère et Côtes-d'Armor. Mais le couvoir dans lequel naissaient chaque année une dizaine de millions de poussins destinés à des élevages, lui, est désaffecté. Les incubateurs, les éclosoirs, les tapis roulants de la machine de tri ont été démontés et vendus. Le lieu ne sert plus qu’au conditionnement des 18 millions d’œufs à couver expédiés annuellement à l'étranger. Et seuls neuf des vingt-deux salariés ont conservé leur emploi.

Dans ce couvoir de Bretagne, le scandale provoqué par la vidéo choc filmée en 2014 par l’association de protection des animaux L214 a laissé des traces. Et un profond traumatisme. Début mars, le tribunal correctionnel de Brest a condamné la société à 15 500 euros d'amende et son patron à 3 500 euros d'amende.

Le couvoir, reconnu coupable de mauvais traitements envers un animal, est la première entreprise agroalimentaire dont L214 a obtenu la condamnation. Claire*, la directrice, a accepté de témoigner, à condition que ni son nom ni celui de son entreprise ne soient mentionnés. Et parce qu'elle entend dénoncer "les procédés inadmissibles" et "les méthodes d'extrémistes" de L214.

Poussins étouffés et broyés

Tout commence en juillet 2014, par une annonce passée via Pôle emploi. Le couvoir recherche des intérimaires pour l’été. Parmi les réponses, celle d'un jeune homme originaire de Lyon. Sur son CV, l'ancien étudiant en musicologie dit avoir travaillé comme saisonnier dans les vendanges et la cueillette de fruits. Sa lettre de motivation achève de convaincre le responsable des recrutements. Il est embauché. Trois semaines après son arrivée, il part pourtant sans prévenir.

Le scandale éclate en novembre, avec la diffusion de la vidéo. Le jeune ouvrier était en réalité un militant de L214. Il a commencé à filmer dès ses premiers jours de travail. Et quand il rentrait le soir au camping où il dormait, il montait les images avec l'aide d'un des fondateurs de l'association. Claire apprend l’existence de la vidéo "par hasard", lorsqu’une journaliste appelle depuis Paris pour avoir sa réaction. "J'ai cru que c'était une blague", s'étonne-t-elle encore. Sur ses conseils, Claire se rend sur le site internet de L214 et découvre les images filmées dans son couvoir. "J’ai été choquée."

Des poussins sont déchiquetés à la broyeuse plutôt que d'être envoyés à l'équarrissage, d’autres sont enfermés dans des sacs-poubelle où ils meurent asphyxiés, d’autres encore agonisent dans une benne à ordures au milieu de cartons écrasés et d’œufs brisés, ou sont ramassés à la pelle sur le sol carrelé et jetés dans un seau.

"Le vilain petit canard" de l'aviculture

"Ça a été le déferlement médiatique, se désole Claire. C'était repris sur toutes les chaînes. Ça tournait en boucle. On était désemparés. Pour une petite entreprise, ce n'est pas quelque chose de facile à vivre." Un jour, les salariés du couvoir mettent dehors une équipe de télévision entrée sans autorisation. Puis tout retombe au bout de quelques jours. Claire garde aussi le souvenir de deux lettres anonymes et d'appels téléphoniques. "Tortionnaires de poussins", "Un poussin tué, un appel anonyme", disait la voix, avant de raccrocher.

"Très vite, on s'est retrouvés isolés. On était devenus le vilain petit canard", déplore Claire, en regrettant que le syndicat avicole auquel elle adhère n'ait pas davantage soutenu sa PME. Après l'affaire, apprenant que le militant de L214 tente de se faire engager dans d'autres entreprises, elle transmet son CV et sa photo aux autres sociétés françaises de l'accouvage, afin qu'elles ne se fassent pas piéger.

L214 ayant porté plainte pour cruauté envers des animaux, la justice enquête. Les gendarmes, accompagnés des inspecteurs des services vétérinaires, perquisitionnent le couvoir. Dirigeants et employés sont interrogés. Puis vient le procès. "Quand on n'a jamais assisté à ça, c'est une épreuve très difficile", assure Claire. La plainte du couvoir contre L214 et ses méthodes n'est pas retenue. L'association, elle, est partie civile.

Claire assiste "impuissante" à l'interrogatoire de son associé et aux plaidoiries accusatrices. A l'audience, le patron se défend, affirme ne pas être au courant des pratiques non conformes à la législation de ses salariés, et explique qu'il a donné de tout autres consignes. Le parquet requiert six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Ce sera finalement seulement 19 000 euros.

"Ça part d'une bonne action"

Claire reconnaît les "erreurs" commises et avance des explications.Si les employés mettaient des poussins dans des sacs-poubelle, c’était à la demande d'associations qui recueillaient et soignaient des animaux blessés et venaient récupérer au couvoir les oisillons non commercialisables. "Ça part d'une bonne action et on se retrouve sur le banc des accusés", dit Claire.

Les poussins jetés à la benne comme de simples déchets ? "C'était une mise en scène filmée par l'activiste pendant la pause déjeuner des salariés, dénonce Claire. Avec le personnel habituel, cela ne se serait jamais produit."

"Les poussins n'ont pas été détruits par plaisir."

francetv info

Claire fustige L214, qui a utilisé la vidéo tournée dans son couvoir, où les poussins étaient vendus à des élevages, pour dénoncer les pratiques des couvoirs de poules pondeuses, où seules les femelles sont gardées et les mâles éliminés. "Dans une entreprise comme la nôtre, les poussins détruits sont ceux qui ne sont pas viables, mal formés. Cela ne représente que 2% de la production", argue la dirigeante.

"Il est déjà arrivé que nous subissions les conséquences des grèves de compagnies aériennes et que des vols soient annulés, reconnaît également la directrice. Dans ce cas, on cherche d'autres débouchés en urgence. Mais si on n'en trouve pas vite, on n'a pas d'autre choix que d'envoyer notre production à la destruction."

Le procès de l'élevage intensif

A travers le couvoir breton, L214 entend faire le procès de l'élevage intensif. "C’est vrai qu'il y a des destructions inutiles d'un pourcentage d'animaux. Mais s'il y a surproduction, c'est parce qu'il y a trop d'importations de poulets", accuse Claire, qui blâme des normes toujours plus nombreuses et la concurrence déloyale des pays où le coût de la main-d’œuvre est inférieur.

"Quand on commence à entrer dans une entreprise agroalimentaire, il y a toujours des choses dérangeantes."

francetv info

Claire a regardé les vidéos filmées par L214 dans les abattoirs du sud de la France et les élevages pratiquant le gavage des canards pour le foie gras. "Ces images sont produites et diffusées dans le but de choquer, et c'est réussi", confirme-t-elle. "L214 s'attaque à la production de viande, à sa commercialisation, à la haute couture qui utilise le cuir et la fourrure... Vous imaginez les conséquences sur notre économie ? s'interroge-t-elle. Où commence la maltraitance animale ? Et où s'arrête-t-elle ? La ménagère qui ébouillante ses langoustines vivantes, le chasseur qui abat son gibier, le pêcheur qui laisse les poissons agoniser... Il y a tant d'exemples."

"Je comprends que cela dérange", rétorque Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, qui défend le mode d'action de son association : "Cela permet de montrer la réalité qu'on ne veut pas nous laisser voir." "Si on n'avait pas diffusé ces images, il ne se serait rien passé", dénonce-t-elle, déplorant qu'il faille "absolument provoquer un scandale pour qu'il y ait une prise de position politique".

L214 a certes obtenu la condamnation du couvoir ainsi que des annonces du gouvernement sur le bien-être animal, mais, pour la militante, cela ne suffit pas. "On pourra vraiment parler de victoire quand il y aura de réelles avancées pour les animaux." A ses yeux, cela passe par la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'élevage. "Il faut changer notre modèle alimentaire", plaide-t-elle, espérant une prise de conscience collective.

"Cela a fini par nous briser"

Sur la terre des "bonnets rouges" bretons, le contexte économique est morose. Et le secteur de l’élevage sinistré. Le souvenir des plans sociaux de Doux et Tilly Sabco est encore frais. Quant à l’épidémie d' influenza aviaire , elle a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières aux poulets et aux œufs français. L'entreprise familiale, lancée par le grand-père à son retour de captivité à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le modèle allemand, a compté jusqu’à 80 salariés et trois couvoirs, mais elle a aussi connu ses plans sociaux.

L'affaire a été "la goutte d'eau de trop". "Les conséquences de la vidéo de L214 ont fini par nous briser. J’ai dit : 'C'est fini, je ne veux plus entendre parler du couvoir'." Claire et son associé ont décidé de le fermer. Ils étaient en redressement judiciaire depuis plus d'un an. Le tribunal de commerce a accepté le changement d'activité. Il a fallu licencier. "L’ambiance était très mauvaise. Les ouvriers avaient peur de perdre leur travail. (…) Ce n'était pas une décision facile à prendre." L'entreprise s'est tournée vers l'exportation à 100%.

"Notre avocat nous a conseillé de tourner la page. Mais j'ai du mal", dit Claire. Son associé, lui, refuse de regarder vers le passé. "Quand je tape le nom de notre couvoir sur internet, tout ressurgit. J'aimerais bien pouvoir effacer ça", confie la directrice. L'enseigne à l'entrée de l'entreprise a été démontée, remisée dans un coin de son bureau. Le couvoir tente de se faire oublier.

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Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

Publié le par Ricard Bruno

Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe
Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

Conformément aux exigences préfectorales, l'association "s'engage à effectuer l'identification, le contrôle sanitaire et la régulation du troupeau". La présidente en est Sylvie Vidal, propriétaire, épaulée par Jeannie Giry, trésorière, et Corinne Roux, secrétaire.

"On doit suivre les mêmes règles"

"Pour l'instant, les obligations sont d'en capturer pour faire les contrôles sanitaires et la castration des boucs pour limiter la cosanguinité et la prolifération, ne pas être débordé par leur nombre, les marquer et essayer de les maintenir sur le plateau, où elles vivent normalement, à part en été, où elles ont tendance à se rapprocher des routes", souligne Sylvie Vidal.

Conséquence directe, "la mise en place de parcs ouverts avec de la nourriture qu'elles adorent et qu'elles ne trouvent pas dans la nature, du maïs, de l'orge, du sel et de l'eau. Quand un groupe y sera dedans, on fera un bouclage, un prélèvement sanitaire, les vaccinations nécessaires, tout ce qui est imposé aux éleveurs. On doit suivre les mêmes règles. On s'y est engagé."

Un premier enclos est posé "depuis plus d'un mois. Pour l'instant, il n'a pas de succès car il y a trop d'herbe, tellement à manger autour. Un deuxième sera posé le 27 avril. Celui-là, puis un autre, resteront en place, très loin des routes, au cas où il y ait des problèmes sanitaires, pour les regrouper en urgence. Bien que leur isolement géographique les mette à l'abri de toute contamination". Même si la présidente a appris que, "paraît-il, les moustiques, vecteurs de la maladie de la langue bleue, ont un rayon d'action officiel de 250 km".

"Elles aiment être perchées en surplomb du vallon"

Sur les nuisances qui leur sont attribuées, liées au trafic routier, "la Dirmed a rénové les grillages le long de l'autoroute. On a aussi l'accord des propriétaires privés pour en poser d'autres vers la RD9, si nécessaire. Même s'il faudrait trouver les fonds nécessaires. Mais leur lieu de prédilection n'est pas la plaine ou le macadam. Elles aiment être perchées en surplomb du vallon , vers les carrières, qui les acceptent bien maintenant. On veut les fixer là-haut, là où elles sauront trouver une gâterie."

Une autre attaque avait été portée par les cultivateurs, qui les accusaient de manger les vignes : "On a entouré les vignes en question d'une clôture électrique il y a trois ans. Il n'y a plus de problème de ce côté-là. Maintenant, ce sont les éleveurs qui, se sentant persécutés par tous les règlements qui évoluent et augmentent leur charge de travail, disent pourquoi nous, et pas eux ? La différence, c'est que nos chèvres ne seront jamais, ni mangées, ni traites. Elles sont imprenables dans un circuit commercial donc elles ne vont pas contaminer un humain. Mais on va quand même faire comme si c'était un élevage. "

"Elles vont par petits troupeaux de 20"

Quant à leur nombre, "il reste très difficile à évaluer. Si on veut être honnête, on doit rester évasif. Des chiffres délirants partent jusqu'à 250 bêtes alors qu'en fait on n'en a jamais vu plus de 70, au mieux, selon Sylvie Vidal. Ça a été fait par la mairie, qui a envoyé tous les patrouilleurs des comités feux de forêts, en 4/4, en cernant tout le massif". "Elles vont par petits troupeaux de 20", complète Jeannie Giry. Qui y voit aussi un indéniable attrait politique et touristique : "Avec tous ces chemins de randonnée qui se créent, il y a un créneau dans lequel on peut se situer, pour dire que ces chèvres, finalement, plairont aux gens qui se promènent."

"Tout est prêt, en place, sourit Sylvie Vidal. Si tous les engagements sont tenus, elles sont sauvées sur site. Ça prendra un peu de temps mais c'est en route".

Association "Chèvres de notre colline". Pour adhérer, cotisation minimum à 10€/an. Pour faire un don, minimum 10€, sans obligation d'adhésion. Chèques à adresser ou à déposer sous enveloppe dans la boîte aux lettres de l'association, Maison des associations, 22, avenue du 4 septembre, Châteauneuf-les-Martigues. Contact : 04 42 81 53 14. chevresdenotrecolline@laposte.net

"Coopération efficace avec la mairie"

"Le relationnel avec la mairie de Châteauneuf et Roland Mouren se passe parfaitement, apprécie Sylvie Vidal. On a une coopération amicale, efficace. On tient compte des obligations et des responsabilités de chacun. Car au final, malgré l'association, s'il y avait un accident, c'est le maire, avec la Préfecture, qui resteraient responsables de la sécurité publique, qui comprend la sécurité routière, la protection des cultivateurs et, surtout, celle des éleveurs qui, eux, vivent de leur travail." Et d'ajouter : "Tout ce petit monde a accepté de prendre un risque pour laisser les chèvres dans les collines. La commune a pris un arrêté d'interdiction de leur donner à manger au bord des routes. Des panneaux en ce sens seront posés. Ensuès devrait faire de même puisqu'une partie du massif concerné se trouve sur son périmètre."

Le troupeau des Pennes-Mirabeau a trouvé refuge en Dordogne

On se souvient qu'un autre troupeau de chèvres sauvages a fait parler de lui, il y a un an, cette fois dans le massif bordant les Pennes-Mirabeau. Un groupe de 28 bêtes divaguant y avait été recensé, "clairement rejeté par les riverains, contrairement à celles de Châteauneuf", rappelle Romy Turpin, de la Fondation Brigitte Bardot. Notamment par les chevriers du Rove, qui ne voyaient pas d'un bon oeil cette proximité potentiellement vecteur de maladies.

Venue se rendre compte sur place en avril 2015, la Fondation avait ensuite financé la mise en place d'un enclos pour les récupérer et les regrouper, ce qui fut fait durant l'été.

Grâce à la Fondation Brigitte Bardot

Après un indispensable contrôle sanitaire - avéré favorable -, le troupeau a été d'abord "sécurisé" dans une bergerie à Grans, "qui appartient à un particulier, membre de la Fondation", précisait alors Christophe Marie, son porte-parole médias. Les chèvres y ont passé tout l'hiver... jusqu'à ce mardi où, au petit matin, elles ont pris la route, dans des camions, direction la Dordogne. Le Périgord sera leur port d'attache définitif, toujours sous l'égide de la Fondation, soucieuse de voir le moins possible d'animaux abattus.

Impliquée également depuis 2012 dans le dossier de la Nerthe, la Fondation Brigitte Bardot avait plaidé il y a un an pour un maintien sur site encadré. "Nous continuons à être au côté des habitants du secteur, qui souhaitent leur maintien", indique Romy Turpin. C'est dans cette intention que l'enclos qui a servi pour la capture des chèvres des Pennes-Mirabeau "va être offert à l'association de Châteauneuf". Par ailleurs, la Fondation "prendra à sa charge les frais de castraction des boucs qui seront capturés".

Qui soutient l'association ?

"En assistant plusieurs fois aux réunions depuis 2012, on a compris qu'il fallait avoir une position claire", précise Sylvie Vidal. À ce jour, "on a une vingtaine de particuliers adhérents et autant de donateurs", indique Jeannie Giry. Dont des archéologues de Martigues et Marseille et l'Office de Tourisme de Fuveau. "On est très sélectif sur les adhésions parce qu'on veut être sûr que ce sont des gens qui ont bien compris qu'on n'a pas d'autre alternative si on veut qu'elles restent là, ajoute la présidente. Ceux qui ont d'autres ambitions, d'autres espérances, ce n'est pas compatible avec ce qui est accepté par la préfecture. On va essayer de rendre le risque minimum mais il demeure, en théorie. Cela aurait été plus simple d'éradiquer le problème en se débarrassant des chèvres. Ce qui est tout à fait légalement possible".

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