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Brigitte Bardot en colère : elle dénonce “une erreur de casting” dans le gouvernement d’Élisabeth Borne

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en colère : elle dénonce “une erreur de casting” dans le gouvernement d’Élisabeth Borne
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6 mois avec sursis après avoir tué son chien à Haution

Publié le par Ricard Bruno

6 mois avec sursis après avoir tué son chien à Haution

Que du sursis, mais que fait cette justice ! peine beaucoup trop clémente envers cette ordure !

Bruno Ricard  

Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2021, un homme a abattu son chien d’un coup de fusil. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, ainsi que plusieurs obligations.

L’affaire avait été mise en délibéré, le jugement a été rendu ce jeudi 12 mai. Un homme de 33 ans habitant Haution a été reconnu coupable d’avoir froidement tué son chien d’une balle de fusil. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 10 au 11 décembre 2021 au domicile du prévenu.

L’homme a été condamné à 6 mois de prison avec sursis probatoire pour une durée de deux ans. Il a l’obligation d’indemniser les victimes, est définitivement interdit de détenir un animal, se voit retirer son permis de chasse pendant 5 ans et a également l’interdiction de détenir ou de porter une arme pendant 5 ans. Le prévenu devra reverser 1 000 € aux trois associations qui se sont constituées parties civiles : la Société Nationale pour la Défense des Animaux, la fondation Brigitte Bardot et l’association Stéphane Lamart.

Un impact de la taille “d’un euro”

C’est donc au cours de cette triste nuit du 10 au 11 décembre 2021 que le chien du prévenu, un bull terrier croisé à un staffordshire, perd la vie. Tout a commencé après une dispute entre l’homme et sa compagne. Deux chiens, celui de l’habitant d’Haution et l’autre de sa femme, se mettent alors à se battre en voulant protéger leur maître, ce qui n’est pas du tout du goût du prévenu. Il décide d’emmener son animal de compagnie dans sa chambre pour lui infliger “une correction“, selon ses mots. Le chien l’a alors mordu, déclenchant la colère de l’homme. Il se saisit d’un fusil et tire presque à bout portant.

Suite de l'article et source : Cliquez ICI

 

L’ORANG-OUTAN, SYMBOLE DES RAVAGES DE L’HUILE DE PALME

Publié le par Ricard Bruno

L’ORANG-OUTAN, SYMBOLE DES RAVAGES DE L’HUILE DE PALME

Aujourd’hui, la déforestation des forêts primaires au profit de monocultures de palmiers à huile tend à s’intensifier dramatiquement face à une demande toujours plus forte de la part des industriels.

L’huile de palme, substance présente dans près de la moitié des produits alimentaires emballés que l’on trouve en supermarché ainsi que dans les produits d’hygiène, cosmétiques et carburants, représente un moteur majeur de la dégradation des forêts parmi les plus riches en biodiversité du monde, en particulier en Asie du Sud-Est.

Cette industrie détruit à un rythme effréné l’habitat de nombreuses espèces menacées d’oiseaux, d’amphibiens et de mammifères, parmi lesquels les emblématiques orangs-outans. Ces derniers assistent impuissants au saccage de leurs terres, tentant de survivre au milieu des bull-dozers, des incendies et des fumées toxiques qui s’en dégagent. Leur forêt n’est désormais plus qu’une immense usine lucrative : un hangar à ciel ouvert pour produire l’additif qui viendra diluer une nourriture industrielle et toxique ou remplir le réservoir de nos voitures. Les femelles voulant défendre leurs petits sont régulièrement maltraitées et abattues et leurs bébés capturés illégalement pour alimenter le marché noir d’animaux de compagnie exotiques.

UNE LUEUR D'ESPOIR ?

Dans les pays occidentaux, le grand public est de plus en plus réticent à acheter des produits contenant de l’huile de palme. La Commission européenne a de son côté récemment publié une proposition de loi visant à interdire l’importation de produits issus de la déforestation en obligeant les entreprises à s’assurer, via un système de traçabilité, que leurs produits vendus en Europe ne proviennent pas de zones où, pour les fabriquer, les forêts ont été dégradées ou entièrement détruites. Il s’agit de la première loi au monde pour enrayer la déforestation importée. Notre Fondation compte sur la France, qui préside l’UE en ce début d’année 2022, pour enrichir et faire adopter cette loi ambitieuse.

La FBB apporte son soutien aux organisations qui luttent sur le terrain pour protéger les animaux sauvages des conséquences de la déforestation.

Depuis plus de 20 ans, la FBB soutient l’association Kalaweit qui œuvre pour créer des réserves privées protégées dont la taille augmente chaque année et où les animaux sauvages sont à l’abri de la déforestation. Les orangs-outans y vivent paisiblement et les tigres ont même récemment réinvesti les lieux.

Depuis 2016, la FBB soutient l’association Jakarta Animal Aid Network (JAAN) dont le Sumatra Wildlife Center fournit les premiers soins aux animaux récemment prélevés dans la nature et saisis à la frontière. Un soutien à la logistique est indispensable car le processus de réhabilitation et de relâché doit être fluide et très rapide. Si leur réhabilitation n’est pas envisageable, le centre fournira à ces animaux des soins à vie. 

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Chèvres de la Nerthe : Brigitte Bardot interpelle le préfet et fustige le maire de Châteauneuf

Publié le par Ricard Bruno

Chèvres de la Nerthe : Brigitte Bardot interpelle le préfet et fustige le maire de Châteauneuf

Chèvres de la Nerthe : Brigitte Bardot interpelle le préfet et fustige le maire de Châteauneuf

Brigitte Bardot, présidente de la fondation éponyme, vient d'adresser ce vendredi 29 avril une lettre ouverte au préfet de région Provence-Alpes-Côte d'Azur et préfet des Bouches-du-Rhône. Nul doute que cette attaque ciblée ne restera pas sans réponse. Roland Mouren, le maire de Châteauneuf-les-Martigues, plusieurs fois cité dans le courrier de la star en retraite à Saint-Tropez, sera peut-être un peu surpris par la virulence des propos à son encontre.

 

Extraits :

Monsieur le Préfet,

Si je m’adresse à vous sous forme de lettre ouverte, c’est parce que le travail que nous menons depuis des années avec vos services et l’association « chèvres de notre colline » pour éviter la divagation des chèvres de la Nerthe est systématiquement sabordé par Roland Mouren, maire de Châteauneuf-les-Martigues. Ça suffit, il vous revient de remettre à sa place ce petit shérif qui impose, par l’intimidation, sa loi aux autres élus du département.

Ma Fondation a déjà pris en charge de nombreuses chèvres des collines (150 environ), a financé la castration de boucs et la création d’enclos de capture comme celui tout juste terminé d’Ensuès-la-Redonne… Tout cela pour quoi, pour qu’un excité du coin use de son pouvoir de maire pour mettre en échec l’opération et fasse capturer les chèvres, y compris les boucs castrés, pour les envoyer on ne sait où et probablement in fine à l’abattoir ?

... 

Je compte sur vous pour fixer des règles qui permettront de sortir du climat détestable et délétère imposé à tous par le seul maire de Châteauneuf-les-Martigues, c’est absolument nécessaire et urgent.

...

Brigitte Bardot
Présidente

Caen : Enquête après la découverte de cadavres de chats dans un bassin de rétention d’eau

Publié le par Ricard Bruno

MYSTERE Des cadavres de chats viennent d’être découverts par hasard près de Caen (Calvados). Une enquête a été ouverte après de nombreuses disparitions

Caen : Enquête après la découverte de cadavres de chats dans un bassin de rétention d’eau

Trois plaintes auraient déjà été déposées. Mais le mystère demeure. Plusieurs cadavres de chats ont été découverts, vendredi dernier, dans un bassin de rétention d’eau situé près de Caen (Calvados), entre les communes de Colombelles et Cuverville, rapporte Actu.fr.

Certains des animaux ont pu être identifiés, selon des informations du site d’information locale. L’un d’entre eux avait disparu depuis quelques semaines de chez ses propriétaires domiciliés dans une commune voisine. Un autre était introuvable depuis le mois de novembre. De nombreuses disparitions auraient été signalées depuis plus d’un an dans le secteur. La police a ouvert une enquête.

Et des messages de vigilance sont depuis partagés en masse sur les réseaux sociaux :

Une série d’actes de torture sur des chats a déjà semé la psychose


Ouest-France explique que les lieux de ces découvertes macabres « sont entourés d’une clôture de plus de deux mètres de haut » et rappelle un triste précédent dans l’agglomération.
En 2018, une série d’actes de torture sur des chats avait semé la psychose. Un quinquagénaire avait été interpellé puis jugé, et condamné à 18 mois de prison, dont neuf ferme, en juin 2018, avant d’être déclaré irresponsable pénalement, en août 2021.
La justice avait finalement considéré que le discernement du prévenu était aboli au moment des faits. Cela en raison d’effets secondaires des médicaments qui lui étaient alors prescrits contre la maladie de Parkinson.

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La fondation Brigitte Bardot porte plainte pour maltraitance animale contre une manade héraultaise

Publié le par Ricard Bruno

Suite au signalement d'une riveraine, la fondation Brigitte Bardot a porté plainte contre la manade des Saladelles à Valergues (Hérault). L'association de protection des animaux dénonce des situations de maltraitance. Le manadier se défend et dit respecter les traditions camarguaises.

Veaux fraîchement marqués à la manade des Saladelles -

Veaux fraîchement marqués à la manade des Saladelles -

C'est au détour d'une promenade que Christelle Gossart a été interpellé par le pellage d'une quinzaine de veaux. Des lambeaux de peau sur le flanc, des plaies sanglantes et des "marques énormes" ont coupé le souffle à cette habitante de Mudaison, au nord de Mauguio. 

Dans la foulée, elle publie un message sur Facebook dans lequel elle pointe la manade des Saladelles, implantée à Valergues (Hérault). S'en suit une plainte déposée par la fondation Brigitte Bardot.

Appel au boycott

Dans son post du 7 avril, Christelle Gossart appelle clairement à boycotter les produits issus de la manade des Saladelles. "Pour ne pas cautionner la maltraitance animale", explique-t-elle. Un message qu'elle temporise aujourd'hui : "Je ne veux pas dénigrer le travail du manadier, _je veux juste faire cesser les situations de souffrance_."

Christelle Gossart

Christelle Gossart

L'éleveur, lui, ne se reconnaît pas dans ces accusations. Guillaume Bianchi a 27 ans et aujourd'hui 150 vaches et taureaux. "Il est normal qu'une croûte se forme après le marquage. C'est normal. Après on leur passe un produit antiseptique. Tout cela est prévu dans le cahier des charges de la race Camargue", détaille-t-il.

Guillaume Bianchi, le manadier

Guillaume Bianchi, le manadier

Christelle Gossart ne l'entend pas de cette oreille : "Quand il est bien fait, le marquage ne doit pas être plus profond que la première couche de cuir. Là, les veaux avaient des cicatrices ensanglantées de la taille d'une main." Pour cette dessinatrice, c'est le signe que le "marquage est raté".

Respect de la tradition

Le marquage au fer rouge est systématique dans les manades pour garantir la filiation des espèces camarguaises, dont certaines sont en voie de disparition. L'éleveur mis en cause le pratique depuis 9 ans. "Je pense bien faire les choses", clame-t-il. 

L'enquêtrice de la fondation Brigitte Bardot à l'origine de la plainte pour maltraitance estime, elle, que ce n'est pas fait dans les règles de l'art. "Je suis souvent dans les manades et je n'ai jamais constaté autant de méfaits sur des animaux. Jamais.", appuie Sylvie Baillieu.

L'affaire pourrait se régler devant les tribunaux. L'éleveur envisage à son tour de porter plainte contre Christelle Gossart et la fondation Bardot pour diffamation. Il affirme par ailleurs s'être mis en conformité suite aux deux inspections des services vétérinaires de la préfecture (avril et septembre 2021) qui avaient notamment pointé des "infractions sur l'identification" des animaux.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Un gigantesque éléphant en voie de disparition tué par un chasseur pour plus de 46 000 euros

Publié le par Ricard Bruno

Un gigantesque éléphant en voie de disparition tué par un chasseur pour plus de 46 000 euros

Le débat de la chasse aux éléphants a été ravivé au Botswana, cette semaine, après que le plus grand éléphant du pays ait été abattu par un chasseur. Leon Kachelhoffe, un collectionneur de trophées, a publié une photo de lui à côté de sa prise, un « tusker », une espèce en voie d'extinction aux défenses particulièrement longues, ce qui n'a pas manqué d'indigner une partie de l'opinion.

L'ancien chef d'Etat du Botswana s'indigne

La bête majestueuse était un mâle âgé d'une cinquantaine d'année. Le poids de ses défenses était de 91 kilos. Pour tuer l'animal, il a fallu que le chasseur débourse 50 000 dollars, soit environ 46 300 euros. « Quand vous prenez un taureau comme ça, il y a beaucoup de remords, il y a beaucoup de tristesse, vous pensez à la belle vie que cet éléphant a menée », a déclaré Kachelhoffer dans un podcast, rapporte The Times. « Vous savez, c'est plus que prendre une photo, devenir un héros et toutes ces autres absurdités. »

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La nouvelle a choqué jusqu'à l'ancien chef d'Etat, Ian Khama, qui avait interdit la chasse aux trophées avant que son successeur, Mokgweetsi Masisi, ne la réintroduise en 2019. « C'était l'éléphant que nos guides tentaient de montrer aux touristes à chaque fois, c'était une icône du parc. Et maintenant, il est mort. En quoi sa mort va-t-elle bénéficier notre industrie du tourisme, basée sur la faune sauvage ? Ces politiques désastreuses n'amèneront ni emplois ni revenus au pays », a-t-il dénoncé sur Facebook.

 

Le président Masisi justifie la délivrance de permis de chasser par l'argent qu'ils rapportent : 2,7 millions de dollars (2,5 millions d'euros) l'année dernière au Botswana, selon le gouvernement. Par ailleurs, l'administration et l'industrie de la chasse avancent que la viande récoltée ainsi bénéficie à la communauté. « L'éléphant avait déjà une blessure par balle, les braconniers l'avaient dans leur ligne de mire », affirme Debbie Peake, porte-parole de l'industrie de la chasse au Botswana, auprès du Times.

Après avoir été longtemps chassés pour leur ivoire, les éléphants tusker sont aujourd’hui très rares. Il n’en resterait qu’une quarantaine en Afrique.

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Haute-Loire jusqu’au 28 avril 2022 inclus : consultation publique sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

Publié le par Ricard Bruno

Haute-Loire jusqu’au 28 avril 2022 inclus : consultation publique sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau
Le Projet d'arrêté

Un projet d’arrêté est soumis à consultation du public à propos de l’autorisation de vénerie sous terre du blaireau instaurant une période complémentaire du 1er juin 2022 au 10 septembre 2022 (Article 4). 

La préfecture n’a publié aucune une note de présentation.

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté  jusqu’au 28 avril 2022.

mportant : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé. Il doit-être envoyé par mail jusqu’au 28 avril 2022.

ddt-spe@haute-loire.gouv.fr 

  • Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé

     La vénerie sous terre du blaireau pourra être pratiquée pour une période complémentaire allant du 1er juin 2022 au 10 septembre2022. 
    Vous avez la possibilité de donner votre avis sur les autres disposition du projet d’arrêté. 

SUR LA FORME :

  • Aucune note de présentation n’a été publiée. Les contributeurs sont privés des informations qui aurait dû lui permettre de donner un avis éclairé.

    La préfecture ne fait aucunement mention de l’espèce blaireau dans le paragraphe précisant le contexte du projet de texte

  • Le compte rendu de la CDCFS n’a pas été publié. 
  • Or, l’Article 7 de la Charte de l’Environnement précise que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. »
  • L’article 9 de la Convention prévoit des dérogations à la protection des espèces pour des motifs strictement définis, dont l’exercice récréatif de la chasse est exclu.
  • Concernant la contradiction entre l’article R-424.5 du Code de l’environnement et l’article L424.10 du même code, la DDT de l’Ardèche reconnait que l’autorisation de la période complémentaire est préjudiciable à la survie des jeunes:
    «L’exercice de la vénerie sous terre du Blaireau s’exerçait précédemment pendant une période de chasse complémentaire ouverte du 15 mai à l’ouverture générale. Il apparaît que cette période de chasse peut porter un préjudice à des jeunes pas encore émancipés. Le projet d’arrêté prévoit de différer le début de cette période complémentaire au 1er août 2022. »
    La préfecture de la Haute-Loire doit tenir compte de cette notification sur la période de dépendance des jeunes, qui est valable pour tous les départements.
  • Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’« au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

SUR LE FOND : 

  • Certains départements n’autorisent plus la période complémentaire du blaireau, et notamment les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône (depuis 2016), de la Côte d’Or (depuis 2015), de l’Hérault (depuis 2014), du Var, du Vaucluse, des Vosges, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
    En 2021 les administrations des départements de l’Ariège, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Charente, Dordogne, Doubs, Loire, Morbihan, Pyrénées Orientales, Seine Maritime, Haute-Saône, Tarn, Yvelines et Yonne ne l’ont pas autorisé pour la première fois. 
  • Les effectifs de blaireaux ainsi que les dégâts aux cultures agricoles imputés à cette espèce ne sont pas connus par l’administration. 
  • L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. Ces trois conditions ont-elles été discutées lors de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage ?
  • Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.
  • Les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes bien au delà du 15 mai. En effet, les périodes choisies pour ces périodes complémentaires de chasse du blaireau — sont en contradiction avec  l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, selon lequel « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».
  • Les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés au moment des périodes complémentaires de chasse du blaireau comme l’a démontré l’étude « Contribution à l’étude de la reproduction des Blaireaux Eurasiens (Meles meles) et de la période de dépendance des blaireautins en France » réalisée par Virginie Boyaval, éthologue sur le blaireau : « […] au mois de mai, juin, juillet, les blaireaux juvéniles ne peuvent pas survivre sans leur mère. Ils sont sevrés à l’âge de 4 mois et commencent progressivement leur émancipation pour une durée de plusieurs mois s’étalant de 1 à 4 mois et ne peuvent donc être considérés comme étant émancipés qu’à partir de l’âge de 6 à 8 mois minimum. La destruction des blaireaux compromet le succès de reproduction de l’espèce. La destruction des mères allaitantes, laisse de nombreux orphelins incapables de survivre seul ». Par conséquent pour épargner la nouvelle génération, il faut prendre en considération non pas la période de sevrage mais la période de dépendance des jeunes qui s’étale jusqu’au mois d’août minimum; il convient donc de préserver la vie des mères jusqu’à la fin de la période de dépendance des jeunes afin que ceux-ci puissent survivre.
  • La période d’allaitement des blaireautins s’étale au-delà du 15 mai, et les jeunes restent dépendants jusqu’à l’automne, ils sont donc présents dans les terriers pendant la période de déterrage. Il est donc nécessaire de prendre en considération la période dépendance des jeunes comme référence et non pas le sevrage lui-même si l’on veut respecter la survie des jeunes.
  • La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme différentes espèces de reptiles et amphibiens (crapaud, lézard ocellé, espèces de serpents), le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : «Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau)» source Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.
  • Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »
  • Il faut obligatoirement que la totalité de la période de chasse du blaireau, qu’elle soit assortie d’une période complémentaire ou non, fasse l’objet de déclaration d’intervention auprès de la DDT et d’un compte-rendu de cette intervention. La fédération doit également être capable de fournir, lors de la commission, des éléments pertinents et exhaustifs sur les bilans annuels de tirs et de déterrage et non des données approximatives qui ne permettent pas d’avoir une idée de ce que cela représente par rapport aux populations départementales. Ces éléments chiffrés doivent être rendus publics. Or, ce projet d’arrêté est accompagné d’une note de présentation incomplète ne pouvant justifier cette période complémentaire.
  • La période de tir, lorsqu’elle est autorisée jusqu’au 29 février, provoque potentiellement la mort des mères gestantes et ne doit en aucun être autorisé, en application de l’article L424.10 du Code de l’environnement visant à préserver la future génération.

À PROPOS DU BLAIREAU :

  • Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.
  • Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
  • Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.
  • La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).
  • Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
  • Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
  • Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
  • Les bilans annuels relatifs à la vénerie sous terre sont généralement très bas et ne régulent pas du tout les populations. Les collisions routières ont certainement un impact bien plus important que le déterrage. Si ces prélèvements ne permettent pas de réguler les populations (pour de quelconques raisons sanitaires ou économiques), alors pourquoi continuer d’accorder des autorisations de déterrage, si ce n’est de contenter quelques acharnés de la pratique de vénerie sous terre ?
  • Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »
  • En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
  • Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace)
 
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Morvan : les daims de Saint-Brisson, un temps menacés d'abattage, recueillis par la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Morvan : les daims de Saint-Brisson, un temps menacés d'abattage, recueillis par la fondation Brigitte Bardot

Le troupeau de daims de Saint-Brisson

(Nièvre), présent depuis plus de 45 ans à la

Maison du Parc, a quitté les lieux jeudi 14

avril. Les animaux ont été acheminés vers

deux sites de la fondation Brigitte Bardot. Ils

y termineront paisiblement leurs jours,

après avoir échappé à l'abattage en 2019.

 

La fin d'une époque. À Saint-Brisson (Nièvre), le troupeau de daims du Parc Naturel Régional du Morvan a quitté les lieux, jeudi 14 avril. Ils étaient présents sur place depuis 1975, date de l'implantation de la Maison du Parc.

24 animaux seront accueillis dans des centres de la fondation Brigitte Bardot, dans le Loiret et la Loire.

"Ce n'est pas de gaieté de cœur que l'on se sépare d'eux", affirme Florence Bresson, directrice adjointe du Parc Naturel du Morvan. "On est tristes de les voir partir, mais on est rassuré de savoir qu'ils finiront leur vie paisiblement."

Les daims de Saint-Brisson, le 10 janvier 2019.

Les daims de Saint-Brisson, le 10 janvier 2019. 

Des daims menacés d'abattage en 2019

 

C'est ce que demandait la préfecture de la Nièvre depuis 2018. Une volonté confirmée par un arrêté en date du 7 janvier 2019. Les autorités faisaient valoir que les daims n'étaient pas de race pure, dégénérés, sans suivi vétérinaire, et les clôtures n'étaient pas aux normes.

La décision avait à l'époque suscité une vive indignation dans le village, comme auprès des défenseurs de l'environnement.

"On appelle cela la Maison du Parc Naturel Régional du Morvan. Naturel, c'est pas pour qu'on vienne avec la troupe assassiner les daims", fustigeait alors Michel Gobillon, maire (SE) de Saint-Brisson.

Un daim de Saint-Brisson, début 2019. Le troupeau vivait en semi-liberté.

Un daim de Saint-Brisson, début 2019. Le troupeau vivait en semi-liberté.

"On se permet de tuer des animaux qui sont là depuis 30 ans, qui sont en bonne santé, qui n'ont rien demandé à personne, qui font le bonheur de toute une région", se révoltait au micro de France 3 Bourgogne Patrick Sacco, président de l'association "Respectons". "Et à un motif complètement administratif, on décide de les tuer. C'est révoltant !"

Une pétition avait même été lancée en opposition à l'abattage.

"C'était la meilleure solution possible"

Au terme de la mobilisation, la préfecture de la Nièvre avait accepté d'attendre la mise en conformité de l'élevage. Les mâles ont également été stérilisés en avril 2019, afin que le troupeau puisse s'éteindre naturellement.

Bien que les aménagements matériels nécessaires aient été réalisés, le Parc Naturel du Morvan n'est pas parvenu à obtenir un agrément spécifique. En cause, une formation des agents bien trop longue.

Il nous était impossible de dégager trois années de formation pour nos agents. Comme on avait un contact avec la fondation Brigitte Bardot, on a trouvé une autre solution.

Florence Bresson, directrice adjointe du Parc Naturel Régional du Morvan

"C'était la meilleure solution possible", poursuit-elle. "Les services de l'État nous ont accompagnés dans ce processus, qui va permettre aux daims d'être pris en charge correctement."

La Fondation Brigitte Bardot mène des opérations de sauvetage de daims
depuis 2011. Plus de 250 animaux ont rejoint ses sites partenaires en France.

Source de l'article : Cliquez ICI

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