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1353 articles avec action protection animale

Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Publié le par Ricard Bruno

Des citoyens Roumains dénoncent

Fermement opposé au traitement des chiens des rues par la mairie de Bucarest, les citoyens ont décidé de dénoncer la mauvaise gestion et la corruption qui tapisse cette politique.

Ils ont alors mis en ligne diverses informations sur un site qui vise à «exposer l’ASPA » (une sorte de SPA, crée en 2010 par le Conseil municipal de Bucarest).

L’organisation à comme objectif de «lutter contre les abandons d’animaux de compagnie, gérer de façon sanitaire et vétérinaire les animaux errants, veiller au respect des lois de protection animale existant à Bucarest ». Celle ci est financée par des subventions régionales, et elle est gestionnaire exclusif des fourrières et des 3 refuges pour animaux de la ville.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

«passée de la protection animale à l’extermination animale »

D’après les citoyens Roumains, l’organisation est «passée de la protection animale à l’extermination animale » :

A l’image des animaux destinés à l’alimentation, les chiens n’ont jamais de dénomination en tant que quelqu’un, mais en tant que masse (kilos), dans le contrat de STERICYCLE :

En comparaison, niveau national et pour l’intégralité de ses établissements, 4297 euthanasies en 2013 (2176 euthanasies dans ses 56 refuges et 2121 euthanasies dans ses 30 fourrières) ont été enregistrées par la SPA, en France.

«recyclage de déchets » américain

STERICYCLE est une entreprise américaine spécialisée dans le «recyclage de déchets », celle ci récupère les corps d’animaux de ferme et de refuges. Mais également, de médicaments et déchets hospitaliers.

Les carcasses sont ensuite transformées : Huiles, graisses, protéines, puis réutilisées pour entrer dans la composition de cosmétiques, de croquettes, de peintures, de farines animales, d’engrais, de savon, etc. Toutefois, seuls les corps d’animaux de ferme seraient autorisés à être recyclés, par la loi Roumaine. Les corps de chats et de chiens seraient eux, simplement emmenés au four crématoire – jouxtant l’usine de transformation. Qui en a la preuve ?

Budget stérilisation de ASPA, presque inexistant

Selon les autorités, il y aurait 3 millions de chiens errants en Roumanie, le problème étant la non stérilisation des animaux. La logique ferait penser que l’ASPA devrait s’investir dans cette étape, hors, «seulement 0,91% du budget annuel de l’ASPA part dans des stérilisations ». exposing-aspa.com

Courte et triste vie pour les chiens en Roumanie

Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Un chien errant, en Roumanie, ne vivrait que de 2 ans… D’après diverses sources internet, les fourrières publiques seraient de véritables mouroirs. Mais ayant pris connaissance de ce trafic de la mort, on « comprend » mieux l’in-intérêt pour les « dogs catchers » de traiter ces pauvres âmes avec respect… Tout comme ces « éleveurs » de fermes à chiots.

Une mobilisation grandissante

L’opinion publique européenne se mobilise grandement en faveur des droits des animaux errant Roumains. Reste encore à partager la détresse de ces sans voix, pour y contribuer.

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Fini le cirque pour un babouin à Marseille

Publié le par Ricard Bruno

Lolita, « artiste de cirque », a été délivrée de ses terribles conditions de vie à Marseille (13) par la Fondation 30 Millions d’Amis et Code Animal. Le primate est en route vers un sanctuaire en Belgique.
Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Elle a tourné, tourné, tourné… pour les beaux yeux des spectateurs ! Aujourd’hui, c’est la roue qui tourne pour cette femelle babouin… et dans le bon sens ! Elle a vécu dans de mauvaises conditions pendant plusieurs années au sein du cirque Olympique. Elle a été délivrée à Marseille grâce à l’association Code Animal qui a sollicité l’intervention de la police nationale et l’aide logistique de la Fondation 30 Millions d’Amis (02/04/2016). La prise en charge de l'animal a été assurée par le refuge de Marseille. Ce cirque est soupçonné de détenir des animaux illégalement et dans de mauvaises conditions depuis décembre 2015 par Code Animal. Mais ce n’est qu’au mois d’avril que l’association a pu entamer une procédure officielle et la saisie judiciaire de Lolita, à titre conservatoire.

Lolita ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau". Séverine - Code Animal

Une vie enfermée

« Lolita était enfermée dans une cage non-conforme et sans cesse enchaînée. Elle ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau. De plus, le cirque la détenait illégalement puisqu’il ne disposait pas de certificat de capacité » explique Séverine, représentante de Code Animal. Sur les vidéos dont dispose l’association, on peut voir l’animal effectuer des acrobaties pour épater la galerie : « Lolita était enchainée aussi pendant les spectacles. Elle devait effectuer des tours de piste en tournant sur elle-même par exemple. Elle devait aussi se laisser faire quand les spectateurs profitaient de la proximité de la scène pour la caresser » poursuit-elle.

En route pour une nouvelle vie

Une plainte a été déposée notamment pour « défaut de certificat de capacité » et la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile. Quant à Lolita, elle a été confiée provisoirement aux bons soins des associations de protection animale. Elle a été gardée par le refuge de Marseille avant de rejoindre le sanctuaire belge, le Natuurhulpcentrum (14/04/2016).

N'hésitez pas à signer notre pétition contre l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques.

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ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Publié le par Ricard Bruno

Embauché dans des entreprises françaises de l'agroalimentaire, ce jeune militant a filmé en caméra cachée les conditions de vie et de mort des animaux d'élevage. L'association de défense des droits des animaux en a tiré des vidéos chocs.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

A Lyon, le local de l'association L214 est des plus discrets.

La devanture porte encore le nom du commerce qui occupait auparavant les lieux. A l'intérieur, des étagères supportent des piles de cartons. T-shirts, sacs, tracts, badges, autocollants, livres de recettes, essais, bandes dessinées pour les enfants… Il y a là tout le nécessaire du parfait défenseur des droits des animaux.

Deux salariées s'y affairent. Claire, quadragénaire autrefois professeure de musique, "et même un peu chanteuse", compose des lots qu'elle glisse dans des enveloppes. Elle croule sous les commandes. Patricia, pas encore la trentaine, créatrice de sites internet, passe en revue les dizaines de mails auxquels elle va devoir répondre.

Sur la table au centre de la pièce, des piles d'enveloppes pas encore ouvertes s'entassent. "Quelques jours de courrier à peine. Des dons principalement." Le scénario se répète après chaque nouvelle vidéo choc de L214 sur les pratiques des élevages ou des abattoirs français. La dernière, filmée dans l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), a été diffusée dix jours plus tôt. C'est là que Nicolas* a donné rendez-vous. Pendant un an et demi, ce jeune homme de bientôt 25 ans a été "l'agent secret" de L214.

Premier essai et premier succès

Son aventure a commencé à l'été 2014 dans un couvoir de Bretagne. "Quand je me suis fait embaucher là-bas, c'était pour gagner de l'argent, ce n'était pas du tout pour filmer", assure-t-il. Mais ce qu'il y a découvert l'a révolté.

Il se souvient du tri des poussins à la chaîne sur les tapis roulants. "Au début, j'allais très lentement, je n'osais pas les attraper. Mais au bout d'un quart d'heure, on est obligé de déconnecter, sinon ça ne marche pas. Après, on les prend par poignées, on les regarde vite fait et on les balance." Son souvenir "le plus trash" reste celui de "la vis sans fin de la broyeuse qui avale et recrache les poussins". "Tout le monde trouvait ça normal, sauf moi", s'indigne-t-il.

"Ça a été un choc, raconte Nicolas. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que je fous là ? C'est terrible ce boulot !' Au bout d'une semaine, il était clair que je restais uniquement pour filmer et dénoncer ce qu'il s'y passait."

Nicolas contacte L214. L'association lui fournit le matériel – une caméra cachée et une GoPro – et le jeune homme commence à filmer pendant ses journées de travail. Le soir venu, dans le camping où il dort, il transfère les images sur un disque dur, par sécurité. Le manège dure trois semaines. "Après le couvoir, j'ai eu des insomnies pendant plusieurs semaines", confie le jeune homme. A l'automne, L214 diffuse la vidéo et porte plainte contre le couvoir pour "mauvais traitements envers animaux". Le scandale éclate. La justice s'en mêle. En mars, l'entreprise bretonne et son patron sont condamnés à des amendes d'un total de 19 000 euros. Entre-temps, elle a arrêté son activité de couvoir.

Le couvoir breton était une toute petite structure. Si ce genre de choses pouvait arriver là, qu'est-ce qu'il se passait ailleurs ?

Nicolas, membre de L214

francetv info

Des cibles repérées sur Pôle emploi

Voilà comment Nicolas est officiellement devenu l'"enquêteur" de L214, passant de militant bénévole à salarié de l'association. Ses cibles, il les choisit parmi les annonces de Pôle emploi. "C'est souvent de l'intérim", précise-t-il. Mais "pour décrocher un boulot au bon poste, ce n'est pas évident". D'abord parce qu'il n'est pas toujours le seul à postuler. Ensuite parce qu'il faut avoir le bon profil.

Pour réussir à se faire embaucher dans un couvoir de canetons en Loire-Atlantique, Nicolas a "dû faire deux mois d'intérim dans l'agroalimentaire dans des trucs qui n'avaient rien à voir, les services à l'élevage, les vaccinations, uniquement pour [se] faire un CV et que l'agence [le] mette sur cet emploi", se rappelle-t-il. Parfois, l'infiltration tourne court. "J'ai travaillé dans un abattoir de moutons de la région nantaise. Mais le contrat ne durait qu'une semaine, relate-t-il. C'était trop court pour prendre des images qui soient exploitables médiatiquement ou juridiquement. Et je n'étais pas au bon poste. Il aurait fallu que je sois employé juste avant l'égorgement ou juste après."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Les premiers jours servent aux repérages. Nicolas se familiarise avec les lieux, les horaires et le fonctionnement de l'entreprise. Bien sûr, "il faut rester à son poste et faire son boulot", mais "quand on sait quelles tâches sont effectuées quel jour, c'est plus facile de trouver un moment de flottement où on va pouvoir aller se balader et essayer de filmer". Car, assure-t-il, "il se passe toujours plein de choses mais il faut trouver le bon moment pour filmer, ne pas être occupé et avoir le temps de cadrer".

"La peur de se faire prendre"

Le militant infiltré filme quand il est seul ou quand les autres employés ont le dos tourné. Cela ne l'empêche pas d'éprouver du "stress" et surtout "la peur de se faire prendre". "Parfois, on sort la caméra et quelqu'un passe juste à ce moment-là. On a l'impression qu'il nous a vu, mais en fait pas du tout. Filmer en caméra cachée implique aussi d'avoir des postures pas très naturelles, mais qui en réalité ne se voient que si on sait ce qu'on est en train de faire." Malgré tout, "les gens sont à dix mille lieues d'imaginer qu'on est en train de faire ça".

Il parvient ainsi à infiltrer un élevage de canards à foie gras, dans les Landes, où les canes sont inséminées deux fois par semaine. Il filme ces "manipulations violentes". "Les infections surviennent rapidement. Tous les matins, on ramassait des canes mortes dans la nuit. D'autres avaient les parties génitales qui s'infectaient et on devait leur tordre le cou."

Attention, certaines images peuvent choquer.

Un jeu de rôle éprouvant

Entre chaque enquête, Nicolas fait une pause. "C'est très fatiguant physiquement et psychologiquement. Il faut avoir le temps de s'en remettre", confie-t-il. Son épaule gauche l'a fait souffrir pendant des semaines après son passage par l'abattoir de la région nantaise. Et à force de presser sur les cloaques des canes pour les inséminer toute la journée dans l'élevage landais, il ne parvenait plus à plier ses doigts le matin au réveil.

L'infiltration, "c'est assez perturbant", reconnaît Nicolas. "Il faut jouer un rôle dès l'entretien d'embauche et après, avec les salariés de l'entreprise, huit heures par jour pendant des semaines. On ne peut pas parler de sa vie privée. On n'a plus de vie personnelle non plus. On part à des centaines de kilomètres de chez soi." Pour toutes ces raisons, Nicolas a décidé d'arrêter, à l'hiver 2015.

L214 peut toujours compter sur ses "lanceurs d'alerte" : des personnes qui ont accès à des abattoirs ou des élevages et acceptent de les filmer en caméra cachée. "Il y a des images qu'on ne peut pas avoir autrement qu'en étant sous couverture", fait cependant valoir le militant. Et l'association ne dépend plus que de sources extérieures. "On est en retard sur ce sujet en France", déplore Nicolas. Aux Etats-Unis, l'association Mercy For Animals propose ainsi sur son site internet des offres d'emplois d'undercover investigator (enquêteur clandestin).

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

"Voir les choses en vrai, ça vaccine"

Pour Nicolas, cette expérience a été "une prise de conscience". "C'est un peu comme si on se réveillait, explique-t-il. Manger des œufs, de la viande, du lait ou du fromage, c'est quelque chose qu'on connaît depuis qu'on est tout petit, on n'a pas envie de le remettre en question. Mais ça vaccine de voir les choses en vrai. C'est encore plus violent que les vidéos."

Au fur et à mesure de son engagement, Nicolas est devenu végétarien puis vegan, bannissant peu à peu de son alimentation tous les produits animaux. "Ça s'est confirmé dans toutes mes enquêtes. Il n'y a pas de considération pour les animaux, autre que celle de la rentabilité. Je n'avais pas envie de participer à ça", tranche-t-il. 

"Avant cela, je n'avais pas fait le lien du tout entre les animaux et ce qu'il y avait dans mon assiette."

Nicolas, militant de L214

francetv info

"On aura gagné quand il n'y aura plus d'élevages"

Grâce à ses vidéos, L214 a réussi à imposer dans le débat public le sujet des conditions d'élevage et d'abattage. Le ministre de l'Agriculture a promis un représentant de la protection animale dans chaque abattoir. Stéphane Le Foll a aussi l'intention de "créer un délit de maltraitance" aux animaux, assorti de "sanctions pénales".

"C'est un premier pas à court terme, tempère Nicolas. Cela montre une plus grande prise en compte des animaux, même si elle est toujours insuffisante. Cela envoie un message à la société : on ne peut pas faire n'importe quoi avec les animaux. Mais, à long terme, L214 se positionne sur la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'exploitation animale. On aura vraiment gagné quand il n'y aura plus d'élevages."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Afin d'encourager cette évolution de la société, Nicolas s'attelle à la réalisation d'un nouveau site internet de L214 : "Vegan pratique". "Il y a très peu de conseils nutritionnels de la part des autorités", regrette-t-il. Pourtant, "avec un peu d'informations, ce n'est pas si compliqué que ça". "Comment faire pour se passer de produits animaux et conserver du plaisir dans son alimentation en mangeant autrement", expose-t-il, en plaisantant : "On ne va pas bouffer du riz tous les jours." Mais voilà, "en France, il y a toute une tradition culinaire autour de la viande. On n'est pas au bout de nos peines."

* Le prénom a été changé.

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Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Publié le par Ricard Bruno

Grâce à une vidéo choc, l'association de défense des animaux a obtenu la condamnation pour mauvais traitements d'un couvoir industriel breton. Un scandale qui a bouleversé la vie de cette petite entreprise agroalimentaire.

Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Seuls les caquètements qui s’échappent des poulaillers industriels trahissent la présence des poules. Elles sont 80 000 réparties dans douze bâtiments entre Finistère et Côtes-d'Armor. Mais le couvoir dans lequel naissaient chaque année une dizaine de millions de poussins destinés à des élevages, lui, est désaffecté. Les incubateurs, les éclosoirs, les tapis roulants de la machine de tri ont été démontés et vendus. Le lieu ne sert plus qu’au conditionnement des 18 millions d’œufs à couver expédiés annuellement à l'étranger. Et seuls neuf des vingt-deux salariés ont conservé leur emploi.

Dans ce couvoir de Bretagne, le scandale provoqué par la vidéo choc filmée en 2014 par l’association de protection des animaux L214 a laissé des traces. Et un profond traumatisme. Début mars, le tribunal correctionnel de Brest a condamné la société à 15 500 euros d'amende et son patron à 3 500 euros d'amende.

Le couvoir, reconnu coupable de mauvais traitements envers un animal, est la première entreprise agroalimentaire dont L214 a obtenu la condamnation. Claire*, la directrice, a accepté de témoigner, à condition que ni son nom ni celui de son entreprise ne soient mentionnés. Et parce qu'elle entend dénoncer "les procédés inadmissibles" et "les méthodes d'extrémistes" de L214.

Poussins étouffés et broyés

Tout commence en juillet 2014, par une annonce passée via Pôle emploi. Le couvoir recherche des intérimaires pour l’été. Parmi les réponses, celle d'un jeune homme originaire de Lyon. Sur son CV, l'ancien étudiant en musicologie dit avoir travaillé comme saisonnier dans les vendanges et la cueillette de fruits. Sa lettre de motivation achève de convaincre le responsable des recrutements. Il est embauché. Trois semaines après son arrivée, il part pourtant sans prévenir.

Le scandale éclate en novembre, avec la diffusion de la vidéo. Le jeune ouvrier était en réalité un militant de L214. Il a commencé à filmer dès ses premiers jours de travail. Et quand il rentrait le soir au camping où il dormait, il montait les images avec l'aide d'un des fondateurs de l'association. Claire apprend l’existence de la vidéo "par hasard", lorsqu’une journaliste appelle depuis Paris pour avoir sa réaction. "J'ai cru que c'était une blague", s'étonne-t-elle encore. Sur ses conseils, Claire se rend sur le site internet de L214 et découvre les images filmées dans son couvoir. "J’ai été choquée."

Des poussins sont déchiquetés à la broyeuse plutôt que d'être envoyés à l'équarrissage, d’autres sont enfermés dans des sacs-poubelle où ils meurent asphyxiés, d’autres encore agonisent dans une benne à ordures au milieu de cartons écrasés et d’œufs brisés, ou sont ramassés à la pelle sur le sol carrelé et jetés dans un seau.

"Le vilain petit canard" de l'aviculture

"Ça a été le déferlement médiatique, se désole Claire. C'était repris sur toutes les chaînes. Ça tournait en boucle. On était désemparés. Pour une petite entreprise, ce n'est pas quelque chose de facile à vivre." Un jour, les salariés du couvoir mettent dehors une équipe de télévision entrée sans autorisation. Puis tout retombe au bout de quelques jours. Claire garde aussi le souvenir de deux lettres anonymes et d'appels téléphoniques. "Tortionnaires de poussins", "Un poussin tué, un appel anonyme", disait la voix, avant de raccrocher.

"Très vite, on s'est retrouvés isolés. On était devenus le vilain petit canard", déplore Claire, en regrettant que le syndicat avicole auquel elle adhère n'ait pas davantage soutenu sa PME. Après l'affaire, apprenant que le militant de L214 tente de se faire engager dans d'autres entreprises, elle transmet son CV et sa photo aux autres sociétés françaises de l'accouvage, afin qu'elles ne se fassent pas piéger.

L214 ayant porté plainte pour cruauté envers des animaux, la justice enquête. Les gendarmes, accompagnés des inspecteurs des services vétérinaires, perquisitionnent le couvoir. Dirigeants et employés sont interrogés. Puis vient le procès. "Quand on n'a jamais assisté à ça, c'est une épreuve très difficile", assure Claire. La plainte du couvoir contre L214 et ses méthodes n'est pas retenue. L'association, elle, est partie civile.

Claire assiste "impuissante" à l'interrogatoire de son associé et aux plaidoiries accusatrices. A l'audience, le patron se défend, affirme ne pas être au courant des pratiques non conformes à la législation de ses salariés, et explique qu'il a donné de tout autres consignes. Le parquet requiert six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Ce sera finalement seulement 19 000 euros.

"Ça part d'une bonne action"

Claire reconnaît les "erreurs" commises et avance des explications.Si les employés mettaient des poussins dans des sacs-poubelle, c’était à la demande d'associations qui recueillaient et soignaient des animaux blessés et venaient récupérer au couvoir les oisillons non commercialisables. "Ça part d'une bonne action et on se retrouve sur le banc des accusés", dit Claire.

Les poussins jetés à la benne comme de simples déchets ? "C'était une mise en scène filmée par l'activiste pendant la pause déjeuner des salariés, dénonce Claire. Avec le personnel habituel, cela ne se serait jamais produit."

"Les poussins n'ont pas été détruits par plaisir."

francetv info

Claire fustige L214, qui a utilisé la vidéo tournée dans son couvoir, où les poussins étaient vendus à des élevages, pour dénoncer les pratiques des couvoirs de poules pondeuses, où seules les femelles sont gardées et les mâles éliminés. "Dans une entreprise comme la nôtre, les poussins détruits sont ceux qui ne sont pas viables, mal formés. Cela ne représente que 2% de la production", argue la dirigeante.

"Il est déjà arrivé que nous subissions les conséquences des grèves de compagnies aériennes et que des vols soient annulés, reconnaît également la directrice. Dans ce cas, on cherche d'autres débouchés en urgence. Mais si on n'en trouve pas vite, on n'a pas d'autre choix que d'envoyer notre production à la destruction."

Le procès de l'élevage intensif

A travers le couvoir breton, L214 entend faire le procès de l'élevage intensif. "C’est vrai qu'il y a des destructions inutiles d'un pourcentage d'animaux. Mais s'il y a surproduction, c'est parce qu'il y a trop d'importations de poulets", accuse Claire, qui blâme des normes toujours plus nombreuses et la concurrence déloyale des pays où le coût de la main-d’œuvre est inférieur.

"Quand on commence à entrer dans une entreprise agroalimentaire, il y a toujours des choses dérangeantes."

francetv info

Claire a regardé les vidéos filmées par L214 dans les abattoirs du sud de la France et les élevages pratiquant le gavage des canards pour le foie gras. "Ces images sont produites et diffusées dans le but de choquer, et c'est réussi", confirme-t-elle. "L214 s'attaque à la production de viande, à sa commercialisation, à la haute couture qui utilise le cuir et la fourrure... Vous imaginez les conséquences sur notre économie ? s'interroge-t-elle. Où commence la maltraitance animale ? Et où s'arrête-t-elle ? La ménagère qui ébouillante ses langoustines vivantes, le chasseur qui abat son gibier, le pêcheur qui laisse les poissons agoniser... Il y a tant d'exemples."

"Je comprends que cela dérange", rétorque Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, qui défend le mode d'action de son association : "Cela permet de montrer la réalité qu'on ne veut pas nous laisser voir." "Si on n'avait pas diffusé ces images, il ne se serait rien passé", dénonce-t-elle, déplorant qu'il faille "absolument provoquer un scandale pour qu'il y ait une prise de position politique".

L214 a certes obtenu la condamnation du couvoir ainsi que des annonces du gouvernement sur le bien-être animal, mais, pour la militante, cela ne suffit pas. "On pourra vraiment parler de victoire quand il y aura de réelles avancées pour les animaux." A ses yeux, cela passe par la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'élevage. "Il faut changer notre modèle alimentaire", plaide-t-elle, espérant une prise de conscience collective.

"Cela a fini par nous briser"

Sur la terre des "bonnets rouges" bretons, le contexte économique est morose. Et le secteur de l’élevage sinistré. Le souvenir des plans sociaux de Doux et Tilly Sabco est encore frais. Quant à l’épidémie d' influenza aviaire , elle a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières aux poulets et aux œufs français. L'entreprise familiale, lancée par le grand-père à son retour de captivité à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le modèle allemand, a compté jusqu’à 80 salariés et trois couvoirs, mais elle a aussi connu ses plans sociaux.

L'affaire a été "la goutte d'eau de trop". "Les conséquences de la vidéo de L214 ont fini par nous briser. J’ai dit : 'C'est fini, je ne veux plus entendre parler du couvoir'." Claire et son associé ont décidé de le fermer. Ils étaient en redressement judiciaire depuis plus d'un an. Le tribunal de commerce a accepté le changement d'activité. Il a fallu licencier. "L’ambiance était très mauvaise. Les ouvriers avaient peur de perdre leur travail. (…) Ce n'était pas une décision facile à prendre." L'entreprise s'est tournée vers l'exportation à 100%.

"Notre avocat nous a conseillé de tourner la page. Mais j'ai du mal", dit Claire. Son associé, lui, refuse de regarder vers le passé. "Quand je tape le nom de notre couvoir sur internet, tout ressurgit. J'aimerais bien pouvoir effacer ça", confie la directrice. L'enseigne à l'entrée de l'entreprise a été démontée, remisée dans un coin de son bureau. Le couvoir tente de se faire oublier.

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Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

Publié le par Ricard Bruno

Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe
Une association va prendre soin des chèvres de la Nerthe

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

C'était une des demandes de l'État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône : que les défenseurs des chèvres de la Nerthe parlent d'une seule voix, via une association, devenant ainsi l'interlocuteur unique et légal de l'administration.

D'Écoute ta planète à Eco-Relais, des Amis de Castrum Vetus à la Fondation Brigitte Bardot, en passant par les propriétaires du massif ou la fédération des chasseurs, des structures étaient déjà au chevet des troupeaux répertoriés. Mais le choix a été fait d'en créer une spécialement dédiée. Après s'être enregistrée fin décembre en Préfecture, c'est le 26 janvier dernier que l'association "Chèvres de notre colline" a vu le jour officiellement. Son but est "de défendre les chèvres libres du massif de la Nerthe sur le territoire de Châteauneuf-les-Martigues".

Conformément aux exigences préfectorales, l'association "s'engage à effectuer l'identification, le contrôle sanitaire et la régulation du troupeau". La présidente en est Sylvie Vidal, propriétaire, épaulée par Jeannie Giry, trésorière, et Corinne Roux, secrétaire.

"On doit suivre les mêmes règles"

"Pour l'instant, les obligations sont d'en capturer pour faire les contrôles sanitaires et la castration des boucs pour limiter la cosanguinité et la prolifération, ne pas être débordé par leur nombre, les marquer et essayer de les maintenir sur le plateau, où elles vivent normalement, à part en été, où elles ont tendance à se rapprocher des routes", souligne Sylvie Vidal.

Conséquence directe, "la mise en place de parcs ouverts avec de la nourriture qu'elles adorent et qu'elles ne trouvent pas dans la nature, du maïs, de l'orge, du sel et de l'eau. Quand un groupe y sera dedans, on fera un bouclage, un prélèvement sanitaire, les vaccinations nécessaires, tout ce qui est imposé aux éleveurs. On doit suivre les mêmes règles. On s'y est engagé."

Un premier enclos est posé "depuis plus d'un mois. Pour l'instant, il n'a pas de succès car il y a trop d'herbe, tellement à manger autour. Un deuxième sera posé le 27 avril. Celui-là, puis un autre, resteront en place, très loin des routes, au cas où il y ait des problèmes sanitaires, pour les regrouper en urgence. Bien que leur isolement géographique les mette à l'abri de toute contamination". Même si la présidente a appris que, "paraît-il, les moustiques, vecteurs de la maladie de la langue bleue, ont un rayon d'action officiel de 250 km".

"Elles aiment être perchées en surplomb du vallon"

Sur les nuisances qui leur sont attribuées, liées au trafic routier, "la Dirmed a rénové les grillages le long de l'autoroute. On a aussi l'accord des propriétaires privés pour en poser d'autres vers la RD9, si nécessaire. Même s'il faudrait trouver les fonds nécessaires. Mais leur lieu de prédilection n'est pas la plaine ou le macadam. Elles aiment être perchées en surplomb du vallon , vers les carrières, qui les acceptent bien maintenant. On veut les fixer là-haut, là où elles sauront trouver une gâterie."

Une autre attaque avait été portée par les cultivateurs, qui les accusaient de manger les vignes : "On a entouré les vignes en question d'une clôture électrique il y a trois ans. Il n'y a plus de problème de ce côté-là. Maintenant, ce sont les éleveurs qui, se sentant persécutés par tous les règlements qui évoluent et augmentent leur charge de travail, disent pourquoi nous, et pas eux ? La différence, c'est que nos chèvres ne seront jamais, ni mangées, ni traites. Elles sont imprenables dans un circuit commercial donc elles ne vont pas contaminer un humain. Mais on va quand même faire comme si c'était un élevage. "

"Elles vont par petits troupeaux de 20"

Quant à leur nombre, "il reste très difficile à évaluer. Si on veut être honnête, on doit rester évasif. Des chiffres délirants partent jusqu'à 250 bêtes alors qu'en fait on n'en a jamais vu plus de 70, au mieux, selon Sylvie Vidal. Ça a été fait par la mairie, qui a envoyé tous les patrouilleurs des comités feux de forêts, en 4/4, en cernant tout le massif". "Elles vont par petits troupeaux de 20", complète Jeannie Giry. Qui y voit aussi un indéniable attrait politique et touristique : "Avec tous ces chemins de randonnée qui se créent, il y a un créneau dans lequel on peut se situer, pour dire que ces chèvres, finalement, plairont aux gens qui se promènent."

"Tout est prêt, en place, sourit Sylvie Vidal. Si tous les engagements sont tenus, elles sont sauvées sur site. Ça prendra un peu de temps mais c'est en route".

Association "Chèvres de notre colline". Pour adhérer, cotisation minimum à 10€/an. Pour faire un don, minimum 10€, sans obligation d'adhésion. Chèques à adresser ou à déposer sous enveloppe dans la boîte aux lettres de l'association, Maison des associations, 22, avenue du 4 septembre, Châteauneuf-les-Martigues. Contact : 04 42 81 53 14. chevresdenotrecolline@laposte.net

"Coopération efficace avec la mairie"

"Le relationnel avec la mairie de Châteauneuf et Roland Mouren se passe parfaitement, apprécie Sylvie Vidal. On a une coopération amicale, efficace. On tient compte des obligations et des responsabilités de chacun. Car au final, malgré l'association, s'il y avait un accident, c'est le maire, avec la Préfecture, qui resteraient responsables de la sécurité publique, qui comprend la sécurité routière, la protection des cultivateurs et, surtout, celle des éleveurs qui, eux, vivent de leur travail." Et d'ajouter : "Tout ce petit monde a accepté de prendre un risque pour laisser les chèvres dans les collines. La commune a pris un arrêté d'interdiction de leur donner à manger au bord des routes. Des panneaux en ce sens seront posés. Ensuès devrait faire de même puisqu'une partie du massif concerné se trouve sur son périmètre."

Le troupeau des Pennes-Mirabeau a trouvé refuge en Dordogne

On se souvient qu'un autre troupeau de chèvres sauvages a fait parler de lui, il y a un an, cette fois dans le massif bordant les Pennes-Mirabeau. Un groupe de 28 bêtes divaguant y avait été recensé, "clairement rejeté par les riverains, contrairement à celles de Châteauneuf", rappelle Romy Turpin, de la Fondation Brigitte Bardot. Notamment par les chevriers du Rove, qui ne voyaient pas d'un bon oeil cette proximité potentiellement vecteur de maladies.

Venue se rendre compte sur place en avril 2015, la Fondation avait ensuite financé la mise en place d'un enclos pour les récupérer et les regrouper, ce qui fut fait durant l'été.

Grâce à la Fondation Brigitte Bardot

Après un indispensable contrôle sanitaire - avéré favorable -, le troupeau a été d'abord "sécurisé" dans une bergerie à Grans, "qui appartient à un particulier, membre de la Fondation", précisait alors Christophe Marie, son porte-parole médias. Les chèvres y ont passé tout l'hiver... jusqu'à ce mardi où, au petit matin, elles ont pris la route, dans des camions, direction la Dordogne. Le Périgord sera leur port d'attache définitif, toujours sous l'égide de la Fondation, soucieuse de voir le moins possible d'animaux abattus.

Impliquée également depuis 2012 dans le dossier de la Nerthe, la Fondation Brigitte Bardot avait plaidé il y a un an pour un maintien sur site encadré. "Nous continuons à être au côté des habitants du secteur, qui souhaitent leur maintien", indique Romy Turpin. C'est dans cette intention que l'enclos qui a servi pour la capture des chèvres des Pennes-Mirabeau "va être offert à l'association de Châteauneuf". Par ailleurs, la Fondation "prendra à sa charge les frais de castraction des boucs qui seront capturés".

Qui soutient l'association ?

"En assistant plusieurs fois aux réunions depuis 2012, on a compris qu'il fallait avoir une position claire", précise Sylvie Vidal. À ce jour, "on a une vingtaine de particuliers adhérents et autant de donateurs", indique Jeannie Giry. Dont des archéologues de Martigues et Marseille et l'Office de Tourisme de Fuveau. "On est très sélectif sur les adhésions parce qu'on veut être sûr que ce sont des gens qui ont bien compris qu'on n'a pas d'autre alternative si on veut qu'elles restent là, ajoute la présidente. Ceux qui ont d'autres ambitions, d'autres espérances, ce n'est pas compatible avec ce qui est accepté par la préfecture. On va essayer de rendre le risque minimum mais il demeure, en théorie. Cela aurait été plus simple d'éradiquer le problème en se débarrassant des chèvres. Ce qui est tout à fait légalement possible".

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Maroc : Un refuge aux animaux abandonnés ou torturés à Tanger créé par un Britannique ...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/43868/maroc-refuge-animaux-abandonnes-tortures.html

Publié le par Ricard Bruno

Le Sanctuaire de la Faune». On ne pouvait trouver un meilleur nom au refuge pour animaux. Le créateur : Karl Scarr, 52 ans, originaire de Cambridge au Royaume-Uni, expert en comportement de la race canine. L’homme a acquis la réputation bien méritée de « meilleur ami des animaux». Ce titre de reconnaissance décerné par la presse britannique, Karl le doit à la mission qu’il s’est imposé comme un sacerdoce : venir en aide aux animaux errants, abandonnés ou torturés. Découverte.

Maroc : Un refuge aux animaux abandonnés ou torturés à Tanger créé par un Britannique ...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/43868/maroc-refuge-animaux-abandonnes-tortures.html

Alors que le mois dernier, les internautes marocains s’insurgeaient contre l’abattage via une campagne lancée sur les réseaux sociaux, Karl Scarr vient peut-être d’ouvrir une brèche dans ce débat. Ce britannique, âgé de 52 ans et père de 2 enfants, a décidé de consacrer sa vie à un refuge pour les animaux, comme le rapporte le Daily Mail qui lui consacre un article.

Des chiens, des ânes, des chevaux ont trouvé leur sanctuaire

Le cinquantenaire qui s’est installé à Tanger depuis plusieurs années, mène une vie rythmée par la récupération, le soin, la nourriture d’animaux errants, abandonnés, torturés ou maltraités dans un refuge baptisé « le Sanctuaire de la Faune». Un lieu qui doit grouiller d’aboiements, de miaulements, de braiement et de hennissement. Et pour cause, aux niches des 150 à 200 chiens, s’ajoutent les écuries des chevaux et des ânes qui sont recueillis dans le «sanctuaire ». La journée commence donc dès 4 heure du matin pour le cinquantenaire anglais avec le biberon à donner aux bébés animaux, le nettoyage des endroits où vivent les animaux sans compter les nombreux allers et retours chez le vétérinaire pour soigner les animaux malades.

« Gérer un endroit comme celui-ci demande une vigilance et une concentration complètes en tout temps. Il faut surveiller les scorpions et les serpents ou même stopper les combats avant qu’ils ne deviennent graves. Mais c’est un sacrifice que je fais volontiers pour protéger ces merveilleux animaux dont la plupart ont été victimes de violence, affamés, abandonnés ou tout simplement laissés pour morts », confie Karl Scarr. En effet, certains des animaux portent toujours les stigmates de la violence qu’ils ont subie. Certains ont subi des mutilations, d’autres ont été fauchés par des voitures, d’autres encore ont été maltraités au point de devenir agressifs et « susceptibles d’infliger des blessures ».

Une seconde vie pour des animaux torturés

« Chaque jour, nous trouvons des animaux victimes d’horribles violences physique et mentale avec certains qui ont été poignardés, brûlés, devenus aveugles, mutilés avec l’oreille ou la queue coupée ou avec les pattes cassées. Beaucoup d’autres sont ravagés par la gale, les puces, les tiques, les vers, la malnutrition sévère et d’autres maladies », confie le protecteur des animaux. Seulement, selon le site du refuge, les animaux sont nourris grâce aux dons des particuliers ou à la vente des livres écrits par Karl sur les comportements des animaux. Ils sont ensuite soignés, traités, parfois stérilisés pour être proposés à l’adoption aux personnes acceptant de s’en occuper.

Le travail du refuge ne s’arrête pas là. Des actions de sensibilisation et d’informations sont également menées grâce notamment à des prises de parole dans les écoles ou auprès de la population locale. « Le sanctuaire est devenu le point focal pour une grande campagne sur le changement des lois sur la protection des animaux dans le pays [..]», souligne Karl Scarr. La page Facebook du sanctuaire donne régulièrement des nouvelles des animaux recueillis et de leur vie dans le refuge. « Beaucoup de ces chiens ont été laissés dans les rues et souffrent seulement du besoin d'affection. Nous voulons donner aux animaux l'amour et l'affection qu'ils méritent en les entourant de joie ». Un message fort lancé en direction des souteneurs de la loi sur l’abattage des chiens pour dire : et si nous créons des refuges pour animaux au Maroc ?

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Les chasseurs massacrent 600 éléphants dans un parc national du Cameroun…

Publié le par Ricard Bruno

Les chasseurs massacrent 600 éléphants dans un parc national du Cameroun…

Chères amies, chers amis

Des dizaines de chasseurs armés jusqu’aux dents ont pénétré dans un parc national du Cameroun, avant de massacrer plus de 600 éléphants majestueux et de les mutiler pour récupérer leurs défenses. Les braconniers ont décimé la moitié des derniers éléphants d’Afrique centrale. Et personne n’est parvenu à les arrêter. Jusqu’à présent… De courageux enquêteurs ont infiltré des réseaux de braconnage dans huit pays africains, et 1200 trafiquants sont déjà sous les verrous grâce à eux! C’est le genre de nouvelles qui redonne espoir! Ces personnes ont été récompensées, mais beaucoup de bailleurs de fonds craignent de s’en prendre frontalement au crime ~~organisé. Nous sommes peut-être le mouvement le mieux placé pour donner rapidement de l’ampleur à cette extraordinaire opération. Quatre éléphants sont massacrés toutes les heures. Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour ne pas voir ces magnifiques créatures disparaître à jamais. Mais si chacun d’entre nous contribue maintenant, cette équipe pourrait se déployer dans d’autres pays, faire arrêter davantage de criminels et fonctionnaires corrompus, et nous pourrions mener des campagnes pour sauver ces animaux emblématiques d’un massacre à grande échelle. Tout le continent est touché par ce carnage. Des braconniers embauchés pour l’occasion repèrent les éléphants, les léopards, les grands singes et toutes sortes d’animaux en voie de disparition. Les grands chefs font alors venir des hélicoptères et des armes lourdes pour les abattre et les dépecer afin de récupérer leurs peaux et défenses. C’est un trafic évalué à 19 milliards de dollars par an dans le monde entier, aux mains des mafias internationales, qui s’en sortent en distribuant des pots-de-vins à tour de bras. Mais les courageux membres du réseau des Activistes écologiques pour la gouvernance et l’application de la loi (EAGLE, en anglais) ripostent, s’en prenant à chaque échelon de ces organisations criminelles: ils infiltrent les gangs, travaillent avec la police pour faciliter les arrestations et s’assurer que les responsables sont bien mis hors d’état de nuire. Leur succès sans précédent leur a valu un concert de louanges, d’Interpol à WWF en passant par le Prince Philippe mais malgré cela, ces héros travaillent avec un budget restreint, motivés surtout par leur amour sincère pour ces animaux. Si nous contribuons chacun à la hauteur de nos moyens, voilà ce que nous pourrions faire: Aider à former et à financer des dizaines d’enquêteurs capables d’infiltrer les réseaux les plus recherchés dans davantage de pays, et faire arrêter leurs meneurs; Accompagner les enquêtes visant les fonctionnaires et les responsables politiques complices qui permettent à ce sanglant trafic de perdurer; Mener d’énormes campagnes au moment des arrestations et des procès afin de modifier la culture de l’impunité; et Mener des enquêtes afin de faire toute la lumière sur les entreprises et les gouvernements qui profitent de la vente de l’ivoire et d’autres produits tirés des animaux. Nous sommes peu nombreux à être prêts à mettre notre vie en jeu pour sauver d’autres espèces de la violence et de l’infinie cupidité des hommes. Mais c’est précisément ce que font ces guerriers de la cause animale et aujourd’hui, nous pouvons leur venir en aide. Mettons la puissance de notre mouvement à leur service. Nous sommes déjà venus en aide à de courageux activistes qui travaillent en première ligne, menant un travail périlleux mais essentiel, depuis les citoyens journalistes en Syrie jusqu’aux bénévoles partis combattre le virus Ebola. Nous soutenons toujours les meilleures idées, celles qui auront le plus d’impact, surtout quand personne d’autre ne veut s’engager. Aujourd’hui, venons en aide à ces héros, afin que les magnifiques savanes et forêts africaines puissent de nouveau regorger d’animaux sauvages. Avec espoir et détermination, MCD POUR PLUS D’INFORMATIONS

En Afrique, le crime organisé décime les éléphants (Sciences et Avenir) http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20150125.AFP6517/en-afrique-le-crime-organise-decime-les-elephants.html

Comment les mafias détruisent la planète (L’Express) http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/comment-les-mafias-detruisent-la-planete_1698834.html

Massacre d’éléphants au Cameroun: retour des braconniers dans le parc national de Boubandjida (IFAW) http://www.ifaw.org/france/actualites/massacre-d%E2%80%99%C3%A9l%C3%A9phants-au-cameroun-retour-des-braconniers-dans-le-parc-national-de-boubandj

Eléphants d’Afrique: La Banque Africaine de Développement tire la sonnette d’alarme, sans action, c’est l’extinction (Médiaterre) http://www.mediaterre.org/actu,20160304102925,11.html

Burkina Fas o: Près de 70 kg d’ivoire en partance pour la Côte d’ivoire saisies (Koaci.com) http://koaci.com/burkina-faso-pres-divoire-partance-pour-cote-divoire-saisies-94991.html

Massacre de la faune au Bénin: le dernier Éden menacé (Le Partage) http://partage-le.com/2015/03/massacre-de-la-faune-au-benin-le-dernier-eden-menace/

Les activistes écologiques pour la gouvernance et application de la loi (EAGLE, site internet) http://www.eagle-enforcement.org/

Un groupe africain de protection de la nature avec un objectif hors du commun: le respect de la loi (New York Times, en anglais) http://www.nytimes.com/2015/10/13/science/african-conservation-group-with-unusual-mission-enforcement.html

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Des chiots victimes de mauvais traitements

Publié le par Ricard Bruno

L’histoire remonte en septembre dernier lorsqu’une personne a fait l’acquisition d’un chiot dans un élevage de Conflans-Sainte-Honorine. Deux jours après, l’animal était mort. L’acheteuse remettait alors en cause les conditions de vie auxquelles étaient livrés les animaux et soupçonnait également de mauvais traitements infligés aux bêtes. La police nationale était alertée et ouvrait ainsi une enquête.

Il s’est avéré que la mort « suspecte » du chiot, intervenue deux jours après son achat, était en réalité due à un manque de sevrage. En effet, l’animal a été vendu avec un carnet de santé trafiqué qui mentionnait la fin de son sevrage. La personne à l’origine du signalement aux autorités a donc été victime d’escroquerie.

Jeudi dernier, les enquêteurs du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine sont intervenus dans l’élevage de chiens en question. En présence de la SPA (Société protectrice des animaux, Ndlr) et de la fondation Brigitte Bardot, ils ont constaté les mauvaises conditions de vie auxquelles étaient soumis les animaux. À leur arrivée, les protagonistes ont dénombré 27 animaux de compagnie dont un chien mort. À la suite de l’intervention, la SPA aurait décidé de porter plainte contre l’élevage. Quant à la fondation Brigitte Bardot, elle serait dans l’attente d’éléments supplémentaires avant de décider de prendre part à l’affaire.

L’enquête doit se poursuivre pour savoir si l’élevage était totalement en règle ou s’il y a bien eu travail dissimulé. Si la mère serait semble-t-il déclarée en tant qu’entrepreneuse, sa fille âgée de 18 ans susciterait quelques doutes. En effet, plusieurs annonces passées sur internet ainsi que des transactions semblent indiquer qu’elle aurait pu tenir une place à part entière au sein de l’élevage familial.

Dans un second temps, l’enquête doit essayer de déterminer la provenance des animaux. Lors de leur intervention, les forces de l’ordre ont constaté que plusieurs chiens étaient porteurs de puces d’identification. Les policiers doivent donc établir si les animaux ont été acquis suite à des achats ou directement volés à leurs propriétaires. Ces derniers seraient répartis « aux quatre coins de la France », selon les informations délivrées par les puces.

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Monoprix ne commercialise plus d'oeufs de poules élevées en batterie

Publié le par Ricard Bruno

Depuis lundi, Monoprix a définitivement retiré les œufs de poules élevées en cage de ses rayons, a annoncé l'enseigne dans un communiqué. ​

Monoprix ne commercialise plus d'oeufs de poules élevées en batterie

«Monoprix fait le choix de retirer définitivement les oeufs de catégorie 3 de ses rayons à compter du 11 avril 2016», précise l'enseigne dans un communiqué, la première à prendre ce type d'initiative. Comprenez qu'elle ne vendra plus d’œufs de poules élevées en batterie.

L'opération s'accompagne, par ailleurs, d'une «démarche de sensibilisation auprès des consommateurs» via «une brochure explicative et un affichage en magasin» et les réseaux sociaux, indique le groupe dans un communiqué.

En 2013, l'entreprise de grande distribution s'était déjà engagée à ne plus proposer d'oeufs issus d'élevage de poule en cage mais uniquement sur sa propre marque. En 2015, Monoprix avait déjà supprimé les œufs de batterie de la fabrication des pâtes d'Alsace et de la mayonnaise de sa marque Monoprix Gourmet, imitant d'autres fabricants de mayonnaise.

Rappelons que deux tiers des œufs vendus en France et 75% de la production hexagonale, proviennent d'élevages en cage.

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Elle s'appelait Marie...Adieu....

Publié le par Ricard Bruno

Elle s'appelait Marie...Adieu....

Elle s'appelait Marie.
Elle avait dédié sa vie aux chiens et aux chats.
Elle s'est éteinte aujourd'hui, laissant des orphelins inaudibles à des mains meurtrière...s... Celles qui sont pourtant censées les protéger...
Mais Marie leur a donné tellement d'amour et d'attention que ça les comblerait peut-être...
Marie a également donné une leçon de vie aux Casablancais en particuliers et aux marocains en général : l'amour et l'empathie n'ont pas de nationalité, d'âge, de vocation ou de race ! Quand on aime, on se dévoue.
Repose en paix la guerrière, tu l'as bien méritée ta paix, que tu as semée de ton vivant...

Quand une grande défenseuse des animaux s'en va c'est un coin de lumière qui s'éteint . Une pensée pour vous Marie , en espérant que vous petits protégés trouveront quelqu'un d'aussi bon que vous

Elle s'appelait Marie...Adieu....
Elle s'appelait Marie...Adieu....
Elle s'appelait Marie...Adieu....

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