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action protection animale

Haute-Loire jusqu’au 28 avril 2022 inclus : consultation publique sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

Publié le par Ricard Bruno

Haute-Loire jusqu’au 28 avril 2022 inclus : consultation publique sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau
Le Projet d'arrêté

Un projet d’arrêté est soumis à consultation du public à propos de l’autorisation de vénerie sous terre du blaireau instaurant une période complémentaire du 1er juin 2022 au 10 septembre 2022 (Article 4). 

La préfecture n’a publié aucune une note de présentation.

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté  jusqu’au 28 avril 2022.

mportant : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé. Il doit-être envoyé par mail jusqu’au 28 avril 2022.

ddt-spe@haute-loire.gouv.fr 

  • Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé

     La vénerie sous terre du blaireau pourra être pratiquée pour une période complémentaire allant du 1er juin 2022 au 10 septembre2022. 
    Vous avez la possibilité de donner votre avis sur les autres disposition du projet d’arrêté. 

SUR LA FORME :

  • Aucune note de présentation n’a été publiée. Les contributeurs sont privés des informations qui aurait dû lui permettre de donner un avis éclairé.

    La préfecture ne fait aucunement mention de l’espèce blaireau dans le paragraphe précisant le contexte du projet de texte

  • Le compte rendu de la CDCFS n’a pas été publié. 
  • Or, l’Article 7 de la Charte de l’Environnement précise que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. »
  • L’article 9 de la Convention prévoit des dérogations à la protection des espèces pour des motifs strictement définis, dont l’exercice récréatif de la chasse est exclu.
  • Concernant la contradiction entre l’article R-424.5 du Code de l’environnement et l’article L424.10 du même code, la DDT de l’Ardèche reconnait que l’autorisation de la période complémentaire est préjudiciable à la survie des jeunes:
    «L’exercice de la vénerie sous terre du Blaireau s’exerçait précédemment pendant une période de chasse complémentaire ouverte du 15 mai à l’ouverture générale. Il apparaît que cette période de chasse peut porter un préjudice à des jeunes pas encore émancipés. Le projet d’arrêté prévoit de différer le début de cette période complémentaire au 1er août 2022. »
    La préfecture de la Haute-Loire doit tenir compte de cette notification sur la période de dépendance des jeunes, qui est valable pour tous les départements.
  • Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’« au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.

SUR LE FOND : 

  • Certains départements n’autorisent plus la période complémentaire du blaireau, et notamment les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône (depuis 2016), de la Côte d’Or (depuis 2015), de l’Hérault (depuis 2014), du Var, du Vaucluse, des Vosges, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
    En 2021 les administrations des départements de l’Ariège, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Charente, Dordogne, Doubs, Loire, Morbihan, Pyrénées Orientales, Seine Maritime, Haute-Saône, Tarn, Yvelines et Yonne ne l’ont pas autorisé pour la première fois. 
  • Les effectifs de blaireaux ainsi que les dégâts aux cultures agricoles imputés à cette espèce ne sont pas connus par l’administration. 
  • L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. Ces trois conditions ont-elles été discutées lors de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage ?
  • Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.
  • Les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes bien au delà du 15 mai. En effet, les périodes choisies pour ces périodes complémentaires de chasse du blaireau — sont en contradiction avec  l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, selon lequel « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».
  • Les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés au moment des périodes complémentaires de chasse du blaireau comme l’a démontré l’étude « Contribution à l’étude de la reproduction des Blaireaux Eurasiens (Meles meles) et de la période de dépendance des blaireautins en France » réalisée par Virginie Boyaval, éthologue sur le blaireau : « […] au mois de mai, juin, juillet, les blaireaux juvéniles ne peuvent pas survivre sans leur mère. Ils sont sevrés à l’âge de 4 mois et commencent progressivement leur émancipation pour une durée de plusieurs mois s’étalant de 1 à 4 mois et ne peuvent donc être considérés comme étant émancipés qu’à partir de l’âge de 6 à 8 mois minimum. La destruction des blaireaux compromet le succès de reproduction de l’espèce. La destruction des mères allaitantes, laisse de nombreux orphelins incapables de survivre seul ». Par conséquent pour épargner la nouvelle génération, il faut prendre en considération non pas la période de sevrage mais la période de dépendance des jeunes qui s’étale jusqu’au mois d’août minimum; il convient donc de préserver la vie des mères jusqu’à la fin de la période de dépendance des jeunes afin que ceux-ci puissent survivre.
  • La période d’allaitement des blaireautins s’étale au-delà du 15 mai, et les jeunes restent dépendants jusqu’à l’automne, ils sont donc présents dans les terriers pendant la période de déterrage. Il est donc nécessaire de prendre en considération la période dépendance des jeunes comme référence et non pas le sevrage lui-même si l’on veut respecter la survie des jeunes.
  • La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme différentes espèces de reptiles et amphibiens (crapaud, lézard ocellé, espèces de serpents), le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : «Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau)» source Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.
  • Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »
  • Il faut obligatoirement que la totalité de la période de chasse du blaireau, qu’elle soit assortie d’une période complémentaire ou non, fasse l’objet de déclaration d’intervention auprès de la DDT et d’un compte-rendu de cette intervention. La fédération doit également être capable de fournir, lors de la commission, des éléments pertinents et exhaustifs sur les bilans annuels de tirs et de déterrage et non des données approximatives qui ne permettent pas d’avoir une idée de ce que cela représente par rapport aux populations départementales. Ces éléments chiffrés doivent être rendus publics. Or, ce projet d’arrêté est accompagné d’une note de présentation incomplète ne pouvant justifier cette période complémentaire.
  • La période de tir, lorsqu’elle est autorisée jusqu’au 29 février, provoque potentiellement la mort des mères gestantes et ne doit en aucun être autorisé, en application de l’article L424.10 du Code de l’environnement visant à préserver la future génération.

À PROPOS DU BLAIREAU :

  • Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.
  • Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
  • Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.
  • La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).
  • Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).
  • Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
  • Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
  • Les bilans annuels relatifs à la vénerie sous terre sont généralement très bas et ne régulent pas du tout les populations. Les collisions routières ont certainement un impact bien plus important que le déterrage. Si ces prélèvements ne permettent pas de réguler les populations (pour de quelconques raisons sanitaires ou économiques), alors pourquoi continuer d’accorder des autorisations de déterrage, si ce n’est de contenter quelques acharnés de la pratique de vénerie sous terre ?
  • Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »
  • En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
  • Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace)
 
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Morvan : les daims de Saint-Brisson, un temps menacés d'abattage, recueillis par la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Morvan : les daims de Saint-Brisson, un temps menacés d'abattage, recueillis par la fondation Brigitte Bardot

Le troupeau de daims de Saint-Brisson

(Nièvre), présent depuis plus de 45 ans à la

Maison du Parc, a quitté les lieux jeudi 14

avril. Les animaux ont été acheminés vers

deux sites de la fondation Brigitte Bardot. Ils

y termineront paisiblement leurs jours,

après avoir échappé à l'abattage en 2019.

 

La fin d'une époque. À Saint-Brisson (Nièvre), le troupeau de daims du Parc Naturel Régional du Morvan a quitté les lieux, jeudi 14 avril. Ils étaient présents sur place depuis 1975, date de l'implantation de la Maison du Parc.

24 animaux seront accueillis dans des centres de la fondation Brigitte Bardot, dans le Loiret et la Loire.

"Ce n'est pas de gaieté de cœur que l'on se sépare d'eux", affirme Florence Bresson, directrice adjointe du Parc Naturel du Morvan. "On est tristes de les voir partir, mais on est rassuré de savoir qu'ils finiront leur vie paisiblement."

Les daims de Saint-Brisson, le 10 janvier 2019.

Les daims de Saint-Brisson, le 10 janvier 2019. 

Des daims menacés d'abattage en 2019

 

C'est ce que demandait la préfecture de la Nièvre depuis 2018. Une volonté confirmée par un arrêté en date du 7 janvier 2019. Les autorités faisaient valoir que les daims n'étaient pas de race pure, dégénérés, sans suivi vétérinaire, et les clôtures n'étaient pas aux normes.

La décision avait à l'époque suscité une vive indignation dans le village, comme auprès des défenseurs de l'environnement.

"On appelle cela la Maison du Parc Naturel Régional du Morvan. Naturel, c'est pas pour qu'on vienne avec la troupe assassiner les daims", fustigeait alors Michel Gobillon, maire (SE) de Saint-Brisson.

Un daim de Saint-Brisson, début 2019. Le troupeau vivait en semi-liberté.

Un daim de Saint-Brisson, début 2019. Le troupeau vivait en semi-liberté.

"On se permet de tuer des animaux qui sont là depuis 30 ans, qui sont en bonne santé, qui n'ont rien demandé à personne, qui font le bonheur de toute une région", se révoltait au micro de France 3 Bourgogne Patrick Sacco, président de l'association "Respectons". "Et à un motif complètement administratif, on décide de les tuer. C'est révoltant !"

Une pétition avait même été lancée en opposition à l'abattage.

"C'était la meilleure solution possible"

Au terme de la mobilisation, la préfecture de la Nièvre avait accepté d'attendre la mise en conformité de l'élevage. Les mâles ont également été stérilisés en avril 2019, afin que le troupeau puisse s'éteindre naturellement.

Bien que les aménagements matériels nécessaires aient été réalisés, le Parc Naturel du Morvan n'est pas parvenu à obtenir un agrément spécifique. En cause, une formation des agents bien trop longue.

Il nous était impossible de dégager trois années de formation pour nos agents. Comme on avait un contact avec la fondation Brigitte Bardot, on a trouvé une autre solution.

Florence Bresson, directrice adjointe du Parc Naturel Régional du Morvan

"C'était la meilleure solution possible", poursuit-elle. "Les services de l'État nous ont accompagnés dans ce processus, qui va permettre aux daims d'être pris en charge correctement."

La Fondation Brigitte Bardot mène des opérations de sauvetage de daims
depuis 2011. Plus de 250 animaux ont rejoint ses sites partenaires en France.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Guerre en Ukraine. Un convoi humanitaire pour animaux est parti du refuge de la Mare Auzou dans l’Eure

Publié le par Ricard Bruno

Le refuge de la Mare Auzou de la Fondation Brigitte Bardot a envoyé trois camions remplis de caisses de transport et de nourriture pour animaux à destination des réfugiés ukrainiens qui fuient leur pays avec leurs animaux de compagnie.

La Fondation Brigitte Bardot a envoyé trois camions remplis de caisses de transport et de nourriture pour animaux à destination des réfugiés ukrainiens
La Fondation Brigitte Bardot a envoyé trois camions remplis de caisses de transport et de nourriture pour animaux à destination des réfugiés ukrainiens

La Fondation Brigitte Bardot a envoyé trois camions remplis de caisses de transport et de nourriture pour animaux à destination des réfugiés ukrainiens

Trois camions sont partis à 9 heures ce vendredi 15 avril 2022 du refuge La Mare Auzou dans l’Eure. Leur destination : la Pologne, et plus précisément la frontière ukrainienne.

« On a été informés que les réfugiés qui partaient avec leurs animaux rencontraient des difficultés. Ils manquent cruellement de caisses de transport. Des questionnaires ont été envoyés pour identifier les besoins les plus urgents. Ça peut paraître paradoxal, mais si la mobilisation humanitaire porte d’abord sur l’alimentation, les médicaments et l’hygiène, la problématique des animaux a un peu été mise de côté. Pourtant, elle est très présente », insiste Christophe Marie, directeur adjoint et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot

Des livraisons ont d’ores et déjà été effectuées vers des centres de réfugiés. Et l’équipe du refuge passera une semaine sur place afin de déposer une centaine de caisses de transport et de l’alimentation. Trois cents autres caisses devraient arriver dans la foulée par transporteur, et 200 les attendent déjà en Pologne. Le but sera aussi d’identifier les besoins supplémentaires, et notamment vétérinaires, pour potentiellement envoyer une deuxième équipe.

 

Allégement du protocole en France

« Certaines personnes ont tout perdu, elles sont obligées de fuir avec leur chien, leur chat ou leur lapin dans les bras, et sont obligées de les abandonner à la frontière car elles n’ont rien pour les transporter. Alors qu’en France, on abandonne assez facilement un animal pour partir en vacances. Là-bas, sous les bombes, ils les sauvent. »

 

D’ailleurs, pour que les réfugiés puissent arriver en France avec leurs animaux, un accord a été passé avec le ministère de l’Agriculture afin d’alléger le protocole d’entrée. Un suivi sanitaire sera nécessaire pendant six mois, mais l’animal pourra rester avec son propriétaire. L’ensemble des frais sera pris en charge pour un tiers par le vétérinaire, et les deux autres tiers par l’État via le dispositif France Relance et la Fondation Brigitte Bardot.

Source de l'article : Cliquez ICI

Paris : les lapins des Invalides sont désormais intouchables

Publié le par Ricard Bruno

Des lapins gambadent aux Invalides sur les pelouses, côté rue de Grenelle (VIIe)

Des lapins gambadent aux Invalides sur les pelouses, côté rue de Grenelle (VIIe)

La préfecture de police qui voulait classer les petits mammifères en nuisibles, a, sous la pression des associations et de la ville de Paris, renoncé.

Jeannot Lapin, Peter Rabbit et leurs copains à grandes oreilles ont gagné ! Les lapins des Invalides (VIIe) vont pouvoir continuer à gambader librement sur les pelouses, entre les jambes des soldats sentinelles, fusil d’assaut en bandoulière et sous les fenêtres du général, sans risque de finir en civet, ou plutôt d’être capturé à l’aide de furets, puis d’être euthanasiés.

La décision, prise sous les lambris des bureaux de Didier Lallemand, préfet de police de Paris, est arrivée ce mardi aux oreilles de l’association. La colonie de lapins de Garenne, la plus grande après celle du Bois de Boulogne (XVIe) qui a élu domicile sur le site militaire classé aux Monuments historiques, autour du musée de l’Armée, est désormais intouchable. Jeannot & co pourront « continuer à faire des trous et abîmer les pelouses, s’agace un militaire, creuser des galeries et grignoter les câbles et les tuyaux d’arrosage ! » Les militaires chiffraient les dégâts - contestés par les associations - « à hauteur de 15 000 euros » par an pour « une surface de 5 kilomètres carrés détruits ».

Militaires et lapins devront cohabiter

Les touristes du monde entier - qui viennent voir le tombeau de Napoléon, et découvraient en chemin, amusés les lapins, et se prenaient en selfie - se réjouiront de la nouvelle. PAZ, Paris Animaux Zoopolis, l’association parisienne qui traite des questions relatives à la souffrance animale sur le territoire de la ville de Paris et qui plaidait inlassablement la cause du Oryctolagus cuniculus, ne cachait pas ce mardi sa satisfaction. « La décision du préfet d’abroger l’arrêté démontre que notre action en justice était fondée », se réjouit l‘infatigable Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ.

Au cœur de cette affaire de rongeurs remontée jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, un arrêté préfectoral de juillet 2021, valable un an, et classant les lapins en tant que nuisibles. Cela donnait la possibilité aux militaires de les « réguler » et donc d’en tuer « une quarantaine par an », selon les chiffres officiels des Invalides.

Ces neuf derniers mois, l’affaire était au point mort et les lapins en sursis. La décision avait été suspendue en juillet dernier à une audience sur le fond qui devait se tenir au tribunal administratif de Paris, suite à une requête en référé-suspension déposée dans l’urgence, le 7 juillet dernier par PAZ. L’association demandait aux militaires de « cohabiter pacifiquement avec les lapins ». La mairie de Paris avait rejoint leur cause… Christophe Najdovski, adjoint d’Anne Hidalgo (PS), en charge de la condition animale avait, lui, saisi officiellement le préfet de police, mettant en avant « les faibles nuisances que produisent les lapins de Garenne ».

« Le préfet de police n’a pas attendu l’audience sur le fond, savoure ce mardi Amandine Sansivens. Il a jeté l’éponge. Il s’est rendu à la raison ».

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Historique : la coupe routinière des queues enfin condamnée

Publié le par Ricard Bruno

Historique : la coupe routinière des queues enfin condamnée

Un espoir pour les porcelets

Pour la toute première fois, la justice vient de condamner la coupe systématique des queues des cochons ! Cette pratique est interdite depuis près de 20 ans. La France a même été condamnée par la Commission européenne en 2020 pour ces mutilations. Pourtant, elles continuent d’être pratiquées de manière quasi systématique dans les élevages porcins.

À l’origine du procès, une enquête L214

Flash-back. En décembre 2020 et en février 2021, L214 a diffusé des images provenant d’un élevage de cochons fournissant Herta. Un élevage mis en avant par la marque pour illustrer sa « filière Préférence », censée mieux traiter les animaux. Mais la réalité est tout autre : des centaines de truies enfermées dans des cages à peine plus grandes que leur corps, des porcelets qui naissent, et parfois meurent, dans un environnement de métal et de béton, des cochons mutilés et blessés.

Parmi ces mutilations, la caudectomie. Cette pratique consiste à couper à vif la queue des porcelets, sans anesthésie. Elle est censée limiter la morsure des queues, un trouble du comportement imputable aux conditions d’élevage. Par ennui, stress et frustration, les animaux se tournent vers la seule « chose » disponible dans leurs enclos nus : ils mordent les queues des autres cochons. Mais couper les queues n’est ni légal, ni acceptable ! Nous avions porté plainte pour mauvais traitements des animaux.

Si les cochons disposaient de matériaux permettant des activités de recherche et de manipulation (paille, foin, bois, sciure…), comme l’exige également la réglementation, ils n'en seraient pas réduits à se mordre entre eux.

soutenez L214

 

50 000 € d'amende, et un message clair

Le tribunal correctionnel de Moulins a condamné l'élevage à une peine de 50 000 € d'amende, dont 25 000 € avec sursis. Cette condamnation marque un véritable tournant ! Une infraction tolérée depuis 20 ans, avec la complaisance des services de l'État, est enfin condamnée.

Le message envoyé par la justice est clair : la réglementation concernant les conditions d'élevage des animaux ne se négocie pas. Elle doit s’appliquer dans tous les élevages, qu’ils le veuillent ou non, et l'État est tenu de la faire appliquer.

En France, 95 % des cochons sont enfermés dans des bâtiments sans accès à l'extérieur. Et quasiment tous ces cochons ont la queue coupée. D’où l’importance cruciale de ce jugement !

Nos enquêtes, nos plaintes et votre soutien nous permettent d’obtenir ces avancées ! Soutenez nos actions pour défendre les animaux.

Cette décision est historique, mais elle est en sursis. L'élevage a décidé de faire appel. Nous comptons notamment sur votre soutien et sur les talents de notre avocate dans cette bataille juridique pour confirmer cette décision. Nous espérons qu’elle fera jurisprudence à l’avenir et que des milliers de porcelets ne subiront plus cette douloureuse mutilation à vif.

Source de l'article : L214 Cliquez ICI

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NON À LA CHASSE !

Publié le par Ricard Bruno

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Brigitte Bardot s'adresse à Emmanuel Macron

Publié le par Ricard Bruno

Bravo Brigitte, nous sommes tous avec vous, votre courrier à l'intention de celui qui nous sert de président des "chasseurs" est totalement limpide comme de l'eau de roche.

Vous avez tout mon soutien indéfectible

Bruno Ricard 

 

Brigitte Bardot s'adresse à Emmanuel Macron

Guerre en Ukraine : des animaux sauvés par ces associations de Haute-Garonne

Publié le par Ricard Bruno

Guerre en Ukraine : des animaux sauvés par ces associations de Haute-Garonne

Avec la guerre en Ukraine, les réfugiés ont dû tout quitter, et donc amener avec eux, dans leur exil, leurs animaux de compagnie. 

Les réfugiés ukrainiens affluent en Europe et notamment en France, avec déjà 36.000 personnes accueillies dans l’Hexagone. Emmenant avec eux une partie de leur vie, leurs animaux suivant ce grand exode, qui ont besoin comme leurs propriétaires, d’un accueil. La Haute-Garonne s’active pour venir en aide aux petites bêtes ukrainiennes.

Deux associations au secours des animaux des réfugiés ukrainiens

La "Fondation Brigitte Bardot" (FBB) et l’association "Vétérinaire pour Tous" se sont proposées pour garantir les soins aux animaux des réfugiés ukrainiens. "Les soins vétérinaires soient partiellement ou totalement pris en charge pour tout réfugié ukrainien détenteur d’un animal" indique la préfecture de Haute-Garonne.

L’association Vétérinaires pour Tous (VPT), qui œuvre à offrir des soins vétérinaires aux personnes à faible revenu, a donc décidé de s’étendre à ceux des réfugiés ukrainiens. Une nouvelle preuve de solidarité de la Haute-Garonne qui avait déjà octroyé une enveloppe de 100.000 euros pour des associations en aide à l’Ukraine.

Pour les contacter :

  • Vétérinaires pour tous :http://www.veterinairespourtous.fr/vptoccitanie@gmail.com
  • Direction départementale de la protection des populations : 05 34 45 34 45 ou ddpp@haute-garonne.gouv.fr
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LA FBB ET VÉTÉRINAIRES POUR TOUS LANCENT L’OPÉRATION SOLIDARITÉ VÉTÉRINAIRE UKRAINE AVEC LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ALIMENTATION

Publié le par Ricard Bruno

LA FBB ET VÉTÉRINAIRES POUR TOUS LANCENT L’OPÉRATION SOLIDARITÉ VÉTÉRINAIRE UKRAINE AVEC LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ALIMENTATION

Alors que des millions d’ukrainiens fuient actuellement leur pays en guerre, bon nombre d’entre eux ont refusé de laisser leur compagnon à quatre pattes derrière eux et trouvent refuge en France avec leur animal de compagnie. Un protocole a été mis en place par les autorités françaises afin de prévenir tout risque sanitaire lié à ces mouvements d’animaux (zoonoses, rage et trafics éventuels). Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Vétérinaires Pour Tous et la Fondation Brigitte Bardot s’associent pour couvrir intégralement le coût de cette surveillance et les soins vétérinaires des animaux de réfugiés.

 

Communiqué en ukrainien :

Ветеринари для всіх» та Фонд Бріжит Бардо розпочинають операцію
«Ветеринарна солідарність Україна»
за підтримки Міністерства сільського господарства та продовольства
(#VetsolidaireUkraine)

 

Si les chiens et chats en provenance d’Ukraine entrant dans l’Union européenne doivent habituellement répondre à certaines exigences réglementaires strictes, la France a mis en place une dérogation permettant à tout réfugié ukrainien d’être accueilli en France avec son animal, pour faire face à la situation actuelle. Le nombre maximal d’animaux pouvant accompagner leur propriétaire ou personne autorisée est de cinq.

Une surveillance sanitaire est néanmoins mise en œuvre dès son arrivée, afin de s’assurer que l’animal ne présente aucun risque pour ses congénères ou pour les humains (communication du ministère de l’Agriculture à consulter sur ce lien). Plusieurs visites vétérinaires de surveillance sanitaire seront nécessaires au cours des semaines suivant l’accueil.

Ce protocole sanitaire, qui comprend notamment la vaccination, permet d’assurer la protection de l’animal et de la santé publique, mais représente un certain coût qui sera donc intégralement pris en charge grâce à cette collaboration entre le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Vétérinaires Pour Tous et la Fondation Brigitte Bardot.

 Pour consulter la procédure et la prise en charge via Vétérinaires pour Tous, cliquez sur ce lien

 Pour consulter le dossier à renseigner pour la prise en charge des soins vétérinaires dans le cadre de l’opération Solidarité   Vétérinaire Ukraine, cliquez sur ce lien

  • Les réfugiés accompagnés d’animaux doivent, dès leur arrivée, consulter un vétérinaire ou contacter la Direction Départementale en charge de la Protection des Populations (DDecPP) du département dans lequel ils sont hébergés
  • La surveillance antirabique dans le cadre d’une introduction provenant d’un pays tiers sera mise en place
  • Les soins préventifs courants seront réalisés : identification (si besoin), vaccination complète incluant vaccination contre la rage et délivrance d’un passeport, vermifugation et soins curatifs éventuels
  • L’ensemble des frais afférents sera pris en charge, sans avance par le réfugié.
  • Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter Vet pour tous : http://www.veterinairespourtous.fr/

Pour des raisons de santé publique, il est indispensable de se conformer à ce protocole. Toute personne hébergeant un réfugié ukrainien accompagné d’un animal est donc invitée à lui communiquer ces informations afin de lui permettre de déclarer l’entrée de son animal sur le territoire et de mettre en œuvre le protocole sanitaire de précaution.

Afin d’assurer la gratuité de ce suivi sanitaire pour les réfugiés, un tiers des frais vétérinaires sera pris en charge par l’association Vétérinaires pour Tous (VPT), financée par le plan France Relance dans le cadre des actions mises en œuvre par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, un autre tiers sera abandonné par le vétérinaire réalisant les soins. Le dernier tiers, correspondant à la part devant habituellement être réglée par le propriétaire de l’animal, sera pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot.

Les vétérinaires souhaitant participer à cette opération de solidarité peuvent dès à présent se rapprocher de  l’association Vétérinaires Pour Tous de leur région (ne pas contacter le standard téléphonique de VPT, mais écrire à l’antenne régionale concernée).

La Fondation Brigitte Bardot, qui met actuellement tout en œuvre pour porter assistance aux animaux en Ukraine, se félicite de cette collaboration, qui permettra peut-être d’alléger un peu détresse de milliers de réfugiés qui ont tout perdu et dont la compagnie de leur animal est plus que précieuse dans ces temps difficiles.

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