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72 articles avec actuali

Sexy Match : Brigitte Bardot, l'icône...

Publié le par Ricard Bruno

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Sexy Match : Brigitte Bardot, l'icône...
Sexy Match : Brigitte Bardot, l'icône...

Brigitte Bardot incarne comme personne le mythe de la femme française. A la fois sauvage et gracieuse, elle a inspiré des artistes de son époque telle une muse. 

«J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes», disait Brigitte Bardot. Repérée à seulement 14 ans en couverture du magazine «Elle» par Marc Allégret, Bardot a été le fantasme de toute une génération à travers le monde. Ses lèvres pulpeuses, sa taille de guêpe et sa poitrine voluptueuse en ont fait un mythe inclassable, une icône. Mais Brigitte Bardot ce n'est pas seulement des courbes qui frôlent la perfection, c'est aussi et surtout un regard, une femme engagée pour la cause animale et une spontanéité rafraîchissante. Loin de se limiter à son enveloppe, cette naïade à l'allure féline a un sacré caractère et une idée assez précise de ce qu'elle veut. Elle sait jouer de ses charmes pour faire tomber les séducteurs les plus aguerris et user de ses cordes vocales pour lancer quelques «Je m'en tamponne!».

Une femme culte

BB ne fait pas que se prélasser sur les rives de Saint-Tropez. Au fil des années, elle acquiert une légitimité au rythme d'une carrière impressionnante. Vingt et un ans de carrière, 80 films, 47 chansons... Et tout autant de répliques qui deviennent cultes à la seconde où Bardot les prononce: «Et mes fesses, tu les aimes mes fesses?», «Sur la plage abandonnée... Coquillages et crustacés» et autre chevauchée en «Harley Davidson» ont fait entrer cette jeune femme qui rêvait d'être danseuse dans la légende des actrices françaises à la beauté indélébile. 

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Une Varoise infiltrée au cœur des trafics d’animaux...

Publié le par Ricard Bruno

Avec Samba et Cacahuète, deux des chimpanzés sauvegardés,...
Avec Samba et Cacahuète, deux des chimpanzés sauvegardés,...
Avec Samba et Cacahuète, deux des chimpanzés sauvegardés,...
Avec Samba et Cacahuète, deux des chimpanzés sauvegardés,...

Avec Samba et Cacahuète, deux des chimpanzés sauvegardés,...

De la savane africaine aux soirées tropéziennes, Marylin Pons-Riffet se veut l'activiste pacifique de la cause animale. Soutenue par Bardot, elle s'est infiltrée dans le milieu des chasses aux trophées.

Si elle se définit elle-même comme une "activiste" de la cause animale très inspirée par Brigitte Bardot, Marylin Pons-Riffet part du principe que "tout le monde peut aller au combat". Cette gérante de société grimaudoise les collectionne depuis son retour du Sénégal en 2004.

Forte de ses multiples casquettes (lire ci-dessous), elle œuvre sans relâche dans le département...

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Le gavage, la corrida et la chasse n’incarnent pas «l’esprit du Sud»

Publié le par Ricard Bruno

En 2003, un élevage d’oies en plein air, dans le Gers.

En 2003, un élevage d’oies en plein air, dans le Gers.

Ecrivains, acteurs, ingénieurs ou paysans : tous ont grandi dans le Sud, et défendent une certaine idée d’une culture méridionale, qui privilégie la justice et celle des droits des animaux.

La production de foie gras est une activité qui n’est pas exempte de périls ; les éleveurs de canards et d’oies destinés au gavage en font, une nouvelle fois, la triste expérience avec l’épidémie de grippe aviaire qui a conduit l’Etat à ordonner l’abattage de plus de 1 million de palmipèdes, sacrifiés afin d’éviter la contamination des populations humaines. Pourtant, le foie gras, selon certains, ferait partie de ces traditions «participant de l’esprit du Sud», qu’il faudrait maintenir à tout prix. Ainsi, au mois d’octobre à Mont-de-Marsan, une manifestation a été organisée pour «défendre les traditions» et «l’esprit du Sud». On pouvait y entendre : «Gardons nos traditions», «Nos ortolans, cessez d’en faire tout un fromage», ou encore «Les interdits, ça suffit !» A cette occasion, une «charte des libertés et de la diversité culturelle», aussi appelée «charte de Plumaçon» du nom des arènes de Mont-de-Marsan, a même été remise à la préfecture. La grandiloquence de ce titre ne doit pas dissimuler que les traditions, qui sont ainsi bruyamment défendues, sont d’abord celles qui autorisent et encouragent la souffrance et la mort des animaux.

Nous aussi, nous sommes du Sud. Et nous refusons de laisser certains résumer son esprit à ces traditions moyenâgeuses de torture animale qui nous font honte : la corrida, la chasse ou le foie gras. Nous avons grandi dans le Sud et nous défendons une certaine idée de la justice : celle des droits des animaux.

Les organisateurs de ces diverses manifestations se posent en victimes et dénoncent «une volonté d’uniformisation de la société». Ils nous feraient presque oublier les véritables victimes… Chaque année, en France, ce sont 40 millions de canards qui sont gavés par pompe hydraulique ou pneumatique à l’aide d’un embuc métallique d’une vingtaine de centimètres enfoncé dans l’œsophage. Et on sait que durant la période de gavage, le taux de mortalité des canards est multiplié par dix (1).

Dans les arènes françaises, ce sont plusieurs milliers de jeunes taureaux qui sont torturés pendant vingt minutes, puis tués à l’arme blanche. Quant à la chasse, elle implique que plus de 30 millions d’animaux sauvages soient traqués dans leur habitat - pour certains jusqu’à l’épuisement - avant d’être tués par balle. A cela s’ajoutent tous les animaux piégés, comme les 30 000 ortolans capturés (de surcroît dans la plus grande illégalité) et engraissés dans le noir pour finir, le plus souvent, noyés dans de l’armagnac. On notera au passage qu’avec seulement 2 % de femmes parmi les adhérents de la Fédération nationale des chasseurs, cette tradition n’est pas partagée par une moitié de la population. L’esprit du Sud, vraiment ? Les organisateurs de ces manifestations se voient comme des résistants. Mais défendre son bout de foie gras, ce n’est pas résister à un occupant.

Faut-il le rappeler, les traditions lorsqu’elles sont profondément injustes et cruelles ne méritent pas d’être maintenues. C’est d’ailleurs ce qu’a fait Mataelpino, un village espagnol situé dans les montagnes près de Madrid. Depuis quelques années, cette petite commune organise un boloencierro (3), c’est-à-dire un lâcher de taureaux où les animaux sont remplacés par des boules géantes en polystyrène de 125 kilogrammes et 3 mètres de diamètre. Cet événement a augmenté l’attraction touristique du village (4) ; voilà l’esprit du Sud que nous aimons ! Et cet esprit, c’est aussi celui de nos voisins catalans, qui, à la suite d’un long processus démocratique, ont voté, en 2010, l’abolition des corridas. De même, chez les Républicains espagnols qui voulaient, en cas de victoire, abolir les corridas sur tout le territoire (5). Malheureusement, Franco gagna la guerre civile et développa ce spectacle barbare dans toute l’Espagne.

 

Pour nous, l’esprit du Sud-Ouest, c’est aussi un véritable esprit de résistance qui nous fait prendre le parti des plus faibles. Et aujourd’hui, les plus faibles sont souvent les animaux. Nous défendons ceux qui n’ont pas de droits, comme au XVIIIe siècle la Montalbanaise Olympe de Gouges plaidait la cause des femmes. Nous le faisons, comme au XIXe siècle le Castrais Jean Jaurès défendait les ouvriers et s’élevait contre l’injustice. Et nous croyons, avec Claude Lévi-Strauss, qui a enseigné la philosophie au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan, qu’«un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les humains du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou du XVIIe siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains (6)».

Enfin, il n’est pas non plus interdit de regarder ce qui se passe autour de nous. Israël était le quatrième producteur de foie gras au monde. Caracas au Venezuela ou encore les Etats Sonora, Coahuila et Guerrero au Mexique organisaient des corridas. La chasse à courre était également une tradition ancrée en Grande-Bretagne. Pourtant, à un moment donné, ces peuples se sont questionnés et ont interdit ces pratiques. Et à chaque fois, la raison invoquée était la souffrance animale. Voilà pourquoi, nous, enfants du Sud, nous nous désolidarisons de cette minorité, qui prétend représenter l’esprit du Sud, alors qu’elle ne fait qu’avaliser l’injustice et la cruauté.

SIGNATAIRES: Hervé Berbille Ingénieur agro-alimentaire, Marie Bernadou Psychologue clinicienne en Haute-Garonne, Jean-Baptiste Del Amo Ecrivain, Mylène Demongeot Actrice, Jean-Paul Dubois Ecrivain, Tristan Garcia Ecrivain et philosophe, Héloïse Guay de Bellissen Ecrivaine, Théo Ribeton Journaliste auxInrockuptibleset à Stylist, Olivier Steiner Ecrivain.

(1) Rapport du Comité scientifique de la Commission européenne de la santé et du bien-être des animaux : «les Aspects de bien-être des canards et oies dans la production de foie gras», adopté le 16 décembre 1998. (2) Serge Ravanel, l’Esprit de résistance, Seuil, 1995. (3) El Mundo, du 21 août 2011 http://www.elmundo.es/elmundo/2011/08/21/ madrid/1313932751.html (4) http://www.digitaljournal.com/news/world/running-of-the-balls-becomes-major-event-in-spanish-town-video/article/405755 (5) Journal espagnol ABC, du 11 juillet 1937, pp. 5. (6) Claude Lévi-Strauss, «la Leçon de sagesse des vaches folles», Etudes rurales, pp. 157-158, 2001.

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Scandaleux : Emmanuel Macron n'est pas opposé à la reprise des chasses présidentielles !

Publié le par Ricard Bruno

Scandaleux : Emmanuel Macron n'est pas opposé à la reprise des chasses présidentielles !

C'est par une phrase au détour d'une interview que nous apprenons que le candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron, indique qu'il n'a pas d'opposition de principe à la relance des chasses présidentielles. Surprenant et choquant...

Un candidat qui favoriserait les chasseurs ?

Avant chaque élection présidentielle, tous les candidats ou presque veulent à tout prix draguer les chasseurs. Un idée fixe, étonnante même, qui laisserait croire que les chasseurs ont un poids politique très important.

En voilà un qui ne déroge pas à la règle : Emmanuel Macron. Et une déclaration fait froid dans le dos. Dans une interview sur le site chassons.com parue le 5 janvier dernier, le candidat explique en ce qui concerne la relance des chasses présidentielles : "Je n’ai pas d’opposition de principe, mais si cela devait être le cas, cela ne serait pas pour un petit moment d’entre-soi aux frais de la République mais uniquement pour les intérêts de la France."

On peut se demander quels seraient les intérêts de la France à remettre en place une tuerie organisée. Le plus intéressant serait peut-être de poser la question à l'équipe de son mouvement, En Marche. Nous vous invitons dès à présent à leur envoyer un mail. Nous vous remercions de garder la trame de ce mail et - si vous voulez faire des modifications - ne pas laisser de place à l'insulte. Merci de nous adresser les éventuelles réponses que vous pourriez recevoir.

Notons qu'en guise de conclusion de cette interview, Emmanuel macron dit être entouré "d'éminents chasseurs" !

Mail à envoyer à contact@en-marche.fr

Madame, Monsieur,

J'ai pris connaissance de l'interview que Monsieur Emmanuel Macron a donné au site internet Chassons. J'ai été très étonné(e) de sa réponse concernant la reprise des chasses présidentielles.

Comme il l'indique dans l'interview, " Je n’ai pas d’opposition de principe, mais si cela devait être le cas, cela ne serait pas pour un petit moment d’entre-soi aux frais de la République mais uniquement pour les intérêts de la France."

En tant que protecteur des animaux, j'ai été choqué par cette réponse et la possibilité de revoir surgir les chasses présidentielles qui sont de véritables carnages.

A l'heure où l'environnement, la protection et le bien-être des animaux est au coeur de la préoccupation des Français, il me semble étonnant qu'une telle position sur la chasse puisse être défendue par Monsieur Macron.

Je vous remercie de me répondre et de me préciser quels sont les engagemements de Monsieur Macron en faveur de la protection des animaux. Je pourrais ainsi relayer ses réponses au plus grand nombre de mes connaissances.

 

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Abattoirs : Réponse du député Thierry Solère...

Publié le par Ricard Bruno

Voici la réponse de mon député de la 9ème circonscription des hauts de Seine...Thierry Solère concernant la proposition de loi au respect de l’animal en abattoir.
Je vous invite à faire de même auprès de votre député...
Bruno

Abattoirs : Réponse du député Thierry Solère...

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Les échanges commerciaux qui menacent la vie sauvage !

Publié le par Ricard Bruno

Une étude dresse une carte mondiale identifiant les zones dont la biodiversité est menacée par la production de biens et de services d’exportation.
Au Brésil, une partie des menaces qui pèsent sur le singe-araignée (Ateles paniscus) sont directement attribuables à l’exploitation forestière et à la production agricole entraînées par la consommation de biens aux Etats-Unis. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#5wX1tHlxChKxzX2u.99

Au Brésil, une partie des menaces qui pèsent sur le singe-araignée (Ateles paniscus) sont directement attribuables à l’exploitation forestière et à la production agricole entraînées par la consommation de biens aux Etats-Unis. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#5wX1tHlxChKxzX2u.99

C’est un fait connu : la déforestation, la surpêche ou le braconnage entraînent une érosion spectaculaire de la biodiversité partout sur la planète. Et l’un des principaux moteurs de cette surexploitation des ressources naturelles réside dans la production de biens et de services destinés à l’exportation. Une étude publiée mercredi 4 janvier dans la revue Nature Ecology & Evolution, permet d’identifier précisément quels consommateurs, dans un pays, menacent quelles espèces dans un autre. Elle dresse un atlas mondial indiquant, par nuances de couleurs, les zones de biodiversité les plus affectées par le commerce international.

« Nous pouvons ainsi pointer les routes économiques internationales ayant le plus grand impact sur la faune sauvage, afin d’améliorer les politiques de conservation, expliquent les auteurs, Daniel Moran (université norvégienne de science et de technologie) et Keiichiro Kanemoto (université Shinshu, Japon). Notre objectif est que les entreprises et les consommateurs utilisent cette carte pour sauvegarder la biodiversité. » Car il y a urgence : selon le WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés ont disparu dans le monde par rapport à 1970 et, à ce rythme, les deux tiers d’entre elles pourraient suivre d’ici à 2020.

Les deux scientifiques poursuivent un travail entrepris depuis plus de sept ans. En 2012, ils avaient déjà publié dans Nature, sous la direction de Manfred Lenzen, spécialiste de développement durable à l’université de Sydney, une cartographie des pressions exercées sur les écosystèmes par les chaînes d’approvisionnement en marchandises et en produits alimentaires. En excluant les espèces invasives, ils concluaient que 30 % des menaces qui pèsent sur les espèces dans le monde sont liées au commerce international – une proportion qui peut atteindre 50 % à 60 % dans certains pays comme Madagascar, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou le Sri Lanka.

Impact sur l’Asie du Sud-Est

La consommation – principalement par les pays développés – de café importé, de thé, de sucre, de textiles, de poisson et d’autres articles manufacturés affecte ainsi la biodiversité des pays producteurs – majoritairement en développement – à des milliers de kilomètres de là. L’étude publiée mercredi va plus loin, en détaillant les menaces qui pèsent sur la biodiversité à la fois terrestre et côtière, et ce à une échelle régionale et non plus seulement nationale.

Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par l’Union européenne. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes.  En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99

Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par l’Union européenne. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99

Pour réaliser leur carte, les auteurs ont recensé les zones de répartition de 6 803 espèces animales vulnérables ou en danger, inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature. Les périls qui entraînent leur disparition – 166 au total, tels que l’exploitation forestière, l’agriculture, l’urbanisation ou les transports – ont été reliés à des secteurs de production économique. Puis les biens et services concernés, issus de 15 000 industries dans le monde, ont été associés aux consommateurs finaux dans 187 pays. En découle un pourcentage de risque pour une espèce dans un pays en raison de la consommation de biens dans un autre.

Au Brésil, par exemple, la survie du singe-araignée commun (Ateles paniscus) est compromise par l’exploitation forestière et la production agricole entraînées par la consommation de biens aux États-Unis. La consommation de thé au Japon est, elle, responsable du déclin des populations au nord du Vietnam, en Thaïlande, ou encore au dans la partie méridionale du Sri Lanka. Le bois de Malaisie, largement commercialisé en Europe et en Chine, a lui un peu plus privé d’abri l’éléphant, l’aigle criard et l’ours malais.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99
Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par les Etats-Unis. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99

Les pressions exercées sur la biodiversité mondiale par les Etats-Unis. Le violet foncé montre les espèces terrestres les plus affectées et le vert celles maritimes. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/01/04/les-echanges-commerciaux-qui-menacent-la-vie-sauvage_5057696_1652692.html#ElX52z0FvjzV1CB3.99

Globalement, l’Asie du Sud-Est est la région la plus affectée en ce qui concerne la biodiversité marine. Les consommateurs américains et européens y sont responsables de nombreux fléaux pour la faune – en premier lieu la pêche, l’aquaculture et la pollution. L’Europe exerce également de fortes pressions dans l’océan Indien, sur les îles de La Réunion, de Maurice et des Seychelles. Sur les terres émergées, les Etats-Unis affectent la biodiversité de l’Europe du Sud, des côtes du Mexique, du sud du Canada, du Brésil (Amazonie et plateau brésilien), de l’Espagne ou du Portugal, tandis que les Vingt-Huit menacent celle du Maroc, de l’Ethiopie, de Madagascar ou de la Turquie, essentiellement pour des produits agricoles.

Etiquetage des produits

« Notre carte peut aider les entreprises à faire un choix judicieux de leurs intrants et à atténuer leurs impacts sur la biodiversité. Nous espérons que les entreprises compareront nos cartes et leurs lieux d’achat et reconsidéreront leurs chaînes d’approvisionnement », explique Keiichiro Kanemoto. Les auteurs appellent à un étiquetage des produits en fonction des risques qu’ils entraînent pour la biodiversité. « Les consommateurs pourraient ainsi choisir des produits respectueux de la biodiversité dans leur vie quotidienne », poursuit le scientifique nippon.

D’autant que, selon l’étude, les zones à protéger sont moins vastes qu’attendu : 5 % des aires marines les plus affectées par la consommation américaine concentrent par exemple 60 % des habitats des espèces menacées. Aujourd’hui, 90 % des 6 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) mobilisés annuellement pour protéger les espèces en danger sont dépensés dans les pays riches. Or « ce sont rarement dans ces pays que se trouvent les points chauds », relève M. Kanemoto.

« C’est une des premières études qui permet de faire le lien direct entre l’impact sur la biodiversité d’un côté et les pays consommateurs et les industries qui en sont responsables de l’autre, au lieu de se contenter d’étudier les pays touchés, juge Céline Bellard, écologue à l’University College de Londres. Or dans un monde globalisé où la plupart des consommateurs souhaitent des produits exotiques, il est essentiel d’avoir une vision claire de l’impact de notre consommation sur la biodiversité mondiale. En outre, les programmes de protection de la biodiversité, notamment lors des conventions internationales, nécessitent d’identifier la responsabilité des pays et des industries. »

« Néanmoins, il s’agit d’une première étape. A terme, il sera important, à une échelle locale, d’utiliser des informations plus précises sur les populations menacées et d’élargir l’étude aux activités illégales, prévient-elle. Il faudra également étudier l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement : entre les industries productrices en amont et les consommateurs en bout de chaîne, les intermédiaires ont aussi une responsabilité dans le déclin de la biodiversité. »


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Brigitte Bardot...les 60 ans du film "Et Dieu créa la femme" Télématin du 24 12 2016...

Publié le par Ricard Bruno

Télématin du 24 12 2016, rubrique de Henry-Jean Servat  pour les 60 ans du film "Et Dieu créa la femme" avec une interview au téléphone de Brigitte Bardot parlant du tournage de ce film..

Bruno Ricard .

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Béziers...Corrida ! " Robert Menard accepte de débattre avec Rama Yade...

Publié le par Ricard Bruno

Béziers...Corrida ! " Robert Menard accepte de débattre avec Rama Yade...

BEZIERS - CORRIDA ! Robert MENARD accepte de débattre avec Rama YADE

Le Maire de Béziers, Robert Ménard, vient d'accepter notre proposition pour débattre avec l'ancienne Ministre, et membre du comité d'honneur de la FLAC, Rama Yade, au sujet de la corrida. Compte tenu de leur personnalité respective, ce débat public, qui devrait se dérouler au printemps prochain dans un lieu pas encore défini, risque de ne pas passer inaperçu... A fortiori quand on consulte une délibération du conseil municipal de Béziers datée du 29 novembre 2016, où l'on sent une certaine inquiétude quant à l'avenir de la tauromachie dans la cité biterroise. 

Il faut savoir que Rama Yade et Robert Ménard se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises. C'était à l'époque où le Maire de Béziers était Président de "Reporters sans Frontières", et la candidate actuelle aux prochaines élections présidentielles, Secrétaire d'état chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme. http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/mots-croises/video-rama-yade-il-y-a-une-forme-de-terrorisme-chez-lappareil-politique-du-front-national_895087.html

Assurément, un débat riche en promesse avec deux personnalités qui n'ont pas l'habitude de mâcher leurs mots... Surtout sur un sujet si sensible... Nous y reviendrons.

Nous en profitons pour souhaiter à toutes les agathoises et à tous les agathois, et particulièrement à tous ceux qui s'intéressent au combat éthique de notre Fédération, de passer de joyeuses fêtes de Noël ! Ainsi qu'une bonne année pour 2017. Sans cruauté...

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Le plus grand marché de viande de chien du Corée du Sud s’apprête à fermer ses portes !

Publié le par Ricard Bruno

Le plus grand marché de viande de chien du Corée du Sud s’apprête à fermer ses portes !

Mardi 13 décembre, un accord a été trouvé et signé entre la ville de Seongnam (Corée du Sud) et les vendeurs de viande de chien du plus grand marché du coin. Dès la semaine prochaine, le nombre d’animaux détenus en cage devrait bien diminuer…

Un petit pas pour l’Homme, un grand pas pour les animaux. En échange d’une aide financière devant leur permettre de se reconvertir, les 22 vendeurs de viande de chien du marché de Moran se sont mis d’accord avec les autorités de Seongnam : ils vont progressivement cesser leur commerce si cruel pour tout amoureux des canidés, a rapporté le Korea Herald. Et si tout se passe comme prévu, cette pratique d’un autre temps devrait ailleurs avoir totalement disparu d’ici mai 2017.

Le marché de Moran fournissait, depuis les années 60, un tiers de la viande de chien consommée en Corée du Sud, a rappelé la BBC. Pour cette raison, il était dans le viseur de nombreuses associations locales, nationales et internationales qui se battaient pour faire s’arrêter les massacres canins qui, souvent, étaient violents (électrocutions et pendaisons étant courantes) et effectués en pleine rue.

La fin du marché de viande canine, de la poudre aux yeux ?

«La ville de Seongnam va prendre l’initiative de transformer l’image de la Corée du Sud. ‘’La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux.’’», a par ailleurs livré Lee Jae-Myung,  – maire de la ville instigatrice de ce projet citant Gandhi – comme pour justifier sa volonté de changement. Mais il se pourrait que cette décision ne soit pas directement liée à la question du bien-être animal…

En 2018, les Jeux olympiques d’hiver se tiendront en effet à Pyeongchang (Corée du Sud). Un fait qui pourrait avoir motivé les autorités à agir au plus vite : tout est une question de réputation. «Nous devrons surveiller en permanence les magasins de viande de chien du marché afin de voir s’ils arrêtent vraiment d’abattre des chiens. Et les autorités de la ville devront aussi continuer de pousser en faveur d’une interdiction totale de la vente de viande de chien ici», a par conséquent réagi Jang In-young, le porte-parole de The Korean Animal Welfare Association.

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SAGA- Ils se sont aimés le temps d'un tour­nage : Brigitte Bardot et Jean-Louis Trin­ti­gnant

Publié le par Ricard Bruno

SAGA- Ils se sont aimés le temps d'un tour­nage : Brigitte Bardot et Jean-Louis Trin­ti­gnant

Sous le nez du cinéaste Roger Vadim, qui tourne en 1956 Et Dieu créa la femme, son épouse Brigitte Bardot vit une passion torride avec le jeune premier de son film! 

C’est Vadim qui avait orga­nisé leur première rencontre. S’il faut l’en croire, peu enga­geante ! A peine Jean Louis Trin­ti­gnant s’était-il éloi­gné de portée de voix, que BB s’était excla­mée, boudeuse et dépi­tée « Il est tarte ! Je ne pour­rai jamais faire croire que je suis amou­reuse de ce type !» De son côté, Trin­ti­gnant – il l’avouera plus tard – pensait tout bas «c’est vrai­ment une petite conne».

Mal barré pour un couple censé jouer des scènes d’amour brûlantes! Mais Vadim avait insisté. De la passion, voilà ce qu’il atten­dait de ses deux acteurs. Une sensua­lité torride, que ça crève l’écran! Ce qui s’ap­pelle tenter le diable. Il allait être servi bien au-delà de ses espé­rances. Nous sommes à Saint-Tropez, en mai 1956, au début du tour­nage de Et Dieu créa la femme

A l’époque, le port varois n’est pas encore la Mecque de la jet set, c’est juste un petit eden sauvage et para­di­siaque, qui fleure bon le soleil du Sud, la brise de mer, la liberté. A l’image de Brigitte Bardot. La star­lette de 22 ans – qui a déjà tourné dans 16 films – vient encore d’af­fo­ler le Festi­val de Cannes. Son mari, Roger Plemian­ni­koff – dit Vadim – a de grandes ambi­tions pour elle.

A 28 ans, descen­dant du prince Igor Nico­lae­witch et de Gengis Khan, ce dandy juif ukrai­nien au style désin­volte veut faire de son premier film un hymne à la femme, sa femme. Il l’aime depuis sept ans, l’a épou­sée depuis quatre. Et il est bien placé pour savoir que cette jeune bour­geoise élevée au cœur du XVI ème, est une impul­sive, à la liberté radieuse et sans tabou, et qui n’a pas le tempé­ra­ment textile. Au cours de leur premier rendez-vous clan­des­tin dans un meublé, elle s’est mise nue à la fenêtre pour crier la joie de son dépu­ce­lage aux passants.

« En révolte contre le milieu et la morale de ses parents, douée pour l’amour sans l’avoir appris, capable d’hu­mour et d’un grand bon sens, elle avait tout du petit génie.» écrira t’il plus tard. Ado, Brigitte a tout tenté pour l’avoir. Allant jusqu'à braver le révol­ver brandi par Monsieur Bardot père contre le préten­dant slave ( «ma fille, épou­ser un saltim­banque ? jamais !»), ou tentant de se suici­der au gaz, la tête dans le four, quand on lui a inter­dit de le voir (sa sœur, Mija­nou, l’a retrou­vée dans le coma, in extre­mis).

Vadim est son premier homme, son Pygma­lion, qui a guidé ses premiers pas dans des comé­dies légères et sucrées. Un Pygma­lion qui, envoûté par la beauté magné­tique de sa jeune femme, pressent en elle une bombe sexuelle prête à explo­ser. Là, sous le soleil de Saint Tropez, exac­te­ment. Où Brigitte est chez elle. Pour les deux mois de tour­nage, le couple s’est installé à l’ho­tel de l’Aïoli, chambre 3 ( main­te­nant 25 ), à quelques pas de la Misé­ri­corde, la maison haute aux murs roses, rési­dence d’été des  parents de l’ac­trice, où elle vient passer ses vacances.

L’in­gé­nue a déjà commandé ses petites robes en Vichy rose chez Vachon sur le port, ses balle­rines de danseuse à Rose Repetto, le modèle Cendrillon, qu’elle porte délacé pour qu’on entre­voit la nais­sance des orteils. C’est plus sexy. Vadim a eu l’idée du scéna­rio en regar­dant Brigitte danser sauva­ge­ment dans une disco­thèque de Rome, la Casa del Orso, allu­mant tous les hommes à la ronde, ivre d’ani­ma­lité. Elle sera donc Juliette Hardy, une jeune orphe­line amou­reuse de deux frères,  et que cour­tise aussi un million­naire de la Riviera, Eric Carra­dine, un homme élégant et cynique.

Au dernier moment , Raoul Lévy, le produc­teur de Vadim, a eu l’idée de ce rôle confié à Curd Jurgens, déjà sacré star inter­na­tio­nale, pour conqué­rir une co-produc­tion en East­man­co­lor avec la Colum­bia. Dans le film, digne d’un roman de gare,  la belle Juliette est éprise d’An­toine, l’aîné des frères, un tombeur cynique – joué par Chris­tian Marquand – qui ne fait que coucher avec elle.

Mais c’est le cadet, Michel – inter­prété par Jean Louis Trin­ti­gnant – qu’elle épouse par dépit, touchée par la sincé­rité de sa passion. Dans la vie…­dans la vie, Cupi­don va darder ses flèches autre­ment ! Déjà marié à la future comé­dienne Stéphane Audran, Jean Louis Trin­ti­gnant, à vingt cinq ans,  est alors un jeune premier en pleine ascen­sion.

Mais il échappe aux stan­dards habi­tuels. Pas très grand, extrê­me­ment timide et réservé – « bloqué en dedans» dit-il lui même – son charme émane surtout de l’in­ten­sité et de la profon­deur de son jeu. Natif du Sud, il a dû travailler pour effa­cer son accent méri­dio­nal, mais ne se sent pas encore sûr de lui, blessé parfois par «l’étiquette de paysan» que lui collent certains critiques du Figaro. Bref, il  irra­die le mystère, la rete­nue. Et soudain, sa gauche­rie, un peu butée, émeut Brigitte. Mieux, la trouble. Dès la première semaine de tour­nage, dans la baie des Carou­biers, Vadim l’a bous­cu­lée, décoif­fée, en partie dénu­dée, en lui recom­man­dant de ne pas jouer, d’être elle-même, dans un total strip-tease physique et psycho­lo­gique («j’ac­cou­chais d’une star» dira-t’il pompeu­se­ment ).

Alors, elle donne tout. Avec l’amo­ra­lité inso­lente d’une Juliette qui ne possède que son corps – mais quel corps ! – et compte bien s’en servir. «  Cette fille là est faite pour perdre les hommes » se lamente Carra­dine. Habillée d’un rien, se désha­billant pour un rien, le cul mira­cu­leux, la démarche chalou­pée, enflam­mant tout sur son passage, les hommes, un bateau de pêche, la pelli­cule. Psal­mo­diant en robe four­reau rouge, le port solaire, «moi, j’m’en fous, j’m’en contre­fous !», la voix lascive,  en tour­nant autour du frère aîné pour atti­ser son désir et se faire culbu­ter sur un capot de bagnole. 

Ouvrant le drap dont elle s’est entou­rée pour offrir ses seins provo­cants au cadet -Trin­ti­gnant, donc – avec son phrasé nunuche, un brin aristo, à la douceur si traî­nante qu’elle invite à l’aban­don dans les draps. L’en­ivrant enfin de baisers qu’elle ne simule pas. Une vraie déesse de l’amour ! Et qui succombe. « A force d’être natu­relle dans mes scènes d’amour avec Jean Louis, racon­tera t’elle dans ses mémoires Initiales BB, je finis tout natu­rel­le­ment par l’ai­mer. J’éprou­vais pour lui une passion dévo­rante. Effacé, profond, atten­tif, sérieux, calme, puis­sant, timide, il était si diffé­rend, telle­ment mieux que moi !» Il aurait fallu être un saint de bois pour résis­ter ! Jean Louis Trin­ti­gnant s’éprend si bien qu’il en devient posses­sif, ne suppor­tant pas de la rendre la nuit aux caresses d’un autre.

Tandis que les amants pour­suivent hors champ leurs ébats, Vadim, trompé sous ses yeux et ses camé­ras, en est réduit à se conso­ler le soir, avec Chris­tian Marquand, à l’Esqui­nade, une disco­thèque où Françoise Sagan vien­dra fêter ses vingt et un ans, le jour de l’été. Auréo­lée du scan­dale de Bonjour Tris­tesse, elle offre au cinéaste le refuge – en tout bien tout honneur – de sa propre maison, un peu plus haut, rue des Pêcheurs. «Trin­ti­gnant jouait les amants tyran­niques, racon­tera Vadim. Il voulait une preuve d’amour, un sacri­fice, et menaça de ne plus revoir Brigitte si elle ne me quit­tait pas immé­dia­te­ment. J’avais peur du dernier jour, du dernier plan, de la dernière minute de tour­nage.

Peur de la perdre tout à fait. » Jalou­sies, cris et chucho­te­ments, fric­tions… Le tour­nage se pour­sui­vra sous haute tension. «J’ai connu des moments un peu pénibles avec Vadim, dira Trin­ti­gnant, parce qu’on a eu une «  passa­tion » de femme, voilà…Et je lui en ai un peu voulu. Après, quand je l’ai mieux connu, je me suis rendu compte que c’était un type merveilleux. Mais il était malheu­reux. On était rivaux. En plus, c’était lui qui avait fait BB, c’était sa chose, et elle lui a échappé.» Cette tension passion­nelle écla­tera dans toute sa splen­deur dans la scène du mambo torride que danse BB en final – une scène d’an­tho­lo­gie, qui traverse toutes les géné­ra­tions.

Embra­sée par son désir fou pour celui qu’elle appelle «  Jean Lou », Bardot y swingue en justau­corps noir, jupe débou­ton­née jusqu’à la taille, cuisses grandes ouvertes et pieds nus, atti­sant les musi­ciens cubains en se cares­sant, sur des rythmes lati­nos compo­sés par Paul Misraki. Avant de se prendre deux paires de gifles cinglantes par son mari ( Trin­ti­gnant ) qui vient d’ap­prendre ses couche­ries avec son propre frère. Ah ! les vertiges de l’amour… Celui-là, pour­tant, survi­vra encore près d’ un an au tour­nage. Rentrée à Paris, Brigitte quit­tera l’ap­par­te­ment où elle vivait avec Vadim pour ache­ter au 71, rue Paul Doumer un duplex avec terrasse, qui devien­dra son nid d’amour avec Trin­ti­gnant.

Mais dans la France prude et coin­cée de la IV ème Répu­blique, le divorce défraie encore la chro­nique,  la vie intime des deux amants s’étale dans les gazettes, un parfum de scan­dale flotte autour d’eux. A Noël, ils se réfu­gie­ront dans un caba­non sauvage, près de Cassis, pour y vivre une paren­thèse idyl­lique, seuls au monde. Ce sera la dernière.  «Je voudrais culti­ver Bri-Bri » disait Trin­ti­gnant. Il n’en aura pas le temps. Car la sortie du film Et Dieu créa la femme va les empor­ter dans une secousse tellu­rique. Brigitte croûle sous les propo­si­tions.

Pas de chance ! Le pauvre Trin­ti­gnant  appelé sous les drapeaux, se retrouve confiné à la morne vie des casernes, auprès de jeunes recrues gonflées de testo­sté­rone qui soudain phan­tasment sur son amou­reuse. Aux Etats Unis – Vadim avait vu juste ! – ce sera l’hys­té­rie. Très vite, le film dépasse au box office les Dix Comman­de­ments, les dollars pleuvent (4 millions), des évêques excom­mu­nient Bardot, les critiques la portent aux nues. En état de choc, la France, qui avait d’abord boudé le film, assiste à une fulgu­rante érec­tion plané­taire.

Le mythe BB (Bibi, disent les Améri­cains) est né. Et avec lui, l’avé­ne­ment de la liberté sexuelle de la femme. Loin de son Jean Lou, Brigitte enchaî­nera les films … et les amants ( dont Gilbert Bécaud ), jusqu’à ce qu’un jour, de guerre lasse, Trin­ti­gnant la quitte, en se réfu­giant chez les parents de Claude Berri, pour y soigner son chagrin. «J’ai aimé Jean Lou à la folie, écrira BB,  je l’ai­mais comme je n’ai peut-être plus jamais aimé, mais je ne le savais pas, j’étais trop jeune».

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