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LE LOUP, UNE ESPÈCE PLUS QUE JAMAIS MENACÉE !

Publié le par Ricard Bruno

LE LOUP, UNE ESPÈCE PLUS QUE JAMAIS MENACÉE !
Alors que le loup est internationalement reconnu en tant qu’espèce vulnérable, des députés européens se sont mis en tête d’affaiblir sa protection en demandant une révision de la réglementation européenne. Un projet qui mettrait en péril cet animal déjà fortement menacé, surtout en France où est appliquée une « politique de destruction » permettant chaque année l’abattage de 19 à 21 % de la population de loups, sans aucune évaluation de l’efficacité d’une telle méthode. La Fondation Brigitte Bardot soutient depuis plusieurs années les travaux réalisés par le chercheur biologiste Jean-Marc Landry, dédiés à l’analyse du comportement des loups et de leurs interactions avec les chiens de protection de troupeaux, pour préserver au mieux cette espèce menacée tout en assurant la sécurité des animaux d’élevage. Retour sur la présentation de ses observations et constats auprès des députés européens, le 17 février dernier.

L’objectif des observations et travaux réalisés par le chercheur biologiste Jean-Marc Landry, avec le soutien de la FBB, est d’améliorer la sécurité des troupeaux et de rendre possible une cohabitation pacifiée avec les loups qui les côtoient, notamment par une meilleure connaissance de leur comportement afin de maîtriser le risque d’attaques et de dommages.

Car si certains refusent de reconnaître l’intérêt écologique de la préservation du loup et réclament toujours plus de tirs létaux, il existe pourtant de nombreuses pistes encore inexplorées pour permettre une cohabitation des loups et des troupeaux. La protection des espèces menacées est un challenge auquel tous les Etats membres sont confrontés, et les tirs d’abattage ne sont pas la solution face à la nécessité environnementale et éthique de préserver le vivant.

À l’occasion de la réunion de l’Intergroupe parlementaire sur le bien-être et la conservation des animaux du 17 février, le biologiste Jean-Marc Landry et Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité au sein de la Commission européenne, ont également répondu aux questions des députés européens concernant la préservation des loups.

 

Lors de cet échange, M. Delgado Rosa a notamment rappelé que l’abattage des loups n’était pas la solution aux problèmes engendrés par leur cohabitation avec les troupeaux, lesquels étaient davantage dus au manque d’adaptation des pays dans lesquels les loups reviennent s’implanter après avoir été éradiqués.

Jean-Marc Landry a conclu en rappelant le rôle essentiel du loup, notamment pour la régénération des forêts mais également pour lutter contre la borréliose, maladie transmise par les tiques dont les ongulés sauvages sont de véritables réservoirs.

 

D’un point de vue scientifique et pratique, est-ce que l’abattage des loups est la bonne solution ?

« La majorité des études n’arrive pas à démontrer l’efficacité des tirs. Dans certains cas, on a vu une diminution, dans d’autres endroits on a vu une augmentation des dommages et encore dans d’autres endroits, on n’a vu aucune différence. Ça demanderait plus d’études. (…) Personnellement, je pense qu’il faut utiliser le tir comme un outil de protection et le mettre dans un schéma global de stratégie de protection des troupeaux mais on n’est pas là pour tirer du loup par vengeance. Et en France, le message n’est pas très bon, maintenant dès qu’on voit un loup, on demande un tir et le tir est tellement facile à obtenir… » 

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Le loup est une espèce protégée et pourtant vous pouvez en France tirer un loup n’importe quel jour de l’année, vous pouvez abattre une femelle pleine, une femelle allaitante, des louveteaux, le mâle reproducteur, des jeunes… A ma connaissance il n’y a pas beaucoup d’espèces en Europe qui ont ce statut donc c’est assez incroyable de voir que la Directive Habitat protège une espèce comme le loup mais que finalement sur le terrain, ce n’est pas ce qu’on voit… »

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Tuer un loup doit entrer dans une stratégie de protection et être considéré comme un outil de protection, pas comme des prélèvements, pas comme de la régulation. Il faut travailler sur la protection et investir dans la connaissance. C’est plus facile de tuer que d’apprendre à connaître » 

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Abattre les loups, est-ce la solution : NON, il faut agir au cas par cas. Lorsqu’on tue un loup, on peut aggraver la situation » 

Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité, Commission européenne

« Il n’existe pas d’alternative au retour du loup. (…) Nous devons protéger les loups pour notre subsistance et leur permettre d’être des prédateurs »

Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité, Commission européenne

Quelle est l’utilité du loup et pourquoi le protéger ?

« C’est sûr que le loup a un rôle à jouer dans la préservation de notre environnement, et il a aussi un rôle à jouer au niveau culturel. » - Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« On essaie de démontrer l’intérêt du loup pour préserver une espèce alors que je pense que d’un point de vue humain, toute espèce a le droit de vivre. »

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

Pour rappel, bien que le loup bénéficie, en tant qu’espèce menacée, d’un statut de protection renforcée au titre de l’annexe IV de la directive européenne du 21 mai 1992, dite « Directive Habitats, Faune, Flore », et voit sa population progresser notamment en France, celle-ci est loin d’avoir atteint un état de conservation permettant un relâchement dans les efforts imposés aux Etats membres pour préserver cette espèce. Sur ce sujet, les Etats membres appliquent par ailleurs de façon hétérogène la réglementation européenne, autorisant de façon plus ou moins souple le recours aux tirs d’abattage sur les loups, ce qui représente d’ores et déjà un danger pour la conservation de l’espèce sur le territoire européen.

En France, la population de loups est actuellement estimée à environ 620 individus, principalement dans le Sud-Est et le Grand Est. Cette population a connu une évolution favorable, mais sa progression reste encore fragile, comme l’indique l’Office Français de la Biodiversité. Pourtant, la France ne met pas en œuvre les moyens adaptés pour, dans le même temps, préserver les loups et assurer une protection efficace des troupeaux.

Pour en savoir plus sur la protection du loup en France, vous pouvez consulter notre article PROTECTION DU LOUP : LA FRANCE DOIT REVOIR SA COPIE DE TOUTE URGENCE !

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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LA FBB SE MOBILISE POUR VENIR EN AIDE AUX ANIMAUX VICTIMES DE LA GUERRE EN UKRAINE !

Publié le par Ricard Bruno

LA FBB SE MOBILISE POUR VENIR EN AIDE AUX ANIMAUX VICTIMES DE LA GUERRE EN UKRAINE !
Comme toujours en cas de catastrophe, la Fondation Brigitte Bardot est active et fait le maximum pour venir en aide aux animaux, même si elle n’oublie pas le sort terrible que subissent les humains.

Pour apporter des aides alimentaires, la Fondation Brigitte Bardot collabore avec plusieurs associations partenaires et principalement avec l’association roumaine « Save the Dogs ».

LA MOBILISATION S'ORGANISE PARTOUT EN EUROPE :

Plusieurs États (Pologne, Lettonie, Hongrie, Roumanie, Tchéquie, Slovaquie, Italie, Allemagne, Belgique, Finlande, Serbie…) ont temporairement levé les restrictions sur les mouvements d’animaux de compagnie.

Cela permet aux réfugiés d’amener leurs animaux de compagnie et d’autres petits animaux avec eux.

Certains membres d’Eurogroup for Animals, coalition dont fait partie la FBB, travaillent activement ou collaborent avec d’autres organisations sur le terrain.

En Roumanie, la Fédération mondiale des sanctuaires pour animaux a partagé une liste de refuges pour animaux roumains qui acceptent des animaux réfugiés d’Ukraine.

En Pologne, l’un des refuges pour animaux a annoncé des soins gratuits pour les animaux en provenance d’Ukraine.

En Serbie, le refuge OAZA se tient prêt à accueillir des chiens, au moins temporairement.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

 

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Une opération de sauvetage pour la laie blessée à La Croix-Valmer

Publié le par Ricard Bruno

Une mobilisation de la dernière chance a eu lieu hier matin pour l’animal, touché par une flèche à proximité d’une école il y a près de deux mois. Il était devenu familier des habitants.

Une opération de sauvetage pour la laie blessée à La Croix-Valmer

Depuis que cette laie, quasi apprivoisée, a reçu une flèche, le 7 janvier dernier, les associations cherchent une solution pour la soigner. Grâce à un financement de la mairie de La Croix-Valmer et de la Fondation Brigitte Bardot, une opération de sauvetage a pu avoir lieu hier. Si la mère a été capturée et envoyée vers un centre de soins, l’inquiétude demeure pour ses trois petits, qui ont bien grandi et sont habitués aux humains et aux chiens. " Il faudrait qu’ils repartent dans la forêt mais c’est quasi-impossible maintenant", déplore Isabelle Diard, présidente de la DAG (Défense animale grimaudoise).

 

L'enquête avance

Sur un autre front, l’enquête avance. Dans une vidéo, filmée le jour de l’attaque, on voit un 4x4 noir s’approcher de l’animal, puis ralentir. Si le tir n’est pas visible dans le film, la laie qui marchait tranquillement dans l’herbe s’enfuit soudainement. "C’est sûrement à ce moment-là qu’elle a reçu la flèche ", suppose Émilie Poupinot, vice-présidente de Solidarité animaux Cavalaire. Elle croit à l’utilisation d’une arbalète. " Mais celui qui a fait ça ne sait pas tirer car, la flèche, utilisée correctement, aurait pu la transpercer. La vidéo a été transmise à la gendarmerie. L’auteur du tir pourrait être poursuivi pour ‘‘chasse en dehors des heures et possession d’une arme non autorisée’’ ".

 Dès 9h, une petite équipe part à la recherche de la laie sur son territoire habituel, à proximité du tennis. Parmi eux, des membres des associations de protection animale (DAG, Faune Rescue et Solidarité animaux Cavalaire), des transporteurs d’animaux, la police municipale et Florence Ollivet-Courtois. Cette vétérinaire de la faune sauvage, venue expressément de la région parisienne, est une spécialiste de la capture, toujours armée de son fusil hypodermique.

Les trois petits - deux femelles et un mâle -, inquiets pour leur mère tombée au sol, tentent de retirer la flèche rose fluo tirée pour endormir la suidé. Il en faudra une deuxième pour venir à bout de la résistante bête de 93kg.

Florence Ollivet-Courtois tente une première fois de retirer la flèche après l’endormissement de la laie. Le muscle de sa patte avant a quasiment disparu. Il est décidé d’effectuer une radio pour avoir une idée de la position du morceau de métal.

C’est une requête inattendue que reçoit la vétérinaire croisienne Severine Jeanne, hier matin. "On a besoin de faire une radio en urgence… d’un sanglier. " Au cabinet, les vétérinaires découvrent que la flèche est plantée dans l’os de l’omoplate de la bête et ne parviennent pas à l’en sortir.

 La laie part vers L’Hirondelle, un centre de soins pour animaux sauvages situé à proximité de Lyon. Si cela est possible, elle y sera soignée, puis envoyé dans un refuge. "Malheureusement, son avenir est incertain ", se désole Isabelle Diard, de la DAG, après l’échec de la première opération.

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SOS refuge animalier de KIEV !mobilisation générale !

Publié le par Ricard Bruno

Pour aider les animaux en Ukraine, on peut faire un don à SOS Chats qui soutient le refuge de Tamara Tarnawska depuis des années et versera l'argent lorsque cela sera possible. 🐶🐱
Association SOS Chats
BCN
2001 Neuchâtel
CH70 0076 6000 U150 5810 4
 
 
SOS refuge animalier de KIEV !mobilisation générale !

Peut être une image de 1 personne et position assise

 

Peut être une image de 1 personne et plein airPeut être une image de 1 personne et chienPeut être une image de 1 personne, position debout et chienPeut être une image de 1 personne et position deboutPeut être une image de animal et plein air

ELECTION PRESIDENTIELLE 2022 : LA CONDITION ANIMALE, UN ENJEU ELECTORAL !

Publié le par Ricard Bruno

ELECTION PRESIDENTIELLE 2022 : LA CONDITION ANIMALE, UN ENJEU ELECTORAL !

CHASSE

Alors que, ce week-end encore, une jeune femme de 25 ans a perdu la vie lors d’une randonnée, victime du tir d’une mineure armée participant à une battue aux sangliers, la Fondation Brigitte Bardot révèle un sondage Ifop inédit (réalisé en février 2022 avant ce nouveau drame) dans lequel 83% des Français se déclarent favorables à ce que soient instaurés 2 jours sans chasse par semaine (dont le dimanche) et l’intégralité des vacances scolaires.

Sur la chasse toujours, 86% des Français sont contre la chasse à courre. Pour mieux protéger l’animal sauvage dans la nature, 77% des Français sont favorables à la reconnaissance de son statut d’être vivant et sensible.

 

ÉLECTION

Dans le cadre de l’élection présidentielle, 86% des Français* souhaitent que les candidats se positionnent sur la question animale et présentent des mesures visant à améliorer la condition des animaux. Pour 57% des Français, les propositions des candidats en matière de protection animale pourraient influencer leur vote…

ANIMAUX DE COMPAGNIE

En France, chaque année, 200 000 animaux de compagnie sont victimes d’abandons et les ventes d’animaux en ligne encouragent le trafic et les importations illégales. Face à ce constat, 80% des Français sont favorables à l’interdiction de la vente des animaux de compagnie via les petites annonces et les réseaux sociaux.

Pour éviter la prolifération des chats et l’engorgement des fourrières, 87% des Français sont favorables à l’obligation de stérilisation des chats errants avec une participation financière des municipalités.

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EXPERIMENTATION ANIMALE

Deux millions d’animaux sont utilisés chaque année en France dans le cadre d’expérimentations (tests de toxicité, recherche fondamentale…). Si le nombre global d’animaux reste stable, sur les cinq dernières années on note une très forte augmentation du nombre de chiens expérimentés (+ 47%) et une augmentation plus sévère encore pour les chats (+ 200%).

Les Français sont 76% à être favorables à ce qu’en France les pouvoirs publics s’engagent à encourager le développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale (subvention, incitation fiscale…). Ils sont également 74% à être favorables à une interdiction du recours à l’expérimentation animale dans un délai de 10 ans.

Avant d’arriver à cette échéance de dix ans, 78% des Français sont favorables à la fermeture des élevages de chiens et de chats implantés en France pour alimenter les laboratoires de recherche.

HIPPOPHAGIE

Afin d’organiser l’accueil des équidés dans des structures adaptées et leur éviter l’abattoir, 87% des Français sont favorables à la reconnaissance du statut d’animal de compagnie pour le cheval.

COMBATS D’ANIMAUX

Pour 87% des Français, tout acte de cruauté volontaire, ayant entraîné la mort d’un animal, doit être puni sans exception pour les corridas et combats de coqs.

ELEVAGES

En France, plus de 80% des animaux sont élevés dans des conditions qui ne répondent pas à leurs besoins (cages, bâtiments fermés sans accès à l’extérieur). Les Français sont 88% à être favorables à l’interdiction de l’élevage en cages dans un délai de 5 ans. Ils sont 91% à être favorables à rendre obligatoire un accès extérieur, pour tous les élevages, dans un délai de 10 ans.

ABATTAGE RITUEL

Enfin, 90% des Français sont favorables à ce qu’en France (comme dans de nombreux autres Etats membres de l’UE) on rende obligatoire, en toute circonstance, l’étourdissement des animaux de boucherie avant leur abattage, sans exception pour l’abattage religieux (casher ou halal).

Pour Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot :

« Ce nouveau sondage inédit illustre l’intérêt croissant des Français pour la condition animale. Sur l’ensemble des questions posées, les réponses se font chaque fois plus exigeantes, notamment pour l’obligation d’un étourdissement en toute circonstance, sans exception pour l’abattage rituel, le rejet quasi unanime de pratiques barbares comme la corrida, les combats de coqs ou la chasse à courre. Une préoccupation majeure pour les conditions d’élevage des animaux de consommation et le commerce en ligne des animaux de compagnie. Quelques nouveautés également comme la volonté de ne plus envoyer de chevaux à l’abattoir ou celle de faire fermer les élevages de chiens et de chats pour la recherche. La Fondation Brigitte Bardot a également souhaité connaître l’avis des Français sur l’annonce ambitieuse du candidat Yannick Jadot d’instaurer deux jours sans chasse par semaine et l’intégralité des vacances scolaires… soutien plus fort que jamais des Français ! »

 

Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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Lettre ouverte de "Brigitte Bardot" au candidat "Eric Zemmour"...

Publié le par Ricard Bruno

Lettre ouverte de "Brigitte Bardot" au candidat "Eric Zemmour"...

Il y a 30 ans, par décret en Conseil d’État, la Fondation Brigitte Bardot obtient sa reconnaissance d’utilité publique.

Publié le par Ricard Bruno

A Marignane, 200 cochons sauvages sèment la zizanie

Publié le par Ricard Bruno

PORC EPIQUE A Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, la prolifération de cochons dans la ville devient ingérable, et tourne au bras de fer entre la mairie, un carrossier, l’Etat et la fondation Brigitte Bardot

 

Des cochons ont investi Marignane depuis des années —

Des cochons ont investi Marignane depuis des années —

  • Depuis des années, des cochons, arrivés subitement dans un bois de Marignane, sont aux portes de la société d’un carrossier.
  • La prolifération de ces cochons vire au casse-tête car ils investissent les abords d’une zone commerciale, et se reproduisent à vitesse grand V.
  • Le carrossier proche de la forêt se retrouve en conflit avec la mairie, et la fondation Brigitte Bardot s’est emparée du dossier.

C’est une zone commerciale et industrielle comme il en existe des centaines d’autres en France. Mais si les voitures ralentissent en ce matin de février ensoleillé dans la zone de la Palun, à Marignane (Bouches-du-Rhône), ce n’est pas en raison de l’affluence. Sur la route traverse soudainement… une horde de cochons noirs errants, sous le regard amusé des passants. Voilà des années que la petite troupe a investi la zone commerciale de cette commune aux portes de Marseille​.

De l’autre côté de la route, Solange et ses filles sortent de leur voiture un gros sac rempli de pommes qu’elles jettent aux cochons. « Je viens une fois tous les quinze jours au moins, glisse-t-elle en en riant. J’aime bien les animaux et je ne suis pas pour leur faire du mal. Et ça fait plaisir aux petites ! »

« Les gens viennent parfois de Marseille voir ces cochons »

« Moi, ces cochons, ça ne me contrarie pas, lance Angélique, responsable de la boulangerie de la zone commerciale. Au contraire, ça me ramène du monde ! Les gens viennent parfois de Marseille voir ces cochons, et ils me prennent du pain ou des gâteaux pour leur donner à manger. » Thierry Domert, lui, n’a pas le cœur à rire. Dans le vaste espace vert de deux hectares, propriété de la mairie de Marignane, qui borde sa carrosserie, des dizaines de cochons ont élu domicile, probablement ramenés là par l’homme il y a une quinzaine d’années.

Les cochons sortent du bois, et la mairie est alertée par courrier, en vain. « J’ai décidé d’aller leur jeter à manger dans le bois, et j’ai installé un point d’eau à l’angle de ma société », explique Thierry Domert, espérant ainsi les cantonner dans le bois. Mais en quelques années, la situation devient ingérable. Une femelle fait entre quatre et six petits tous les quatre mois. « Il y a maintenant environ 200 cochons », estime le carrossier. En 2019, la mairie de Marignane propose d'établir une convention avec Thierry Domert : il continue de nourrir les bêtes, et la mairie s’engage à castrer tous les mâles.

Mais la situation stagne et les cochons prolifèrent. En 2020, la fondation Brigitte Bardot s’empare du dossier, et finance la castration de 57 mâles. « Un pansement sur une hémorragie, soupire Christophe Marie, porte-parole de la fondation. On a été alerté très tard. Cela devient problématique, par le nombre d’animaux, et le fait qu’on est dans une zone très fréquentée. Ces cochons errants risquent de provoquer des accidents. Dans ces cas-là, c’est le maire qui est directement visé. Il ne faut pas se dire qu’il faut laisser faire la nature, car quand le maire ne sera plus en mesure de gérer la situation, ça sera l’abattage. »

« Monsieur Domert est un peu trop seul »

Pour éviter cette solution radicale, la fondation Brigitte Bardot propose de financer la castration de tous les cochons, pour un coût de 20.000 euros. « Mais pour ça, il faudrait pouvoir compter sur l’aide d’agents municipaux qui aideront à manipuler les animaux et à les rassembler vers un lieu, tance Christophe Marie. Monsieur Domert est un peu trop seul pour gérer une situation qui le dépasse totalement. »

Sollicitée par la mairie, la préfecture des Bouches-du-Rhône, que 20 Minutes a contacté, affirme d’ailleurs avoir adressé dans un « courrier synthétique » au maire ses « obligations » réglementaires en la matière. « Le traitement de la divagation relève du pouvoir de police du maire qui seul peut décider », insiste la préfecture.

De son côté, selon nos informations, la mairie de Marignane, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, a récemment écrit à Thierry Domert, lui indiquant qu’il était désormais, selon elle, propriétaire et donc responsable de ces cochons. Elle a également sollicité par courrier la fondation Brigitte Bardot, leur demandant d’adopter les bêtes. Impossible, répond la fondation dans un autre courrier adressé à la mairie ce mardi, et qui réitère la proposition d’une vaste campagne de castration. « Si on ne fait rien, il va y en avoir 200 supplémentaires au printemps », s’inquiète Thierry Domert.

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SOS recherche des familles pour adopter et sauver 300 chevreaux de l'abattoir

Publié le par Ricard Bruno

Peu avant les naissances, en mars,

l'association Règne animal, portée par

Carine Demaurey, lance chaque année un

appel aux familles qui habitent la

Normandie, l'Ile de France et les régions

limitrophes pour sauver plusieurs centaines

de chevreaux, destinés à l'abattoir.

 

SOS recherche des familles pour adopter et sauver 300 chevreaux de l'abattoir

On n'y pense jamais lorsqu'on déguste un fromage, un yaourt ou du lait de chèvre. Que deviennent les petits ? Si ce sont des femelles, elles resteront avec leurs mères pour assurer la fabrication du lait. Mais si ce sont des mâles ... 

Rares sont ceux gardés pour la reproduction. Certains peuvent être vendus pour l'engraissement, car il existe une filière d'exportation de la viande de chevreaux. D'autres seront directement conduits à l'abattoir, trois jours après leurs naissances, en mars.

En 2020, la Fondation Brigitte Bardot estimait que "700 000 chevreaux sont abattus chaque année en France". 

Leur seule chance de rester en vie ? L'adoption

Depuis toute petite, Carine Demaurey a la fibre pour les animaux. Aujourd'hui, cette trentenaire se démène pour protéger ces chevreaux, condamnés à ce triste sort.

C'est beaucoup de travail, je suis bénévole, mais que voulez-vous ? Ce sont des petits, ils n'ont pas de voix et ne peuvent pas se défendre.

Carine Demaurey

Il y a quatre ans, le hasard d'une petite annonce l'incite à recueillir un chevreau dans son appartement. Il est resté cinq mois. "C'est super attachant et très affectueux. plus qu'un chien, je trouve. Il me suivait partout".

Le chevreau grandit et elle le confiera à une ferme pour qu'il puisse s'épanouir. "La séparation fut douloureuse pour moi. Ils ont besoin de compagnie et forcément on s'y attache. Je me suis jurée, ce jour là, que je ne recommencerai plus chez moi, c'est trop petit, mais j'essaierai d'en sauver d'autres, en trouvant des adoptants."

Carine Demaurey de l'association "règne animal" veut sauver 300 000 chevreaux, destinés à l'abattoir  © Carine Demaurey

Carine Demaurey de l'association "règne animal" veut sauver 300 000 chevreaux, destinés à l'abattoir

Alors chaque année, peu avant les naissances en mars, Carine reprend son bâton de pèlerin pour trouver des familles. 

Tout le monde peut adopter à condition d'avoir :

- un terrain de 1200 m2 et un abri bien couvert.

- une pièce d'identité et un justificatif de domicile avec des photos du terrain.

"Les chevreaux sont grégaires donc les familles doivent s'engager à en prendre deux.", explique Carine Demaurey, qui a crée en 2017 l'association règne animal.

Elle conseille de leur réserver un petit coin chaud à la maison pour les débuts. "Pendant les deux premiers mois, il faut leur donner 4 biberons par jour et ensuite vous pouvez les installer dehors avec une clôture d'1M50 de hauteur."

Carine Demaurey travaille maintenant avec des élevages d’Ile-de-France et de Normandie, qui la sollicitent. Des co-voiturages sont même prévus pour les familles, prêtes à tenter l'aventure. 

Pour adopter un chevreau, il faut avoir un terrain et un abri clôturé

Pour adopter un chevreau, il faut avoir un terrain et un abri clôturé

Informations et Contact

L'adoption est gratuite mais vous pouvez soutenir financièrement l'association Règne animal, sous la forme de dons.

12 rue des réservoirs 94 410 St Maurice 

06.17.56.79.65 Privilégiez les textos

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