Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

brigitte bardot

Brigitte Bardot n’existe pas : Un essai intelligent de Marie Céhère sur un mythe français mal compris...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot n’existe pas : Un essai intelligent de Marie Céhère sur un mythe français mal compris...

Brigitte Bardot est-elle un mythe ? L’essai enjoué, précis, brillant de notre consoeur Marie Céhère, Brigitte Bardot ou l’art de déplaire, pose la question dans cette France des années 10 où tout comme les fées, les sous-bois, les fantômes, les stations-service au bord des départementales, les dernières séances dans un cinéma d’Aubusson, les stars aussi ont disparu. Où le désenchantement pixélisé des réseaux sociaux joue avec l’éphémère définitif et l’amnésie permanente d’un présent perpétuel qui ne laisse guère de place à la nostalgie, ce dernier mode de connaissance des âmes sensibles telles que les définissait Stendhal. Or, Marie Céhère qui n’a pas trente ans, est d’abord une nostalgique mais pas pour jouir du plaisir d’être triste, ou pas seulement, mais pour tenter de comprendre ce qu’on a pu perdre en route, ce qui fait que nous avons cette impression de plus en plus prégnante que si ce n’était pas mieux avant, c’est pire maintenant.

Oui, Bardot est un mythe et pas des moindres. La preuve, nous dit Marie Céhère, elle n’existe pas : « Brigitte Bardot n’est pas réelle. Le cinéma, la publicité, la presse, la télévision, la rumeur populaire en ont fait un concept, une créature dont le nom et les initiales suffisent, comme une formule, à provoquer des réactions extrêmes. » Déjà, dans un petit livre écrit sur le vif, B.B 60, François Nourissier, nous rappelle Marie Céhère, avait écrit : « B.B incarne ce qu’aiment les Français ». En tout cas, les Français des années 50-60, trop heureux que Bardot l’impudique, la décoiffée, la Vouivre des plateaux de cinéma, Bardot au corps évident et solaire, bouscule malgré eux cette France encore tranquillement patriarcale, peu habituée à voir la part sauvage et mystérieuse du féminin s’exposer dans la radieuse impudeur de la jeunesse. Et cela, que le corps de Bardot apparaisse dans la célèbre scène de danse de Et dieu créa la femme de Vadim ou allongé, nu, sur le toit de la villa de Malaparte dans Le mépris de Godard. Marie Céhère a compris et le montre très bien que le scandale Bardot est un obscur désir inavoué de scandale de la part d’une société qui a envie d’être choquée mais ne le dirait pour rien au monde. « Brigitte Bardot, cette chose qui se promène toute nue ? » aurait demandé Gabin quand on lui annonça qu’elle serait sa partenaire dans En cas de malheur. Oui, c’est exactement ça, Bardot est cette chose qui se promène toute nue dans un monde encore très habillé comme l’avait vu Claude Autant-Lara qui la montre se dénudant dans le bureau solennel d’un Gabin en costume pour le convaincre d’assurer sa défense, ce qui donne un des contrastes les plus érotiques du cinéma de papa.

La haine du féminin qui est si bien portée aujourd’hui, que ce soit par les fanatiques religieux ou les pornographes industriels qui sont, au bout du compte, les mêmes, rendrait-elle une nouvelle Bardot possible aujourd’hui ? C’est une autre des questions soulevées par Marie Céhère. On peut en douter, la nudité n’est plus subversive, elle a été neutralisée par la surexposition ou le refoulement, le gang-bang ou la burqa. Le dossier Bardot s’alourdit car, comme nous l’explique Marie Céhère, il y a un féminisme de Bardot mais un féminisme différentialiste, où la femme s’assume en tant que femme et pas nécessairement contre l’homme : « Brigitte Bardot ne s’est jamais lancée dans une compétition contre les hommes. Ses relations amoureuses, multiples, tumultueuses et publiques, ne revêtaient pas les caractères de la lutte des sexes. A l’instar du MLF qui manifestait dans les années 70 pour l’abolition des lois pénalisant l’avortement, elle revendiquait la possibilité d’exister en tant que femme et non d’être à égalité de pouvoir avec l’homme. » Bref, Bardot la réac, par un paradoxe dont Marie Céhère montre qu’il n’est qu’apparent, est en fait une révolutionnaire dont le mot clé, le sésame émancipateur est « l’autonomie ». Autonomie de son désir, de ses choix professionnels, de ses engouements politiques.

Dernier crime de Bardot, le plus impardonnable peut-être dans une société spectaculaire et panoptique mais qui est aussi la dernière contribution de la star à la construction inconsciente du mythe : sa disparition. Elle arrête brutalement sa carrière en 73, se réfugie sur la côte d’Azur. Ce n’est pas parce qu’elle est oubliée ou moins sollicitée par le cinéma. Simplement, elle ne veut plus être là, ou en tout cas plus là où on l’attend.

 

Elle aura ainsi conjugué « l’art de déplaire » jusqu’au bout, avec une élégance définitive qui est aussi celle de Marie Céhère dans ce livre vivement recommandable.

Brigitte Bardot, l’art de déplaire de Marie Céhère (Pierre-Guillaume de Roux)

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Après un reportage sur le lobby de la viande dans les écoles, Brigitte Bardot écrit à la ministre de l'Education nationale

Publié le par Ricard Bruno

Après un reportage sur le lobby de la viande dans les écoles, Brigitte Bardot écrit à la ministre de l'Education nationale

Un reportage diffusé au journal de 20 heures de France 2, mardi, montre comment "l'Interbev" vante les bienfaits de la viande aux écoliers. De quoi soulever la colère de BB.

Furax Brigitte Bardot!

Après la diffusion d'un reportage de L'oeil du 20 heures sur France 2, mardi, BB a sans doute avalé son dîner de travers.

"Parce que je le veau bien"

En cause, le lobbying effectué par Interbev, Interprofessionnel bétail en viande, dans les écoles. Cette structure puissante qui défend les intérêts de la viande, des commerçants de bestiaux aux charcutiers en passant par les éleveurs de chèvres, envoie des professionnels dans les classes pour vanter les bienfaits de la viande aux élèves.

L'Interbev a aussi distribué un kit dans 1.500 établissements scolaires un kit avec ces slogans: "Parce que je le veau bien" ou "Le boeuf c'est la teuf"

De quoi s'étrangler pour la présidente de la Fondation Brigitte Bardot qui a écrit, mercredi, à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale.

"il revient aux enseignants d'enseigner"

"Le reportage (...) est absolument scandaleux et doit entraîner une réaction immédiate de vos services auprès des établissements scolaires qui ne sauraient accepter le prosélytisme des filières viandes auprès des élèves", lit-on dans ce courrier où sont rappelées "les alertes de l'Organisation mondiale de la Santé dont un récent rapport précise que la charcuterie est cancérogène et que la viande rouge l'est probablement tout autant".

Pour BB, "il revient aux enseignants d'enseigner, ce n'est pas le rôle ni la place de l'Interbev. Il est urgent également d'abroger le décret cantine qui impose des produits animaux à chaque repas... décret édicté non pas par des nutritionnistes, mais par des lobbyistes".

Selon le reportage de France 2, "l'Education nationale précise ne pas avoir validé ces animations, mais elle ne les empêche pas non plus".

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot en photos...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Brigitte Bardot en photos...
Partager cet article
Repost0

Et Vadim créa Bardot

Publié le par Ricard Bruno

28 novembre 1956 : "Et Dieu créa la Femme", premier film du quasi inconnu Roger Vadim, est sur les écrans. La jeune actrice qui tient le premier rôle est sa femme, Brigitte Bardot.

Et Vadim créa Bardot

La critique n'est pas tendre, à l'image d'un certain Paul Reboux qui écrit à propos de l'actrice qu'elle a "le physique d'une bonniche et la façon de parler des illettrés". Quant au public, il passe totalement à côté du film.

Mais le scandale couve. Il va éclater quelques semaines plus tard de l'autre côté de l'Atlantique et revenir en France comme un boomerang.

Aux Etats-Unis, les défenseurs de la morale et autres ligues de vertu oeuvrent pour faire interdire le film. L’archevêque de Lake Placid tente notamment d'acheter tous les billets du cinéma exploitant et va même jusqu’à promettre d’excommunier ceux qui iraient le voir. A Dallas, le chef de la police interdit les séances dans les salles réservées aux Noirs, car cela risquerait de les exciter et de provoquer des désordres...

La polémique américaine suscite la curiosité du public français et le film, dont la carrière avait démarré plutôt timidement en France, attire finalement les foules.

 

Le coup de génie de Vadim

Quelques années plus tard, le réalisateur expliquait avoir voulu "à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque. Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société, et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film, une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée, et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité."

Avec le recul, il faut bien reconnaître que le scénario est assez banal et que la fin est assez conventionnelle mais, c'est la première fois qu'une femme exprime au cinéma son désir à l'égal d'un homme, et utilise son corps pour s'affirmer et conquérir la liberté. Et surtout, Bardot ne joue pas, elle est ! et elle devient l'emblème d'une petite révolution sexuelle... A tel point qu'en 1958, à l'exposition universelle de Bruxelles, le pavillon du Vatican, décoré sur le thème des sept péchés capitaux, illustre la luxure par une photo de Brigitte Bardot.

Et Vadim créa Bardot

L'actrice devient avec ce film à la fois un mythe et un sex-symbol mondial, emblème de l'émancipation des femmes, symbole de la féminité, de la liberté sexuelle, d'une révolution des mœurs latente. Elle est aussi le modèle absolu de la femme libérée, auquel Simone de Beauvoir elle-même apporte sa caution :

Brigitte Bardot ne se soucie pas le moins du monde de l'opinion des autres [...] Elle suit ses penchants. Elle mange quand elle a faim et elle est amoureuse avec la même simplicité, sans cérémonie. Le désir et le plaisir sont pour elle plus convaincants que les préceptes et les conventions. [...] Elle fait ce qui lui plaît et c'est cela qui est troublant.

Extrait de Brigitte Bardot and the Lolita Syndrome

Des milliers de femmes imiteront alors le style Bardot, copiant au moins ses ballerines, sa robe de Vichy rose et sa coiffure, si ce n'est son attitude face à la sexualité.

Naissance d'un mythe

L'autre star du film, c'est Saint-Tropez. Bardot connaît bien le village où elle venait en vacances avec sa famille. Vadim le découvre lors d'un repérage sur la côte en 1955. L'équipe du film s'installe donc au village, du 3 mai au 7 juillet 1956 et prend ses quartiers sur la plage de Pampelonne. Au bout de la plage, Patrice de Colmont possède un bout de terrain sur lequel il a construit un cabanon. Pendant les deux mois de tournage, il va s'improviser restaurateur. Le Club 55 est né. Les déjeuners se terminent par un dessert préparé par un pâtissier polonais appelé Micka, une tarte onctueuse à base de crème baptisée : la "Tarte tropézienne".

Carte postale représentant le port de Saint Tropez en 1956

Carte postale représentant le port de Saint Tropez en 1956

Anecdotes

Pour pouvoir imposer Bardot, alors quasi débutante, aux producteurs du film, Vadim dû accepter d'engager une "star internationale", en l’occurrence Curd Jurgens.

Vingt-et-un ans plus tard, Roger Vadim réalisa lui-même le remake américain avec Rebecca De Mornay et Frank Langella.

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot dans l'émission "Visites privées...Cap sur Saint-Tropez" de novembre" 2016...

Publié le par Ricard Bruno

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot apporte son soutien à son ami Jean-Pierre Halimi

Publié le par Ricard Bruno

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot Inédit et exclusif ! uniquement sur le blog Brigitte Bardot !

Publié le par Ricard Bruno

Extrait du documentaire sur Brigitte Bardot qui sera diffusé fin novembre 2016 sur France 3 suivit du film "En cas de malheur"

Bruno Ricard

Partager cet article
Repost0

Présidentielle: Brigitte Bardot demande "d'animaliser le débat"

Publié le par Ricard Bruno

Présidentielle: Brigitte Bardot demande "d'animaliser le débat"

Brigitte Bardot a lancé un appel aux journalistes ce lundi. Elle souhaite que les débats de l'élection présidentielle traitent des "conditions de vie et de mort" des animaux. 

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot apporte son soutien à Rémi Gaillard

Publié le par Ricard Bruno

Partager cet article
Repost0