Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

1281 articles avec brigitte bardot

Lettre de Brigitte Bardot à Macron...

Publié le par Ricard Bruno

Lettre de Brigitte Bardot à Macron...
Lettre de Brigitte Bardot à Macron...

Brigitte Bardot en couverture du magazine Hongrois NŐK LAPJA d'août 2020

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en couverture du magazine Hongrois NŐK LAPJA d'août 2020

A szőke nő 50 árnyalata és hangolódás az iskolára a Nők Lapja e heti számában

Iskolakezdés, bizonytalanság

Szeptember elsején, megjelenésünk után nem egészen egy héttel megkezdődik az új tanév. A tévéreklámok szerint a gyerekek már alig várják, hogy újra suliba mehessenek, és még az is lehet, hogy ez így van, hiszen találkozhatnak a barátokkal, sőt talán még annak is örülnek, hogy ismét beülhetnek a padba, élőben láthatják a tanárokat, a tanítónőket. A gyerekek ilyenek, mindig örülnek a változásnak, és az elmúlt fél év után ez valóban újdonság lesz.
De mi lesz a szülőkkel? Azokkal a felnőttekkel, akik mérlegelnek, és akik folyamatosan figyelik a híreket? Akik esetleg szintén újrakezdik a hagyományos munkarendet, kiszabadulva a home office fogságából, vagy éppen kizárva a home office biztonságából. És ott vannak azok az anyukák, akik újra találkozhatnak a kollégákkal – a barátságosakkal és az undokokkal –, a főnökökkel – a megértőkkel vagy a kötekedőkkel –, akiknek ismét hajnalban kell kelniük, hogy elindítsák a napot, a magukét meg a családét. Kezdhetnek újra sminkelni, blúzt vasalni, frizurát készíteni, uzsonnát csomagolni. És ez még nem minden. Mert ők azok, akik, mint már írtam, nyomon követik a híreket, és olykor elbizonytalanodnak. Hiszen a számok nem olyan megnyugtatóak, hogy felejthető lenne a tavaszi óvatosság, mert korántsem jutottunk túl a veszélyeken. Ugyanakkor a bezártság sem tartható a végtelenségig. Ez a folyamatos bizonytalanság komoly hatással lehet mindannyiunk életére. E heti lapszámunkban sok más érdekes írás mellett ezekkel a kérdésekkel is foglalkozunk. Az iskolakezdéssel, a gyerekek felkészítésével, és a bizonytalanság romboló hatásával. Valamint azzal, hogyan lehet kezelni az emberpróbáló helyzeteket.
Nekem csak egy tanácsom van. Mi, felnőttek, állítólag felelősséggel tudjuk élni az életünket, képesek vagyunk felmérni a lehetőségeket, az okokat és a következményeket, legyünk hát valóban körültekintőek és felelősségteljesek. Vegyük fel azt az utált maszkot, akkor is, ha éppen nem ellenőriznek, nem büntetik a hiányát, vagy ha azt látjuk, hogy mások nem teszik fel, sőt talán meg is mosolyognak minket, mert szabálykövetők vagyunk. Ne törődjünk velük! Ha biztosak vagyunk magunkban, tudjuk kezelni a bizonytalanságot is. Tegyük meg! Magunkért és a többiekért…

Lazarovits Szilvia, vezetőszerkesztő

Partager cet article

Repost0

La Mostra de Venise en 17 images vintage !

Publié le par Ricard Bruno

"La Mostra de Venise, c'était comme passer un examen final", a déclaré le réalisateur Federico Fellini après que son travail ait été accepté par l'estimée compétition. Issu d'une exposition d'art récurrente de la fin du XIXe siècle, le festival, qui s'est tenu pour la première fois en 1932, est le plus ancien du genre. Traditionnellement organisé sur l'île vénitienne du Lido, l'événement voit les nouvelles productions rivaliser pour obtenir la plus haute distinction, le Lion d'or, reconnu mondialement comme une marque de prestige cinématographique.

Le Festival du film de Venise, qui fait partie des "trois grands" aux côtés du Festival de Cannes et du Festival international du film de Berlin, a toutes les qualités d'un festival puisqu'il rassemble aussi bien les meilleures vedettes, les meilleurs auteurs, tout en se distinguant par la promotion de films d'art et d'essais italiens aux côtés de superproductions mondiales dans l'une des plus belles villes du monde.  

L'histoire de l'événement est parsemée de moments culturels importants, notamment la consécration de Marlon Brando en tant que grand acteur avec la projection de On the Waterfront (1954) et la sortie posthume de Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick (1999). Plus récemment, le prix Queer Lion pour les films représentant les thèmes LGBTQ+ a été lancé en 2007, et en 2012, l'organisation a commencé à diffuser en ligne les films présentés pour le grand public. Cette année  sa 77e édition se déroulera du 2 au 12 septembre 2020.

Avant la soirée d'ouverture, voici les 17 plus belles images vintage mettant en scène des personnalités telles qu'Elizabeth Taylor, Diana Ross, Jane Fonda ou encore Sophia Loren.

Brigitte Bardot salue, accompagnée de son ami guitariste, Sacha Distel. Elle a assisté à l'ouverture de son film, "En Cas de Malheur", à la 19e Mostra de Venise

Brigitte Bardot salue, accompagnée de son ami guitariste, Sacha Distel. Elle a assisté à l'ouverture de son film, "En Cas de Malheur", à la 19e Mostra de Venise

Partager cet article

Repost0

Cinémathèque Suisse Hommage à Michel Piccoli...

Publié le par Ricard Bruno

Cinémathèque Suisse Hommage à Michel Piccoli...

Partager cet article

Repost0

Plus de deux tiers des Français souhaitent une meilleure prise en compte du bien-être animal

Publié le par Ricard Bruno

Interrogés par l’IFOP pour la Fondation Bardot, une majorité de sondés adhère à des mesures drastiques dans le domaine de l’élevage, des spectacles d’animaux sauvages ou encore de l’expérimentation animale.

ans un abattoir, à Sainte-Cécile (Manche), en 2018.

ans un abattoir, à Sainte-Cécile (Manche), en 2018.

« Il existe une vraie attente sociétale sur la question animale, s’enthousiasme Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, à l’initiative du sondage, confié à l’IFOP, sur les Français et la condition animale. Il est temps que le politique s’empare de cette demande citoyenne. » Dévoilé par Le Monde mercredi 19 août, le questionnaire, réalisé entre le 5 et le 7 août auprès d’un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population française, révèle que plus de deux tiers des sondés se montrent favorables à une amélioration du bien-être des bêtes.

Quelques semaines après le lancement d’un projet de référendum d’initiative partagé (RIP) sur la condition animale, ces résultats confirment l’intérêt porté par les citoyens aux questions relatives à l’élevage, la chasse, l’expérimentation animale et aux spectacles d’animaux sauvages.

Le 2 juillet, trois patrons de la tech (dont Xavier Niel, actionnaire à titre individuel du Monde) et le journaliste Hugo Clément s’associaient à une vingtaine d’associations de défense des animaux (dont la fondation Brigitte Bardot) et de protection de l’environnement pour réfléchir à une proposition de loi afin d’« améliorer le sort d’un milliard d’animaux en France ».

Le questionnaire reprend les différents volets du projet de référendum. En matière d’élevage, plus de 90 % des sondés sont favorables à l’obligation d’offrir un accès extérieur aux animaux ; 86 % adhèrent au principe d’étourdir les bêtes destinées à l’abattage ; 73 % des personnes interrogées partagent l’idée d’aider les cirques à organiser des spectacles sans animaux sauvages. La même proportion est prête à soutenir l’interdiction de l’expérimentation animale dans un délai de dix ans.

Recherche de relais

La chasse à courre est plébiscitée par seulement 18 % des sondés. Un taux qui reste stable depuis quinze ans (22 % d’opinions favorables en 2005 et 16 % en 2017, selon des sondages similaires) ; 77 % des répondants s’associent à l’idée d’interdire l’élevage des animaux pour leur fourrure, 72 % sont favorables à l’arrêt de la vente des

 

Source et suite de l'article : Cliquez ICI

Notre BB nationale, entre cause animale et rédaction du Petit Bleu !

Publié le par Ricard Bruno

Notre BB nationale, entre cause animale et rédaction du Petit Bleu !

Créé en 1914, le Petit Bleu est aussi la mémoire du Lot-et-Garonne. Cet été, retour sur les grandes unes de notre journal, avec aujourd’hui une étape en 1990 et la venue à domicile de Brigitte Bardot.

Les locaux de notre journal ont vu défiler du beau monde. En 1990, le Petit Bleu a ainsi fait sa Une avec nulle autre que Brigitte Bardot. Nous sommes le 17 janvier, et BB, la figure mythique des années 60, va tenir conférence. Mais quel rapport avec Agen ?

Deux ans plus tôt, un vaste trafic de chiens a été démantelé dans notre département. Début 1987, la régulation des expérimentations sur les animaux est floue, pour ne pas dire quasi inexistante. Au mois de juillet 1987, des décrets plus stricts sont adoptés, mais la procédure de mise en place est extrêmement longue.

Pendant ce temps, des animaux disparaissent. Certains sont utilisés comme cobayes dans des laboratoires clandestins, d’autres sont exploités pour leur fourrure, d’autres encore sont revendus.

Ainsi, en décembre 1988, les deux propriétaires d’un chenil sont interpellés en compagnie d’un autre homme. Soupçonnés d’être mêlés à la disparition de 180 chiens en Lot-et-Garonne, ils seront écroués et inculpés dès le lendemain. Deux jours après leur interpellation, on découvre chez les propriétaires du chenil, René et Andrée Prabonne, un véritable charnier : 97 cadavres de chiens sont extirpés d’un puits.

L’affaire ne fait que commencer, et sa dimension dantesque va la rendre retentissante. C’est un véritable réseau qui est démantelé à Agen et ses environs. Il est question de laboratoires d’expérimentation illégaux. Tout au long de l’année 1989, de nouveaux noms de trafiquants, vétérinaires et personnels médicaux impliqués surgissent.

Très vite, des artistes français montent au créneau et s’investissent dans la défense animale, comme Nino Ferrer.

Il n’en fallait pas plus pour que Brigitte Bardot réagisse. Sa fondation pour la protection des animaux n’existe que depuis 1986. Un tel scandale ne peut pas la laisser indifférente.

Le 16 janvier 1990, BB apporte publiquement son soutien au juge d’instruction Jean-François Daux, en charge de l’affaire.

Souffrance contre pognon

Juste après un entretien sur place avec ce dernier, elle se rend aux locaux du Petit Bleu pour donner une conférence de presse et informer de la prise de position de son association – une invitation que l’on doit au PDG du journal Jean-Marie Hélian et à l’avocat Michel Gonelle.

L’ex-égérie de Serge Gainsbourg se constituera partie civile et assistera ensuite au procès. Lors de sa conférence de presse, l’ancienne actrice déplore que malgré tout le tapage médiatique autour de ce que l’on appelle la "Dog connection", le trafic d’animaux volés a toujours cours. Pour elle, il est inconcevable que des chercheurs s’adressent à des intermédiaires douteux pour obtenir des chiens à bas prix. BB s’oppose à "l’industrialisation de la souffrance animale pour le pognon". Car c’est bien de cela qu’il s’agit : dans toute cette histoire, le professeur Montastruc, cerveau de l’affaire et commanditaire, a été pris dans un rouage en raison du manque de moyens accordés à la recherche. Mais au-delà de l’inculpation du principal responsable, ce qui intéresse Brigitte Bardot, c’est de savoir si un coup d’arrêt définitif sera porté au trafic.

Un an plus tard, BB assiste au procès. Les coupables seront tous condamnés en 1993, mais à l’heure actuelle, des animaux sont toujours victimes d’enlèvements et d’expériences glauques. La guerre contre la souffrance animale est malheureusement d’actualité..

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article

Repost0

Brigitte Bardot à nu...Grandes traversées Des booms et des bangs document inédit du 14 08 2020

Publié le par Ricard Bruno

Un tour de Harley Davidson derrière Gainsbourg, qui nous emmène à Saint-Tropez, hameau de paix où quitter les projecteurs pour tenter le bonheur.

Brigitte Bardot au Club 55 de Saint-Tropez en 1974.
Brigitte Bardot au Club 55 de Saint-Tropez en 1974.

Où est ta guitare ? Chante-nous une chanson, Brigitte, qu’elle soit de Jean-Max Rivière, de Serge Gainsbourg, de qui tu veux. Chante avec cette voix qui tremble, mais qui n’a pas peur. 

On dit que tu n’avais pas besoin de refaire des prises. 

On dit que tes chansons ne nécessitaient pas de montage. 

Une seule prise, et hop ! dans la boîte. Parfait !

Enregistrement chez Jean-Max Rivière, auteur-compositeur, interprète, entouré de ses guitares. Avec à sa gauche : Simonetta Greggio. Au premier-plan, de gauche à droite : Julie Beressi, Hélène Langlois.
Enregistrement chez Jean-Max Rivière, auteur-compositeur, interprète, entouré de ses guitares. Avec à sa gauche : Simonetta Greggio. Au premier-plan, de gauche à droite : Julie Beressi, Hélène Langlois. Crédits : Morgan Morcel - Radio France

Brigitte Bardot chante comme elle joue. BB joue comme elle respire. Parce qu’elle est pleine de vie, elle a coupé le souffle de beaucoup. L’un d’entre eux était encore un anonyme la première fois qu’il l’a vue. C’était sur le tournage de Voulez-vous danser avec moi, de Michel Boisrond, en 1959. Il jouait un photographe, un traître, un salopard fini – mais, incapable de se contenir, il laissait tomber ses bobines par terre chaque fois que BB passait près de lui et l’effleurait. Comme s’il voulait se mettre à genoux devant une reine. Il répétera tout cela huit ans plus tard quand son nom sera enfin connu : Serge Gainsbourg. 

Avant l’année 69, les trois mois les plus érotiques, c’est Gainsbourg et BB. 

Une première rencontre ratée avec Serge Gainsbourg sur le tournage de Voulez-vous danser avec moi ?. 1959
Une première rencontre ratée avec Serge Gainsbourg sur le tournage de Voulez-vous danser avec moi ?. 1959

Jeux de l’amour et du hasard. Si c’est pour BB que Gainsbourg écrivit Je t’aime... moi non plus, c’est la version avec Jane Birkin qui sera diffusée des années durant dans toutes les radios du monde.

Ce fut un amour fou, un amour comme on en rêve, un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires. Aujourd’hui encore, quand on parle de Gainsbourg, on lui associe toujours Bardot. Brigitte Bardot, Initiales BB

Partie en Espagne pour tourner avec Sean Connery, Bardot ne revint pas. Gainsbourg l’attendit trois jours et quatre nuits après un rendez-vous manqué.

Combien de cigarettes, combien de bouteilles de whisky ? Que s’est-il dit en regardant la photographie taille réelle de BB – tout ce qu’il lui restait de son grand amour perdu ? 

Serge Gainsbourg conserva longtemps le portrait taille réelle de BB dans la maison qu'ils avaient visitée ensemble, rue de Verneuil. Ici avec sa compagne, Bambou en 1980
Serge Gainsbourg conserva longtemps le portrait taille réelle de BB dans la maison qu'ils avaient visitée ensemble, rue de Verneuil. 

Les tournages épuisent BB. Les amours aussi finissent, un peu plus tard, par l’épuiser. Elle qui a peur de prendre l’avion, mais qui rejoint aux quatre coins de la Terre ses amants qui la veulent partout. Ou qui ne la veulent plus. BB n’a jamais économisé une peine de cœur - un amour. De l’avoir si bien fait, on a dit qu'elle l'avait trop fait. 

De l’avoir fait jusqu’au bout, elle décida de ne plus le faire, et puis c’est tout.

En arrêtant le cinéma, à 38 ans, au sommet de sa gloire, elle a sauvé sa peau.                                                
Laurent Muldworf, psychiatre, psychanalyste

Maintenant que son nom est entré au panthéon, le temps vient de se consacrer à ce qui compte vraiment. Abandonner pour tout donner. Bardot quitte le cinéma, lâche Paris, et se réfugie à la Madrague, à Saint-Tropez, petit port de pêche que sa fréquentation a transformé. 

Il faut se battre pour construire un mur autour de sa demeure, elle le fera. 

Vue aérienne de Saint-Tropez avec la plage de La Ponche à gauche. Copyright : Alain Vautray.
Vue aérienne de Saint-Tropez avec la plage de La Ponche à gauche.

BB s’emmure au jardin d’Eden. 

Elle adore cet endroit, où elle avait l’impression de découvrir un paradis, où elle est allée toute jeune avec ses parents, et en même temps cet endroit est devenu une forme de prison pour elle.                                                
Vanessa Schneider, journaliste et écrivaine

Finalement, nous sommes venues à vous, BB, là-bas, dans votre refuge bien aimé. Nous avons marché dans l’écume du rivage, écouté le vent dans les pins méditerranéens. Le portail de la Madrague, fermé, est bleu comme l’eau de certains rêves. 

Nous avons sonné, un chien a aboyé.

Il y a quelqu’un ? 

France Culture sur les pas de Brigitte Bardot. (Laurent Macchietti)
France Culture sur les pas de Brigitte Bardot

Merci à l’hôtel de La Ponche à Saint-Tropez.

Virginie Efira lit les mémoires de Brigitte Bardot. 

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi.

Avec les voix de
Frédéric Bocquet
Stefano Bianchi

Archives INA
Véronique Jollivet
Amélie  Briand-Lejeune 

Prise de son
Hélène Langlois
Christophe Papon
Jérémie Tuile
Alexandre Abergel
Laurent Macchietti

Mixage
Régis Nicolas

Partager cet article

Repost0

Les grandes traversées Brigitte Bardot mon témoignage sur BB le 13 08 2020 sur France Culture...

Publié le par Ricard Bruno

Partager cet article

Repost0

Brigitte Bardot : Vie privée, vie publique...Documentaire inédit du 13 08 2020

Publié le par Ricard Bruno

Bardot est-elle une véritable actrice ? Il faut dire La Vérité. C’est l’époque des Mépris, celui de Godard bien sûr, mais aussi celui de la presse, celui des foules. Alors, l’amour permet de s’évader de la bardolâtrie : les avions vers Rio avec Bob Zagury et les jets privés avec Gunther Sachs.

Brigitte Bardot entourée de journalistes à New York en 1965.
Brigitte Bardot entourée de journalistes à New York en 1965.

Le mot paparazzi aurait pu être inventé pour Bardot. Au début des années 1960, elle est non seulement la femme la plus belle mais aussi la personne la plus photographiée du monde. Bardot est une icône internationale. Brigitte est happée par BB.

Brigitte Bardot a inventé sa propre fiction. Dès le début, il y a quelque chose dans le processus qu’elle va mettre en place : du désenchantement, de l’euphorie et de la mélancolie. C’est une héroïne habitée par ces trois chapitres.                                        
David Teboul, réalisateur

On la copie, on s’arrache ce qu’elle porte : toutes les femmes du monde veulent se marier en vichy et arborer une choucroute extravagante sur la tête. 

Le dos le plus photographié au monde. Bardot répond aux journalistes en 1963.
Le dos le plus photographié au monde. Bardot répond aux journalistes en 1963.

On escalade des murs, on se cache des heures dans les bosquets - on franchit les frontières - trop souvent, celle qui sépare vie publique et vie privée.

Au cours des années 60, elle cherche quand même l’attrait des médias, elle cherche la notoriété, et en même temps, elle souffre des conséquences. C’est une impasse : la star a besoin du regard des médias pour exister, la femme ne supporte plus les excès que ces médias entrainent, les contraintes sur sa vie privée en particulier.                                        
Ginette Vincendeau, professeur d’études cinématographiques

Pour ses 26 ans, louve prise au piège, elle se ronge une patte dans l’espoir de se libérer. Tentative de suicide, une parmi d’autres. La traque n’en devient que plus féroce.

On allait se mettre dans les cailloux, dans l’eau, devant la Madrague, bronzés jusqu’à la taille parce qu’on y restait toute la journée, même avec de l’huile, on cramait ! Dès qu’elle sortait de sa maison, elle faisait semblant de ne pas nous voir et elle poussait ses chiens dans l’eau pour qu'ils nous mordent. Les chiens s’en foutaient. Ils nageaient un peu, puis revenaient s’étendre sur la plage. Elle enrageait.                                             
Daniel Angeli, le “roi des paparazzis”

En 1963, Godard tourne Le Mépris. Il la veut. BB accepte, bien que ce « genre d'intello cradingue et gauchisant me hérisse le poil ». Elle s'envole pour l’Italie. Capri rayonne du bleu de la mer et du ciel, Michel Piccoli est amical et attentionné, Jean Luc Godard hautain et stressé, Bardot furieuse mais nonchalante dans son peignoir jaune canari.

La villa de Malaparte est le théâtre où Godard met en scène la fin banale d’une histoire d’amour, tirée d’un roman d’Alberto Moravia, l’auteur le plus connu en Italie à ce moment-là.  

Elsa Morante, l’épouse de Moravia, méprise son mari, Ana Karina méprise Godard, Camille méprise Paul - Godard et Bardot se regardent en chien de faïence. 

Camille (Brigitte Bardot) tourne le dos à Paul (Michel Piccoli) sur le toit de la Villa Malaparte dans Le Mépris de Jean-Luc Godard.
Camille (Brigitte Bardot) tourne le dos à Paul (Michel Piccoli) sur le toit de la Villa Malaparte dans Le Mépris de Jean-Luc Godard.

De la rencontre de ces deux mythes du cinéma français naîtra un des films les plus connus au monde. Après l’Olympe, les enfants des dieux entreprennent de grands travaux. Le Mépris reste le film de Godard. Le Mépris reste le film de Bardot. 

Le Mépris, c’est aussi un film sur une star du cinéma populaire face à l’élitisme et à la culture cinéphile la plus féroce. Pour Godard, la star du cinéma populaire ne peut pas avoir d’existence. Camille doit donc mourir à la fin du film.                                             
Ginette Vincendeau, professeur d’études cinématographiques

Le soleil se couche à l’Ouest. Brigitte Bardot part au Mexique pour tourner Viva Maria ! de Louis Malle.

On a été tourner au Mexique et on s’est rendu compte que même dans des villages où il n’y avait pas le cinéma, tout le monde savait qui était Bardot.                                             
Ghislain Uhry, chef décorateur

 

Dessins préparatoires de Ghislain Uhry pour les costumes de Viva Maria !
Dessins préparatoires de Ghislain Uhry pour les costumes de Viva Maria !

BB partage l’affiche avec Jeanne Moreau. La presse leur prête une rivalité. Mais le duo de ces créatures qui s’opposent comme le soleil et la lune crée pour le film à venir une attente sans précédents. Les produits dérivés sont nombreux et variés : on produit même, à Tel Aviv, des collants estampillés Viva Maria. La célébrité de Bardot va se poursuivre, mais sa carrière va entrer dans le creux de la vague. Il est temps de partir en voyage avec des amoureux. Vers l’Ouest, où le soleil se couche...

Brigitte Bardot et Gunter Sachs atterrissent à Las Vegas où ils se marient sans prévenir. 1966
Brigitte Bardot et Gunter Sachs atterrissent à Las Vegas où ils se marient sans prévenir. 1966

Un acte de courage peu connu de Brigitte Bardot est analysé dans cet article d'Évelyne Sullerot, lu dans le documentaire par Sonia Masson.

Merci à l’hôtel de La Ponche à Saint-Tropez.

Virginie Efira lit les mémoires de Brigitte Bardot. 

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi.

Avec les voix de
Sonia Masson
Frédéric Bocquet
Régis Royer

Archives INA
Véronique Jollivet
Amélie Briand-Lejeune 

Prise de son
Hélène Langlois
Christophe Papon
Jérémie Tuile
Alexandre Abergel
Laurent Macchietti

Mixage
Régis Nicolas

Source de l'article : France Culture

Partager cet article

Repost0

Brigitte Bardot : Blonde documentaire inédit du 12 08 2020 !

Publié le par Ricard Bruno

En 1956, Et Dieu… créa la femme enflamme les salles de cinéma. Le film de Vadim est le grand tournant de la carrière de Brigitte Bardot. Elle y incarne la blondeur fière, la sauvagerie, la liberté. Du mambo effréné à la rencontre avec Charrier : BB, femme et mère.

Une scène qui échappa à la censure dans "Et Dieu... créa la femme".
Une scène qui échappa à la censure dans "Et Dieu... créa la femme".

Bardot n’est pas féministe. Elle le revendique. Mais il y a ce qu’on dit, et il y a ce qu’on fait.

Depuis la célèbre scène du scandaleux Mambo dans le film Et Dieu… créa la femme, elle fait figure de proue dans le mouvement pour la liberté féminine. Ce film la fait star. La star rend la femme libre.

Mes hanches roulaient, tanguaient, j’avais chaud, je me défonçais, je mimais l’amour au rythme fou des tam-tams, c’était comme si une autre moi-même possédait mon corps ! […] C’était bon ! C’était fou ! J’étais devenue folle !                                  
Ce soir-là, Vadim décida de rajouter dans son film une scène où je danserais follement, et sans pudeur. Cette séquence ferait le tour du monde…                                   
Brigitte Bardot, Initiales BB

Dans Une très belle enfant, deuxième partie de cette Grande Traversée, le maître de ballet, Stéphane Dalle, commentait la fameuse scène de Et Dieu... créa la femme :

Et ainsi
Vadim créa Bardot.
Bardot créa Vadim.
Juliette Hardy créa Saint-Tropez.
Et Dieu… créa la femme.

L'hôtel de la Ponche, à Saint-Tropez, garde fièrement la mémoire d'un tournage devenu mythique.
L'hôtel de la Ponche, à Saint-Tropez, garde fièrement la mémoire d'un tournage devenu mythique

Être libre, ce n’est déjà plus chercher à se libérer. Or, BB n’a pas eu à chercher sa libération. Le sentiment de liberté lui était inné.

Que dire de quelqu'un qui a été libre sans avoir jamais eu le besoin de revendiquer son autonomie ? BB est-elle féministe malgré elle ? 

Elle apparait à la fois comme très libre et très indépendante, et en même temps, le personnage de Juliette [Bardot dans Et Dieu créa la femme] vis-à-vis de son mari, comme Bardot vis-à-vis de Vadim, sont aussi des femmes objets de leurs hommes. C’est là l’ambiguïté immense de Bardot.                                
Manon Garcia, philosophe

« Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne », dit d’elle Jean Cocteau.
On ne se lasse pas d’entendre dire que Bardot est phénoménale. Certes, son nom est sur toutes les affiches et dans toutes les bouches. Mais elle a quelque chose qui dépasse le cinéma. Nombreuses ont été les grandes sensibilités du vingtième siècle à vouloir mettre des mots sur Bardot, à donner du sens à ce quelque chose. Comment décrire cette Vénus triomphante qui naît des eaux de la passion et de l’impertinence, puis s'élance hors des époques et des générations ?

Ayant tous les droits païens : choisir, apprécier, aimer, quitter, on tenta de lui imposer des devoirs chrétiens : travailler, épouser, aimer son métier, élever, etc. Elle ne s’y trompa pas. Elle refusa. Elle prit les droits naturels de sa beauté, de sa nature, et refusa les faux devoirs avec une belle énergie de guéparde.                                   
Françoise Sagan, « Bardot », L’Express, 27/10/1975

Au jeu de l'amour, elle est plus un chasseur qu'une proie. L'homme est un objet pour elle, exactement comme elle l'est pour lui…                                   
Simone de Beauvoir, « Bardot and the Lolita Syndrome », 1959

En juin 1959, BB épouse le jeune premier, Jacques Charrier.
En juin 1959, BB épouse le jeune premier, Jacques Charrier.

Jusqu’en 1965, une Française ne pouvait pas ouvrir de compte bancaire sans l’autorisation de son mari. Jusqu’en 1975, le pays de Marianne punissait l’avortement d’une peine de prison. Dans les mentalités, la femme était cantonnée à la sphère domestique. C’était cela être une femme modèle. Si BB voulait de tout son corps être une femme, elle ne pouvait certainement pas en être une modèle. Pourtant, elle a passé l’audition. La femme exemplaire est de loin son plus mauvais rôle. Elle est mariée - mais trompe, et quitte. Elle se remarie - mais divorce. Elle a un enfant - mais n’en veut pas. On la critique autant qu’elle donne courage. 

Cours, enrage BB !

L'article que Françoise Sagan consacra à Brigitte Bardot peut être retrouvé en partie ici

Virginie Efira lit les mémoires de Brigitte Bardot. 

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi.

Avec les voix de
Sonia Masson
Régis Royer

Archives INA
Véronique Jollivet
Amélie Briand-Lejeune 

Prise de son
Hélène Langlois
Christophe Papon
Jérémie Tuile
Alexandre Abergel
Laurent Macchietti

Mixage
Régis Nicolas

Source de l'article : France Culture

Partager cet article

Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>