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coup de coeur

A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

Publié le par Ricard Bruno

A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise
A Paris, une famille de renards photographiée au cimetière du Père Lachaise

 

En fin de semaine dernière, un couple de renards et ses quatre petits ont été aperçus pour la première fois en train de déambuler au milieu du célèbre cimetière du Père Lachaise, à Paris (XXe arrondissement). Une situation qui s’explique en partie par la désertion du public des lieux.

Jim Morrison, Edith Piaf, Oscar Wild… et au milieu, un couple de renards et ses quatre petits. Une scène bien réelle, immortalisée au cimetière le plus connu au monde, celui du Père Lachaise, situé dans le XXe arrondissement de Paris.

Ils sont loin, les trois millions et demi de visiteurs annuels des lieux. Depuis le début du confinement, nombreux sont les clichés montrant la faune "reprendre ses droits", à la reconquête des espaces urbains. Les images prises au cimetière sont l’œuvre du conservateur du domaine, Benoît Gallot. Elles ont été reprises dans un tweet de Pénélope Komitès, adjointe à la mairie de Paris, en charge des espaces verts, de la nature, de la biodiversité et des affaires funéraires.

Confinement et zéro phyto

Ces clichés constituent une première pour ces lieux, même si l’adjointe au maire précise dans les colonnes de nos confrères du Parisien que des renards avaient déjà été aperçus dans plusieurs cimetières en banlieue parisienne, notamment à Ivry.

Le point commun de ces deux cimetières ? Leur ville n’utilise plus de produits phytosanitaires dans l’entretien de leurs espaces verts depuis 2015. Résultat : des espèces sont réapparues, essentielles pour la bonne santé de ces écosystèmes.

Il ne manquait donc plus que les mesures de confinement pour voir gambader en toute sérénité cette famille de renards, un animal qui pointe rarement le bout de son museau en présence d’humains.

Source de l'article : Cliquez ICI
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MERCI de votre soutien à l'arche de BB !

Publié le par Ricard Bruno

Soutenir l’accueil des animaux dans l'Arche de BB et les structures partenaires en France

En période de confinement dû à l’épidémie de Covid-19, les refuges de la Fondation Brigitte Bardot sont fermés au public, il n’y a plus de possibilité d’adoption et nous continuons malgré tout à sauver des animaux, partout en France.

C’est pourquoi, dans ces temps difficiles, vos dons sont indispensables pour soutenir notre mission d’accueil des animaux rescapés de l’abandon, de la maltraitance, du trafic ou des abattoirs…

Nos 3 refuges de La Mare Auzou, Bazoches et Montpon sont de véritables havres de paix. Nos équipes prennent soin d’eux et pour certains durant toute leur vie. Selon le propre souhait de Brigitte Bardot, il n’y a ni euthanasie, ni cages dans nos refuges, et tous nos protégés y vivent en liberté ou en semi-liberté.

La Fondation Brigitte Bardot est également partenaire de nombreuses structures d’accueil, choisies avec soin, partout en France

Merci pour votre don ! Il servira à soutenir la Fondation Brigitte Bardot dans cette mission essentielle de protection animale que constituent l’accueil, les soins vétérinaires et l’alimentation des animaux sauvés.

 

Photo : © Fondation Brigitte Bardot

Pour soutenir la fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

Dans l’Eure, la Fondation Brigitte-Bardot mise sur l’adoption des animaux en ligne

Publié le par Ricard Bruno

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Le refuge de la Mare-Auzou de Saint-Aubin-le-Guichard n'ouvrira pas au public, c'est donc en ligne (dans un premier temps) qu'il faudra chercher son bonheur.

« Nous ne voulons pas risquer qu’un animal soit adopté pour permettre au maître d’aller se promener ! » La Fondation Brigitte-Bardot est plus vigilante encore en cette période de crise.

L’association qui recueille les animaux maltraités ou abandonnés dans son refuge de la Mare-Auzou à Saint-Aubin-le-Guichard (près de Bernay, dans l’Eure) ne compte pas assouplir son protocole d’adoption, mis en place pour s’assurer que les animaux adoptés continuent une vie dans des conditions optimales.

Pas de portes ouvertes

« Il est hors de question que nos petits protégés, qui ont connu l’abandon ou la maltraitance, y soient de nouveau confrontés », argumente Bruno Jacquelin, responsable communication. « Habituellement, nous diligentons une enquête à l’aide d’un formulaire. Il y a même une visite après adoption. Nous étudions la possibilité d’adapter ce dispositif. »

L’accent est mis sur le bien-être animal, pas question donc d’accélérer les procédures pour désengorger les refuges déjà saturés.

Malgré la pression, la fondation n’organise pas de portes ouvertes ni à la Mare-Auzou ni ailleurs. « Rester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas », indique-t-elle.

C’est donc en ligne qu’il faudra chercher son bonheur. Justement, le site fondationbrigittebardot.fr met à disposition un pavé adoption qui propose toutes les catégories. Mâles, femelles, âges… Au compteur : 302 chiens et 391 chats qui attendent un foyer. Toutes les photos sont disponibles, reste à prendre rendez-vous, pour les candidats qui ont craqué pour un compagnon à quatre pattes.

"Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies-walkies) sont désinfectés chaque jour et remis individuellement par un responsable Covid nommé dans chaque refuge. Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement. Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient. "

Appel à l’entraide

Y a-t-il une hausse des abandons ? Pour l’heure, difficile de quantifier. « Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées », relate Bruno Jacquelin.

Pour éviter un afflux trop important, les responsables en appellent à l’entraide « entre famille, voisins, amis et collègues pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes. »

La fondation redoute surtout les abandons liés à une crainte de contamination. « Nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains. »

 

Source de l'article : Cliquez ICI

Fondation Brigitte Bardot : après l'enfer, le paradis

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot voue sa vie aux animaux si mal traités par les humains, que dire sur cet engagement hors normes envers les plus faibles, rien sauf un "énorme" coup de chapeau à cette femme d'exception, elle crée sa fondation éponyme, sauve par milliers des animaux sur toute la planète, ses équipes font un travail de dingue, les salariés ne rechignent pas à la tache dès lors qu'il faut secourir les plus faibles ils sont totalement investis, les bénévoles se dévouent corps et âme...
Simplement pour dire que je suis très fier de faire partie de ce bras armé de la protection animale.


Bruno Ricard 

En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de pays

En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de paysFondation Brigitte Bardot

L’association créée il y a trente-quatre ans par Brigitte Bardot s’est démultipliée en trois centres qui hébergent au total quelque 6 000 animaux traumatisés, des félins, des bovins, des exotiques... Malgré les alertes, les horreurs persistent. Dans toute la France, les employés s’épuisent à tenter de sauver ces pauvres bêtes. Il y a maintenant de « nouveaux animaux de compagnie » et d’autres sadismes. A se demander qui sont les sauvages...

«Nous avons un superbe matou à vous donner. » Un chat ! Un de plus. Comme si les trois refuges de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) en manquaient. Le généreux donateur dit vouloir s’en séparer parce que... Pourquoi au fait ? Ah oui : le fâcheux « fait ses griffes sur le canapé » ! Respirer un bon coup, réfréner son envie de hurler dans le combiné ses quatre vérités à l’irresponsable qui se débarrasse, pardon fait un don, de son animal.

 

A peine raccroché, le téléphone vrille à nouveau. Et pour des causes qui donnent envie de se mettre en quatre. Une dame, voisine d’un monsieur âgé qui vient d’être transporté dans un hôpital parisien, informe qu’une minette de 6 ans est restée orpheline. Elle la nourrit bien sûr, mais ce n’est pas l’idéal. Puis c’est un jeune homme, qui ne sait que faire du chien de ses parents décédés la semaine passée dans un accident de la circulation. Ensuite, c’est une trentenaire cancéreuse qui aimerait savoir si l’on peut recueillir son siamois de 9 ans pendant son hospitalisation, et après... dans le pire des cas. Enfin, c’est le responsable d’un centre d’hébergement qui appelle pour un SDF, trop bronchiteux pour rester dehors, mais qui ne peut y être admis avec ses chiens... Tout ce petit monde à quatre pattes, choyé jusqu’alors, va se retrouver avec d’autres orphelins, dépaysé forcément, mais nourri, protégé, dans un environnement respectueux.

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».© Fondation Brigitte Bardot

D’aucuns diront même luxueux. Prenons Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, le refuge le plus proche de Paris. Dans ce qui fut la propriété de Brigitte Bardot – un coup de cœur acquis en 1960, cédé à la fondation en 2006 –, le moindre recoin a des airs de paradis. Chatteries chauffées et spacieuses, allées et pelouses de promenade pour se dégourdir les pattes, plans d’eau, infirmerie, arbres à chats, distractions pour les chiens, personnel aux petits soins. Le 5 octobre dernier, amis des animaux, journalistes, célébrités – Arielle Dombasle, Aymeric Caron, Raphaël Mezrahi, Dave, Yann Arthus-Bertrand, ou encore Max Guazzini qui vient d’offrir sa centaine de disques d’or au profit de la fondation – étaient invités à découvrir ces nouvelles installations. Tous étaient chargés de faire savoir que le refuge est désormais ouvert chaque samedi au public Un dispositif voulu par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la fondation, pour faciliter l’adoption. Ce n’est pas parce qu’ils sont bien traités que les 200 félins et autres animaux de Bazoches n’ont pas besoin d’une famille. Il y a des chats qui attendent, on le sent bien, une maison rien qu’à eux. Parce qu’un chat préférera toujours partager votre quotidien d’humain, « dédaignant à votre profit la compagnie des siens », selon les mots de Théophile Gautier.

La directrice délaisse deux secondes le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education, Gabriel Attal, pour venir nous glisser deux mots : « Dites-le bien qu’on a besoin de caresseurs ! » On va le dire, promis. Oyez, oyez bonnes gens, si le cœur vous en dit et si vos pas vous conduisent vers Bazoches-sur-Guyonne, ou vers la Mare Auzou, le premier refuge de la fondation près de Bernay dans l’Eure – refuge qualifié de « quatre étoiles » par la Cour des comptes – ou vers le petit dernier, Montpon-Ménestérol, en Dordogne, sachez qu’il y a de la tendresse à distribuer et à recevoir. Les employés de la fondation ne l’oublient pas ; il faut les voir, tee-shirts et pantalons bleus siglés, entre deux remplissages d’écuelles de croquettes, brosser l’un, gratter le cou de l’autre, mais ils ne sont pas Shiva. Les humains s’enthousiasment pour un nouveau jouet et le jettent une fois lassés.

L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».
L’ARCHE DE NOÉ DE BB Plus de 6 000 animaux en charge, soit pour 2018 : 2 003 moutons, 913 chats, 828 équidés, 763 bovins, 606 chiens, 382 chèvres, 142 cochons, 243 volailles, 90 daims, 39 lapins, 104 Nac, « nouveaux animaux de compagnie ».© Fondation Brigitte Bardot

Les bénévoles sont plus que bienvenus. Hormis la centaine de salariés, la FBB a toujours compté sur ces 600 anonymes qui sont ses yeux et ses oreilles. C’est eux, dans un premier temps, qui vont vérifier chez l’habitant telle ou telle maltraitance signalée et la font remonter au siège, rue Vineuse à Paris (XVIe). Un labrador laissé grelottant des jours et des nuits entières sur un balcon, un cheval dont on ne voit plus que les os, quatre chats qui miaulent à la mort, enfermés dans un appartement qui lui vaut d’être appelée sans cesse en recours. Pour tout et parfois pour l’impensable. Il y a des jours pires que d’autres. Il n’y a pas que les animaux traumatisés qui ont du mal à regarder les humains dans les yeux, il y a aussi les animaliers de la FBB, à force de réparer l’innommable. Comment oublier par exemple, la semaine dernière, ce cas de zoophilie dénoncé et filmé par le voisinage ?

 
 
 
 

 

A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon !

Plus que les appels individuels au standard, c’est généralement la police et la justice qui demandent l’aide de la fondation. Un avis d’expulsion, des chats à prendre en charge ? Hop, les voitures de la FBB partent. « Il n’y a pas longtemps encore, on est arrivés avec une dizaine de cages chez un particulier, se souvient Isabelle, l’une des coursières itinérantes. Une odeur épouvantable nous a cueillis dès l’entrée. A l’intérieur du studio, des montagnes de déchets du sol au plafond, et une trentaine de chats qui survivaient à côté de congénères morts. Il a fallu chercher de nouvelles cages, épucer chaque félin avant de les accueillir à Bazoches... » Le locataire atteint du syndrome de Diogène était un récidiviste. Il y a les dérangés du bulbe, mais aussi les cœurs d’artichaut. « On a pitié d’un chat ou d’un chien errant, on l’emmène chez soi, on le nourrit, nous confirme Ghyslaine Calmels-Bock. On en recueille un autre, un autre encore. Ce petit monde se reproduit allègrement et voilà comment des gens qui les aiment ou croient les aimer perdent peu à peu pied. A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon ! »

Lire aussi.Brigitte Bardot: "Je veux vaincre l’indifférence vis-à-vis des animaux"

Irresponsabilité humaine. La loi limite la possession de chiens à 9 par habitation mais ne dit rien pour les chats. Et s’il n’y avait que les toutous et les minous. Mais les « jouets » qu’on dédaigne, il y en a plein les refuges. « Je sais, vous n’allez pas être content, souffle un trentenaire au téléphone, mais on m’a offert deux cochons nains, Roméo et Juliette, pour mon enterrement de vie de célibataire. Je ne sais pas quoi en faire. » Tiens donc. Même scénario avec les Nac, si improprement appelés « nouveaux animaux de compagnie » alors qu’ils n’ont rien à faire dans un appartement. « On recueillait deux ou trois furets il y a trois ans, maintenant on en a des dizaines », atteste Emmanuelle, la responsable du refuge de la Mare Auzou. Oui, un furet, ça peut mordre et émettre des odeurs pas toujours fleuries. Il fallait y penser avant. Cette phrase, on ne l’a jamais entendue prononcer à la FBB. Pas le temps de récriminer ou de soupirer. Trop à faire. Sur tellement de fronts. En déposant les statuts de sa fondation, en 1986, Brigitte Bardot aurait-elle pu imaginer, elle qui pensait surtout alerter les responsables politiques de la planète, qu’un jour elle en viendrait à recueillir des quantités d’animaux, dont plus de 2 000 moutons, près de 1 000 bovins, plus de 900 équidés, pas loin de 600 chèvres et près de 220 cochons ? Une arche de Noé qu’il faut bien dispatcher un peu partout, les trois refuges n’y suffisant pas. Ce qui signifie recourir à des pensions privées – une vingtaine dûment choisies et rémunérées par la FBB.

Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches

Quand, chaque année, le jour de l’Aïd el-Kébir, ses salariés, en présence de forces de police conséquentes, déboulent dans les abattoirs clandestins, ce n’est pas pour sauver deux moutons : des centaines échappent au massacre. Même chose pour le cheptel bovin. Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches. « Au début, note Romy Turpin, responsable juridique, nous allions au secours des chiens et chats, et puis, un jour, les services véto nous ont appelés parce qu’ils venaient de saisir plus de 2 000 vaches affamées, et nous avons accepté d’en prendre 200... Nous avons dû nous adapter. Même chose pour les poulets et les lapins quand on nous a signalé qu’on les livrait vivants pour nourrir des pitbulls... » La suite : des enclos spécifiques, des pourparlers avec des pensions, des formations régulières pour savoir comment appréhender un cheval maltraité ou transporter des daims blessés. « Nous sommes toujours en mouvement. » Résultat, les vétérinaires viennent, intéressés, voir les vaches de la fondation. « Comme nous ne recourons jamais à l’euthanasie, sauf en cas de souffrance intolérable, poursuit Romy, chez nous un bovin peut vivre vingt ans et plus, alors ils découvrent les pathologies des vaches vieillissantes ! Même chose pour les cochons. » Chacune, chacun a un nom. De Patte Folle à Pelochon, de Willy le Borgne à Mitsy : chat, chien, poule, bouc, poney... tous jouent leur partition au royaume des rescapés. Heureux, malgré tout. Il y a tellement pire.

Nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe

Depuis son bureau ou dans les couloirs de l’Assemblée nationale ou des ministères, Christophe Marie, porte-parole de la fondation, plaide le sort de congénères moins chanceux. Les poussins broyés : « Je pense qu’on va y arriver » ; les oies au foie hépatique : « Là, ça va être plus dur, de vieilles résistances » ; les animaux sauvages exploités dans les cirques : « Nous avons prévu des sanctuaires pour les accueillir, dans le Limousin et au Portugal, où se trouvent déjà des éléphants » ; les élevages d’animaux pour leur fourrure : « La France n’en a plus que cinq au lieu du double il y a une décennie. Mais les Pays-Bas, pour qui c’est une vraie activité économique, viennent de s’engager à fermer leurs 150 élevages en dix ans » ; le scandale des animaleries de quartier qui favorisent l’achat impulsif d’animaux mal sevrés, sources de problèmes plus tard, et donc d’abandon : « D’autres pays européens les ont interdites. Il serait temps que la France prenne des dispositions courageuses. Même chose à l’égard des réseaux sociaux, parce que maintenant la mode, c’est de filmer un animal qu’on jette contre un mur ou qu’on traîne derrière une voiture ! » On pourrait parler aussi de nos élevages de lapins dans des conditions indignes, preuve que nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe...

En cas de non-stérilisation, les chiffres de prolifération féline donnent le vertige.
En cas de non-stérilisation, les chiffres de prolifération féline donnent le vertige.© Fondation Brigitte Bardot

Dans les bureaux de la fondation, alors qu’Oscar, l’un des 26 matous privilégiés qui partagent la vie des salariés, ronronne sur la photocopieuse, les bipèdes, eux, travaillent. Les uns chiffrent le coût des pensions de chaque vache, cheval ou cochon pour savoir combien on peut en accueillir jusqu’à leur mort, les autres s’occupent de gérer les legs de donateurs décédés – plus de 100 par an –, allant jusqu’à organiser leurs obsèques tant la solitude n’est pas qu’une expérience animale. Des contentieux de maltraitance sont passés au crible : 160 actions en justice par an. Les dossiers de sauvetages d’animaux sont suivis jour après jour, des éléphants de Thaïlande aux chiens de Chine. Présente dans soixante-dix pays, la fondation finance aussi la stérilisation des chats et des chiens. Et chez nous ? La FBB aide les maître nécessiteux qui ne peuvent pas payer l’opération. Une goutte d’eau. Elle souhaiterait que le gouvernement et les services vétérinaires procèdent à de vastes campagnes de stérilisation des chats errants.

Lire aussi."La cause animale est un sacerdoce"

Education, responsabilisation, lois plus contraignantes : encore beaucoup à espérer, beaucoup à défendre, rien qu’au niveau européen, et le Brexit avec l’absence des députés britanniques, plus évolués sur ces questions, ne va rien arranger. De quoi avoir un petit coup de mou, non ? « Non, modère Christophe Marie, parce qu’on constate des avancées, des prises de conscience. Les dernières dénonciations d’abus dans les abattages y ont sans doute contribué. Il faut croire que les mentalités sont prêtes. Les vidéos chocs diffusées autrefois par Brigitte Bardot datent de trente ou quarante ans... Brigitte, elle, vous répondrait peut-être l’inverse, écœurée par toutes ces cruautés, impatiente que les choses progressent... Mais cette fureur, cette façon de s’insurger lui ont toujours servi de moteur. » Un sacré moteur. Trente ans qu’il vrombit. Notre « Pétroleuse » préférée peut être fière du chemin parcouru.

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Coronavirus : les Français seront autorisés à sortir pour adopter un animal dès jeudi

Publié le par Ricard Bruno

Le gouvernement a répondu à l’appel de la SPA et de nombreuses personnalités qui demandaient depuis plusieurs jours la reprise des adoptions d’animaux.

 

À partir de jeudi 16 avril, les personnes souhaitant adoptés un animal dans un refuge seront autorisées à le faire malgré le confinement. Photo d’illustration

À partir de jeudi 16 avril, les personnes souhaitant adoptés un animal dans un refuge seront autorisées à le faire malgré le confinement. Photo d’illustration

À partir de jeudi 16 avril, « une tolérance sera accordée » dans les déplacements malgré le confinement pour les personnes souhaitant adopter un animal en refuge, comme l'avait demandé la SPA, a annoncé ce samedi le ministère de l'Intérieur.

 

Nos animaux de compagnie ne doivent pas être des « victimes collatérales » du : alerté par la SPA sur les risques de saturation de ses locaux, le Gouvernement accorde à partir de jeudi une tolérance concernant les déplacements pour l’adoption d’animaux en refuge.

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Lundi dernier, la Société Protectrice des Animaux, qui a fermé ses portes au public à cause de l'épidémie, avait réclamé au gouvernement une dérogation pour que les gens puissent venir adopter les pensionnaires de ses 62 refuges, bientôt saturés. « Afin de remédier à cette situation, sur proposition de la cellule interministérielle de crise, il a été décidé qu'une tolérance sera accordée concernant les déplacements pour l'adoption d'animaux en refuge », annonce dans un communiqué le ministère de l'Intérieur.

L’animal devra être choisi en amont sur le site de la SPA

Des « règles strictes » devront toutefois être respectées, selon Beauvau : l'animal devra être choisi en amont sur le site internet de la SPA, un rendez-vous précis sera fixé et le refuge de la SPA concerné émettra une attestation dématérialisée comportant l'horaire du rendez-vous. En se rendant au rendez-vous, le candidat à l'adoption devra se déplacer seul et être muni, en plus de l'attestation délivrée par la SPA, d'une attestation de déplacement dérogatoire pour « motif familial impérieux ».

« Pleinement engagé pour la cause du bien-être animal, le Gouvernement a entendu l'appel de la SPA et nous avons eu à cœur, immédiatement, de trouver une solution responsable », a déclaré Christophe Castaner. « Elle va permettre le respect des règles sanitaires et de sauver la vie de nombreux animaux », selon le ministre de l'Intérieur.

 

Après trois semaines de confinement, « on compte 5000 animaux dans nos refuges pour une capacité de 6800. Il nous reste 1800 places ce qui correspond à 15 jours d'activité », alertait lundi Jacques-Charles Fombonne, le président de la SPA. « Nous allons avoir des milliers d’animaux qui seront recueillis par la fourrière, que nous ne pourrons pas héberger et qui seront euthanasiés », avait encore averti Jacques-Charles Fombonne.

Mercredi, Manuela Lopez, Brigitte Bardot, Laurence Boccolini, Valérie Damidot, Michel Drucker et bien d’autres personnalités avaient signé une lettre ouverte qui demandait au président de la République la reprise des adoptions d’animaux au plus vite.

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Les 100 meilleurs films de l'histoire selon “Télérama”...

Publié le par Ricard Bruno

Les 100 meilleurs films de l'histoire selon “Télérama”...

Après de nombreux débats, la rédaction a réussi à établir sa liste. Hitchcock y figure, mais à quelle place ? Et Chabrol, Bergman, Antonioni, Pixar… en sont-ils ? Découvrez les 100 chefs-d'œuvre du cinéma selon les critiques de “Télérama”.

Dans Le Guide du cinéma en 15 000 films publié en 2009 par Télérama, chaque rédacteur du service Cinéma avait répondu à un questionnaire sur sa cinéphilie – son film « un peu au-dessus de tous les autres », celui qu’il « ne cesse de revoir », etc. Restait à établir notre palmarès des cent meilleurs films de l’histoire, depuis la première projection du cinématographe Lumière en 1895 jusqu’à nos jours. 

Un top 100 qui, pour les journalistes votants, a viré au casse-tête, comme Pierre Murat vous le raconte ici. Quand on adore un réalisateur, on voudrait citer tous ses films. C’était évidemment impossible – mais alors, lequel choisir ? Pour que la liste soit la plus pertinente possible, il ne fallait pas se limiter aux films hollywoodiens et français – vous verrez que l’Italie, le Japon, et la Russie autres grandes terres de cinéma, mais aussi la Turquie ou Hong-Kong sont également représentés. Nous devions aussi couvrir le plus possible les cent vingt ans de création du 7e art : impossible d’établir un top 100 sans au moins un classique du muet, ni un film réalisé au cours des cinq dernières années. Il ne fallait pas négliger les documentaires, ni le cinéma d’animation. Et ne pas oublier que cinéaste s’écrit aussi au féminin. Un casse-tête, on vous dit ! 

21 – Stalker

réalisé par Andreï Tarkovski (1979)

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22 – La Party

réalisé par Blake Edwards (1968)

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23 – Mon oncle

réalisé par Jacques Tati (1958)

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24 – Les Nuits de la pleine lune

réalisé par Eric Rohmer (1984)

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25  – Cléo de 5 à 7

réalisé par Agnès Varda (1962)

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26 – L’Eclipse

réalisé par Michelangelo Antonioni (1962)

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27  – Van Gogh

réalisé par Maurice Pialat (1991)

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28  – Andreï Roublev

réalisé par Andreï Tarkovski (1969)

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29  – Vous ne l’emporterez pas avec vous

réalisé par Frank Capra (1938)

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30  – Pierrot le fou

réalisé par Jean-Luc Godard (1965)

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31 – Ariane

réalisé par Billy Wilder (1957)

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32 – Casino

réalisé par Martin Scorsese (1995)

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33 – In the mood for love

réalisé par Wong Kar-waï (2000)

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34 – Bright Star

réalisé par Jane Campion (2009)

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35 – Loulou

réalisé par Georg Wilhelm Pabst (1929)

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36 – La Règle du jeu

réalisé par Jean Renoir (1939)

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37 – Une chambre en ville

réalisé par Jacques Demy (1982)

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38 – Frankenstein 

réalisé par James Whale (1931)

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39 – Husbands

réalisé par John Cassavetes (1970)

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40 – La Belle et la Bête 

réalisé par Jean Cocteau (1946)

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41 – L’Evangile selon Saint Mathieu

réalisé par Pier Paolo Pasolini (1964)

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42 – Manhattan

réalisé par Woody Allen (1979)

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43 – Il était une fois en Amérique

réalisé par Sergio Leone (1984)

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44 – Les Lumières de la ville

réalisé par Charles  Chaplin (1931)

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45 – The Yards

réalisé par James Gray (2000)

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46 –  Le jour se lève

réalisé par Marcel Carné (1939)

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47 – Ludwig, le crépuscule des dieux

réalisé par Luchino Visconti (1972)

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48 – Une autre femme

réalisé par Woody Allen (1988)

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49 – Les Demoiselles de Rochefort

réalisé par Jacques Demy (1967)

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50 – Le Dictateur

réalisé par Charles Chaplin (1940)

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51 – Une femme sous influence

réalisé par John Cassavetes (1974)

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52 – Belle de jour

réalisé par Luis Buñuel (1967)

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53 – All that jazz – Que le spectacle commence

réalisé par Bob Fosse (1979)

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54 – Certains l’aiment chaud

réalisé par Billy Wilder (1959)

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55 – Les Désaxés

réalisé par John Huston (1961)

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56 – Rocco et ses frères

réalisé par Luchino Visconti (1960)

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57 – La Jetée

réalisé par Chris Marker (1962)

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58 – Citizen Kane

réalisé par Orson Welles (1941)

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59 – La Cérémonie

réalisé par Claude Chabrol (1995)

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60 – Les Parapluies de Cherbourg

réalisé par Jacques Demy (1964)

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61 – Le Mécano de la General

réalisé par Buster Keaton et Clyde Bruckman (1926)

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62 – The Shop around the corner

réalisé par Ernst Lubitsch (1940)

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63 – The Social Network

réalisé par David Fincher (2010)

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64 – Winter Sleep

réalisé par Nuri Bilge Ceylan (2014)

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65 – Profession : reporter

réalisé par Michelangelo Antonioni (1975)

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66 – Mouchette

réalisé par Robert Bresson (1967)

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67 – Ratatouille

réalisé par Brad Bird (2007)

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68 – Le Mirage de la vie

réalisé par Douglas Sirk (1959)

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69 – Amarcord

réalisé par Federico Fellini (1973)

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70 – La Prisonnière du désert

réalisé par John Ford (1956)

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71 – Le Feu follet

réalisé par Louis Malle (1963)

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72 – Amour de perdition

réalisé par Manoel de Oliveira (1978)

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73 – Shoah

réalisé par Claude Lanzmann (1985)

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74 – Le Corbeau

réalisé par Henri-Georges Clouzot (1943)

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75 – Un conte de Noël

réalisé par Arnaud Desplechin (2008)

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76 – Hôtel des Amériques

réalisé par André Téchiné (1981)

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77 – Distant Voices

réalisé par Terence Davies (1988)

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78 – Le Goût de la cerise

réalisé par Abbas Kiarostami (1997)

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79 – Le Voyeur

réalisé par Michael Powell (1960)

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80 – Une journée particulière

réalisé par Ettore Scola (1977)

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81 – L’Homme qui tua Liberty Valance

réalisé par John Ford (1962)

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82 – Aguirre, la colère de Dieu

réalisé par Werner Herzog (1972)

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83 – Diamants sur canapé 

réalisé par Blake Edwards (1961)

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84 – Johnny s'en va-t-en guerre

réalisé par Dalton Trumbo (1971)

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85 – Les Affranchis

réalisé par Martin Scorsese (1990)

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86 – Les Moissons du ciel

réalisé par Terrence Malick (1978)

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87 – Blade Runner

réalisé par Ridley Scott (1982)

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88 – L’Histoire d’Adèle H.

réalisé par François Truffaut (1975)

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89 – Le Chagrin et la pitié

réalisé par Marcel Ophuls (1971)

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90 – A nos amours

réalisé par Maurice Pialat (1983)

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91 – 2001, l’Odyssée de l’espace

réalisé par Stanley Kubrick (1968)

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92 – Le Guépard

réalisé par Luchino Visconti (1963)

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93 – Cœurs brûlés 

réalisé par Josef von Sternberg (1930)

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94 – Les Rapaces

réalisé par Erich von Stroheim (1924)

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95 – Tous les autres s’appellent Ali

réalisé par Rainer Werner Fassbinder (1974)

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96 – Partition inachevée pour piano mécanique

réalisé par Nikita Mikhalkov (1977)

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97 – L’Impasse

réalisé par Brian de Palma (1993)

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98 – La Fièvre dans le sang

réalisé par Elia Kazan (1961)

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99 – Une partie de campagne

réalisé par Jean Renoir (1936)

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100 – Blanche-Neige et les 7 nains

réalisé par David Hand (1937)

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Filmographie Brigitte Bardot : La Vérité

Publié le par Ricard Bruno

Filmographie Brigitte Bardot : La Vérité

La Vérité est un film franco-italien réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1960. Le film est nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1961.

Synopsis

Dominique Marceau (Brigitte Bardot), une séduisante jeune femme, est jugée en cour d'assises pour le meurtre de son amant, Gilbert Tellier (Sami Frey). Au cours des audiences, le véritable visage de l'accusée se dessine peu à peu.

Gilbert, un jeune chef d'orchestre, promis à Annie (Marie-Josée Nat), violoniste, tombe amoureux de Dominique, la sœur de celle-ci. C'est la première fois que Dominique se sent amoureuse. Néanmoins cela devient aussi pour elle un engagement trop important pour sa jeunesse instable. On lui reprochera ses mœurs légères durant le procès.

C'est pour Gilbert la révélation d'une passion dévorante, mais trop possessive pour Dominique. Pour Annie c'est un drame. Dominique, cependant, trompe Gilbert pour se venger après qu'il l'a quittée en croyant qu'elle l'avait préalablement trompé.

Ce dernier retourne auprès d'Annie et se fiance avec elle. Dominique sombre dans la dépression en apprenant la nouvelle. Elle tente alors de revoir Gilbert. Gilbert aura encore une dernière aventure, secrète et fugace avec Dominique, mais lui dira au matin qu'il n'est plus amoureux. Dominique, dépressive, se trouve un pistolet pour éventuellement se suicider. Des semaines plus tard, Dominique, encore amoureuse, vient au domicile de Gilbert. Alors qu'elle vient menacer de se suicider devant lui, il la repousse avec une grande violence verbale, elle le tue spontanément. Elle cherche immédiatement à se suicider, mais sans effet, ayant vidé son chargeur dans la fureur de son acte. Elle tente alors de se suicider au gaz. Sauvée in extremis, elle passe devant les assises pour meurtre.

Fiche technique

Distribution

Production

Le tournage a eu lieu à partir du  dans les studios Franstudio de Joinville-le-Pont.

Autres lieux

Accueil

« Un scénario dont l'architecture est un modèle d'ingéniosité et de précision, une mise en scène qui ne laisse pas l'ombre d'une chance au hasard, une interprétation dirigée de main de maître, voilà ce que nous offre La Vérité. »

— Jacques de Baroncelli, Le Monde

Box office

Le film fait salle comble durant de nombreuses semaines, provoquant un bouche à oreille de qualité. Le film tiendra l'affiche de nombreux mois et deviendra encore un énorme succès pour Henri-Georges Clouzot et Brigitte Bardot avec 5 692 000 entrées en France.  

Autour du film

  • Clouzot a déclaré avoir eu l'idée du scénario après avoir assisté à différents procès d'assises. Le film est notamment l'adaptation d'un fait divers bien réel, l'histoire de Pauline Dubuisson, jugée en 1953 pour le meurtre de son ex-fiancé, qu'elle a tué après qu'il a rompu avec elle et s'est fiancé avec une autre jeune femme. Si Pauline Dubuisson avait quelques traits communs avec le personnage du film, notamment les mœurs légères, ce n'était pas la jeune femme oisive du film. Le réalisateur a, par ailleurs, écarté l'épreuve subie par Pauline lors de l'épuration à la Libération, où elle fut tondue et violée pour avoir été la maîtresse d'un médecin-colonel allemand.
  • La Vérité révéla le talent de tragédienne de Brigitte Bardot dont l'interprétation fut soulignée unanimement par la critique[réf. nécessaire].
  • Brigitte Bardot et Sami Frey vécurent une histoire d'amour après le film.
  • Henri-Georges Clouzot, connu pour sa grande dureté, sa misogynie et sa technique consistant à pousser à bout nerveusement les actrices de ses films, poussa tellement Brigitte Bardot à « cracher ses tripes », que cette dernière, trop imprégnée de son personnage bien après la fin du tournage, commit une tentative de suicide, comme Dominique à la fin du film. Jacques Perrin a d'ailleurs révélé qu'avec Sami Frey ils avaient tous les deux menacé Clouzot de quitter le tournage si ce dernier continuait à crier sur les acteurs.
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Brigitte Bardot : Article dans un journal Espagnol...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : Article dans un journal Espagnol...
Brigitte Bardot : Article dans un journal Espagnol...

Merci à mon ami B'DO pour cette information...

Le Mépris... Et Godard recréa Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Le Mépris... Et Godard recréa Bardot

OCS Géants diffuse ce soir le chef d’œuvre inépuisable de Jean-Luc Godard dans lequel Bardot au faîte de sa beauté, vampirise le cadre et les émotions.

 

Il est des œuvres qui changent à jamais le cours des choses. Des œuvres, dont le contact vous laisse à terre et qui révèlent au commun des mortels des sentiments jusqu’alors insoupçonnés. Le fait, par exemple, qu’un film ne doit pas reposer seulement sur une belle histoire, racontée avec de jolis comédiens dans des décors sublimes, avec des dialogues soigneusement écrits.

Avec Le mépris tourné en 1964, Jean-Luc Godard a transcendé tous ces éléments décoratifs pour tutoyer la grâce des dieux. Dieux au pluriel car la mythologie du film est bien liée à la Grèce antique dont la présence physique, morale et intellectuelle traverse tous les pores de la pellicule. On trouve ici le Dieu cinéma. Le mépris a, en effet, pour toile de fond scénarisitique, un film dans le film tourné dans les mythiques studios de cinéma de Cinecittà, à Rome, où nos héros se débattent avec leurs sentiments. L’objectif de la caméra du chef opérateur Raoul Coutard nous dévisage d’ailleurs dès le premier plan, dans ce qui reste l’un des génériques les plus puissants de l’Histoire du septième art.

Il y a Dieu en personne, avec le figure de Fritz Lang – le cinéaste des cinéastes !- l’auteur de Metropolis, Le testament du Docteur Mabuse, M le maudit, Les contrebandiers de Moonfleet, jouant ici son propre rôle. Il y a aussi le Dieu qui créa la femme : Brigitte Bardot, 30 ans à l’époque, au faîte de sa gloire et sa beauté. Ajoutez à cela, la baie de Capri et ses eaux bleu turquoise, la musique sublimement mélancolique de Georges Delerue ou les imposantes statues de L’odyssée que la caméra encercle pour mieux nous rappeler qu’ici-bas, nous en sommes que des êtres sans défense. Près de cinquante après les faits, le monument de Jean-Luc Godard continue d’imposer sa loi suprême. Le temps n’a pas de prise sur lui. Un gage d’éternité pour un film pourtant hanté par le spectre de la mort.

BARDOT ET LES DIEUX

Le mépris est une très libre adaptation d’un roman de l’italien Alberto Moravia paru en 1954. Le livre raconte les moments qui précèdent une rupture amoureuse où l’homme et la femme ne peuvent que constater, impuissants, leur éloignement progressif. Nous sommes à Rome, la jolie Camille a suivi Paul, son compagnon, engagé comme scénariste sur un film produit par des Américains autour de L’odyssée d’Ulysse. Sur place, le couple se disloque peu à peu. Camille, insaisissable, s’éloigne inexplicablement de Paul qui ne parvient pas à la retenir. Pour évoquer le roman de Moravia, Godard, à son humour pince-sans-rire, disait : « C’est un vulgaire et joli roman de gare, plein de sentiments classiques et désuets, en dépit de la modernité des situations. Mais, c’est avec ce genre de roman que l’on tourne souvent de beaux films. » Godard, on s’en doute, a gentiment pris ses distances avec la prose de Moravia.  

Et ce lifting va se bâtir principalement autour d’un corps. Une présence flagrante qui va envahir le cadre, le submerger de son évidente beauté. Cet oiseau « rare », c’est Brigitte Bardot. Dans les années 60, B.B est la femme la plus photographiée du monde, emblème d’une jeunesse libre et vivante dans une société conservatrice. La beauté puissante de Bardot, où le naturel efface toute tentative de sophistication, sa moue faussement boudeuse où se mêlent distance juvénile et maîtrise absolue des sentiments, fascine autant qu’elle dérange. Simone de Beauvoir synthétisera en quelques mots ce tempérament évanescent : « Le désir et le plaisir sont pour elle plus convaincants que les préceptes et les conventions (…) Elle fait ce qui lui plaît, et c’est cela qui est troublant. »

Or en 1964, ce qui lui plaît, c’est de tourner avec Jean-Luc Godard. Elle a lu le roman de Moravia et fait savoir au cinéaste qu’elle veut bien être sa Camille. L’intéressé a pourtant en tête un fac-à-face entre Kim Novak et Frank Sinatra, soit la Carlotta de Vertigo repoussant l’étreinte de L’homme au bras d’or ! C’est que, pour la première fois de sa carrière, débutée quelques années plus tôt avec le film manifeste de la Nouvelle Vague, A bout de souffle, Godard a la possibilité de tourner une production avec un budget confortable.

INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS

Cofinancé par la France, l’Italie et… Hollywood, Le mépris, c’est un peu le rêve « bigger than life » qui se concrétise pour l’ancien critique des Cahiers du Cinéma. Bardot à bord, et c’est soudain tous les feux qui passent au vert. Le cinéaste ne renonce pas pour autant à son casting international : Jack Palance, le colosse au visage d’Indien taillé à la serpe, sera le producteur Jeremy Prokosch, l’Italienne Giorga Moll, son assistante. Quant au cinéaste allemand exilé à Hollywood, Fritz Lang, il jouera donc… Fritz Lang. Face à Brigitte Bardot, Godard choisit « l’admirable » Michel Piccoli, encore peu connu du grand public, à qui il donne comme unique indication pour camper Paul, l’amoureux éconduit : « C’est un personnage de Marienbad qui veut jouer le rôle d’un personnage de Rio Bravo. » Le parallèle entre le film expérimental, volontairement statique d’Alain Resnais et le chef-d’œuvre d’Howard Hawks, symbole de l’âge d’or du western hollywoodien, décrit assez bien les intentions de Godard. Si le cinéaste-cinéphile veut présenter au public une belle pièce en CinémaScope avec toute la grandeur que cela suppose, il ne renoncera pas à ses préoccupations d’auteur, et notamment à son montage tout en rupture ou encore sa façon de déstructurer l’image et le son… Le tournage du Mépris se déroulera sans heurt à l’abri du regard indiscret des producteurs américains tenus soigneusement à distance et des paparazzi traquant sans relâche Bardot.

Les prises de vues débutent le 22 avril 1963 à Rome. Entre la star et son réalisateur, c’est l’entente cordiale, à défaut d’être passionnée. Michel Piccoli fait office de trait d’union entre les deux parties. « Bardot, ce n’est pas la peine d’essayer de la faire jouer comme Natalie Wood ou Simone Signoret, explique alors le cinéaste. Il faut la prendre comme elle est et essayer de garder d’elle ce qu’elle a de bien, de le rendre vrai et plausible. » De son côté, Fritz Lang, le « dinosaure », admire le travail de « bébé » Godard. Pour Jack Palance, en revanche, c’est plus compliqué. L’acteur américain se plaint de la petitesse de ses dialogues et de l’attitude désinvolte de sa partenaire de jeu. Godard arrive toutefois au bout de son épopée – du moins le croit-il ! – le 8 juillet 1964. Il rend sa copie quelques semaines plus tard. Outre-Atlantique c’est la consternation : « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire d’amour où l’on ne comprend rien aux sentiments qui animent les personnages ? Pourquoi engager Bardot, s’il n’y a aucune scène sexy avec elle ? » L’actrice n’est pas non plus contente du résultat. Et le film, qui devait faire l’évènement du festival de Venise, retourne illico en salle de montage.

Les Etats-Unis ont envoyé des cow-boys pour veiller au grain. Il est convenu d’ajouter des séquences, et notamment une scène de lit avec B.B. Godard écrit dans la foulée la fameuse ouverture qui appartient aujourd’hui à la mémoire collective : « Et mes seins, tu les aimes mes seins ? Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?... » Georges Delerue compose une musique au lyrique assumé dont la mélancolie semble sortir tout droit « de la souffrance des personnages. », dixit Michel Piccoli. Ultime combat, Godard devra affronter la censure qui interdit en France le film aux moins de 18 ans et le mutilera aux Etats-Unis et en Italie. Heureusement, le temps a effacé les cicatrices. Le mépris est bien cette grande œuvre crépusculaire qui parle « totalement », « tendrement », « tragiquement » de cinéma et de passion amoureuse, dans lequel la mise en scène – à l’image de la magnifique séquence dans l’appartement romain – est au diapason du mystère de l’existence.  En cela, l’axiome énoncé par le cinéaste ne souffre d’aucune discussion : Le mépris prouve en 149 plans que, dans le cinéma comme dans la vie, il n’y a rien de secret, rien à élucider, il n’y a qu’à vivre- et à filmer. »

 

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