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exposition brigitte bardot

Exposition Brigitte Bardot...On en parle jusqu'au Liban !

Publié le par Ricard Bruno

Et Dieu créa BB
L’affiche de l’exposition.
Exposition BB s'expose à BB. Brigitte Bardot à Boulogne-Billancourt, c'est un mythe qui s'affiche et qui se laisse effeuiller avec la liberté de l'actrice qu'elle était, de la femme qu'elle est, dans cet univers où cinéma, mode, chansons, amours, Saint-Tropez se sont parfaitement conjugués à travers un demi-siècle « d'années d'insouciance »*.
Jean Cocteau disait d'elle : « Elle vit comme tout le monde en n'étant comme personne. » BB, initiales pieuses pour certains, ont transformé Brigitte Bardot en légende, créant une légende qui a rimé, au cours de toutes ces années, avec sensualité. BB, c'est bref, criant, murmurant, tour à tour érotique, grosse gueule, léger et unique. Comme le fut la Bardot, en jouant à l'actrice, la chanteuse, l'égérie des plus grands créateurs de mode et photographes avec une photogénie exceptionnelle. En étant cette femme qui a porté la nudité comme une tenue de soirée, avec simplicité et une moue inimitable. Qui a éclairé Saint-Tropez et ses nuits, en faisant de ce village alors fréquenté par quelques artistes the place to be. Et qui, un jour de 1973, lasse de cette vie superficielle et agitée aux bonheurs éphémères, décide de se retirer, les pieds nus, comme toujours. De détourner et diriger les projecteurs, qui ont fini par agresser son intimité, vers la cause qui lui tient le plus à cœur, celle des animaux. BB s'en va alors en guerre, après avoir créé la femme. « Et puis un jour, confie-t-elle, j'ai quitté le monde, comme on quitte un amant, avant qu'il ne vous quitte ! »
La généreuse exposition « les années "insouciance" », qui se tient à l'Espace Landowski, présente sur 1 000 m2 et en 20 arrêts, comme autant de séquences d'un film pas encore achevé, le parcours chronologique d'une petite fille modèle devenue très vite « sacrée gamine », puis scandaleuse, chanteuse, Marianne et enfin défenseuse de la cause animale. « Oui, dit-elle, j'en ai porté, en parlant de fourrure. Mais je ne savais pas, j'étais conne ! » Avec 50 films à son actif, dont certains avec de grands réalisateurs et figures de la Nouvelle Vague, 80 chansons et la signature de Gainsbourg sur quelques tubes inoubliables devenus des classiques, quatre mariages, un nombre enviable d'amants, cette ravissante idiote surprend, après avoir séduit.

Le phénomène Bardot est né pour durer. « C'est aussi une femme qui aime encore que les hommes trouvés et les chiens perdus posent leur tête sur son épaule, » dira d'elle Françoise Sagan. L'exposition Brigitte Bardot « les années "insouciance" »  propres aux années 50-60, à l'occasion des 75 ans de l'actrice, est la première au monde qui lui est consacrée. Et l'occasion, sans doute unique, de s'immerger dans sa carrière, de découvrir toutes les facettes d'un mythe dont Gainsbourg se plaisait à dire, totalement conquis : «Brigitte a des pleins et des déliés. Elle peut être pathétique et caustique, nostalgique, malicieuse, acidulée, poivrée... Toute la gamme de la femme. Et jamais un milligramme de vulgarité. »

BB Attitude
Les caprices de Brigitte, ses succès, ses hommes, sa vie sont ainsi illustrés dans de nombreuses salles dont se dégagent les parfums d'un charmant scandale qui savait rester élégant. Les saveurs d'une époque où l'insouciance n'était pas un luxe, mais une attitude naturelle. La chambre de l'enfance reconstituée, la Renault également mythique garée à l'entrée, les extraits des films, les affiches, les photos des tournages de Le trou normand en 1952, à 17 ans, à L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse chemise, une de ses dernières apparitions. Les couvertures des magazines du monde entier, BB arrivant au Festival de Cannes en 1967, envahie par une foule hystérique, elle ne reviendra plus jamais. Les photographes manifestant devant son domicile avec des « Brigitte tu exagères ! » face à ses trop rares apparitions. Sa divine silhouette derrière un rideau de drap blanc suspendu au soleil, dans Et Dieu créa la femme. Ses superbes photos signées Richard Avedon, Sam Lévin, Robert Doisneau, Pierre Boulat, Douglas Kirkland, Deborah Hirsh ou encore Ghislain Dussart. Ses portraits peints par Arman, Christo, Kiffer, Aslan, Jean Carzon et Leonor Fini. Ses tenues, cuissardes en cuir, maillot carreau vichy, bandeau, chapeau ou casquettes. Ses hommes, Vadim, Trintignant, Bécaud, Distel, Gainsbourg, Charrier et les autres. Et enfin ses amies les bêtes pour qui elle a créé la Fondation Brigitte Bardot à laquelle elle se consacre exclusivement depuis 1986, s'offrent ainsi avec légèreté au visiteur ravi.
Henry-Jean Servat, journaliste, commissaire de l'exposition et auteur de Brigitte Bardot la légende, conclut son éditorial en ces termes : « S'il lui arrive de parler parfois sans mesure, paroles excessives ne renvoyant jamais à autre chose qu'à elles-mêmes, Bardot, reine de Saint-Tropez et de l'univers, reste pour l'éternité une actrice d'éclats et de clarté, et aussi une créature de combats et de compassion, et surtout une femme de droiture et de courage. »

* L'exposition Brigitte Bardot, « les années "insouciance" » se poursuit jusqu'au 31 janvier 2010 avant de faire le tour du monde.
MA30. Espace Landowski.
28 avenue André-Morizet. 92100 Boulogne-Billancourt.

Brigitte Bardot en quelques dates

28 septembre 1934 : naissance à Paris.
1949 : première couverture de Elle.
1952 : Jean Boyer lui offre son premier rôle dans Le Trou normand avec Bourvil.
21 décembre 1952 : mariage avec Roger Vadim, célébré en l'église de Passy.
1955 : elle tourne Futures vedettes de Marc Allégret et Les Grandes manœuvres de René Clair.
1956 : elle tourne sous la direction de Roger Vadim Et Dieu créa la femme face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant.
1958 : En cas de malheur de Claude Autant-Lara.
18 juin 1959 : mariage avec Jacques Charrier. Cette même année, elle joue dans Babette s'en va-t-en guerre de Christian-Jaque et Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond.
11 janvier 1960 : naissance de son fils Nicolas Charrier. Elle est dirigée par Henri-Georges Clouzot dans La Vérité.
1962 : elle tourne dans Vie privée de Louis Malle, Le Repos du guerrier de Roger Vadim et Le Mépris de Jean-Luc Godard.
14 juillet 1966 : mariage avec le milliardaire Gunter Sachs.
1967 : elle vit une idylle avec Serge Gainsbourg.
1968 : elle devient la première femme à prêter ses traits au buste de Marianne.
1973 : elle joue son dernier film L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise de Nina Companeez.
1977 : elle dénonce la chasse aux blanchons et fait un voyage sur les glaces polaires du Canada. Elle réussit à faire voter l'interdiction du commerce de produits issus de la chasse des phoques de moins de quatre semaines.
1986 : elle crée la Fondation Brigitte Bardot.
1992 : mariage avec Bernard d'Ormale.
1996 : elle publie Initiales BB, best-seller international vendu à plus d'un million
d'exemplaires.
1999 : elle publie Le Carré de Pluton.
2006 : à l'occasion du 20e anniversaire de sa fondation, elle publie Pourquoi ? qui retrace ses combats en faveur des animaux.

Source :
http://www.lorientlejour.com/category/Ici+et+Ailleurs/article/638005/Et_Dieu_crea_BB.html
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Initiales B.B.

Publié le par Ricard Bruno

L'écrivain Henry-Jean Servat publie "Brigitte Bardot: la légende".

Une grande exposition, à voir jusqu'au 31 janvier 2010 à Boulogne-Billancourt, retrace la carrière de l'actrice.

A l’orée des années cinquante, dans une France frileuse engoncée encore dans ses corsets et ses conforts, les actrices en vogue étaient des sociétaires de la Comédie-Française, couvertes de renard argenté et chaussées de talons aiguilles.

Brigitte Bardot décoiffa tout ça, comme un ouragan, elle apparut et elle fut. Allongée nue, mais on ne voyait rien, de profil, dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, elle renvoyait toutes ses consoeurs dans les coulisses.

A l’écran comme dans la vie, la fille aînée des Bardot, bourgeois de Paris, se trouvait sacrément bien dans l’air du temps. En des décennies où la sexualité affichée faisait figure de péché, elle fut celle qui osa. Elle osa aimer un homme, puis un autre.

Avec ses studios mythiques créés en 1942, la ville de Boulogne-Billancourt est intimement liée à l’histoire du cinéma français. Dans le cadre d’une nouvelle politique culturelle, elle lance un cycle d’expositions sur le thème "Acteurs et société" et inaugure ce programme avec une première exposition consacrée au mythe Brigitte Bardot, qui s’est ouverte le 29 septembre 2009, au lendemain du 75 anniversaires de l’actrice.

Document d’archives, témoignages inédits, objets ayant appartenu à l’actrice et pièces cultes sont à découvrir à l’espace Landowski jusqu’au 31 janvier 2010.

L’invité

Henry-Jean Servat a été choisi par Brigitte Bardot pour être le commissaire de sa grande exposition de Boulogne-Billancourt. Egalement écrivain et journaliste, on lui doit de très nombreux ouvrages sur le cinéma et sur des personnalités mythiques (Alain Delon, Jean Marais, Dalida, Barbara, etc.).

Il signe Brigitte Bardot: la légende (Editions Hors Collection) publié à l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée.

Source : http://www.rsr.ch/la-1ere/rien-n-est-joue/selectedDate/16/11/2009#20091116-souvenirs-dun-grand-homme

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BB à BB - Brigitte Bardot, les années insouciances...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot à Boulogne Billancourt

Super - Le musée fait nocturne jusqu'à 19h30 (heure d'entrée). De quoi se liberer des affres d'une journée de travail, pour plonger dans le mythe de année 60.

La ville de Boulogne-Billancourt présente, au musée des Années 30, une exposition événement dédiée à Brigitte Bardot.

L’actrice emblématique, qui a tourné plusieurs films à Boulogne-Billancourt, a marqué les arts et plus largement la société des années 50-60.

Années d’insouciance, années de « libération » de la femme.

Il aura fallu attendre la création de la femme pour que l’histoire commence enfin. Le 18 novembre 1956, sort - d’abord discrètement - un film culte, témoin d’une jeunesse qui s’affranchit des codes rigides de la France austère et
conservatrice de René Coty. Et Dieu créa la femme de
Roger Vadim fait scandale avec à l’affiche Brigitte Bardot, encore inconnue, qui crève l’écran. Le mythe vient de naître.


Durant les deux décennies de croissance économique, d’insouciance et de légèreté qui suivront, Brigitte Bardot marquera la société de son empreinte de femme
libre.


Elle inspirera tous les arts, du cinéma à la photographie, la peinture, la musique, la haute couture, allant jusqu’à incarner la République en offrant ses traits au buste de Marianne


Tarif : 11 €.
Tarif réduit pour les Boulonnais : 8 €.
Source : http://www.allons-sortir.fr/?onglet=sorties&sortie=3801 
Ouvert de 11h00 à 19h30 Fermeture de la billeterie à 18h15
Boutique souvenir et Photomaton BB
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France Info "Le phénomène Brigitte Bardot"...Par Patrice Bertin

Publié le par Ricard Bruno


A première vue, si on en croit le magazine américain FORBES, trois Françaises font partie des 100 femmes les plus puissantes du monde. Il s’agit dans l’ordre d’Anne LAUVERGEON, PDG d’AREVA, de Christine LAGARDE, ministre de l’Economie et de Dominique SENEQUIER, présidente d’AXA PRIVATE EQUITY. Mais s’il y avait aussi un classement iconographique rétro et nostalgie, il faudrait à l’évidence ajouter BB.

 

Tout de même, se voir consacrer une exposition de son vivant c’est pas rien et sur 900 m2 à BOULOGNE-BILLANCOURT, jadis petite capitale du cinéma, on peut délicieusement se perdre dans le labyrinthe de BB. Pour le meilleur et pour le pire. Pour quelques chefs d’œuvres du 7e art et un peu plus de navets. Pour le rose des carreaux vichy, inimitables et forcément avant-gardistes. Pour la MADRAGUE, pour la légende, pour la provoc, pour GAINSBOURG, pour HARLEY DAVIDSON, pour les fantasmes provoqués par son corps ,sa moue boudeuse, sa couleur platine et sa voix d’allumeuse. Et dieu créa la femme, VADIM créa BARDOT, et Brigitte créa BB.

Source : http://www.france-info.com/chroniques-a-premiere-vue-2009-11-06-le-phenomene-brigitte-bardot-365905-81-342.html
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Exposition Brigtte Bardot dans "Télé Loisirs"

Publié le par Ricard Bruno

Très bel article de nos amis de télé loisirs dans le numéro 1234 du 24/10 au 30/10 2009.



Bruno Ricard
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Brigitte Bardot ... en expo

Publié le par Ricard Bruno

 

BB et les années « insouciance ». Boulogne-Billancourt présente une exposition retraçant l’ascension de Brigitte Bardot jusqu’en 1973. Les années de l’insouciance pour elle, mais aussi pour la société française.


 

« Avant elle, les stars descendaient les escaliers empanachées. Elle les montait nue. Le public y a gagné », a affirmé Arletty à propos de Brigitte Bardot. Pour Roger Vadim, « Ce qui comptait pour elle, ce n’était pas d’avoir du succès ou de devenir une grande actrice, mais que tout le monde soit toujours follement amoureux d’elle ». Marguerite Duras, comme Simone de Beauvoir ou Serge Gainsbourg ont essayé de définir l’équation BB, ce « je ne sais quoi » qui a permis à une jeune fille de bonne famille de graver ses initiales sur le fronton de la postérité.

Balade scénographique

L’exposition s’ouvre sur « la folie Bardot », sorte d’antichambre où l’on savoure l’hystérie déchainée par la star qui suscita passion et polémiques, voire censure de l’église catholique. Face à deux sérigraphies d’Andy Warhol, le visiteur est immergé dans le phénomène Bardot, entre « Bardotlâtrie » et « Bardotphobie ». Puis, une passerelle évoquant la France conservatrice et austère de l’époque mène à des espaces thématiques. La famille Bardot, bourgeoise et aisée, est présentée, avec une reconstitution de la chambre d’enfance de BB. La « sacrée gamine » qu’elle fut, aimant la danse classique et Marylin Monroe, n’a que 15 ans lorsqu’elle rencontre Roger Vadim. Arrive ensuite 1956, et le choc de « Et Dieu créa la femme », qui la propulse au rang de star internationale… Les salles consacrées à BB Dom Juan, BB icône de Saint-Tropez, BB inspiratrice de la BB attitude, BB et les animaux, croquent l’icône sous toutes les coutures.

Fil rouge

Le cinéma de Bardot, ses 17 films clefs, sont le fil rouge de l’exposition. Affiches originales, photos inédites des agences Roger Violet, Sipa Press et Eyedea, extraits de films, bandes-annonces, interviews de réalisateurs, actualités de l’époque racontent BB mais aussi le cinéma de l’époque… L’expo se termine d’ailleurs en 1973, quand BB décide d’arrêter le cinéma, refusant un contrat d’un million de dollars pour tourner face à Marlon Brando. Ce lien au cinéma a motivé la ville de Boulogne-Billancourt à organiser l’expo : Brigitte Bardot a tourné six films dans ses studios, parmi lesquels « Les Grandes Manœuvres », de René Clair, « La Mariée était trop belle », « La Femme et le pantin », de Julien Duvivier, « Les Amours célèbres » de Michel Boisrond, avec Alain Delon et Jean-Claude Brialy. Brigitte Bardot fut également l’égérie de Renault, une figure emblématique de la vie de la cité. Sans oublier que la star et la ville partagent les mêmes initiales…

Info+ : Exposition Brigitte Bardot : les années "insouciance"

Boulogne-Billancourt

Source :  http://boulognebillancourt.ville.orange.fr/ensemble/reportage.html?bardot 

 

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... und Gott erschuf BB...Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno


Die Schaulustigen von Saint-Tropez hoffen heute vergeblich auf einen Schnappschuss. Brigitte Bardot, Hausherrin von «La Madrague», ist aus gutem Grund nicht zu Hause. In Boulogne-Billancourt, im Weichbild von Paris, kommt sie einer der schönsten Pflichten ihres wechselvollen Lebens nach. Inmitten der legendären früheren Filmmetropole, wo sie für sieben von ihren insgesamt rund 50 Kinofilmen vor der Kamera stand, eröffnet sie eine große Retrospektive.


Den vollständigen Artikel finden Sie in unserer aktuellen November-Ausgabe auf Seite 6...

Die BB am Strand von Cannes. Beim Filmfestival 1953 wurde «Ein Akt der Liebe» präsentiert. Foto aus dem Bildband «Brigitte Bardot – Eine Hommage in Fotografien»

Source : http://www.rczeitung.com/lifestyleartikel/items/id--und-gott-erschuf-bb.html
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Brigitte Bardot: histoire d'un mythe

Publié le par Ricard Bruno

Elle vient de fêter ses 75 ans. Une expo lui rend hommage

Elle vient de fêter ses 75 ans. Une expo lui rend hommage

Dieu a créé la femme. Le cinéma a créé l’icône. La souffrance animale a créé la pasionaria. La vie de Brigitte Bardot ressemble à un grand puzzle de fantasmes, de rires et de larmes. Mais à soixante-quinze ans, retirée à La Madrague, BB ne s’intéresse qu’aux pièces qui lui manquent.

Des dons et l’écoute des puissants de ce monde, voilà tout ce qu’elle cherche à récolter aujourd’hui, afin d’aider ces animaux traqués, meurtris, tués pour lesquels elle a tant d’empathie. Nous avons frappé à la porte du mythe pour prendre place dans le cœur de la femme. Unique, elle aussi…

Gala : Brigitte, cette exposition qui vous est consacrée à l'espace Landowski de Boulogne-Billancourt, , comment la vivez-vous ?
Brigitte Bardot : C’est assez étonnant. Je me sens un peu dépassée par les événements. Je ne suis plus trop habituée à tout cela.



Gala : Vous avez l’impression que c’est trop ?
B. B. : Ah non, abondance de bien ne nuit pas ! Mais ça fait drôle d’être sortie de l’ombre comme ça.

Gala : Parce que l’ombre, on y est bien ?
B. B. : Oui, très bien ! Mais il est plus difficile d’être entendue par les pouvoirs publics. Cela dit, je reste suffisamment connue pour demander ce que j’ai à demander. Même si je ne l’obtiens pas toujours…

Gala : Comment présenteriez-vous BB à un ado d’aujourd’hui ?
B. B. : Je lui demanderais d’avoir la gentillesse de faire attention à la condition animale. Je ne lui parlerais pas de moi. Jamais.

Gala : Il y a beaucoup de belles citations dans l’exposition. Notamment une d’Alain Delon, qui dit : « Brigitte, c’est un monument et ça restera un monument »…
B. B. : (Rire) C’est gentil. Bon maintenant, les monuments, ils se dégradent aussi !

Gala : On les rénove !
B. B. : Ce sont alors des chefs-d’œuvre en péril !

 

 


Gala : Il y a une autre phrase de Cocteau que j’ai retenue : « Elle vit comme tout le monde, en étant comme personne »…
B. B. : C’est vrai, ça. Mais je ne suis pas libre du tout. Je ne peux rien faire. On me reconnaît immédiatement.

Gala : La gloire ne vous a jamais attirée ?
B. B. : Vous connaissez la citation de Madame de Staël ? « La gloire est le deuil éclatant du bonheur »… C’est tellement vrai. La gloire, c’est bien joli, mais ça vous prive d’un tas de choses.

Gala : Oui, mais comme le pensait Simone de Beauvoir, « Brigitte Bardot, elle fait ce qui lui plaît, c’est cela qui est troublant »…
B. B. : Je ne faisais pas forcément ce qui me plaisait, je disais surtout ce qui me plaisait. Et je continue. Envers et contre tout !

Gala : Dans une salle de l’exposition de Boulogne-Billancourt, on revoit des extraits d’un Festival de Cannes où régnait l’hystérie…
B. B. : Oui, mais c'était pas ma faute ! Pour tout vous dire, c’est ce qui m’a fait quitter le cinéma. C’était invivable. Un photographe, piétiné par la foule, a fini la nuit à l’hôpital. Depuis, je n’ai jamais remis les pieds à Cannes.

 

 


Gala : Vous avez même déclaré que vous ne vous considérez pas comme une actrice…
B. B. : Non. Mais quand j’ai décidé de faire quelque chose, je le fais bien. Je n’ai jamais aimé rester à la queue du train. J’ai beaucoup de courage et d’obstination pour arriver à ce que je veux.

Gala : Il y a toujours eu une grand spontanéité dans votre jeu…
B. B. : N’étant pas une vraie comédienne, je jouais ce que je ressentais. C'était pas travaillé, patati et patata !

Gala : Les scènes de nu ne vous ont jamais impressionnée ?
B. B. : On faisait sortir les gens. Et puis, je n’étais pas dans la provocation. Je n'avais pas des trucs en cuir, avec des fouets et tout le fourbi. C’était naturel.

Gala : Vous intéressez-vous encore à l’actualité du cinéma ?
B. B. : Je ne regarde pas de DVD et je ne vais jamais dans les salles. Les acteurs d’aujourd’hui ont bien du courage à tourner dans des productions aussi mauvaises. Un peu d’élégance, parce que là, c’est vraiment au ras des pâquerettes !

Gala : Il y a des actrices qui vous parlent ?
B. B. : Adjani, Dombasle et Béart sont des filles que je trouve formidables. Adjani, je l’ai rencontrée. Dombasle, aussi. Elle est très sophistiquée, mais elle est charmante. Cotillard me paraît également très mignonne, même si je n’ai pas vu La Môme.

Gala : Et Laetitia Casta qui va incarner votre rôle dans ce biopic sur Gainsbourg ?
B. B. : Ah, celle-là, elle est belle ! On ne pouvait pas rêver mieux ! Je lui ai expliqué trois, quatre trucs par téléphone. Mais je ne me souviens plus de tous les détails… Alors, je lui ai donné les grandes lignes.

 

 


Gala : Vous avez dit : « Je ne suis plus une star. Je suis une combattante, une avocate, une mère de famille nombreuse, une amie, une infirmière, mais pas une star. Une fée peut-être ? »…
B. B. : Oui, parce qu'une fée peut faire des miracles. Et moi, je suis en apprentissage de miracles. C'est quand même pas mal d'avoir mis la lumière sur la souffrance animale. Les gens s'en foutaient. Mais je suis loin d'avoir fait les miracles qu'on peut faire avec une baguette magique.

Gala : En avez-vous discuté avec Nicolas Sarkozy ?
B. B. : J’ai eu des contacts avec tous les Présidents, tous les Premiers ministres, tous les ministres de l’Agriculture, tous les ministres de l’Environnement… Ils ne tiennent jamais leurs promesses !

Gala : Avez-vous constaté une recrudescence d’abandons avec la crise ?
B. B. : Les gens ont toujours de bonnes excuses. Cette année, on a même des chiens de race. On les achète une fortune, puis le chien bouffe la paire de godasses de la bonne femme. Alors, elle l’apporte à la Fondation. Si j’avais abandonné les miens à chaque fois qu’il m’avaient bouffé des chaussures… C’est d’ailleurs pour ça que je marche pieds nus.

Gala : Vous ne cachez pas vos soixante-quinze ans. Pensiez-vous arriver à ce bel âge ?
B. B. : Je vis l’instant présent. Et puis voilà. Advienne que pourra. Ils devraient se rendre compte, les gens du gouvernement. Mais rien, peau de balle ! Je n’ai pas eu un petit mot pour mon anniversaire. Je représente quand même quelque chose dans mon pays !

Gala : Dites-moi, Brigitte, cette exposition qui vous est dédiée, vous ne voulez vraiment pas la voir ?
B. B. : Non. Je m’en fous, je ne veux pas m’admirer. Je préfère que ce soit les autres qui me trouvent mignonne.
Gala : Vadim disait effectivement que ce qui vous importait, c’était que tout le monde soit follement amoureux de vous…
B. B. : Oui, mais vous ne tombez pas amoureux de moi, hein ?

 

Gala : Je vais tâcher, Brigitte.

 

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BB forever !

Publié le par Ricard Bruno

BB forever !

 

 


Expo_BB

 

A voir !

 

 

 

Née en 1934, cette femme est une légende vivante. Elle rassemble toutes les générations, preuve en est à Boulogne Billancourt à l’Espace Landowski où se côtoient grands-parents, parents, enfants. BB, icône de mode, fait la couverture du magazine « Elle » 39 fois ! Cette danseuse classique de formation, élevée dans une famille aisée est "repérée" très jeune. Elle fait rapidement l’objet de tous les regards, toutes les attentions, tous les fantasmes !

 

 

 

La vie de Brigitte Bardot retracée chronologiquement est complète. Grâce à son pouvoir médiatique, toutes les périodes de sa vie sont largement documentées. On y découvre également un film et quelques objets personnels de son enfance. Puis tout s’enchaîne, les magazines, les films jusqu’en 1956 ou « Et Dieu créa la femme » la transforme en star. Mariée et divorcée trois fois, elle choisi de vivre sa vie en marge des conventions sociales. Avec son style si personnel et sa moue enfantine, elle enchaîne les films, les chansons, les campagnes de publicité.

Brigitte_Bardot___Paris_Match

 

Brigitte_Bardotbrigitte_bardot_maillot_bain

Le résultat, une moitié de vie illuminée par les paillettes et les flashs, et l’autre moitié consacrée à la cause animale au travers de sa fondation Brigitte Bardot. Une pièce de l’exposition y est d’ailleurs consacrée.

Au milieu de l’exposition, on peut s’asseoir dans des transats et visionner ses plus célèbres répliques de films dont la fameuse « et mon cul, c’est du poulet ? » extraite du film la Vérité de 1960.

On ressort de l’exposition avec l’envie de mettre de l’eye-liner sur les yeux, un bandeau dans les cheveux et pourquoi pas, s'acheter une Harley...

 

Bonne route avec BB !!

Source : http://sarahtocaven.canalblog.com/archives/2009/10/29/15607602.html

 

 

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