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Brigitte Bardot : « Sans les animaux, je me serais suicidée »...

Publié le par Ricard Bruno

Pour « La Matinale du Monde », « B.B. » raconte le traumatisme de ses années cinéma, son antipathie pour le genre humain, et le sens de la vie qu’elle a trouvé dans le combat pour la protection des animaux.
Brigitte Bardot, en 2016

Brigitte Bardot, en 2016

Brigitte Bardot, 83 ans, publie le 25 janvier « Larmes de combat » (Plon, 264 pages, 16,90 €) un livre « testamentaire » portant ses convictions, ses révoltes et ses espérances pour la défense des animaux. Retirée dans sa maison de Saint-Tropez (Var), mais toujours très active à la tête de sa fondation, qui emploie plus d’une centaine de salariés à Paris et mobilise des milliers de bénévoles, l’actrice la plus mythique du cinéma français s’est confiée au Monde sur ce qui fut le grand combat de sa vie. Une vie singulière qui l’a vue mettre fin, à 38 ans, à une carrière fulgurante au cinéma pour s’engager auprès des animaux. « Pionnière », dit-elle, convaincue qu’on ne comprendra l’ampleur de son travail qu’après sa mort.

Je ne serais pas arrivée là si…

… si je n’avais pas pris conscience de la souffrance qu’endurent les animaux sur Terre, et n’avais pas brusquement arrêté le cinéma pour m’occuper d’eux. Fini la futilité et ce monde de faux-semblants qui m’avait rendue si malheureuse pendant toutes ces années. Stop ! Certains ont cru à un caprice, d’autres m’ont prise pour une cinglée. Je m’en foutais. Ma décision était irréversible. A 38 ans, j’ai tout quitté pour les animaux. C’est la plus belle décision de ma vie.

De quand date ce lien si fort avec les animaux ?

Depuis toujours, je pense. Je me sens animale. Et je rejette l’espèce humaine. Elle m’a toujours fait peur. C’est une espèce arrogante et sanguinaire qui m’a fait beaucoup de mal. J’étais toute petite lorsque j’ai vu le film Blanche-Neige, les yeux émerveillés, je crois que ce rêve n’a cessé de me porter. Vivre dans une petite maison, au milieu d’une multitude d’animaux… Au fond, c’est un peu ce que je fais aujourd’hui.

Mais vous rappelez-vous d’un moment charnière ? D’un point de bascule dans votre deuxième vie ?

Oui. Le dernier film que j’ai tourné s’appelait...


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Brigitte Bardot: "Je veux vaincre l’indifférence vis-à-vis des animaux"...

Publié le par Ricard Bruno

« Vivre avec les bêtes s’apparente à une sorte de maternage. J’ai une aptitude à renifler leurs souffrances. » Brigitte Bardot en 2016, avec l’un de ses neuf chiens.  Collection particulière Brigitte Bardot

« Vivre avec les bêtes s’apparente à une sorte de maternage. J’ai une aptitude à renifler leurs souffrances. » Brigitte Bardot en 2016, avec l’un de ses neuf chiens. Collection particulière Brigitte Bardot

Brigitte Bardot qui a renoncé à sa carrière pour lutter contre la maltraitance publie aujourd’hui « Larmes  de combat », ses Mémoires  de militante  pour  les animaux

Comment ne pas avoir le cœur battant lorsqu’on s’apprête à rencontrer « la petite fiancée de Paris Match », dont les photos tapissent les murs de notre journal ? En décembre dernier, le très sérieux « New York Times » recensait ainsi les trois plus grands personnages français : le général de Gaulle, Johnny Hallyday et elle, Brigitte Bardot. Si j’ai raté l’école pour voir l’homme du 18 Juin visiter, en 1962, le stand Simca au Salon de l’auto, rencontré Johnny à Quiberon puis à l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac, il me restait à approcher BB. Enfant, j’avais eu le fugace privilège de la croiser un samedi chez Marquinot, son coiffeur, qui était aussi celui de ma mère. A son entrée dans ce salon parisien, tout le monde s’arrêtait de bavarder pour admirer son incroyable beauté, sa démarche altière, son port de tête majestueux. Souvenir inoubliable que j’ai osé lui raconter en pénétrant sur la pointe des pieds dans sa ferme, La Garrigue, nichée à quelques battements d’ailes de mouette de Saint-Tropez. Elle s’est alors mise à rire, je l’ai sentie presque apprivoisée.

C’est ainsi, dans ce lieu magique où les animaux sont les maîtres et où le temps semble figé, que notre entretien a commencé sous la surveillance de Gitane, la jument grise, apparue sur le pas de la porte… Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de « confesser », une après-midi entière, cette femme libre, souriante, sans fard, au regard malicieux. Tellement spontanée qu’elle ne paraît pas savoir combien elle reste séduisante. Un moment de grâce. Ce reportage dans son univers émouvant confirme qu’il faut rencontrer les gens dans leur vie privée pour mieux les cerner. Chez elle, les chiens n’aboient pas, les chats ne miaulent pas, les oies ne gloussent pas, l’âne ne brait pas, comme s’ils partageaient avec Brigitte un langage secret, complice. Mais elle m’a parlé celui de la franchise, livrant sans se cacher les contours de sa personnalité. A la fin de notre rencontre, le cœur serré de la voir s’éloigner, sereine, entourée de son quarteron de setters dans une vieille Renault blanche aménagée pour eux, je me suis dit que cette grande dame est aujourd’hui plus Brigitte que Bardot.

Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux

Paris Match. Vous êtes toujours un mythe et un phénomène social…
Brigitte Bardot. Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la “bardolâtrie”, quand les gens me poursuivaient pour des autographes. Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux. C’est mon amour pour eux et ce combat qui, jour après jour, me donnent à mon âge cette force. Par ailleurs, je ne parle que si j’ai quelque chose à dire. On emploie trop de mots pour rien ou pour balancer des conneries. Avec les animaux, on se regarde, on communique avec les yeux. C’est le langage corporel.

Comment vivez-vous, à présent, à Saint-Tropez ?
Je me réveille à La Madrague vers 9 heures, m’occupe de mes neuf chiens et six chats, puis de moi. Après, j’appelle la fondation pour un tour d’horizon. Bernard, mon compagnon et mari, me sert d’intermédiaire avec les fax et les e-mails. Je n’ai ni ordinateur ni tablette. Pas même de portable, cet instrument qui sert aussi à faire d’horribles selfies – on ne peut aller nulle part sans que quelqu’un se colle à vous ! La journée commence donc avec le courrier. Je reçois quelque 60 à 70 lettres par jour. Je réponds moi-même à celles qui sont importantes ou me touchent. A 13 heures, je vais à La Garrigue, ma ferme, retrouver mes autres animaux, une cinquantaine, parmi lesquels Candy le poney et Bonhomme l’âne, vivant en liberté en compagnie de sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, deux boucs, une tortue, des oies, des canards, des poules et dix-sept chiens et chats. Là, je me consacre à la fondation. En trois décennies, elle a pris beaucoup d’importance. Vers 18 heures, fatiguée, je regagne La Madrague. Il faut reconnaître que je n’ai jamais eu autant de travail que maintenant, à 83 ans ! Je dîne avec Bernard, passe quelques coups de fil et me couche. Je ne vais jamais à Saint-Tropez. Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port de pêche que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, un lieu sans âme.

Comment avez-vous rencontré votre mari ?
En allant prendre un verre chez Me Bouguereau, l’avocat qui s’occupait de ma fondation. Un jour, une amie, plutôt comme il faut, veut m’entraîner alors que, revenant de La Garrigue, je porte un pantalon dégueulasse. Je lui réponds : “S’il faut se mettre chic, oublie.” Elle insiste : “C’est rigolo, ton avocat est charmant. Ecoute, Brigitte, on y va.” Bon, nous y sommes allées. Bernard était là, je ne l’avais pas remarqué. Au moment de partir, il m’a rattrapée par la main et m’a lancé : “Et moi, on ne m’embrasse pas ?” Voilà comment tout a commencé. Et cela fait un quart de siècle que ça dure ! Un homme charmant, joyeux, agréable de contact, sage et en même temps très comme tout le monde. Autre qualité, il accepte que trois ou quatre animaux dorment sur notre lit, certes très grand – de toute façon, s’il refusait, il ne serait pas mon compagnon. Protecteur, autoritaire, impatient… Quelquefois, il y a des pugilats. Ce n’est pas un romantique regardant le clair de lune à mes côtés mais quelqu’un de très intelligent, c’est important. Il passe la majeure partie de son temps le nez dans son ordinateur.

Je n’apprécie ni les ramollos ni les lâches. [Rires.] Mais les gens affirmés, qui n’ont pas peur de s’exprimer

Que partagez-vous ?
L’amour des animaux, ses conseils avisés pour ma fondation. Il est assez tacticien et a le sens de la communication, ce qui n’est guère mon cas. Il m’apporte beaucoup… Mais ne me demandez pas ce qu’il faisait auparavant ! Des affaires en Afrique, je crois. Des trucs avec des films, notamment…

Vous auriez dû épouser un vétérinaire !
[Rires.] Sans doute, mais c’est trop tard !

Vous avez déclaré un jour : “Je n’aime pas ce qui est mou.”
En effet, je n’apprécie ni les ramollos ni les lâches. [Rires.] Mais les gens affirmés, qui n’ont pas peur de s’exprimer. On est dans une période où dès que l’on dit ce que l’on pense, on se retrouve à la 17e chambre correctionnelle de Paris. Ce qui m’est quand même arrivé cinq fois car je reste droite dans mes bottes, sans changer d’avis comme de pantalon.

Dans sa chambre, à Saint-Tropez en 1980.

Dans sa chambre, à Saint-Tropez en 1980.

Revenons aux hommes que vous avez aimés…
Ah non ! Quand c’est fini, c’est vraiment fini. C’est comme le cinéma. Des souvenirs pénibles. Partout où je passais, j’étais traquée. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’est arrivé, une sorte d’enchaînement incontrôlable m’ayant rendue très méfiante à l’égard de la race humaine. Je n’ai quasiment pas gardé de relations dans ce milieu, d’autant qu’à mon âge il me reste peu d’amis de ces années-là. Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche.

Que pensez-vous de ces actrices dénonçant le harcèlement sexuel ?
Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit.

Quel est votre souvenir le plus marquant sur un plateau ?
C’était en 1960 avec Clouzot, un metteur en scène très exigeant, qui ne laissait rien passer. Dans “La vérité”,  j’interprétais à ma façon le personnage qu’il m’avait confié et, dans la scène du procès, pendant le long monologue où j’assurais ma propre défense, cela m’est apparu si vrai et si authentique que, contrairement à ses habitudes, il n’a pas voulu faire d’autre prise, il n’en avait pas besoin.

Malgré un passé mouvementé, vous semblez structurée.
Question d’éducation ! J’ai été élevée très sévèrement, avec de grands principes bourgeois. Et cela, on ne s’en défait jamais. Heureusement, parce qu’ils ont été une base, un socle. Même si, après, j’ai tout envoyé bouler avec bonheur, j’ai gardé l’aisance que donne ce genre d’éducation. Ainsi, je suis capable de me tenir de façon impeccable à table et ailleurs, je peux m’adapter partout. Certes, mes parents, qui m’avaient inscrite à l’institut de La Tour, école catholique, juste à côté de chez nous, dans le XVIe, ne rêvaient pas du tout que j’épouse Vadim ! Pour eux, une vraie catastrophe. Ils ont essayé de me guider vers la bourgeoisie rassurante, avant de comprendre que c’était impossible. Je n’étais pas faite pour le milieu de mon père, un industriel fort distingué à la tête des usines Bardot d’Air Liquide. Papa, qui avait une belle allure, fréquentait les cercles élégants de son temps.

J’ai quand même sauvé mon premier animal à 8 ans, une souris grise que mon père voulait assommer à coups de balai

Etait-il admiratif de sa fille ?
Cela lui faisait plaisir que l’on sache qu’il était le père de Brigitte Bardot, une star.

Parlez-moi de votre fils.
J’avais 25 ans quand Nicolas est né. Mal dans ma peau, fatiguée par les films, usée par une presse qui me pourchassait et, en dehors de “Jours de France” et Paris Match, était avec moi impitoyable. Dès lors que je n’arrivais même pas à maîtriser mon propre équilibre, j’en prenais plein la gueule. Ce n’était sûrement pas le moment d’avoir un enfant ! Je me suicidais toutes les trois minutes, je ne faisais que des conneries. Mais on ne choisit pas. Le timing était mauvais et tout le monde en a souffert. Cette situation s’est apaisée il y a quelques années. Nicolas, qui vit en Norvège, vient me voir tous les ans. J’ai aussi deux petites-filles et deux arrière-petits-enfants.

 

A la Fondation Brigitte Bardot, en 2004

A la Fondation Brigitte Bardot, en 2004

Et votre mère ?
Ma mère a été fière de moi lorsque j’ai commencé à m’occuper des animaux et que je suis allée sur la banquise combattre le massacre des phoques. Là, elle a trouvé cela extrêmement courageux.

Enfant, aviez-vous des animaux ?
Non, parce que pendant la guerre c’était impossible dans un appartement, où de toute façon on n’avait rien à bouffer. J’ai quand même sauvé mon premier animal à 8 ans, une souris grise que mon père voulait assommer à coups de balai dans la cave. Je l’ai récupérée, mise sous mon pull-over, gardée un moment sur moi. Et quand j’ai vu qu’elle allait mieux, je l’ai relâchée dans un jardin.

Si vous deviez raconter BB en trois phrases à de jeunes étudiants ?
[Léger silence, elle médite.] Je leur résumerais : Bardot, ouverte à une grande compassion, courageuse, faisant passer la douleur des autres avant la sienne. Rien d’autre. Parce qu’au fond, BB, ils s’en tamponnent. Mais j’essaierais de leur communiquer l’amour des animaux, de leur expliquer qu’il faut empêcher qu’ils souffrent, là est l’essentiel. Et je leur confierais que je m’occuperai de ma fondation jusqu’à mon dernier souffle.

Avez-vous peur de la mort ?
La maladie, la souffrance, la mort, c’est grave et pas trop rigolo, n’est-ce pas ? Comment prétendre le contraire ? Mais puisque c’est inéluctable, il faut essayer de l’apprivoiser. Quand j’ai eu un cancer du sein, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule.

Surmonter ce cancer a été votre plus belle victoire ?
Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années, maintenant. Mais ma plus belle victoire est celle que je n’ai pas encore obtenue pour les animaux.

Vous ne voulez plus sortir dîner ?
Pour m’attabler et bouffer du caviar extrait du ventre de ces pauvres esturgeons à des prix phénoménaux ? Quelle honte ! Les grands restaurants m’écœurent ; ils ne font quasiment que des plats à base de viande, c’est-à-dire d’animaux qui ont souffert. Je ne vais jamais au restaurant et suis végétarienne. L’été, je mange des sardines à l’huile.

Pour lancer ma Fondation, je me suis installée pendant deux mois sur le marché de Saint-Tropez pour vendre mes souvenirs, des bracelets, des colliers rapportés du Brésil, du Mexique, des photos que je dédicaçais, mes jupons, mes chapeaux… 

Au fond, vous êtes toujours “Babette s’en va-t-en guerre” !
Concernant les animaux, bien sûr. Pour les rituels, on devrait étourdir l’animal avant la saignée, abolir l’hippophagie, c’est-à-dire arrêter de manger ces bêtes magnifiques qu’on continue à tuer dans des abattoirs avec une cruauté qui me fait vomir. Je ne sais pas pourquoi on ne m’accorde pas cette abolition, comme celle de la chasse à courre. C’est aussi scandaleux que les corridas. Il faut interdire également les zoos misérables, avec des cages de 3 mètres sur 3 où les animaux qui ne peuvent bouger dorment dans leurs excréments, et les fauves derrière des barreaux dans les cirques. Les grandes réserves, ça n’a rien à voir, c’est formidable. Thoiry, par exemple, où un jour j’ai fait des photos, Beauval où est né Mini Yuan Zi, le panda, et d’autres… On doit par ailleurs interdire de faire voyager des animaux dans les soutes, où ils sont plongés dans le noir avec juste une loupiote bleue. Une horreur, entre le bruit assourdissant des moteurs, les sensations de trous d’air et le reste… Je ne suis pas sûre que les courses de traîneaux avec des chiens, même s’ils aiment bien courir, soient bonnes pour leur cœur… D’autre part, les pouvoirs publics devraient inciter les maisons de retraite à accueillir les petits chiens et chats de ceux qui viennent y finir leurs jours, car c’est souvent leur dernier lien social, et en général ils n’ont pas un berger allemand…

Votre fondation, c’est votre vie.
Nous avons fêté en 2016 nos 30 ans. J’ai commencé très modestement en 1986 à La Madrague, avec un avocat tropézien et une amie. La chambre d’invités me servait de bureau. J’avais besoin, pour obtenir le statut de fondation, d’un capital de 3 millions de francs. Or j’étais incapable de réunir une telle somme : peu attachée à l’argent, j’avais dilapidé la majorité de mes gains de star et je n’avais plus aucun autre revenu. Je me suis installée pendant deux mois sur le marché de Saint-Tropez pour vendre mes souvenirs, des bracelets, des colliers rapportés du Brésil, du Mexique, des photos que je dédicaçais, mes jupons, mes chapeaux… Dans la foulée, j’ai mis aux enchères, à Paris, tout ce que je possédais de valeur : les bijoux précieux que m’avaient offerts mon mari Gunter Sachs, ma robe du mariage avec Vadim, de l’argenterie, des meubles et même ma guitare. Au moment de cette vente, en voyant mes objets et une partie de mon âme, d’une certaine manière, me quitter, j’ai prononcé cette phrase restée célèbre : “J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.” C’est comme cela qu’a pu naître ma fondation. Je lui ai tout cédé : ma petite maison de campagne de Bazoches, La Madrague dont je n’ai gardé que l’usufruit et qui reste à ma charge personnelle. Enfin les droits d’auteur de mon livre, qui sort le 25 janvier, seront tous reversés à ma fondation.

En août 1967, BB et son fils Nicolas font la couverture de Paris Match.

En août 1967, BB et son fils Nicolas font la couverture de Paris Match.

Etes-vous superstitieuse ?
Pour certaines choses. J’ai notamment peur du chiffre 13. Je devais récemment me rendre à Paris un 13, j’y ai renoncé. De toute façon, en dehors de la capitale, je ne veux plus voyager.

Croyez-vous à l’astrologie ?
La vraie, sûrement. On est en train de traverser une période extrêmement négative, me semble-t-il. Cela signifie que des planètes dégagent de mauvaises ondes. Balance ascendant Sagittaire, je pense que les gens du même signe ont des dénominateurs communs, mais avec des différences d’ascendants qui donnent des personnalités aux caractères contrastés. Comment imaginer que tous ceux d’un même signe puissent se ressembler ?

S’agissant d’Emmanuel Macron, j’ose être optimiste car il a remis entre les mains de Nicolas Hulot certains dossiers sur lesquels j’espère son soutien

Vous avez eu huit présidents de la République à vos pieds…
Ah, vous croyez ? Peut-être, mais je m’en foutais. Ce qui m’intéressait, c’est qu’ils m’aident dans mes combats. Sauf de Gaulle. Lui, c’était différent. De Gaulle, je l’adorais. A l’Elysée, je n’ai pas dit : “Bonsoir Monsieur le Président de la République” mais “Général”. Il m’a répondu en souriant avec gentillesse : “Madame, c’est le cas de le dire.” J’étais habillée en militaire avec une veste à brandebourgs… Ensuite j’ai rencontré Georges Pompidou, avec qui je dînais assez souvent chez Marie-Hélène et Guy de Rothschild. Il était chaleureux, affable, rigolo, pas du tout imbu de sa personne. Je sais que si j’avais eu quelque chose à lui demander, il m’aurait aidée. Après, il y a eu Valéry Giscard d’Estaing, absolument charmant lui aussi, et qui m’a soutenue deux fois. Il a fait stopper l’importation en France des peaux de blanchons, les bébés phoques blancs. Et également les expérimentations pour les ceintures de sécurité avec des singes sanglés dans des voitures propulsées contre un mur de béton. Un massacre ! Après, on s’est souvent téléphoné car je lui en étais reconnaissante. Et, un jour, il est venu chez moi à Paris… Passons à Mitterrand, qui m’a invitée à déjeuner à l’Elysée. J’ai évoqué diverses questions animalières, dont trente urgentes. D’un air hautain et prudent, il m’a assuré qu’il s’en occuperait… Rien n’a suivi ! Quant à Chirac, il m’appelait sa “petite biche”, me faisait un peu la cour et me déclarait que j’étais toute mignonne. Je n’y prêtais guère attention ; moi, mon but était qu’il fasse, entre autres, fermer les animaleries des quais. Et là, il n’y avait plus personne. Quant à Nicolas Sarkozy, il a été décevant lui aussi. J’étais d’abord allée voir le recteur Boubakeur, à la grande mosquée de Paris, pour m’assurer que le Coran admettait l’étourdissement de l’animal avant qu’il ne soit saigné. Je voulais obtenir cette mesure pour les abattoirs. Il m’a reçue, mais aucun résultat ! François Hollande, je me suis juste entretenue au téléphone avec lui pour l’alerter sur le braconnage des éléphants en Afrique. Il a tenu parole. Et quand je lui écrivais, il me répondait toujours. Je trouve cela d’autant plus correct qu’il savait que je n’étais pas de son bord. S’agissant d’Emmanuel Macron, j’ose être optimiste car il a remis entre les mains de Nicolas Hulot certains dossiers sur lesquels j’espère son soutien. Même s’il n’a pas encore pris directement position à ma lettre ouverte au gouvernement français du 27 décembre, dans “Le Parisien”, où j’énonçais les mesures prises contre la maltraitance aux animaux par nombre de pays de l’Union européenne.

Quand vous n’y arrivez pas, vous priez ?
Absolument. Je ne crois pas aux messes, aux prêtres, à toute la hiérarchie de l’Eglise catholique, mais je m’adresse directement à la Sainte Vierge. Je l’appelle “ma petite Vierge”.

Et le Pape ?
Celui que j’aimais, c’était Jean-Paul II. Le jour de 1996 où j’étais venue à l’audience générale du mercredi, il a pris mes mains et, quand il m’a fixée droit dans les yeux avec ce regard bleu extraordinaire, j’ai alors ressenti une très forte émotion. Il émanait de lui une incroyable profondeur, une grande sérénité. Il ne se mettait pas sur un piédestal. Le seul problème est que, dans la salle des audiences, de pieux Mexicains m’ont reconnue – j’avais naguère tourné “Viva Maria !” dans leur pays. Alors, une clameur persistante de “Viva Brigitte ! Viva Brigitte !” s’est emparée des lieux…

Si vous deviez vous réincarner en un animal ?
Ce serait en mustang, ce grand cheval sauvage et libre de l’Ouest américain. Néanmoins je ne suis pas mécontente de l’existence que j’ai menée. Un jour, quand on évoquera mon nom, j’aimerais que l’on dise : “C’était la fée des animaux.” 

« Larmes de combat », de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d’auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

« Larmes de combat », de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d’auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

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Son combat pour les animaux, le harcèlement sexuel, son cancer : Brigitte Bardot nous dit tout

Publié le par Ricard Bruno

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

a star qui a renoncé à sa carrière pour lutter contre la maltraitance publie aujourd’hui « Larmes de combat », ses Mémoires de militante pour les animaux. Elle se confie en exclusivité pour Paris Match.

Paris Match. Vous êtes toujours un mythe et un phénomène social…
Brigitte Bardot. Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la “bardolâtrie”, quand les gens me poursuivaient pour des autographes. Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux. C’est mon amour pour eux et ce combat qui, jour après jour, me donnent à mon âge cette force. Par ailleurs, je ne parle que si j’ai quelque chose à dire. On emploie trop de mots pour rien ou pour balancer des conneries. Avec les animaux, on se regarde, on communique avec les yeux. C’est le langage corporel.

omment vivez-vous, à présent, à Saint-Tropez ?
Je me réveille à La Madrague vers 9 heures, m’occupe de mes neuf chiens et six chats, puis de moi. Après, j’appelle la fondation pour un tour d’horizon. Bernard, mon compagnon et mari, me sert d’intermédiaire avec les fax et les e-mails. Je n’ai ni ordinateur ni tablette. Pas même de portable, cet instrument qui sert aussi à faire d’horribles selfies – on ne peut aller nulle part sans que quelqu’un se colle à vous ! La journée commence donc avec le courrier. Je reçois quelque 60 à 70 lettres par jour. Je réponds moi-même à celles qui sont importantes ou me touchent. A 13 heures, je vais à La Garrigue, ma ferme, retrouver mes autres animaux, une cinquantaine, parmi lesquels Candy le poney et Bonhomme l’âne, vivant en liberté en compagnie de sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, deux boucs, une tortue, des oies, des canards, des poules et dix-sept chiens et chats. Là, je me consacre à la fondation. En trois décennies, elle a pris beaucoup d’importance. Vers 18 heures, fatiguée, je regagne La Madrague. Il faut reconnaître que je n’ai jamais eu autant de travail que maintenant, à 83 ans ! Je dîne avec Bernard, passe quelques coups de fil et me couche. Je ne vais jamais à Saint-Tropez. Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port de pêche que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, un lieu sans âme.

Revenons aux hommes que vous avez aimés…
Ah non ! Quand c’est fini, c’est vraiment fini. C’est comme le cinéma. Des souvenirs pénibles. Partout où je passais, j’étais traquée. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’est arrivé, une sorte d’enchaînement incontrôlable m’ayant rendue très méfiante à l’égard de la race humaine. Je n’ai quasiment pas gardé de relations dans ce milieu, d’autant qu’à mon âge il me reste peu d’amis de ces années-là. Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche.

Que pensez-vous de ces actrices dénonçant le harcèlement sexuel ?
Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit.

Avez-vous peur de la mort ?
La maladie, la souffrance, la mort, c’est grave et pas trop rigolo, n’est-ce pas ? Comment prétendre le contraire ? Mais puisque c’est inéluctable, il faut essayer de l’apprivoiser. Quand j’ai eu un cancer du sein, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule.

Surmonter ce cancer a été votre plus belle victoire ?
Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années, maintenant. Mais ma plus belle victoire est celle que je n’ai pas encore obtenue pour les animaux.

(...)

Vous priez ?
Absolument. Je ne crois pas aux messes, aux prêtres, à toute la hiérarchie de l’Eglise catholique, mais je m’adresse directement à la Sainte Vierge. Je l’appelle “ma petite Vierge”.

Et le Pape ?
Celui que j’aimais, c’était Jean-Paul II. Le jour de 1996 où j’étais venue à l’audience générale du mercredi, il a pris mes mains et, quand il m’a fixée droit dans les yeux avec ce regard bleu extraordinaire, j’ai alors ressenti une très forte émotion. Il émanait de lui une incroyable profondeur, une grande sérénité. Il ne se mettait pas sur un piédestal. Le seul problème est que, dans la salle des audiences, de pieux Mexicains m’ont reconnue – j’avais naguère tourné “Viva Maria !” dans leur pays. Alors, une clameur persistante de “Viva Brigitte ! Viva Brigitte !” s’est emparée des lieux…

Si vous deviez vous réincarner en un animal ?
Ce serait en mustang, ce grand cheval sauvage et libre de l’Ouest américain. Néanmoins je ne suis pas mécontente de l’existence que j’ai menée. Un jour, quand on évoquera mon nom, j’aimerais que l’on dise : “C’était la fée des animaux.”http://www.parismatch.com/People/Son-combat-pour-les-animaux-le-harcelement-sexuel-son-cancer-Brigitte-Bardot-nous-dit-tout-1440152

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

Retrouvez l'intégralité de l'interview fleuve de Brigitte Bardot dans le numéro 3584 de Paris Match en vente dès jeudi dans les kiosques.

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une baleine à bosses cache une plongeuse pour la protéger d'un requin

Publié le par Ricard Bruno

une baleine à bosses cache une plongeuse pour la protéger d'un requin

 

L a biologiste marine Nan Hauser a vécu un moment extraordinaire - bien qu'effrayant - dans le pacifique. 

La biologiste marine a-t-elle sauvée d'une attaque de requin par une baleine à bosse ? Possible. C'est en tout cas ce qu'avance Le Figaro dans un article paru le 13 janvier. Nan Hauser était en train de filmer le majestueux mammifère dans le Pacifique, quand celui-ci s'est de plus en plus approché jusqu'à la pousser et la cacher avec sa nageoire. La scène a duré une dizaine de minutes, une “éternité” pour la plongeuse, terrifiée par le comportement de l'animal. “J'étais sûre que ce serait probablement une rencontre mortelle”, a-t-elle expliqué à The Independant.

Une attitude "pas si rare"

Il semblerait en fait que la baleine ait voulu protéger Nan Hauser d'un squale qui rôdait à proximité, une attitude “pas si rare”, explique Le Figaro, puisque les baleines “protègent parfois d'autres animaux d'attaques” de prédateurs. "Elles sont notamment connues pour mettre à l'abri des phoques menacés par des orques, ajoute France Info. Un comportement altruiste semblable à celui d'un pompier qui vient en aide à de parfaits inconnus."

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Publié dans le web en parle, ACTUALI

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Val-d’Oise: six mois avec sursis pour acte de cruauté sur son chien

Publié le par Ricard Bruno

Le propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, a été condamné par le tribunal de Pontoise pour des faits de maltraitance

Le propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, a été condamné par le tribunal de Pontoise pour des faits de maltraitance

Un homme d’une quarantaine d’années a été condamné par le tribunal de Pontoise à une peine de six mois de prison avec sursis et à l’interdiction de posséder un animal pendant cinq ans.

Coups de poing, coups de pieds et violences en tout genre. Le tribunal de Pontoise, dans le Val-d’Oise, a dû se prononcer lundi après-midi sur le cas d’un quadragénaire soupçonné d’acte de cruauté envers un animal, rapporte Le Parisien.

Les faits reprochés au propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, se situent entre décembre 2016 et janvier 2017 à Soisy-sous-Montmorency. D’après des témoignages de riverains, le mis en cause aurait été vu en train d’infliger de sévères corrections à Typhon. Des coups de poings, des coups de pieds, une laisse qui ne se termine pas par un collier mais par un nœud coulant. Un témoin assure même avoir surpris le quadragénaire en train d’étrangler son compagnon à quatre pattes.

Malnutrition

Le propriétaire violent a été placé en garde à vue à la suite de ces témoignages concordants. Une enquête a été ouverte. L’expertise d’un vétérinaire a été requise pour évaluer l’état de l’animal. Un rapport fait ainsi mention d’une musculature anormale et trois canines sur quatre manquantes, probablement due à une malnutrition. Une piste confirmée par une perquisition au domicile du maître de Typhon. Aucune gamelle n’a été retrouvée.

A la barre du tribunal de Pontoise, le quadragénaire, sans travail et fragile psychologiquement, estime être une victime d’un conflit de voisinage, "un complot bien organisé". Une argumentation qui ne tient pas pour la procureur. "Je compte neuf témoins qui attestent de sévices et d’acte de cruauté, dont un policier municipal et des commerçants qui n’ont pas de lien avec le prévenu", a-t-elle souligné. Pour l’avocate du prévenu, tous les témoignages émanent de "personnes promenant leurs chiens dans le quartier, qui se connaissent et sont liés dans des associations".

Le propriétaire de Typhon a finalement été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et à l’interdiction de posséder un animal pendant cinq ans. Il devra également indemniser la SPA – qui s’occupe désormais de Typhon – et la fondation Brigitte Bardot qui se sont constituées parties-civiles à hauteur de 800 € chacune.

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Le zoo fait naître trop de lionceaux, il en euthanasie !

Publié le par Ricard Bruno

Le zoo fait naître trop de lionceaux, il en euthanasie !
Parce qu’il ne pouvait ni les déplacer, ni les vendre, le directeur du zoo de Boras, en Suède, a avoué avoir euthanasié neuf lionceaux en parfaite santé. De quoi agiter la toile et les associations de défense des droits des animaux.

« Ce n’est un secret pour personne et nous n’essayons pas de le cacher. Les choses fonctionnent de cette façon. C’est donc malheureusement un chemin naturel pour des groupes de lions. »

En déclarant ces mots, Bo Kjellson, patron du Boras Djurpark, un parc zoologique, situé à Boras (60 000 habitants), dans le sud-ouest de la Suède, s’est mis à dos de nombreux internautes et associations de protection des animaux.

 

Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision suédoise SVT, le directeur du centre a avoué qu’il avait mis à mort neuf lionceaux en bonne santé au cours des six dernières années, pour des raisons financières. « Nous avons essayé de les vendre ou de les reloger dans d’autres zoos. Malheureusement, il n’y avait pas de zoos pour les accueillir. Et pour éviter d’éventuelles agressions, nous étions obligés d’enlever des animaux. Donc ça devait être eux. »

Un acte nécessaire

Pour Bo Kjellson, il n’y avait donc pas d’autres alternatives. Cette excuse n’a pas suffi à convaincre les associations de défense des droits des animaux, ainsi que l’opinion publique. « L’animal est devenu un produit de consommation. On fait naître au printemps des bébés animaux parce que les gens veulent en voir. Cela rapporte et gonfle le chiffre d’affaires. Et quand arrive l’automne, on n’en veut plus », s’agace Franck Schrafstetter, président de l’association française de protection des animaux, Code Animal.

 

Seulement deux des treize petits, nés de trois portées séparées, ont survécu au cours des cinq dernières années. (Photo : Boras Zoo)

Seulement deux des treize petits, nés de trois portées séparées, ont survécu au cours des cinq dernières années. (Photo : Boras Zoo)

Colomba de la Panouse-Turnbull, directrice générale déléguée du parc animalier de Thoiry (Yvelines), reconnaît que l’euthanasie peut se justifier. « Il est très difficile de garder plusieurs mâles au sein d’un groupe avec des femelles, car ils entrent en concurrence les uns avec les autres. Et on ne peut pas introduire des lions dans un groupe déjà constitué », a-t-elle déclaré dans le journal Le Monde.

Elle rappelle qu’un zoo n’est pas la SPA (Société protectrice des animaux), et qu’il n’a pas vocation de préserver chaque individu, mais de conserver l’espèce et sa diversité génétique. « Posons-nous la question : vaut-il mieux privilégier le bien-être dun animal quand il est vivant ? Ou privilégier un maximum danimaux coûte que coûte  avec les problèmes dinconfort et de mal-être que génère pour eux la surpopulation ? Cela dit, personne ne prend plaisir à euthanasier un animal. »

5 000 animaux euthanasiés chaque année

Chaque année, entre 3 000 et 5 000 animaux sont tués en Europe, selon les registres de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA). « Ce chiffre comptabilise seulement les euthanasies réalisées par les zoos reconnus par l’association, précise Franck Schrafstetter. En réalité, ce sont plus de 10 000 animaux qui sont tués chaque année. »

Face à cette manœuvre, l’association de défense des animaux Code Animal appelle à ce qu’on s’interroge sur l’utilité des zoos en France et en Europe. (Photo : Boras Zoo)

Face à cette manœuvre, l’association de défense des animaux Code Animal appelle à ce qu’on s’interroge sur l’utilité des zoos en France et en Europe. (Photo : Boras Zoo)

Helena Pedersen, chercheuse en pédagogie animale de l’Université de Göteborg en Suède, a déclaré à la télévision suédoise que, selon elle, tuer des animaux fait partie de la gestion dun établissement zoologique, avant de conclure : « Je pense que nous devons réfléchir à pourquoi il est important pour nous d’avoir des zoos, et si cela vaut le prix que les animaux paient pour cela. »

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Alain Delon : "La beauté, elle était là"

Publié le par Ricard Bruno

En août 1968, Alain Delon tourne « La Piscine » à Saint-Tropez et s'installe à La Madrague, chez Brigitte Bardot qui l'héberge et l'initie aux joies de la plaisance. L'acteur affirme qu'il ne s'est jamais rien passé entre eux.

En août 1968, Alain Delon tourne « La Piscine » à Saint-Tropez et s'installe à La Madrague, chez Brigitte Bardot qui l'héberge et l'initie aux joies de la plaisance. L'acteur affirme qu'il ne s'est jamais rien passé entre eux.

L'enfance perdue, la beauté et les femmes, la célébrité et la paternité, l'argent, la politique, la religion et la mort... Alain Delon se livre à Valérie Trierweiler dans l'interview de sa vie dont voici de premiers extraits.

Paris Match. Tout le monde connaît ou croit connaître Alain Delon, mais votre image correspond-elle à la réalité de ce que vous êtes ?
Alain Delon. Oui, totalement. Elle correspond à ce que je suis et elle a toujours été fidèle à ce que je suis. Je n’ai jamais essayé de changer ou d’être un autre. Je suis en accord avec moi-même, je suis moimême. Je n’ai jamais joué un personnage. J’ai toujours été la même personne. Je ne fais semblant de rien, je dis ce que j’ai à dire même si cela ne plaît pas toujours. Je n’avais jamais imaginé avoir un tel destin, devenir ce que j’allais être. Je rentrais de la guerre, le cinéma est venu à moi par les femmes mais j’étais déjà ce que je suis resté. Et puis l’image, elle a pris un coup de vieux non ?

J’ai tout eu grâce à cette beauté

Pensez-vous tout devoir à cette beauté qui vous a caractérisé tout au long de votre vie ? A quel moment avez-vous compris que vous disposiez de ce pouvoir ?
La beauté, elle était là. Tout le monde me le disait, tout le temps. Les femmes me le disaient, et pas seulement les femmes. Quand on m’a proposé de faire du cinéma, je posais la question : “Pourquoi moi ?” Et c’est ce qu’on me répondait, on me parlait de cette beauté en permanence. Déjà ma mère me le répétait quand j’étais gamin. Dans la rue, les gens l’arrêtaient pour lui dire : “Qu’est-ce qu’il est beau, votre fils !” Mais elle ne supportait pas qu’on me touche, alors, quand elle me promenait au parc de Sceaux elle avait accroché un petit écriteau sur la poussette : “Regardez- moi mais ne me touchez pas !” Ensuite il y a eu le comportement des jeunes filles qui me tournaient autour. Mais si j’avais compris qu’il s’agissait d’un pouvoir, d’une arme, je n’aurais pas commencé ma vie en étant charcutier. Au fond, rien ne s’est fait par moi mais par les femmes. J’ai été fou des femmes très tôt, et en particulier de celles qui avaient cinq ou dix ans de plus que moi. Et quand je suis rentré de l’armée, je me suis retrouvé à vivre à Pigalle, au Régina. Quelque temps après, plusieurs jeunes femmes travaillaient et me faisaient vivre. Elles étaient folles de moi parce qu’il paraît que j’étais beau. Elles m’ont donné cette chance, de faire du cinéma. Si je n’avais pas été acteur, je serais sûrement mort aujourd’hui.

Le cinéma a-t-il été une revanche sur la vie ?
Non, parce que c’est un destin. Il faut quand même que je dise merci à ma mère, car c’est elle qui m’a donné la gueule que j’avais et tout est arrivé grâce à cela. J’ai tout eu grâce à cette beauté. Alors, oui, je dis “merci maman”. Je suis son portrait, elle était magnifique. Je lui dois au moins cela.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans un hors-série exceptionnel, «Alain Delon, l'unique», en vente dans les kiosques, au prix de 6,95 euros.
Alain Delon : "La beauté, elle était là"
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Paris : le musée Grévin va se refaire une beauté

Publié le par Ricard Bruno

Le musée Grévin va se refaire une beauté en janvier 2019

Le musée Grévin va se refaire une beauté en janvier 2019

A l’occasion de sa métamorphose prévue, le célèbre musée de cire accueillera d’ici un an la statue d’Emmanuel Macron mais a renoncé à celle de l’acteur Kevin Spacey.

A l’aube de son 130e anniversaire, le musée Grévin va s’offrir un nouveau coup de jeune. En janvier 2019, la célèbre institution installée sur les grands boulevards (IXe) depuis 1882 fermera ses portes pendant un mois, le temps de se refaire une beauté.

La dernière grande métamorphose du mythique musée de cire remonte à 2001. Grévin & Cie, filiale de la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, France Miniature…), propriétaire du lieu a prévu d’investir la bagatelle de près de 5 M€ dans le relooking avec pour objectif d’atteindre 700 000 visiteurs par an au lieu de 600 000 aujourd’hui.

Paris : le musée Grévin va se refaire une beauté

« Nous souhaitons renforcer l’interactivité et amplifier l’immersion des visiteurs dans le décor », résume Yves Delhommeau, directeur général. Abat les barrières qui protègent les scènes historiques. Les visiteurs pourront s’installer derrière le bureau de Napoléon pour échauffauder un plan de bataille, entrer dans la peau d’un journaliste pour interviewer une star au Festival de Cannes, chanter en compagnie de leur chanteur préféré dans un studio d’enregistrement, faire du sport en compagnie de champions ou bien encore être acteurs des numéros de magie proposés par Eric Antoine.

« La rénovation sera aussi l’occasion de réparer des erreurs opérées lors de la dernière transformation et notamment de remettre les différentes scènes historiques dans l’ordre chronologique tout en élargissement notre panorama de la préhistoire à mai 1968 », explique le directeur. Aujourd’hui le musée déroule l’histoire de France, du Moyen-âge jusqu’aux impressionnistes.

Le parcours débutera par une évocation de la grotte de Chauvet et s’achèvera sur les barricades de mai 1968 et Brigitte Bardot, symbole de la femme moderne qui effectuera un retour dans le musée en maillot de bain.

L’actrice mythique ne sera pas la seule à être rajeunie. Le général de Gaulle subira le même sort puisqu’il sera représenté debout dans une jeep en train de descendre les Champs-Elysées pour la Libération de Paris. En revanche, c’est un Johnny Hallyday plus âgé qui prendra la place de l’actuelle statue du chanteur décédé en décembre dernier. D’autre personnages comme Louis XIV et Napoléon, eux, seront représentés jeune et dans la force de l’âge.

De nouveaux personnages feront leur apparition : l’écrivain Marcel Proust, le poète Guillaume Apollinaire et Emmanuel Macron. Les visiteurs découvriront le président de la République installé derrière son bureau à l’Elysée, en compagnie vraisemblablement de la première Dame. En revanche, Kevin Speacy, l’acteur principal de la série House of cards empêtré dans des affaires de harcèlement sexuel ne fera pas son entrée dans le musée. Il devait faire face à Macron.

Autre changement : finie la queue devant les caisses. L’entrée sera transformée en hall de palace art déco peuplé de grooms pour accueillir le public, immergé dès son arrivée dans l’esprit de Paris.

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Requins: "Rapprocher les appâts des plages va encore augmenter le risque"

Publié le par Ricard Bruno

Requins: "Rapprocher les appâts des plages va encore augmenter le risque"

Le collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues et Requin Intégration réagit aux mesures annoncées par le préfet pour réduire le risque requins. Voici le communiqué de Jean Bernard Galves, le porte-parole :

Notre collectif a pris note des 8 mesures annoncées par le Préfet pour réduire, selon lui, le risque requins. 

Nous déplorons le maintien d'un pêche rapprochée et intensifiée près des plages.  Rapprocher les appâts des plages va encore augmenter le risque pour les baigneurs et surfeurs .  
 

Monsieur le préfet a-t-il pris la mesure de l'étude sur les contenus stomacaux ?

La présence de nombreux poulets, déchets de poissonnerie comprenant jusqu'à des étiquettes confirmerait un appâtage délibéré des requins par certains pêcheurs .

Va-t-il étendre et  continuer à cautionner cette mise en danger, en rapprochant la pêche des plages ? exigera-t-il, enfin, une enquête ? Fera-t-il cesser ces pratiques volontaires criminelles ? 

La meilleure façon de réintroduire les requins de récifs est d'éviter d'en faire les victimes accessoires des drum lines et donc de ne pas aller pêcher prés du récif.

L'extension du rôle des vigies parait louable, mais son coût est un frein certain le rôle de la brigade marine reste à déterminer

Les mesures autour de la "ciguatera" sont d'ordre sanitaire  et relèvent de l'ANSES. Le préfet n'a sur ce point aucun pouvoir de s'y opposer .

Malgré le flou de ces mesures, Nous notons cependant une évolution positive sur certains points. 

Monsieur le Préfet évoque le basculement des eaux, le rejet des eaux d'épuration et l'urbanisation comme cause possibles du problème. Il souligne l'absurdité d'aller chercher au large des requins pour les tuer .

Malgré le maintien d'une pêche démagogique dont il a hérité, il semble exister chez le nouveau préfet une volonté réelle de comprendre les causes du problème et de s'y attaquer .

Nous attendrons la mise en oeuvre des différentes mesures pour nous prononcer sur la sincérité de la préfecture.

Nous poursuivons par contre notre action contre la pêche dangereuse et démagogique des requins.  

Jean-Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration

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