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Brigitte Bardot...Yamaha AT1 : Sex-Symbol...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot...Yamaha AT1 : Sex-Symbol...

Dans les année 60, les trail-bikes arrivent en Europe. Yamaha prend part à la fête avec une ambassadrice inespérée : notre BB nationale va offrir à la la 125 AT-1 une renommée mondiale !

Si Yamaha a su rapidement se faire une place sur l’échiquier mondial de la moto, avec notamment des titres en vitesse et des machines 2-temps redoutables, l’usine compte bien également séduire sur le créneau du tout-terrain. Nouvelle tendance à la mode, les « trail-bikes », comme elles sont appelées à l’époque, commencent à débarquer. Yamaha ne veut pas rater ce train-là, et s’appuyant sur la 250 DT-1, dérivée elle-même de la machine de cross championne du Japon, elle propose l’AT1. Copie presque conforme de sa (remarquée) grande soeur, la petite 125 deux-temps présente de nombreux avantages pour l’époque. Cette « élégante faite pour être salie et malmenée », comme le titrait notre confrère de Moto Revue en 1968, a été importée par les établissements Sonauto sous l’impulsion de Jean-Claude Olivier, leur directeur. L’homme, féru de sport, croit fort au produit. Extrêmement bien finie pour cette cylindrée, l’AT1 dégageait un charme certain, surtout quand on relit les articles qui lui sont consacrés. Avec son pot haut, son réservoir teinté de doré, ses jantes à rayons, elle s’apparente à un scrambler actuel.

Brigitte Bardot devient l’ambassadrice de l’AT1 pour le plus grand bonheur de Jean-Claude Olivier, responsable chez Sonauto, importateur Yamaha. Le coup de projecteur est immédiat pour la Yamaha AT1, qui entre ainsi dans la légende.

Brigitte Bardot devient l’ambassadrice de l’AT1 pour le plus grand bonheur de Jean-Claude Olivier, responsable chez Sonauto, importateur Yamaha. Le coup de projecteur est immédiat pour la Yamaha AT1, qui entre ainsi dans la légende.

Une 125 excitante pour les urbains

De plus, l’AT1 dispose également de bon nombre d’équipements dignes d’une routière. Poignées nervurées, leviers réglables, repose-pieds passager, selle large et confortable, voyant de contact, antivol de direction au contact (avec la même clé), trousse à outils garnie d’une dizaine de pièces, etc. Des évidences en 2014, mais en 1968, toutes les motos ne disposaient pas de tels équipements. L’histoire retiendra surtout que l’AT1 a bénéficié d’une formidable publicité orchestrée par JCO en 1971. Celuici, par l’intermédiaire de « Jicky » Dussart, photographe de renom, réussit en effet à faire de Brigitte Bardot l’ambassadrice de cette machine. Jean-Claude Olivier offrit à la star une AT1 qu’il fit livrer directement à sa villa de Saint-Tropez. BB est séduite par la moto et par le geste, initiative du jeune chef des ventes chez Sonauto. Les photos feront le tour du monde.

Version « coursifiée » prête à l’emploi.

Version « coursifiée » prête à l’emploi.

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Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez

Publié le par Ricard Bruno

Pour une Humanité Animale.

 

C’est un livre qui dérange car il nous oblige à penser à des choses auxquelles nous ne pensons pas. Auxquelles nous ne voulons pas penser. Pas toujours. Pas tout le temps. Parfois l’été quand nous sommes sensibilisés par l'abandon d’un animal, parfois à l’occasion d’un fait divers sordide relaté dans un journal, parfois à travers des actions fortes comme celles de Paul Watson, un habitué de la presqu’île, qui nous met des images en face des mots, parfois encore quand on croise le regard d’un animal aux côtés d’un clochard et que l’on sait à ce moment là que l’animal contient toute la solitude de son compagnon, qu’il la porte, qu’il la supporte, qu’il la calme. 

L’Homme et l’Animal, l’Animal et Homme, un amour, mais un amour vache, cruel souvent, contre lequel Madame Bardot lutte corps et âme depuis toujours à travers ses gestes, ses prises de paroles, sa Fondation, ses fidèles, son escadrille, ses compagnons à poils ou à nageoires comme Chouchou son bébé phoque devenu grand avec lequel elle a longtemps vécu. 

A travers ce dernier livre « Larmes de Combat » Madame Bardot, elle-même mi-femme, mi-femelle, armée de ce cœur d’enfant qui entre en raisonnance avec la pureté animale, nous livre le fruit d’un engagement vital, d’un engagement total, qui l’honore et la sacralise bien au delà de sa première existence. 

Bardot, le cœur à vif, c’est avec cette Bardot là que nous avons Rendez-Vous Samedi soir.

 

Agnès Bouquet

Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez
Brigitte Bardot honorée ce samedi 31 03 2018...à Saint-Tropez
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Vidéo Ces porcs agoni­sants vont vous passer l’en­vie de manger du jambon...

Publié le par Ricard Bruno

Crédit photo : Captures d'écran

Crédit photo : Captures d'écran

Une enquête sur l'élevage de cochons dans six établis­se­ments italiens révèle les condi­tions de vie inac­cep­tables des bêtes desti­nées à la produc­tion du jambon de Parme. Atten­tion, certaines images sont choquantes.

 

Nouveau coup de commu­ni­ca­tion fort de la part d’as­so­cia­tions de défense des animaux. Ce lundi, Gaia, L214, Welfarm et la Fonda­tion Brigitte Bardot relaient une nouvelle vidéo qui en dit long sur l’abo­mi­nable supplice des porcs desti­nés à la produc­tion du célèbre jambon de Parme. Une vaste enquête a récem­ment été menée par Euro­group for animals dans trois provinces du nord de la Botte, au sein de six élevages où sont parqués entre 3 000 et 10 000 bêtes. Pendant trois mois, il a été constaté de graves manque­ments à la régle­men­ta­tion sur le bien-être des cochons. Selon l’or­ga­ni­sa­tion belge, les condi­tions d’en­fer­me­ment sont abso­lu­ment épou­van­tables ». Les images diffu­sées ne contre­disent malheu­reu­se­ment pas le propos, certains séquences étant à la limite du suppor­tables. Sur celles-ci, on découvre une majo­rité d’ani­maux malades, atro­phiés, à l’ago­nie ou même morts au milieu de leurs congé­nères, sans prise en charge rapide de vété­ri­naires. Dans les hangars surpeu­plés et peu aérés, l’at­mo­sphère y est étouf­fante. Les truies et porcs se marchent litté­ra­le­ment dessus. Certains se bloquent dans les mangeoires et restent coin­cés sur le dos pendant des heures, allant jusqu’à s’uri­ner dessus. D’autres, affai­blis, subissent des actes de canni­ba­lisme de leurs congé­nères pâtis­sant de la grande pauvreté de leur envi­ron­ne­ment. Sans comp­ter les infec­tions qui rongent les derniers, desti­nés à une mort certaine car ne dispo­sant pas de l’ins­pec­tion jour­na­lière habi­tuelle. Hernies abdo­mi­nales, prolap­sus rectaux, lésions ulcé­rées de la queue, troubles oculaires, carcasses lais­sées froides sur le béton… Les élevages ont l’air de véri­tables cime­tières infor­mels.

Surtout, Eurgroup for animals note un ensemble de pratiques illé­gales. Premiè­re­ment, les instal­la­tions ne sont pas du tout adap­tées aux besoins des cochons. Certaines stalles, inter­dites dans l’UE depuis 2013, leur empêche tout mouve­ment et notam­ment la simple possi­bi­lité de se retour­ner. Une autre séquence se concentre sur un abject contai­ner dans lequel repo­sent… des porce­lets décé­dés, des placen­tas sangui­no­lents et des queues. Or, « la coupe routi­nière de la queue est une pratique inter­dite depuis plus de 20 ans dans l’Union euro­péenne », rappelle l’or­ga­ni­sa­tion. Elle est en outre quasi-systé­ma­tique­ment pratiquée à vif, ce qui est très doulou­reux. Pour­tant, elle n’est auto­ri­sée que lorsqu’il n’existe pas d’autre moyen d’em­pê­cher l’ap­pa­ri­tion de problèmes du compor­te­ment ». En réalité, le maté­riel et les vivres notam­ment instal­lés dans les enclos pour enrayer les problèmes de compor­te­ments sont absents. Résul­tat, en plus des cochons qui perdent leur mobi­lité ou souffrent d’in­fec­tion de l’ar­rière-train, d’autres deviennent fous et s’en prennent au reste de l’éle­vage. Ne serait-ce qu’un exemple de ce qui se fait partout sur le conti­nent, ou bien ces six élevages font-ils partie d’un petit îlot ou la qualité de l’en­fer­me­ment des porcs est volon­tai­re­ment négligé ? Diffi­cile d’y répondre. Mais la cofon­da­trice de L214, Brigitte Gothière, rappelle à nos confrères du Huffing­tonPost qu’en France, « 95% des cochons » vivent « enfer­més » en bâti­ment, sur du béton, la plupart du temps sans un brin de paille.

⋙ Relire :Animaux deux asso­cia­tion dénoncent les actes de maltrai­tance infli­gées aux porce­lets (vidéo)

L’enquête menée sur la produc­tion du jambon de Parme, qui prône pour­tant des « méthodes d’éle­vages modernes et hygié­niques » pour donner un « pur produit du temps et de la nature », montre en tout cas une part bien moins relui­sante du savoir-faire gastro­no­mique italien. Et l’hexa­gone se rend complice de ce contexte extrê­me­ment préoc­cu­pant pour les animaux, puisque nous sommes le premier impor­ta­teur en Europe. 476 000 jambons de Parme ont été livrés sur nos terres en 2016. Il fait des émules en super­mar­ché, se clas­sant troi­sième jambon cru le plus vendu, juste derrière le Jambon Serrano et les jambons italiens sans appel­la­tion d’ori­gine. Les prenant pour partie respon­sables, Euro­group For Animals et les nombreuses asso­cia­tions qu’elle fédère réclament un arrêt immé­diat de ces pratiques et appellent les prin­ci­paux Consor­tiums à prendre de réelles enga­ge­ments en faveur du bien âtre des porcs. Distri­bu­teurs et états membres de l’UE sont aussi sommés, notam­ment via une péti­tion ayant été signé par plus de 500 000 personnes, de faire appliquer les légis­la­tions en vigueur.

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Brigitte Bardot demande au Préfet de l'Ardèche de gracier les daims...

Publié le par Ricard Bruno

Emue par l'abattage annoncé de quatre daims avant la fin mai, la présidente de la Fondation Brigitte Bardot interpelle Philippe Court afin que les animaux soient épargnés.

Une association de Sedan s'est proposé pour accueillir les daims ardéchois.

Une association de Sedan s'est proposé pour accueillir les daims ardéchois.

Dans un courrier adressé au Préfet de l'Ardèche, Brigitte Bardot prend la défense des quatre daims qui se sont échappés de leur enclos à Saint-Victor et qui vivent en liberté autour de Préaux, entre Annonay et Saint-Félicien dans le nord du département.  Les services de l'Etat, qui redoutent les dégâts que ces daims pourraient engendrer sur les cultures, ont pris un arrêté afin qu'ils soient abattus au plus tard le 27 mai.

"L’abattage" dit Brigitte Bardot, "n’est jamais une solution, jamais, c’est la facilité et une forme de lâcheté". 

Brigitte Bardot demande au Préfet de l'Ardèche de gracier les daims...
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«ONPC»: Yann Moix s’insurge contre «l’apologie de Brigitte Bardot»

Publié le par Ricard Bruno

Monsieur Moix

Enfin Monsieur c'est déjà beaucoup trop, pour un abruti comme vous, vous n'avez rien compris concernant madame Brigitte Bardot, vous l'avez honteusement attaqué à travers Mathilde Bisson qui y incarne à merveille madame Brigitte Bardot dans une pièce de théâtre...

Un tel personne comme vous, êtes la honte du service dit public, comment peut laisser de tels personnages comme vous vomir sa fiel à l'encontre d'une femme admirable, une vraie femme qui en a certainement beaucoup plus que vous dans le froc!

Vous êtes une sous merde sans nom, vous n'auriez JAMAIS du sortir des culs de basse fosse...


 

Bruno Ricard 

 

 

DEBAT « Elle préfère un caniche nain à un musulman », a fustigé le chroniqueur sur le plateau de France 2…

Yann Moix, sur ONPC le 29/04/17. — Capture d'écran France 2

Yann Moix, sur ONPC le 29/04/17. — Capture d'écran France 2

Yann Moix, sur ONPC le 29/04/17. — Capture d'écran France 2

Peut-on encore être ami ou admirer BB de nos jours ? Telle est la question qui a agité le plateau d’On n’est pas couchéce samedi. Laurent Ruquier recevait Philippe Lellouche, le metteur en scène de la pièce Moi non plus, radioscopie de l’idylle entre Bardot et Gainsbourg, actuellement au théâtre de la Madeleine à Paris, dans laquelle Mathilde Bisson y incarne Brigitte Bardot.

« Le mythe Bardot s’arrête en 1965 »

Les deux invités ont raconté leur rencontre avec la star de 83 ans et l’amitié qu’ils lui portent. Des propos « insupportables » pour Yann Moix qui estime qu’« on ne peut pas faire comme si Brigitte Bardot n’existait plus » et rappelle les propos racistes (elle a été condamnée pour incitation à la haine envers la communauté musulmane) ou homophobes de l’ancienne actrice. « Le mythe Bardot d’accord, mais il s’arrête en 1965. Je ne veux pas qu’on fasse l’apologie de Bardot », considère le chroniqueur.

« La femme la plus généreuse que j’aie rencontrée »

« Elle a le droit de dire ce qu’elle pense », défend Mathilde Bisson. « Ce n’est pas elle qui appelle les journalistes et qui dit “je veux donner mon avis sur la société”. On vient la chercher, elle a 83 ans. […]. C’est la femme la plus généreuse que j’aie rencontrée ». « Elle préfère un caniche nain à un musulman. Comment voulez-vous qu’elle soit généreuse avec les humains ? », rétorque le chroniqueur.

« Je ne pense pas que Mathilde Bisson [soit] émue par les valeurs de Brigitte Bardot. Elle est émue par Brigitte Bardot qui est une personne. Elle est Brigitte Bardot et le sera toujours. Même avec de la merde dans la tête par moments. », a tempéré Christine Angot.

« Tout seul » contre l’ensemble du plateau, Yann Moix affirme qu’il « n’arriverait pas à aller » rencontrer Brigitte Bardot. « Vous dites ça mais si je vous dis d’y aller, vous viendrez comme les autres ! », plaisante Laurent Ruquier pour clore le débat.

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Du 29 mars au 10 juin 2018, la galerie de l’Instant met à l’honneur l’univers de Serge Gainsbourg.

Publié le par Ricard Bruno

Tony Frank/Galerie de l’Instant...

Tony Frank/Galerie de l’Instant...

Figure emblématique des années 1980, Serge Gainsbourg est rapidement passé de simple artiste au rang d’icône. Son univers fascine, et tout ce qu’il a pu toucher de son vivant attise la curiosité de ses nombreux fans. Sa demeure est donc devenue une véritable relique, qui a l’avantage d’avoir été particulièrement bien conservée.

En effet, héritée par sa fille Charlotte, la maison de Serge Gainsbourg est restée en l’état, comme si le temps s’était arrêté. L’artiste y a vécu entre 1969 et 1991, et plusieurs décennies après, on y retrouve encore le cendrier plein de Gitanes, le frigo rempli et des bouteilles de vin entamées. Les lieux sont restés si intacts qu’il semble être compliqué de se détacher de la présence de l’artiste tant son absence envahit les lieux.

Le photographe Tony Frank a côtoyé l’artiste durant plusieurs années, et a fréquenté son domicile. Plus de vingt ans après la disparition de l’artiste, il est retourné avec émotion dans cette demeure riche en souvenirs, afin de l’immortaliser. À travers ses clichés, on retrouve des objets emblématiques de l’univers de Serge Gainsbourg, comme le manuscrit original de "La Marseille", un portrait de Brigitte Bardot ou encore ses marionnettes, mais on découvre aussi de nouvelles facettes de l’artiste comme son admiration pour Marilyn Monroe.

Les photos de la maison par Tony Frank sont actuellement exposées à la galerie de l’Instant, entrecoupées de portraits de l’artiste. Des diptyques puissants, qui mêlent passé et présent et nous plongent en images dans l’intimité de l’homme à la tête de chou.

Tony Frank/Galerie de l’Instant...
Tony Frank/Galerie de l’Instant...
Tony Frank/Galerie de l’Instant...
Tony Frank/Galerie de l’Instant...
Tony Frank/Galerie de l’Instant...

Tony Frank/Galerie de l’Instant...

"Serge Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil", exposition du 29 mars au 10 juin 2018 à la galerie de l’Instant à Paris.

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Le premier code juridique de l’animal voit le jour en France...

Publié le par Ricard Bruno

Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.

Dans un refuge pour animaux abandonnés, à Montgeron (Essone), en 2010...

Dans un refuge pour animaux abandonnés, à Montgeron (Essone), en 2010...

C’est un épais ouvrage bleu qui devrait de plus en plus accompagner les robes noires des prétoires. Un code de l’animal, rassemblant sur plus de 1 000 pages toutes les législations en vigueur concernant les animaux, sera publié jeudi 22 mars aux éditions LexisNexis, par une équipe de spécialistes du droit animalier et la Fondation 30 millions d’amis. Une première en France, mais aussi en Europe.

« Nous avons agrégé tous les textes lois, décrets, arrêtés, règlements et directives issus de sept codes officiels – civil, pénal, rural, environnemental, etc. –, de règles européennes, mais aussi des décisions de jurisprudence les plus significativesqui ont trait aux animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages », explique Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l’université de Limoges, qui a codirigé, avec Jacques Leroy (université d’Orléans), ce travail colossal mené par quatre autres universitaires.

« C’est un code privé, c’est-à-dire qu’il ne crée pas de nouvelle législation, mais se contente de regrouper celles existantes, et qu’il laisse subsister les dispositions dans les textes où elles se trouvent à l’origine », précise-t-il, au même titre que le code de la montagne ou le code administratif.

Cet ouvrage, principalement destiné aux magistrats, procureurs, avocats, vétérinaires, étudiants ou enseignants, « facilitera le travail de ceux qui s’intéressent à la protection animale en leur permettant d’avoir une vision générale et complète de la question », complète Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 millions d’amis.

 

Êtres vivants doués de sensibilité

 

Parmi les dispositions majeures, se retrouvent ainsi l’article 521-1 du Code pénal, qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende les sévices graves et les actes de cruauté commis envers des animaux domestiques ou tenus en captivité ; l’article L214-1 du code rural (dont est tiré le nom de l’association L214 de lutte contre l’exploitation animale), qui prévoit que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » ; ou encore l’article 515-14 du Code civil, qui dispose, depuis une loi de 2015, que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».

C’est cette dernière évolution, inscrite dans le socle du droit français, « qui a fait progresser la condition animale et la sensibilisation croissante de l’opinion publique, ouvrant la voie à un code de l’animal, juge Reha Hutin, dont la fondation est à l’origine de la loi de 2015. Les projets ou propositions de loi ne débouchent sur rien de concret et la protection animale n’est pas dans les priorités de l’actuel gouvernement. Il faut donc passer par le législateur pour que les choses changent ».

Aujourd’hui, l’ONG, qui s’est portée partie civile dans une centaine de procès pour maltraitance animale l’an dernier, voit une évolution dans le traitement juridique réservé à cette question. « Avant, la moitié des cas étaient classés sans suite. Aujourd’hui, les magistrats sont moins frileux pour appliquer les lois : nous assistons régulièrement à des condamnations à de la prison ferme, ce qui était exceptionnel par le passé », assure sa présidente, citant notamment les six mois de prison ferme dont auxquels avait été condamné un homme de 28 ans, en septembre 2017, à Draguignan (Var), pour avoir tué un chat baptisé Chevelu.

« L’évolution du code civil est de plus en plus invoquée dans les jugements de tribunaux de première instance, voire de cours d’appel ; c’est une question de temps avant que la Cour de cassation ne s’en saisisse », confirme Jean-Pierre Marguénaud, qui a créé le premier diplôme universitaire en droit animalier de France.

 

Personnalité juridique des animaux

 

Surtout, aux yeux du directeur de la revue semestrielle de droit animalier, cette réforme prépare la voie à une prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux, qui passerait par une nouvelle évolution du code civil. « Elle pourrait être calquée sur celle des personnes morales, comme les associations ou les syndicats, ce qui permettrait aux animaux d’être représentés en leur nom et démultiplierait l’efficacité de leur protection », détaille Jean-Pierre Marguénaud, qui rappelle que le tribunal de Mendoza, en Argentine, a reconnu le statut de personne juridique non humaine à un chimpanzé femelle, fin octobre.

« Ce basculement n’irait pas à l’encontre de leur exploitation, reconnaît-il, mais permettrait par exemple de respecter les droits édictés par la Convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages, qui doivent leur éviter de souffrir inutilement. »

Protéger les animaux tout en les tuant : c’est le paradoxe « qui traverse tout le droit animalier », soulevé par la philosophe Florence Burgat dans sa préface du code animal. « Nous avons d’un côté une loi qui prévoit des peines très élevées contre la maltraitance animale, et de l’autre tout un ensemble de règles qui permettent la mise à mort des animaux pour la boucherie, la fourrure, la chasse ou l’expérimentation, grâce à la saignée, l’électrocution ou encore le gazage », relève-t-elle.

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Pour la directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique, la reconnaissance des animaux au rang d’êtres sensibles participe d’un « changement de regard », mais il faudra d’autres évolutions, comme la sensibilisation des jeunes, l’apprentissage à l’école ou l’instauration d’un menu végétarien dans les lieux de restauration « pour arrêter de voir les animaux sous un angle commercial »

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La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

Publié le par Ricard Bruno

L'association de défense des animaux Humane Society International a salué "une victoire historique pour des millions d'animaux confinés cruellement et tués pour leur peau".

La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

"Plus de profits sur le dos – littéralement – des animaux."Après la décision prise par la marque Versace, c'est au tour de la ville de San Francisco (Etats-Unis) d'interdire, mardi 20 mars, la vente de fourrures nouvelles, devenant la plus grande municipalité américaine à adopter une telle mesure pour protéger les animaux. "Pour soutenir ceux qui n'ont pas la parole, mes collègues viennent de voter à 10 contre 0 pour soutenir ma proposition d'interdiction de la vente de vêtements ou accessoires de nouvelle fourrure à partir du 1er janvier 2019", a écrit sur Twitter Katy Tang, membre du conseil de surveillance de la ville, qui avait proposé la mesure. "J'espère que nous allons envoyer un message fort au reste du monde", a-t-elle ajouté, citée par le quotidien San Francisco Chronicle.

La ville de San Francisco interdit la vente de fourrures pour "envoyer un message fort au reste du monde"

Speaking on behalf of those with no voice, my colleagues just voted 10-0 to support my ban on the sale of new fur apparel & accessories beginning 1/1/19. No more profiting off the literal backs of animals - .

Lien Cliquez ICI

L'association de défense des animaux Humane Society International (HSI) a salué sur son blog(en anglais)"une victoire historique pour des millions d'animaux confinés cruellement et tués pour leur peau". De leur côté, certains vendeurs de San Francisco ont exprimé leur frustration face au vote de la ville californienne. "Ça va avoir un impact sérieux sur nous", a réagi Karen Flood, directrice générale de l'association commerciale du quartier commerçant d'Union Square, interrogée par le San Francisco Chronicle.

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La mort de Sudan condamne l’espèce des rhinocéros blancs du Nord...

Publié le par Ricard Bruno

L’actrice britannique Liz Hurley posant à côté du rhinocéros “Sudan” le 28 avril 2016, dans la réserve Ol Pejeta Sanctuary, à Laikipia, au Kenya.

L’actrice britannique Liz Hurley posant à côté du rhinocéros “Sudan” le 28 avril 2016, dans la réserve Ol Pejeta Sanctuary, à Laikipia, au Kenya.

Le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle est mort au Kenya lundi 19 mars. Victime du braconnage, cette espèce est condamnée puisqu’il ne reste plus désormais que deux femelles en vie sur la planète.

“Il fut un illustre ambassadeur de son espèce. Pour tout ce qu’il a accompli pour sensibiliser le monde au triste sort des rhinocéros, mais aussi à celui des milliers d’autres espèces menacées d’extinction à cause des activités humaines, Sudan laissera un souvenir impérissable.”

Cité par Daily Nation, Richard Vigne, responsable de la réserve OI Pejeta, à Nanyuki (centre du Kenya), où séjournait Sudan, a rendu hommage au rhinocéros après qu’il a dû décider avec son équipe de l’euthanasier lundi 19 mars. La santé du mammifère de 45 ans s’était brutalement détériorée.

 

Sur la planète, il ne reste désormais plus que deux femelles de cette sous-espèce, les rhinocéros blancs du Nord : Najin, la fille de Sudan (Soudan en français), et la fille de cette dernière, Fatu.

Des cornes vendues sur le marché noir asiatique

La principale raison de cette extinction est le braconnage. En Asie, la corne de rhinocéros se vend à prix d’or sur le marché noir en raison des vertus médicinales – non prouvées scientifiquement – qui lui sont attribuées.

L’espèce a aussi souffert dans les années 1970 et 1980 des conflits en cours dans ses territoires, comme en Centrafrique, au Tchad, en République démocratique du Congo, ou encore dans l’actuel Soudan du Sud.

“Des efforts pour sauver l’espèce ont été entrepris à partir de 2009, lorsque ses quatre derniers représentants, deux mâles et deux femmes, ont quitté la République tchèque pour la réserve Ol Pejeta”, rappelle le quotidien kényan. Mais “les rhinocéros, s’ils se sont accouplés, n’ont jamais réussi à se reproduire”.

Fécondation in vitro ?

Pour lever des fonds pour sauver les rhinocéros blancs du Nord, des défenseurs de l’environnement avaient même créé un profil à Sudan sur l’application mobile de rencontres Tinder.

“Le dernier espoir de sauver l’espèce repose sur des techniques de fécondation in vitro, qui pourraient être tentées avec des mères porteuses de l’autre sous-espèce, celle des rhinocéros blancs du Sud [il en reste 20 000 en Afrique australe, essentiellement en Afrique du Sud], à partir d’ovules des deux dernières femelles et de semence” de l’espèce de Sudan.

Des prélèvements ont également été effectués lundi sur Sudan lui-même en vue “de mettre en œuvre des techniques de reproduction de pointe pour tenter de perpétuer l’espèce”.

 

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