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Le chien Prince a finalement été confié à la fondation Brigitte-Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Bonsoir

 

Je vous invite à réagir à cet article de la voix du Nord (lien en fin d'article)

Bruno Ricard

PHOTO ARCHIVES J.-P. BRUNET

 

Le maire de Boulogne a pris sa décision : le bull- terrier qui avait blessé une fillette au visage en juillet dernier a été confié à la fondation Brigitte-Bardot. Est-ce le dernier épisodedu feuilleton Prince ? Toutle monde l'espère, même si cette décision est loinde faire l'unanimité.

 

Dans la plus grande discrétion. le chien Prince a été extrait de la fourrière intercommunale de Saint-Martin-Boulogne, où il était retenu depuis qu'il avait mordu au visage la petite Carmen, une fillette de 4 ans, le 16 juillet. Le transfert a eu lieu lundi, d'après nos informations. « Récemment », se contentent de dire les protagonistes du dossier, qui pèsent chacun de leurs mots dans ce dossier sensible. La polémique autour du chien Prince a suffisamment secoué le Boulonnais depuis l'été dernier.

La star Brigitte Bardot était montée au créneau contre l'euthanasie du bull-terrier. C'est finalement sa fondation qui a été choisie pour recueillir l'animal. Le parquet et la juge d'instruction en charge de l'enquête ont donné leur aval. Le choix final appartenait à Frédéric Cuvillier, député maire de Boulogne. « J'ai pris la décision qui me paraissait la plus pertinente, précise-t-il. Il était plutôt raisonnable que le chien ne soit pas replacé dans la région. Ma préoccupation était qu'il ne reste pas en contact avec un environnement difficile. Il faut calmer les choses ... »

Confier l'animal à la fondation Brigitte Bardot pourrait paraître étonnant après les vives critiques que l'ancienne chanteuse avait émises quant aux conditions de détention de Prince. « Elle considérait qu'il devait avoir un traitement particulier, donc voilà, elle en a désormais la charge », lance Frédéric Cuvillier.

Pas de nouvelle adoption envisagée

Certains y verront une manière de refiler la patate chaude. La propriétaire de la Madrague ne semble pas s'en plaindre. « Elle a suivi le dossier du début à la fin et est heureuse que cette issue soit favorable », commente Bruno Jacquelin, responsable de la communication de la fondation Brigitte-Bardot. Pas facile cependant de savoir où Prince vit désormais. Dans l'un des trois centres d'accueil gérés par la fondation ?

« Il est dans une structure où son avenir est assuré et où il pourra finir ses jours en toute sécurité pour tout le monde », ajoute le responsable, qui refuse de rajouter à une « histoire très médiatisée ». Pour autant, une nouvelle adoption n'est « pas à l'ordre du jour », précise Bruno Jacquelin. « On est des gens responsables. »

Pas de quoi rassurer la mère de Carmen. Ni Stéphanie Farges-Ortiz, présidente de l'association SOS Victimes de chiens. « Je suis très choquée, lâche-t-elle. C'est un pied de nez fait aux victimes. Ce chien nécrophage avait un lourd passé, la première adoption s'était mal passée. S'il y a un nouvel accident, qui va en porter la responsabilité ? » Pour finir, elle se demande pourquoi la fondation n'a pas recueilli dans la foulée tous les autres chiens du refuge intercommunal. Sauf que ceux-là n'ont pas eu droit à la même médiatisation. •

 

Source : Cliquez ici

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Brigitte Bardot dans l'objectif de Richard Avedon

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot photographiée par Richard Avedon
Brigitte Bardot photographiée par Richard Avedon

Dans sa chronique « Derrière l'image », Martine Doucet analyse une photo de Brigitte Bardot prise par Richard Avedon en 1959. On y voit l'actrice dans une pose sensuelle, les cheveux ébouriffés et la bouche entrouverte. 
 
Brillant portraitiste américain, Richard Avedon était reconnu pour ses photographies vivantes et en mouvement de mannequins et de personnalités, jusqu'alors photographiés dans des poses très statiques. 
 
Parmi les milliers de photos prises de Brigitte Bardot, celle d'Avedon sera choisie par Andy Warhol. Il en fera l'une de ses sérigraphies caractéristiques aux couleurs contrastées, comme celles d'Elvis, de Marilyn ou d'Elizabeth Taylor.

Source : Cliquez ici


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Incroyable chien en Grèce !

Publié le par Ricard Bruno

L'homme de toutes les luttes sociales en Grèce est... un "chien"
chien-loukanikos.jpg
 

Un chien errant affublé du surnom de "Loukanikos" (mot grec qui signifie "saucisse") est devenu une icône internationale de la contestation en Grèce grâce au magazine Time, qui en a fait une de ses personnalités del'année.

Chien errant affublé du surnom de "Loukanikos" (mot grec qui signifie "saucisse") et qui est devenu une icône internationale de la contestation en Grèce.

Il est présent dans la plupart des manifestations contre l'austérité à Athènes. Il a été repéré par les photographes de presse du monde entier. Il est même devenu un emblème planétaire de la contestation sociale grâce au magazine Time, qui en a fait une de ses personnalités de l'année. Il a pour nom Loukanikos, et ce protestataire acharné n'est pas un leader syndical, ni un homme ou une femme politique, mais un chien. Un chien errant, qui plus est. Sans Dieu ni maître, sans droit à la retraite (alors que les retraites des aînés grecs ont largement pâti de la crise dans laquelle barbote leur pays), sans prestation sociale (largement revues à la baisse dans ce pays pour la même raison) mais néanmoins affublé d'un sobriquet qui lui permet aujourd'hui d'accéder à la célébrité.

Car "Loukanikos", ce n'est pas vraiment un nom : c'est un mot grec qui signifie "saucisse". Sans être pour autant gêné par le ridicule affiché de ce nom, et sans se décourager malgré la multiplicité des manifestations qui se succèdent depuis des mois en Grèce, le digne Loukanikos apparaît depuis longtemps dans de nombreux reportages photo, de l'Agence France Presse notamment, toujours aux côtés des manifestants, en train d'aboyer contre les forces antiémeute casquées et bardées de lourds boucliers.

 

Des fans du monde entier

L'animal au poil blond rosé est l'un de ces nombreux chiens errants, mais néanmoins identifié par le port d'un collier, qui sont légion dans les villes grecques ne disposant pas de suffisamment de refuges pour les animaux abandonnés. "Je le photographie depuis au moins cinq ans", déclare Aris Messinis, photographe à Athènes. "Pour moi, il n'est pas un symbole des manifestations, mais le meilleur ami des manifestants et une note joyeuse dans les défilés. Comme il a un instinct de survie apparemment très développé, il aboie contre la police parce qu'il a été attaqué par des policiers", ajoute le photographe.

"Il y a d'autres chiens errants dans les manifestations, mais seul Loukanikos participe vraiment", fait remarquer Aris Messinis. "Je ne pense pas qu'il ait été dressé", ajoute-t-il. "D'ailleurs, il n'écoute jamais personne".

Aujourd'hui, l'internet regorge de photos et de vidéos montrant Loukanikos, qui à même un site sur un réseau social comportant plus de 23.000 inscrits. Ses fans du monde entier lui envoient des voeux dans toutes les langues, ou publient ses photos sur le fond musical de "I need a hero".

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Garde du corps de Brigitte Bardot...

Publié le par Ricard Bruno

Les beaux biceps du papy d’Aubervilliers

(Pour la Vidéo cliquez sur le lien, source de l'article)

 AUBERVILLIERS, LUNDI. Pierre Contoli, 77 ans, s’entraîne toujours dans la salle de musculation qu’il a aménagée dans le sous-sol de sa maison. Des muscles qui n’ont rien à envier à ceux d’Arnold Schwarzenegger (sur l’affiche en arrière-plan).

Quarante-cinq ans après avoir été champion du monde de force athlétique, Pierre Contoli, qui fut garde du corps de Brigitte Bardot, vient de reconquérir son titre dans la catégorie vétéran.

 

 

C’est une force tranquille. A 77 ans, à l’âge où beaucoup commencent à voir leurs forces décliner, Pierre Contoli arbore des biceps dignes d’Arnold Schwarzenegger, le héros de « Conan le barbare » dont l’affiche est placardée dans la petite salle de musculation qu’il s’est aménagée au sous-sol de sa maison d’Aubervilliers.

Le mois dernier, ce papy bodybuildé, qui a « deux enfants, cinq petits-enfants et un arrière-petit-fils », a remporté son troisième titre de champion du monde de développé-couché (ou force athlétique, qui consiste à soulever des haltères, allongé), à Limerick, en Irlande, dans la catégorie vétéran 8 (75 à 79 ans). « Le développé-couché en compétition, il faut pousser et tenir deux secondes… Le 12 novembre, j’ai poussé 90 kg. Mon principal concurrent, un Israélien de 77 ans, a poussé 80 kg. »

Guère étonnant alors qu’en 1960, , qui était enceinte de son fils Nicolas, l’a choisi comme garde du corps. « A l’époque, je m’entraînais à l’académie culturiste, boulevard de Strasbourg, à , se souvient Pierre Contoli. C’était une salle renommée où venaient de nombreuses stars, et le docteur Boinet, le médecin de BB. Il avait demandé au patron de la salle de lui trouver deux gars costauds. Comme j’avais des aptitudes, il m’a proposé. » Pendant quatre mois, Pierre Contoli va garder la porte de l’immense appartement du 71, avenue Paul-Doumer, dans le XVIe arrondissement parisien. « Je filtrais les entrées. On allait aussi souvent se promener au bois de Boulogne. J’avais donné ma parole d’honneur de ne jamais rien dévoiler sur BB. Alors, même quand m’a interviewé, je n’ai rien dit. » La presse à scandales le surnomme même « l’homme le plus envié de France ». « La naissance du fils de BB était un événement mondial! Elle a reçu des tonnes de fleurs. Pendant les jours et les semaines qui ont suivi, ça a été le défilé. »

De ces quatre mois dans l’intimité du sex-symbol des années 1960, Pierre Contoli garde « de très bons souvenirs » et une photo dédicacée. « Elle était très simple, nature. Quand je m’entraînais à la musculation dans leur appartement, avec son mari Jacques Charrier, elle venait souvent nous voir. Mais je lui ai peu parlé. » Sa mission terminée, Pierre Contoli revient à ses premiers amours : la force athlétique. Et décide de se confronter aux plus grands. En 1964 et 1965, il accède au titre de champion d’Ile-de-France de développé-couché, puis en 1966, à celui très envié de champion du monde de développé-couché. Parallèlement, il multiplie les numéros de force dans les championnats culturistes et les galas de bienfaisance. « On me surnommait le Bourreau des bottins, sourit Pierre Contoli. Je les déchirais d’un seul coup. Je tordais aussi les clous de charpente! »

En 2006, après quarante ans d’interruption, le temps de mener une carrière de maçon, puis d’employé dans une société de transports, ce bodybuildé avant l’heure a repris la compétition. Avec succès.

Source : Cliquez ici

 

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Un moment de plénitude dans un monde de brutes...

Publié le par Ricard Bruno

A apprécier...
Bruno Ricard

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Exposition : Brigitte Bardot par Jacques Héripret...

Publié le par Ricard Bruno

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De belles et magnifiques photos de Brigitte Bardot prises par un as de la photographie "Jacques Héripret" sont actuellement exposées à la Galerie Images de Fer au 13 rue de Seine à Paris. J'y suis allé pour le vernissage, Jacques Heripret le photographe m'y avais convié, il est un ami et ami aussi de Brigitte !

 

Je vous conseille d'y aller, toutes ces magnifiques photographies exceptionnelles sont à vendre! elles ne sont tirées qu'à 8 exemplaires pour le monde entier!

 

Un superbe cadeaux pour les fêtes de fin d'année et aussi pour se faire plaisir

Bruno Ricard

09122011565

 

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Recours devant le Conseil d'Etat pour des menus végétariens à la cantine

Publié le par Ricard Bruno

 

Cinq asso­cia­tions végé­ta­riennes ont déposé ven­dredi un recours devant le Conseil d'Etat pour récla­mer l'abrogation d'un décret impo­sant aux can­tines sco­laires de ser­vir des pro­téines ani­males comme plat principal.

 

« Par le décret "res­tau­ra­tion sco­laire" du 30 sep­tembre 2011, le gou­ver­ne­ment s'est arrogé la pré­ro­ga­tive de déter­mi­ner la com­po­si­tion détaillée des menus ser­vis dans les can­tines sco­laires, impo­sant notam­ment la pré­sence d'un pro­duit lai­tier à chaque repas, et le recours exclu­sif aux pro­téines ani­males dans le plat prin­ci­pal de chaque menu », affirment dans un com­mu­ni­qué com­mun l'Association Végétarienne de France, One Voice, Ecologie Sans Frontière, L214 et la Société Végane.

 

L'arrêté d'application du décret pré­voit en effet un plat prin­ci­pal « à base de viandes, pois­sons, oeufs, abats ou fro­mages ». Ce plat « pro­ti­dique » prin­ci­pal doit tou­te­fois être accom­pa­gné d'une gar­ni­ture, com­po­sée de « légumes cuits » ou de « légumes secs, fécu­lents ou céréales ».

 

« On attend l'abrogation de ce décret qui inter­dit la liberté de conscience avec un menu à com­po­sante unique de viande, dont le modèle ali­men­taire désas­treux ne laisse aucune alter­na­tive aux pro­téines végé­tales », sou­ligne Brigitte Gothière, porte-parole de l'association de pro­tec­tion des ani­maux L214 et de l'Initiative citoyenne pour les droits des végé­ta­riens. Une péti­tion en ce sens a déjà recueilli plus de 54.000 signa­tures, dont celles de Nicolas Hulot, Brigitte Bardot, Yann Arthus-Bertrand ou encore du doc­teur Jean-Michel Lecerf, chef du ser­vice de nutri­tion à l'Institut Pasteur de Lille.

 

L'association végé­ta­rienne de France met égale­ment à dis­po­si­tion sur son site un modèle de lettre à envoyer aux chefs d'établissements, pour les « inter­pel­ler sur la néces­sité que leur can­tine pro­pose égale­ment des menus végé­ta­riens », ainsi qu'une bro­chure sur les menus alter­na­tifs dans les col­lec­ti­vi­tés, à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de la restauration.

 

Source : Cliquez ici

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Le cinéma de paulette Dubost

Publié le par Ricard Bruno

Hommage à Paulette Dubost...un monument du cinéma Français

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Brigitte Bardot se livre à François Forestier

Publié le par Ricard Bruno

Ses trois films préférés: “La Vérité”, “Et Dieu créa la femme”, “le Mépris”.

Un livre qui paraît cet automne s’intitule “Bardot l’indomptable”. C’est un qualificatif dans lequel vous vous reconnaissez ? – Oui, ça me paraît pas mal ! Cela me ressemble…
Quand vous regardez les photos de la petite Brigitte enfant, que vous inspire-t-elle, cette fillette adorable ? – Une grande émotion, une tendresse, des souvenirs flous et fous !
Comme spectatrice, dans votre enfance, y a-t-il un film qui a compté pour vous ? – J’ai été très impressionnée par “Blanche-neige”, de Walt Disney. C’est ensuite inconsciemment que s’est ancré en moi cet amour des animaux, cette envie de vivre de manière magique avec eux.
Auriez-vous la gentillesse de me décrire vos premiers pas devant la caméra, ce coeur qui bat, ce trac, l’émotion ? – Oh, mon Dieu, ce que j’ai pu être terrorisée, affolée et puis, au moment d’y aller, j’y allais. Ce trac ne m’a jamais lâchée de toute ma vie. Avant de commencer un nouveau film, même lorsque j’étais célèbre, j’avais une telle angoisse que parfois cette nervosité me donnait un herpès, toujours sur la joue droite, et il fallait reculer le début du tournage de quelques jours.
Vous avez joué au théâtre une seule pièce en 1953. Pourquoi ne pas avoir poursuivi ? -Parce que répéter tous les soirs la même chose, j’en avais marre ! Et puis ce foutu trac qui a fait qu’un soir, j’ai eu un terrible trou de mémoire, je me suis mise à jouer… l’acte suivant. Le comédien qui était en face de moi, épouvanté, s’est sauvé dans les coulisses en appelant d’urgence le partenaire adéquat. Ce fut un branle-bas de combat inimaginable. La pièce fut ainsi écourtée d’une demi-heure et le public n’y a rien compris !
Vous avez connu Paris au moment le plus merveilleux : Cocteau, Gréco, Gélin… De toutes ces personnes, qui vous a marquée le plus fort ? – Tous ces gens célèbres, je les côtoyais accompagnée par Roger Vadim. Ils m’impressionnaient mais je me sentais étrangère, en retrait, un peu sauvage déjà !
Pourriez-vous me parler de Christian Marquand… et de Marlon Brando (si vous l’avez rencontré alors), qui était son ami à Paris ? – Christian, c’était un frère pour Vadim. On le voyait tout le temps ainsi que toute sa famille : Lilou, Nadine, Serge et leurs parents. Ils m’ont intimidée pendant longtemps car ils se fichaient un peu de moi, et puis, plus tard, c’est moi qui parfois me fichais d’eux gentiment. Quant à Marlon, j’en ai un souvenir spécial et pas très aguichant. Il habitait chez des amis dans l’île Saint-Louis à Paris. Un jour, vers 3 heures de l’après-midi, la maîtresse de maison m’a demandé d’aller porter à Marlon son petit déjeuner… J’entre dans sa chambre, ça sent le renfermé, je pose le plateau sur le lit et je vois une sorte de furie m’insulter, prendre les oeufs coque et les jeter contre le mur en me traitant, en anglais, de tous les noms d’oiseaux. Ah, quel tue l’amour !
Quelle impression vous a fait Gérard Philipe ? – Gérard Philipe, je l’adorais, je l’adore, je l’adorerai toute ma vie. Quelle merveille ! J’ai toujours été secrètement amoureuse de lui.
A quel moment avez-vous senti que la célébrité était un “poison”? – Quand elle a commencé à empoisonner ma vie !
Hollywood vous a fait les yeux doux. Pourquoi ne pas avoir fait une carrière américaine ? – Parce que je suis foncièrement française, que tout ce qui ne m’est pas familier me fait peur, que j’ai besoin de mes racines, de mon entourage, et que cette industrie hollywoodienne est à des années-lumière de ma manière de vivre.
On dit qu’Alberto Sordi était un partenaire difficile. Est-ce vrai ? Avez-vous eu des partenaires “difficiles”? – Non, je n’en ai pas le souvenir… Mais j’ai peut-être été une partenaire difficile pour certains.
Votre pouvoir de séduction a souvent dissimulé votre talent d’actrice. Or, en revoyant vos films, celui-ci est évident. Qu’en pensez-vous ? Estimez-vous avoir été une bonne comédienne ? – Je ne sais pas si j’ai été une bonne comédienne, mais ce que je sais, c’est que je vivais intensément mes rôles au point de les intégrer dans ma vraie vie… Par exemple, en tombant amoureuse de mes partenaires et en voulant mettre fin à mes jours comme dans “la Vérité”.
Avez-vous revu récemment “Et Dieu créa la femme” ? Qu’en pensez-vous maintenant avec les années qui ont passé ? – A part la chanson “cucul la praline” complètement démodée, tout le reste du film, et surtout la dernière partie avec ce mambo, cette danse folle, me semble être encore superbe ! En comparaison avec certaines nullités actuelles… En plus, c’est mon film culte, celui qui m’a rendue célèbre. Je l’aime ! Et si Dieu créa la femme, il ne doit pas avoir honte de ce que je suis !
Parlez-nous du tournage avec Godard, avec cet enfer des paparazzis… – Ah, Godard ! C’était pas le grand amour entre nous, mais nous avons néanmoins fait un très beau film, comme quoi l’adversité peut être créatrice ! Oui, les paparazzis ont empoisonné le tournage, c’était la guerre, ils s’infiltraient partout, ils me rendaient folle. J’en ai beaucoup souffert. Mais ma grande amitié avec Michel Piccoli, avec qui on s’entendait comme “larrons en foire”, a un peu atténué cette douloureuse période.
Avez-vous, dans votre carrière, un film préféré ? – J’en ai quelques-uns: “la Vérité”, “Et Dieu créa la femme”, “le Mépris”, “l’Ours et la Poupée”, “En cas de malheur” et “Vie privée”.
Vous avez abandonné le cinéma d’un seul coup, comme Garbo. N’avez-vous jamais eu envie d’y revenir ? De jouer un rôle, un ultime, dont vous rêviez ? – Lorsque j’abandonne, je ne reviens jamais en arrière, que ce soit pour le cinéma, pour mes amours et pour mes emmerdes !

Vous avez dit : “Mon âme ne m’appartient plus.” Le cinéma vous a donc atteinte si profondément ? Vous appartient-elle, aujourd’hui, votre âme ? – Mon âme appartient uniquement aux animaux, ainsi que ma vie désormais.
Sous l’image de la star, je sens une grande gentillesse, une grande douceur. Je vois juste ? – J’ai toujours caché ma vulnérabilité, ma fragilité sous des dehors impertinents, insolents, ce manque de confiance en moi m’a poursuivie toute ma vie. Je me suis fait une carapace extérieure mais au plus profond de moi, je suis extrêmement sensible à tout ce qui m’atteint, à tout ce qui atteint les animaux, à tout ce qui atteint les gens qui m’écrivent comme si j’étais la Sainte Vierge. Ils se confient à moi pour résoudre certains problèmes si effrayants. Je pleure souvent et je suis triste de ne pouvoir changer ce monde pourri et le mettre à mon image. J’essaie de soulager un peu la misère à mon niveau, avec mes possibilités. C’est dur, tout ça, et cela a entamé beaucoup de moi-même.
Parlons maintenant du second livre, “Brigitte Bardot vue par Léonard de Raemy”. Pourquoi avez-vous autorisé immédiatement la parution de cet ouvrage ? Quels liens vous unissaient à Léonard de Raemy ? – Léonard de Raemy a été un photographe et un ami. C’était un homme adorable, plein de talent, très érudit, très patient, très fidèle, auquel j’ai donné toute ma confiance et mon amitié. Contrairement à mes “dérapages” en amour, j’ai toujours été extrêmement fidèle en amitié. Sa discrétion ne l’a pas fait connaître de son vivant, alors il est juste de ma part de lui rendre l’hommage qui lui est dû après sa mort, en 2010, qui m’a extrêmement bouleversée.
Actuellement, votre seule raison de vivre semble être votre Fondation… Parlez-nous de vos espoirs pour les animaux… De vos victoires, de vos craintes, de vos doutes… – Ma Fondation est ma plus grande réussite. C’est le but de ma vie et je ne vis, depuis que je l’ai créée en 1986, que pour elle. J’ai une équipe formidable dirigée par Mme Calmels. Nous obtenons beaucoup d’améliorations dans le monde, sauf en France, ce qui me scandalise après les promesses devant témoins faites par Nicolas Sarkozy et auxquelles j’ai cru dur comme fer ! Cette déception m’a beaucoup éprouvée, surtout avec toutes les lettres de rappel que je lui ai envoyées et auxquelles il n’a jamais répondu. En cinq années de pouvoir de Sarkozy, je n’ai obtenu aucune amélioration pour les animaux mais une régression certaine. Je suis profondément triste. Quand le président de la France promet, il doit tenir ses promesses ou alors il n’est qu’un courant d’air, du vent, un guignol de pacotille. Une évolution est nécessaire dans la manière dont on traite les animaux en France, certaines lois datant encore de Napoléon Ier. Il est inadmissible, par exemple, qu’on continue à égorger les animaux d’abattoir comme au Moyen Age sans appliquer l’étourdissement préalable pourtant exigé par les lois françaises et européennes notamment pour la viande halal. Aussi nous allons demander à tous les candidats à la présidentielle de 2012 ce qu’ils prévoient pour les animaux et nous soumettrons leurs réponses à nos 70 000 donateurs afin qu’ils puissent voter en fonction des améliorations ou du désintérêt.

“Bardot l’indomptable”, d’Alain Wodrascka et François Bagnaud (éditions Hugo & Cie, 2011), et “Brigitte Bardot vue par Léonard de Raemy”, de Brigitte Bardot et Marc de Raemy avec François Bagnaud (Didier Carpentier 2011).

 

Source : Cliquez ici

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