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Laetitia Casta sublime Brigitte Bardot...

Publié le par Ricard Bruno

Laeticia Casta, à l’affiche du film "Gainsbourg (vie héroïque)" mercredi, sublime un autre mythe, agitant la beauté de la blonde B.B, de ses initiales elle incarne merveilleusement la muse Brigitte Bardot.

Si vous regardez la bande-annonce de Gainsbourg (vie héroïque) vous croiserez peut être, une blonde voluptueuse qui de sa bouche en forme de cœur entonne la légèreté. Une chimère, un sex-symbol, interprété par Laetitia Casta, pastiche troublante, fabuleuse copie. Laetitia Casta prochainement Mme du Barry, s’est confiée dans Madame Figaro où elle raconte qu’elle a appelé la vraie Brigitte Bardot avant d’accepter le rôle : "Ce n’est pas rien d’incarner Brigitte. Mais, avant d’accepter, j’ai voulu l’appeler. Comme si j’avais besoin de son approbation… Brigitte m’a raconté plein de choses avec légèreté. Elle m’a dit: "Souvent, je savais que je faisais des conneries, mais justement, je voulais les faire." Après notre conversation, j’ai eu encore plus envie d’interpréter ce rôle."

La vie de Serge Gainsbourg adaptée au cinéma, cette scène retrace l’idylle, fin des années 70, entre la belle et la bête, la muse et son pygmalion, Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg. Rentrés tard d’une nuit agitée, B.B se laisse aller dans les bras de Morphée, à son réveil, le poète lui a écrit deux chansons, Bonnie and Clyde et Je t’aime…moi non plus. Il lui écrira aussi Harley Davidson, Contact, Comic Strip, Bubble Gum, La Bise aux hippies, L'Appareil à sous, Je me donne à qui me plaît. Puis à leur rupture, Gainsbourg lui dédiera une chanson-hommage : Initials BB. Très sensuelle dans la bande-annonce de Visage, Laetitia Casta calice enlacé d'une étoffe vacillante, parfumée aux essences de Guerlain, signe de son dessin, les charmes des Initials, B.B.

Source : http://www.melty.fr/laetitia-casta-sublime-brigitte-bardot-actu28522.html

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Gainsbourg (vie héroïque), talentueux

Publié le par Ricard Bruno

Talentueux, Eric Elmosnino évite le simple numéro mimétique.
Le projet était excitant. Le film est formidable. Pas de mais. Pas de néanmoins. Pas de réserve. Gainsbourg (vie héroïque) est ce que chaque long-métrage devrait être : l'oeuvre d'un créateur, fruit d'une mûre réflexion décomplexée. Joann Sfar n'en fait qu'à sa tête et qu'à son oeil, et cela se voit. Plutôt que de raconter sagement Serge Gainsbourg par le menu, il fantasme le mythe, mélange vérités et illusions, transcende la réalité pour mieux souligner les ambitions et les angoisses d'un être exceptionnel. Donner chair au double de Gainsbourg, le fameux Gainsbarre, grâce à une marionnette vivante affublée d'une gigantesque gueule de carnaval n'est pas la seule idée de génie du réalisateur. Il y a également cette volonté de montrer les femmes de Gainsbourg telles que l'inconscient collectif les désire (mention spéciale à Laetitia Casta en Brigitte Bardot) et la chance (il en faut aussi) d'être tombé sur Eric Elmosnino, suffisamment talentueux pour éviter le simple numéro mimétique. Et, de la décoration à la lumière en passant par les costumes, tout participe d'un élan artistique désignant Gainsbourg (vie héroïque) comme l'exemple parfait du vrai bon film français.

Source : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/gainsbourg-vie-heroique_843011.html

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Balkany, tout en finesse...

Publié le par Ricard Bruno

Quel homme politique français d'origine hongroise peut être assez faraud pour publier un livre dans lequel il se vante d'avoir couché avec Brigitte Bardot, de fréquenter le monde du show business, d'avoir beaucoup trompé sa femme et trahi ses amis sauf un, le plus vieux d'entre eux, Nicolas Sarkozy? Patrick Balkany bien sûr!  Une autre vérité, la mienne est l'histoire trash et divertissante, non moins revendiquée vraie par son auteur, de Patrick Balkany qui montre ainsi à Giscard ce qu'il sait faire en terme de déclarations sexy.

En publiant ce livre la semaine dernière, le maire de Levallois-Perret voulait rétablir la vérité, celle d'un homme qui n'est pas le "beauf" malhonnête que décrit sa caricature. Exercice réthorique du faux repentir, une manière moderne de refaire parler de soi en en rajoutant une couche, en assumant de façon très "bling-bling" sa réputation. Le croustillant du passage consacré à ses conquêtes n'a d'égal que sa complaisance. On est loin d'un ouvrage rétrospectif sur une grande carrière politique vertueuse, et bien plus proche de l'aveu d'un grand enfant, désireux de se rassurer. Patrick Balkany tient même à revenir sur l'épisode le plus scandaleux de ses infidélités, celui qui avait amené sa maîtresse à déposer une plainte qu'elle a retirée par la suite. Il était alors question d'une affaire de fellation sous la menace d'une arme. A l'époque, Balkany avait trouvé son meilleur avocat en la personne de sa femme, Isabelle, qui aurait déclaré : "Vous n'imaginez pas que Patrick puisse avoir besoin d'une arme pour obtenir ce type de services".

Mis à part sa femme, qu'il n'a jamais quitté, et avec qui il a effectué tout son parcours politique, il y a un autre personnage central dans ce livre. Nicolas Sarkozy, qu'il rencontre dans sa jeunesse, lui annonce à 22 ans qu'il sera président. Balkany sera alors de tous les coups avec son ami Nicolas : ensemble ils rejoindront Pasqua, ensemble ils trahiront Pasqua, ensemble ils rejoindront Chirac, ensemble ils trahiront Chirac, ensemble ils soutiendront Balladur, mais ils perdront. Ils auront la même traversée du désert, et Patrick Balkany sera également condamné pour abus de biens sociaux. A propos de cette affaire, il a déclaré à son retour en politique qu'il était "l'homme le plus honnête du monde." Condamné pour avoir payé trois de ses domestiques personnels aux frais du contribuable levalloisien pendant 10 ans, il explique encore aujourd'hui qu'il a commis cette erreur pour pouvoir recevoir les chefs d'entreprises dont il avait besoin pour qu'ils viennent s'installer à Levallois, et que cela n'avait pas été un avantage quelconque pour lui. Arrivera t-on un jour à le plaindre?

Source : http://www.hu-lala.org/?p=4364#comment-411

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Bardot: Le Mépris pour Balkany

Publié le par Ricard Bruno

Bardot: Le Mépris pour BalkanyLe maire de Levallois prétend dans son livre «Une autre vérité, la mienne», avoir reçu les faveurs de «BB» lors d'une aventure d'une nuit, il ya 40 ans. Une affirmation qui n'est pas du goût de Brigitte Bardot.

Yannick Vely - Parismatch.com

A chacun sa vérité. Patrick Balkany dit en avoir «une autre», la sienne, et qui n'est pas du tout du goût de Brigitte Bardot. Dans son ouvrage paru jeudi, le maire de Levallois-Perret, revenant sur les faits marquant de sa vie, s'est laissé aller à quelques confidences, dont une, plutôt surprenante, sur l'icône du cinéma français. Patrick Balkany affirme en effet avoir passé une nuit de passion avec «BB» il y a des années de cela.Retour à la fin des sixties. Patrick Balkany n'a pas encore 20 ans, et il est loin du monde politique qui l'amènera à devenir l'ami du président. A cette époque Patrick Balkany veut devenir acteur et ses amis de l'époque font partie du gratin des comédiens de l'hexagone. S'il n'a obtenu que quelques rôles, il a tout de même croisé Michèle Mercier et Daniel Gélin sur le plateau de «Soleil Noir» en 1966. Il a également joué sous la direction de Robert Hossein dans «J'ai tué Raspoutine», avec qui il a pour l'occasion monter les marches du Festival de Cannes en 1967. Une soirée que le Grand Duc Dimitri (son rôle dans le film) dit avoir fini avec Shirley MacLaine au Carlton...Et c'est au cours de cette même année que ce véritable Casanova prétend avoir rencontré à Deauville, la splendide Brigitte Bardot, alors au sommet de son charme et de son art. Celle qui enflammait la cœur des hommes en une fraction de seconde et qui chantait alors «Je me donne à qui me plaît»...- lui aurait confié ne pouvoir seulement faire l'amour avec un homme qu'elle aimait... avant de lui avouer qu'elle pouvait tomber amoureuse trois fois par jour.

«outrée et scandalisée»

«Je ne pensais pas que je raconterais cette histoire», a expliqué Patrick Balkany en revenant avec délectation sur ses affirmations dans le Grand Journal de Michel Denisot, jeudi soir. Avec son large sourire et sa voix épaisse, il a raconté, comme il l'a déjà confié dans son livre, comment la grande protectrice des animaux a elle-même fait ressurgir cette histoire vieille de 40 ans... «BB» aurait en effet révélé cette aventure lors d'une réception, «il y a deux-trois ans pour le Noël des animaux», dans la salle des mariages de la mairie de Levallois, d'après l'élu UMP. «Tu sais, le maire, j'ai fait l'amour avec lui, il avait pas 20 ans», aurait soudain dit Brigitte Bardot à son mari au cours de la soirée. «Tout le monde était sidéré», a continué Patrick Balkany.
Mais la plus sidérée semble être pour le moment Brigitte Bardot elle-même. «Monsieur Balkany prend ses désirs pour des réalités et ses propos sont révoltants de la part d'un homme qui se voudrait politiquement respectable», a vertement déclaré la comédienne dès le lendemain. Ce serait un doux euphémisme de dire que la dame, aujourd'hui âgée de 75 ans, a peu gouté les mots de l'édile, jugés «mensongers» et «avilissants» dans une lettre transmise vendredi à la presse. Brigitte Bardot s'est dite «outrée et scandalisée par ce qui n'est qu'une lamentable désinformation ayant pour but de faire vendre son livre, ramassis de médiocrité à son image». «J'ai honte pour lui et envisage une procédure en diffamation si les faits exposés ne sont pas immédiatement démentis par l'intéressé». Et Dieu sait qu'elle ne craint personne... Point final
Source : http://www.parismatch.com//People-Match/Cinema/Actu/Bardot-Le-Mepris-pour-Balkany-160552/index.html?ezteam#comments

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Gainsbourg (vie héroïque) : interview du réalisateur...

Publié le par Ricard Bruno

Joann Sfar, le réalisateur de Gainsbourg (vie héroïque) a accepté de répondre aux questions de Première.fr.

 

 

A quelques jours de la sortie de Gainsbourg (vie héroïque) , Joann Sfar , le réalisateur du film, revient sur ce projet dantesque de faire un film sur la vie de l’artiste français certainement le plus controversé : Serge Gainsbourg . Il ne devait pas se tromper, tant l’image de l’artiste reste gravée dans l’esprit du public. C’est pour cette raison qu’il a choisi d’en faire un conte, qui mélange rêverie et poésie à la réalité factuelle. Pour lui, son film est un hommage au « poète moderne » qu’était Gainsbourg.

 

Sfar a su réunir autour de ce projet un casting de rêve, composé (entre autres) d’ Eric Elmosnino , acteur de théâtre, surtout, qui se fond naturellement dans la peau du chanteur, mais aussi Laetitia Casta en Brigitte Bardot , Philippe Katerine en Boris Vian , ou encore Lucy Gordon en Jane Birkin . Les ressemblances sont frappantes, et ce jusqu’à leur voix, les acteurs ayant tous accepté de chanter sur ce projet.

Source : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Video/VIDEO-Gainsbourg-vie-heroique-interview-du-realisateur/(gid)/2186971


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Protection de la nature : BB vole au secours de Sea Shepherd

Publié le par Ricard Bruno


Bateau le plus rapide du monde, l’Ady-Gil a établi en 2008 un nouveau record du monde en réalisant un tour du monde en soixante et un jours

La fondation Brigitte Bardot vient de débloquer 20 000 euros pour aider l’association Sea Shepherd après la perte de son trimaran futuriste, l’Ady-Gil éperonné par un baleinier japonais le 6 janvier dernier.
L’ex-actrice reconvertie dans la défense des animaux lance un appel aux dons en faveur de l’association Sea Shepherd, dont le trimaran futuriste Ady-Gil a récemment été coulé lors d’une campagne de défense des baleines dans l’Antarctique. Brigitte Bardot a d’ailleurs souhaité montrer l’exemple, en débloquant au nom de sa fondation, une enveloppe de 20 000 euros. C’est en tentant de barrer la route au baleinier japonais Shonan-Maru-n°2, le 6 janvier dernier, que l’Ady-Gil s’est fait arracher plus de deux mètres de proue. Un incident que l’Institut japonais de recherche des cétacés attribue à « l’extrémisme de Sea Shepherd », tandis que l’association accuse les baleiniers japonais d’avoir « provoqué une escalade très violente du conflit ». Sous couvert de recherches scientifiques, les baleiniers japonais continuent de chasser plusieurs centaines de cétacés par an, malgré le moratoire international entré en vigueur en 1986.

Source : http://developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5868

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Brigitte Bardot "outrée" par les propos de Patrick Balkany

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a démenti vendredi les "propos mensongers" tenus par Patrick Balkany jeudi sur le plateau du Grand Journal de Canal +. Invité de Michel Denisot, l'actuel maire de Levallois y faisait la promotion de son livre autobiographique, Une autre vérité, la mienne, dans lequel il évoque certaines de ses conquêtes amoureuses. Durant l'émission, Patrick Balkany a prétendu avoir eu une aventure dans sa jeunesse avec Brigitte Bardot. Cette dernière a réagi par lettre à ses déclarations, se disant "outrée et scandalisée par ce qui n'est qu'une lamentable désinformation ayant pour but de faire vendre son livre, ramassis de médiocrité à son image". "Monsieur Balkany prend ses désirs pour des réalités", écrit Bardot. "J'ai honte pour lui et envisage une procédure en diffamation si les faits exposés ne sont pas immédiatement démentis par l'intéressé", termine-t-elle.

Source : http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Depeches/Brigitte-Bardot-outree-par-les-propos-de-Patrick-Balkany-160238/

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Alain Delon : Douchy, un paradis pour ses chiens

Publié le par Ricard Bruno

Alain Delon, c’est notre dernière grande star de cinéma, qui a démarré sa carrière à l’âge de 22 ans, au retour de son engagement dans la marine en Indochine. C’est un mythe vivant, mais c’est aussi une personnalité qui dérange, car justement, il est différent. Pour celles et ceux qui n’ont jamais rencontré Alain Delon, c’est un homme ouvert et attentionné, qui aime échanger et surtout, qui possède intelligence et sensibilité… Dans cet entretien, vous allez découvrir Douchy, la maison familiale et sa passion pour ses chiens qui le lui rendent bien. Photos de Michel Marisy et Cécile Patrikeff

 

Eric Romain : Alain, je vous ai sollicité pour cette interview dans Doggy, vous m’avez dit oui, vous avez tenu parole, qu’est-ce qui vous a fait accepter ?

Alain Delon : Doggy est un magazine pour les chiens et pas pour les humains, je ne suis là que pour ça, que pour aider les chiens et les animaux en général.

Si vous regardez la presse d’aujourd’hui, c’est effrayant… Vous n’avez pas vu, il y a de plus en plus de chiens abandonnés, avant c’était la période des vacances, maintenant il n’y a plus de période creuse, c’est tout le temps. Je ne parle pas des sévices… En plus, des oreilles coupées, des numéros retirés, c’est effrayant... J’ai aussi lu quelque chose et c’est tout à fait nouveau : la répartition actuelle des jours fériés, des jours de repos et des RTT font qu’on abandonne de plus en plus de bêtes. C’est bien… Mais alors pourquoi les prendre ?

E. R. : Souvent dans l’enfance, on est attaché à un animal. Vous souvenez-vous du chien qui est entré un jour dans votre vie ?

A. D. : La première chienne de ma vie s’appelait Gala, elle est toujours dans mon esprit, dans mon coeur, dans mes souvenirs et elle est enterrée chez moi à Douchy. C’était une Doberman qu’on m’a offert et c’est la première chienne que j’ai vu pleurer. Un jour de jalousie, je l’ai engueulée pour quelque chose, un chien qui était venu, je ne sais plus ce qu’elle avait fait et j’ai vu cette chienne me regarder et pleurer, ça m’a bouleversé…

J’ai toujours eu l’amour des chiens. Mon premier amour a été pour les Bas Rouge Bergers de Beauce, je trouvais ces chiens extraordinaires. Et puis, je me suis toujours dit, bien avant de démarrer ma carrière, puisque j’étais militaire et je n’avais pas les moyens ni la possibilité d’en avoir : « J’espère un jour avoir des chiens » sans savoir que j’allais devenir l’acteur Alain Delon. Moi, j’ai des chiens qui rient, ma chienne, là, elle rigole !

E. R. : Vous avez, disent vos amis, le culte de l’amitié, mais aussi une profonde affection envers les des chiens et les animaux. En quoi sont- ils différents des hommes ?

A. D. : Ils ont en général toutes les qualités de l’homme moins les défauts ! Les défauts de l’homme qui sont eux, innombrables et innommables. Ils ont la fidélité, l’amour du maître quel qu’il soit, sans savoir qui est et ce que représente le maître. Moi je suis toujours touché par les chiens des SDF dans la rue. Ils ne savent pas que leur maître est SDF… Ils aiment cet homme, ils aiment leur père, de la même façon que le Labrador de Mitterrand aimait son maître sans savoir qu’il était président de la République et le patron du pays. Croyez-vous que les miens savent que je suis Alain Delon ? Ils s’en foutent complètement. Mes chiens m’aiment, ils ne savent pas qui je suis et ce que je fais. C’est l’amour total, l’amour complet, l’amour sans réflexion, l’amour pur et vrai.

E. R. : Y a t-il un rituel ou une communion particulière entre vos chiens et vous ?

A. D. : Il n’y a que ça, demandez à mon chauffeur qui est avec moi. Je pars de la campagne, j’en ai quatre qui sont dehors avec un chat. Dès que je change de chemise pour aller en ville, mon chien Shalva se transfigure. Il sait que je pars, on le voit dans les yeux, il me suit partout, il ne bouge plus, il n’a plus le même comportement parce qu’il sait que je m’en vais. Ce qui est formidable dans un chien, c’est qu’un chien sait que vous partez, mais il ne sait pas si vous allez revenir et il y a cette espèce de peur, mon père s’en va, mais est-ce qu’il va revenir ? Et c’est ça qui est magnifique. Je l’ai déclaré un jour, la vrai solitude, c’est ce que je vois dans le regard de mes chiens quand je les quitte.  E. R. : Vous arrive t-il d’emmener vos chiens avec vous lors de vos déplacements ?

A. D. : Je ne les emmène jamais avec moi. Ce sont des chiens qui ne supporteraient pas. Les chiens sont nés chez moi (à part Shalva et Charra qui sont venus de Sibérie et les Dogues du Tibet), vivent chez moi et meurent chez moi.

Douchy c’est un univers, vous me direz il y a 120 hectares, il y a tout ce que vous voulez, j’ai un drame malheureusement, c’est qu’ils me tuent de jeunes biches qui vivent en liberté chez moi. On ne peut rien faire… Mes chiens ne sortent jamais de chez moi. Mais je ne pourrais pas venir à Paris avec ces chiens, ce n’est pas possible ! Ou ils tremblent dans la voiture ou ils bouffent tout le monde. Le bruit, les voitures, la laisse, ils ne connaissent pas ça. Les seuls chiens qui venaient avec moi dans toute ma vie à Paris étaient les Malinois. Mais savez-vous, pour revenir sur les Dogues du Tibet, que c’est moi qui ait emmené et importé les premiers en France, il y a 25 ans ? Et c’est à la suite de ça qu’il y a depuis, un club des Dogues du Tibet.

E. R. : Avez-vous appris à vos enfants, Anthony, Anouchka et Alain-Fabien à aimer et à respecter les animaux ?

A. D. : Ils ont grandi avec les chiens. Ils ne pourraient pas vivre sans eux. J’ai des photos de mes enfants qui étaient au berceau avec les chiens. Ils ont la passion et l’amour des animaux. Anthony, qui maintenant est un homme, a eu lui aussi trois Bergers Belges. Malheureusement le drame c’est qu’à 10 ou 12 ans, ils vous quittent. C’est le drame des grands chiens.

E. R. : Avez-vous une passion pour une race en particulier ?

A. D. : J’ai une passion pour les Bergers Belges. J’ai connu et découvert les Malinois tardivement, après les Dobermanns et les Bergers Allemands. Ce sont des chiens extraordinaires, j’ai une passion pour eux. Ils sont toujours dans le monde entier des chiens de police et de douane. Ce sont des chiens physiques, j’aime les chiens physiques.

E. R. : Vous voyagez dans le monde entier mais vous êtes aussi un homme qui a de profondes attaches, que représente pour vous votre propriété de Douchy ?

A. D. : Douchy, c’est une propriété que j’ai acheté avant la naissance de mes enfants et la connaissance de leur mère, c’était avec Mireille et puis c’est devenu la maison familiale. C’est ce que la mère de mes enfants appelait la base, parce que mes enfants sont nés là, ont grandi là… Quand je dis ils sont nés là, en réalité ils sont nés à la clinique à Gien et sont arrivés à Douchy à trois jours. C’est la maison qu’on ne quittera jamais…

E. R. : Ceux qui ont eu la chance d’y être invités disent que c’est un paradis pour vos chiens ?

A. D. : Oui, Il y a des chiens partout ! Un jour dans une interview on nous avait demandé à Brigitte et à moi, ce qu’on aimerait être dans une prochaine vie : j’avais répondu « je voudrais être chien chez Alain Delon » ou « mulet chez Brigitte Bardot ». Ca c’est l’idéal de la vie, parce que chien chez moi c’est le paradis, c’est le bonheur.

E. R. : Vous avez enterré tous vos chiens à Douchy, c’est pour ne pas les oublier ?

A. D. : Oh mais c’est beaucoup plus profond que ça mon cher Eric. D’abord les chiens c’est pour les garder près de moi, chaque chien a sa part de vie, sa pierre tombale et les couples sont ensemble. Mais ce qui est beaucoup plus important, c’est qu’au milieu de ce cimetière des chiens, j’ai fait construire une chapelle où je serais enterré. Parce que j’ai la chance d’avoir fait les formalités nécessaires avec les expertises des sols et des eaux. Vous savez que pour être enterré chez vous ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut une propriété particulière et il faut faire la demande de son vivant, que l’on ne vous donne pas mais que l’on vous accorde lorsque vous êtes mort. C’est-à-dire que ce sont vos héritiers qui disent : voilà les demandes ont été faites etc… Donc moi, je serai enterré dans ma chapelle construite au milieu de mes chiens. Alors les gens viennent et me disent : « Tu ne te rends pas compte ! » Je leur réponds : « Mais attendez, c’est le luxe suprême. Vous voulez que moi, j’aille au Père-Lachaise ou au cimetière Montparnasse ? » Là, je suis chez moi dans ma propriété au milieu de mes chiens dans mon trou, c’est formidable ! C’est le luxe total !

E. R. : Brigitte Bardot est votre amie depuis de nombreuses années, après son choix d’arrêter sa carrière au cinéma et la création un peu plus tard de sa Fondation, imaginiez-vous un instant son sacerdoce envers les animaux ?

A. D. : C’est mon amie depuis 50 ans, je lui ai toujours apporté mon aide, Brigitte est d’une importance capitale pour les bêtes et je pense même que si elle vit aujourd’hui, c’est grâce aux animaux.

Parce que la plupart des stars mondiales féminines que j’ai bien connues se sont suicidées.

E. R. : Avez-vous tourné beaucoup de films avec des animaux ?

A. D. : J’ai tourné avec mes chiens dans les films. J’ai tourné avec mes Bergers Belges dans Le Toubib et dans le Gang.

Dès qu’il y a un chien dans un film, c’est mon chien. Mais il est vrai que c’est plus facile de tourner avec des bêtes au cinéma qu’avec des enfants.


Source : http://www.lepetitnicois.fr/culture-loisirs-et-sport/animaux-cie/alain-delon-douchy-un-paradis-pour-ses-chiens,263.html

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Joann Sfar et l’homme à la tête de chou

Publié le par Ricard Bruno

Il nous parle de Rabelais, d’Aristote, de Karl Gustave Jung… Ses modèles de biopic sont « Van Gogh qui nous apprend plus de choses sur Maurice Pialat que sur Van Gogh », « Amadeus » de Milos Forman qui sait tout aussi faire le portrait du roi du porno, « Larry Flynt ». Rencontre avec un auteur niçois de BD emblématique, devenu réalisateur.

 

LPN : Comment s’est fait le passage de la BD au cinéma ?

Joann Sfar : Naturellement. Cela fait 6 à 7 ans que l’on me sollicite pour faire un film de mes BD. J’ai toujours refusé en attendant « le » sujet qui vaille le coup et « Gainsbourg » est arrivé.

LPN : Et avec les moyens…et la liberté ?

J. S. : C’est un budget raisonnable, la moitié de celui de « Lucky Luke ». Nous avons scrupuleusement respecté le budget et les délais à la Clint Eastwood. Sur le ton, on ne s’est rien interdit. Le drame de la France, c’est l’autocensure. Dans la BD, on est plus libre, plus insolent… Le héros français est ambigu et à la fin, il est encore pire qu’au début, à l’inverse de celui américain qui doit évoluer, être meilleur à la fin… Gainsbourg fout sa famille en l’air toutes les 5 min.

LPN : Qu’est-ce qui est vrai et faux dans votre film ? Qu’y a-t-il de vous dans Gainsbourg ?

J. S. : C’est difficile, il y a beaucoup d’allers retours. Une chose est sûre, les liens avec son père étaient plus distants au contraire des miens. Il a dit qu’avec son père, il a raté un copain à qui parler. La rencontre avec Brigitte Bardot chez ses parents, c’est vrai, tout comme la rencontre avec Brassens. Ce qui nous rapproche, sans doute la peur de l’abandon… Et un certain sens du ridicule, on est tous deux quelque peu pathétique.

LPN : Qu’avez-vous apporté à votre « Gainsbourg » ? L’avez-vous rencontré ? Pourquoi le double ?

J. S. : Non, on devait se voir trois mois avant sa mort. Si je l’avais vu, je lui aurais demandé un dessin, il ne s’est jamais remis à la peinture… Comme moi, au violon… Je ne voulais pas de voix off , d’où le personnage du double. J’ai utilisé tous les artifices de la fête foraine, des animaux, des enfants, des masques… Quel Niçois n’a pas été digéré par la gueule de carton-pâte d’un Pantagruel géant ? On entre par la bouche, on sort par le cul…

Le cinéma doit être un cirque… et une magie de l’image. On allait chercher Gainsbourg puis on le perd… Et puis, il y a des moments intemporels comme la scène de Gainsbourg et de Bardot au piano…

LPN : Quelle était votre hantise sur le tournage ?

J. S. : Le trop grand respect. Le Talmud nous enseigne que si tu aimes un texte, il ne faut pas le respecter. Je voulais jouer avec le sujet et avec les acteurs. Eric Elmosnino est un génie qui sait tout faire… Mes références en terme d’acteurs, Groucho Marx et Vittorio Gassman. Je voulais qu’ils se sentent bien sur le tournage. L’amour des scènes pour échapper à la dictature de l’histoire dédiée à Lucy Gordon qui s’est suicidée 15 jours avant la fin du tournage.

Source : http://www.lepetitnicois.fr/culture-loisirs-et-sport/art-d-azur/joann-sfar-et-l-homme-a-la-tete-de-chou,286.html

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