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le web en parle

Un zoo néo-zélandais réussit à faire éclore des œufs de la plus grande araignée du monde

Publié le par Ricard Bruno

Avec une envergure moyenne de 30 cm, l'espèce Theraphosa blondi est l'une des plus grandes mygales au monde.

Avec une envergure moyenne de 30 cm, l'espèce Theraphosa blondi est l'une des plus grandes mygales au monde.

 

Pour la première fois, le zoo de Wellington en Nouvelle-Zélande est parvenu à faire éclore 13 petits appartenant à l'espèce Theraphosa blondi. Avec une envergure moyenne de 30 centimètres, cette mygale est considérée comme la plus grande araignée du monde.

En Nouvelle-Zélande, le zoo de Wellington vient de célébrer l'arrivée de nouveaux pensionnaires et pas des moindres. Ceux-ci ont huit pattes, un abdomen orangé et ne mesure que quelques centimètres. Mais ils constituent une première encourageante pour la structure néo-zélandaise, le fruit d'un programme de reproduction démarré il y a quelques années plus tôt.

Les 13 nouveaux pensionnaires sont en effet de petites mygales appartenant à l'espèce Theraphosa blondi. Et c'est la première fois en vingt ans qu'un parc animalier parvient (officiellement) à faire éclore de telles araignées. "C'est une avancée considérable pour nous dans la mesure où nous sommes le premier zoo d'Australasie à élever cette espèce", s'est réjoui le zoo de Wellington sur Facebook.

Il faut préciser que Theraphosa blondi, plus connue sous le nom de mygale de Leblond ou mygale Goliath, n'est pas une espèce anodine. Elle se classe parmi les plus grandes araignées répertoriées à travers le monde, avec une envergure de 30 centimètres pattes comprises - soit environ la taille d'une assiette - pour une masse pouvant atteindre 170 grammes.

Cette espèce évolue dans les forêts tropicales d'Amérique du Sud, notamment au Guyana, au Brésil et au Venezuela. Contrairement à ce que laisse penser son surnom - araignée mangeuse d'oiseaux -, cette mygale se nourrit principalement de vers, de grenouilles et d'insectes. Mais sa taille peut lui permettre de s'attaquer à de petits mammifères voire des oiseaux si elle en croise sur son chemin.

Ces mensurations ne sont toutefois pas les seules armes de cette mygale comme en a témoigné en 2014 l'entomologiste Piotr Naskrecki après avoir croisé la route d'un spécimen au Guyana. L'araignée possède aussi une imposante paire de chélicères, du venin neurotoxique (non mortel pour l'humain) ainsi que des poils urticants qu'elle n'hésite pas à projeter sur le moindre intrus.

 

Car Theraphosa blondi est plutôt du genre timide et insaisissable. "Je travaille dans les tropiques en Amérique du Sud depuis de très nombreuses années et au cours des 10 à 15 dernières années, j'ai croisé la route de l'araignée à peine trois fois", avait confirmé à l'époque le spécialiste. L'espèce est néanmoins considérée comme relativement commune dans la nature. Comme en captivité.

Une reproduction complexe

L'imposante araignée fait en effet partie des espèces victimes du trafic de faune sauvage. Et des spécimens sont régulièrement capturés dans la nature pour servir d'animaux de compagnie. "Les goliaths sont classés dans la catégorie Non évalué par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) donc nous ne connaissons pas leur situation dans la nature", a précisé le zoo de Wellington.

L'espèce Theraphosa blondi est endémique des forêts sud-américaines et se rencontre notamment au Guyana.

L'espèce Theraphosa blondi est endémique des forêts sud-américaines et se rencontre notamment au Guyana.

Mais "il est probable que leurs nombres soient en déclin à cause des captures pour le trafic d'animaux", a-t-il poursuivi. Selon la structure interrogée par One News, les données faisaient état de 88 spécimens officiellement répertoriés dans les zoos à travers le monde en 2018. Néanmoins, aucune structure n'avait semble-t-il mis en place de programme de reproduction de l'espèce jusqu'ici.

C'est à partir de neuf spécimens, mâles et femelles, que l'équipe néo-zélandaise a commencé à travailler. Mais former des couples s'est révélé être une tâche complexe. "C'est un véritable jeu de hasard que les individus soient prêts au même moment et qu'ils soient compatibles", expliquait il y a deux ans, Dave Laux, responsable des reptiles et des invertébrés au zoo.

 

L'équipe a également dû faire face à une autre difficulté : l’agressivité des femelles. "Vous avez toutes les difficultés de la reproduction classique d'araignées [...] et vous devez vous assurer que tout le monde est adéquatement nourri pour que personne ne devienne un dîner plutôt qu'un partenaire", poursuivait-il. Après deux ans d'efforts, le zoo de Wellington semble finalement avoir trouvé la technique.

Treize petits, des goliaths miniatures "de la taille d'une pièce de 10 cents", ont finalement éclos. C'est relativement peu lorsqu'on sait que les mygales peuvent produire des sacs contenant jusqu'à 150 œufs. Mais c'est une première victoire pour le parc néo-zélandais. "Nous sommes assez fiers. C'est extrêmement gratifiant de récolter enfin les fruits de notre travail", a confié Dave Laux au New Zealand Herald.

"C'est une espèce absolument fantastique avec laquelle nous sommes très fiers de travailler", a-t-il poursuivi. Les petits devraient être visibles des visiteurs lorsque le zoo rouvrira ses portes.

Lien de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Exposition Brigitte Bardot et Alain Delon

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour à tous

Je n'avais rien dit jusqu'à présent mais je suis en pleine préparation d'une nouvelle exposition concernant Brigitte Bardot et Alain Delon, exposition initiée par Henry-Jean Servat, qui m'a sollicité pour le prêt de plusieurs objets pour cette exposition qui devait dans un premier temps se tenir en juillet à Saint-tropez, cette exposition se fera bien mais par contre pour les dates, on attends...

Merci à mon ami BD'O

Bruno Ricard 

Exposition Brigitte Bardot et Alain Delon

Sur la banquise blanche - Pierre de La Galite...

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour à tous, un artiste que je viens de découvrir "Pierre de La Galite", écoutez bien les paroles de cette très belle chanson "Sur la banquise blanche", il a été très inspiré par Brigitte Bardot, ses mots sonnent juste et sont percutants...

Bruno Ricard 

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VIDÉO DE CHIENS ENTERRÉS VIVANTS AU MAROC : LA FBB EST SCANDALISÉE ET DEMANDE AU GOUVERNEMENT D’INTERDIRE CES TUERIES !

Publié le par Ricard Bruno

VIDÉO DE CHIENS ENTERRÉS VIVANTS AU MAROC : LA FBB EST SCANDALISÉE ET DEMANDE AU GOUVERNEMENT D’INTERDIRE CES TUERIES !

Sur les réseaux sociaux, une vidéo horrible montrant des chiens enterrés vivants au Maroc suscite une indignation internationale. La Fondation Brigitte Bardot demande au gouvernement marocain l'interdiction immédiate de ces tueries !

UNE VIDÉO CHOQUANTE, DES ACTES INACCEPTABLES

Madame Brigitte Bardot et sa fondation sont scandalisées par les tueries et les vidéos envoyées du Maroc, et en particulier des chiots enterrés vivants à Boumalne Dades dans la province de Tinghir.

Cette brutalité, ce manque d’éthique et de compassion vont rester gravés dans la mémoire des gens au Maroc et à l’international. Les réseaux sociaux sont remplis par ces tueries abominables et cela va gravement nuire à l’image du pays. 

Suite à la lettre de Brigitte Bardot au Roi du Maroc, le ministre de l’Intérieur s’était engagé à adopter une méthode efficace et éthique pour la gestion des chiens et chats, la seule par ailleurs valable qui consiste à stériliser, vacciner et identifier.

La Fondation Brigitte Bardot est venue de nouveau en novembre 2019 pour rencontrer les autorités à Rabat et Tanger, et les efforts et la collaboration entrepris semblent aujourd’hui compromis.

Dans un moment de crise internationale où on a besoin de solidarité et de compassion avec les plus faibles, et en l’occurrence avec les animaux des rues qui sont les victimes de notre irresponsabilité, on voit ces tueries ! La FBB est complètement scandalisée et révoltée par ce manque d’engagement et demande de poursuivre les personnes qui étaient présentes dans la vidéo à Boumaine Dades, ainsi que les commanditaires,  et attend une réponse urgente du gouvernement notifiant l’arrêt des tueries.

PÉTITION : SIGNER ICI

 


 


 

 

 

La famille de renards pourra rester au cimetière du Père-Lachaise

Publié le par Ricard Bruno

La famille de renards pourra rester au cimetière du Père-LachaiseLa famille de renards pourra rester au cimetière du Père-Lachaise

Une bonne nouvelle, ENFIN pour une fois,... cette famille de renards pourra tranquillement rester au cimetière du Père-Lachaise, ils sont privilégiés par rapport aux 600.000 de leurs confrères assassinés chaque année en France.

Bruno Ricard 

 

Les photos d'une famille de renards ayant élu domicile dans le cimetière parisien avaient fait le tour de la toile. Leur sort, un temps incertain, est désormais réglé. Ils pourront rester où ils sont.

La semaine dernière, un couple de renards et ses quatre petits avaient été aperçus en train de déambuler au milieu du célèbre cimetière du Père-Lachaise. Le conservateur du cimetière parisien, Benoît Gallot, avait réussi à prendre en photo les renardeaux, âgés d'environ un mois et demi. Si les renards ont déjà été observés dans d'autres cimetières et dans d'autres villes, c'est la première fois qu'on en voyait au Père-Lachaise. Une situation qui s'explique par l'absence de visiteurs, dans ce lieu qui accueille normalement trois millions et demi de touristes par an.

Mais le sort de la petite famille était incertain. La ville de Paris envisageait ainsi de déplacer les petits canidés, une idée qui n'a pas du tout plu aux associations de défense des animaux. "Le risque qu’ils soient écrasés s’ils sortent du cimetière a été évoqué par la mairie pour envisager de les déloger. Mais ce n’est pas un argument, car ce risque existe partout. Il faut que l’humain arrête d’intervenir en permanence sous couvert de bien-être animal", a déclaré Amandine Sanvisens, cofondatrice de Paris Animaux Zoopolis, au journal Libération.

De son côté, Pierre Rigaux, administrateur de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères, expliquait au journal que "la présence de renards en ville est courante. Londres, par exemple, abrite une population abondante. Déplacer cette famille serait insensé et présenterait des risques réels pour elle, notamment pour les petits. Au-delà du problème de leur capture, ils seraient très perturbés dans leurs habitudes et pourraient entrer en conflit territorial avec d’autres individus".

La ville de Paris a fini par trancher. Et bonne nouvelle, la petite famille de renards pourra continuer de se balader dans le cimetière, au milieu de ses célèbres voisins, comme Jim Morrison, Edith Piaf, ou Oscar Wild. Considérés comme nuisibles, les renards sont environ 600 000 à être tués chaque année en France.

Source de l'article : Cliquez ICI
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Des associations s'opposent à l'effarouchement des ours dans les Pyrénées

Publié le par Ricard Bruno

Image tirée d'une vidéo de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrant la réintroduction d'une femelle ours dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques, le 5 octobre 2018

Image tirée d'une vidéo de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrant la réintroduction d'une femelle ours dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques, le 5 octobre 2018

Il va falloir à un moment qu'on arrête d'emmerder les ours, ce n'est pas possible, il y a toujours eu des ours dans les Pyrénées, le souci avec l'humain est qu'il se croit supérieur ! 

Bruno Ricard 

Partir en quête de l’ours, dans les Pyrénées, la Slovénie ou les Balkans qu’il hante par sa présence discrète, c’est bien sûr découvrir un animal à l’intelligence et aux capacités surprenantes, sentir qu’une forêt sans ours n’est pas une vraie forêt, plonger dans une histoire ancestrale qui l’a hissé du rang de commensal de l’homme à celui de divinité. Lou Pè-descaùs, “le Va-nu-pieds”, comme disent les Béarnais, le voilà, le vrai roi sauvage !
Et quiconque a vu l’ours n’est plus tout à fait le même.

En Europe, le défendre est un combat d’avant-garde, celui de la préservation de vastes territoires sauvages au cœur même de nos sociétés modernes si dévoreuses d’espace et donc de liberté.
Marcher dans les pas de l’ours, notre frère sauvage, ouvre des horizons insoupçonnés sur lui et sur nous-mêmes.

Le Cantique de l'ours, Petit plaidoyer pour le frère sauvage de l'homme par Carbonnaux

 

Les associations Pays de l'Ours-Adet et Ferus dénoncent une consultation publique lancée pour des mesures d'effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées, en danger critique d'extinction.

Pour ces associations, "les effarouchements sont inutiles, inefficaces et contre-productifs", selon un communiqué. Elles plaident pour "le tryptique berger compétent, regroupement nocturne du troupeau, chiens de protection sélectionnés, éduqués et en nombre suffisant".

Des mesures d'effarouchement ont déjà eu lieu en 2019. Pour les associations, "ces effarouchements peuvent être accordés alors même qu'aucune protection n'est utilisée, en illégalité avec les directives européennes", et "n'ont diminué en rien le mécontentement des éleveurs qui refusent de protéger leurs troupeaux et dont le seul but est de se débarrasser de l'ours" dans les Pyrénées, où le cheptel ovin se compte en dizaines de milliers de bêtes.

En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon le projet d'arrêté.

La consultation publique pour des mesures d'effarouchement par des moyens sonores, olfactifs, lumineux ou des tirs non létaux, est ouverte du 29 avril au 22 mai. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) s'est prononcé défavorablement, précise le ministère de la Transition écologique.

Le nombre d'ours brun détectés dans les Pyrénées a dépassé la cinquantaine, sans que cela assure la survie de l'espèce. L'ours, autrefois présent dans toute la France, a été quasiment exterminé.

Un "plan ours" de la France pour 2018-2028 prévoyait des lâchers d'ours pour renforcer la population dans les Pyrénées. Deux femelles, Sorita et Claverina, avaient été amenées de Slovénie en 2018.

Mais ce plan a été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d'éleveurs protestant contre la présence des ours, selon eux incompatibles avec l'activité pastorale.

Source de l'article : Cliquez ICI

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la news de Papaye

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour à vous chers membres de la famille Papaye, 
 
Les mois se suivent mais ne se ressemblent pas, quoique ... en cette période de confinement ... un peu quand même !!! 
 
Mais ... la news de Papaye est quant à elle, bien différente !!
 
Nous sommes heureux de vous annoncer que nos éco-volontaires séquestrés sur le sanctuaire, ont été relâchés !!!
 
N'hésitez pas à lire cette belle aventure !!!
 
Nous pensons fort à vous en cette période, prenez soin de vous !!
 
Papayement vôtre !!
 
 
Dorothée Prak
Association Papaye International

46 Hameau du Val de Gilly  83310 Grimaud

Port. 06.17.39.06.80

 

https://www.association-papaye-france.fr

https://www.facebook.com/association.papaye.france.officiel.21/ 

https://www.helloasso.com/associations/association-papaye-international

  

Soutenir Papaye International au quotidien sans débourser un centime ? C'est possible en remplaçant son moteur de recherche sur internet par LILO.
LILO est un moteur de recherche anti-pub qui redistribue les revenus de la pub à des ONG : 
https://www.lilo.org/fr/association-papaye/
la news de Papaye
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la news de Papaye
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Brigitte Bardot : "Profitons de ce confinement pour réfléchir au prix de la vie !"

Publié le par Ricard Bruno

En cette période de confinement, Brigitte Bardot pense encore et toujours aux animaux. Et aux humains, qu'elle adjure de changer de mode de vie. Interview engagée, zen et exclusive, réalisée par notre collaboratrice Wendy Bouchard.

Alors que nous sommes tous tenus de rester chez nous et de limiter au maximum nos motifs de sortie, j'ai pensé donner la parole à une « confinée volontaire » : Brigitte Bardot.

 

Depuis des années, elle a choisi de vivre au calme, entre ses deux modestes maisons de Saint-Tropez, la Garrigue, dans les hauteurs, et la Madrague, en bord de mer, léguée à sa fondation. Retirée, mais au courant de toute l'actualité, elle continue de répondre assidûment, à la main, au généreux courrier quotidien qu'elle reçoit. Nous lui donnons rendez-vous par téléphone à 16 heures, alors qu'elle respire la nature et la sérénité de sa petite ferme où vivent quelques animaux comblés : ânes et chevaux, moutons et chèvres, quelques bêtes de basse-cour et ses fidèles chats et chiens, de Chiffon à Nez-rouge.


Brigitte nous « attend » sur sa terrasse, chapeau de paille retenu par des cheveux noués. Elle nous accorde une vingtaine de minutes d'échanges, chaleureuse, déterminée, généreuse et malgré tout, pleine d'espérances…

Wendy Bouchard : Brigitte, certains vétérinaires signalent en ce moment des chiens et des chats, la peau du cou et du dos et les coussinets brûlés par des produits détergents : eau de Javel ou gel hydroalcoolique !

Brigitte Bardot : Écoutez… les vétérinaires, les médecins, tout le corps médical a dit : l'animal ne porte pas de virus transmissible à l'homme ! Mais ça n'arrête pas, les gens ne comprennent pas ! C'est l'homme qui détruit l'homme et qui peut même infecter l'animal en effet, avec lequel il vit, mais pas dans l'autre sens !!! Le seul ami qui est avec nous en ce moment et avec lequel on peut avoir la plus grande confiance, c'est notre chien ou notre chat.

WB : D'où la nécessité de protéger aussi son animal, respecter aussi les gestes barrière avec lui… Mais j'imagine que vous vous inquiétez des conséquences, notamment pour les refuges ?

BB : Nos refuges continuent à assurer leurs missions avec toutes les précautions sanitaires pour protéger les employés évidemment, des rotations horaires, aucune proximité et un équipement nécessaire. Nous, nous avons des abandons de chiens et de chats en ce moment, souvent de personnes décédées de cette saloperie ou d'autres choses, et de gens partis à l'hôpital et qui évidemment ne peuvent plus s'occuper de leurs animaux. Nous n'avons pas encore, heureusement, de vagues d'abandons comme à l'été, au moment des vacances…

WB : C'est pourquoi vous en appelez à la solidarité ?

BB : Oui, je m'adresse à vous si vous souhaitez vous proposer comme familles d'accueil… ne serait-ce que quelque temps, en accueillant les animaux de personnes hospitalisés. On a besoin de vous d'autant plus que les refuges sont saturés… Voilà pourquoi on vous dit et redit que vous ne prenez aucun risque en vous proposant généreusement : l'animal ne vous contaminera pas, c'est impossible !!! [Ce message est également communiqué par l'ANSES, haute autorité de santé, ndlr]. La Fondation et les associations animales sont à votre écoute.

WB : La catégorie « nourrissage d'animaux » n'existe pas dans l'attestation de déplacement et vous le déplorez…

BB : Heureusement, il y a des tolérances, mais quand on donne des amendes terribles à des petites dames qui vont ravitailler des chats abandonnés qu'elles nourrissent depuis toujours, c'est scandaleux ! Je pense aussi aux ânes, aux chevaux, que les propriétaires ne peuvent pas forcément aller alimenter quand ils sont en pâture loin de chez eux. Mais aussi aux vaches, aux moutons, qui doivent être nourris, et qui devraient pouvoir l'être facilement… Il faut évidemment assouplir ces règles le temps du confinement !

WB : Comment vivez-vous cette période qui nous fait tous réfléchir ?

BB : Eh bien, moi je la vis depuis très longtemps, cette période, car je suis confinée… par volonté. Je ne tiens pas à voir beaucoup de gens, je prends du temps pour méditer et m'occuper des animaux et pour réfléchir à ce qu'est la vie, et pourquoi elle est devenue aussi invivable… Et je pense qu'après cette apocalypse qui nous tombe sur le nez, les gens devraient réfléchir un peu plus au prix de la vie et au prix d'une vie avec plus d'empathie et de compréhension des choses…

WB : « Profiter » de cette période pour faire le point sur la manière dont nous vivons…

BB : Bon…, au vu de l'intelligence moyenne, je ne sais pas si on y arrivera. Mais il faudra un peu moins se porter sur les choses futiles de l'existence, être plus attentif à la nature, à sa beauté, sans toujours aller à l'autre bout du monde pour voir une nature différente. Réfléchir à moins de superficialité, moins de voyages, moins de tourisme, c'est tout ça en fin de compte, tout ce brassage qui nous a amené cette épidémie. Vous savez, il faut rappeler un fait : tous les animaux qui sont dans des élevages « concentrationnaires », intensifs, industriels, vivent la même chose que nous actuellement. Ils vivent cloîtrés, sans voir le jour, dans des conditions de salubrité épouvantable, et ils finissent à l'abattoir. Il faut réfléchir aussi à ce qu'on fait subir aux animaux et ne pas se plaindre seulement dans un sens. On peut s'interroger aussi en ce moment et se dire qu'il est insupportable d'infliger des souffrances pareilles aux animaux de consommation !

WB : Voilà pourquoi vous continuez à clamer : « Mangez moins de viande » par exemple ?

BB : Mais oui, car c'est de là que provient le gros problème ! Parce que les Chinois consom-ment de la viande des marchés dits « humides », une viande d'animaux vivants que l'on tue sur place et qui sont porteurs de saloperies. Des virus qu'on ne connaît pas, extrêmement agressifs, qui contaminent l'être humain !

WB : Et le fait que la Chine ait brûlé ce marché de Wuhan – d'où semble être venue l'épidémie –, puis interdit le commerce d'animaux sauvages, ça veut dire quelque chose ?

BB : Le marché a été rasé, mais c'est juste gommer une partie du problème. Pour le reste, c'est faux !!! Les Chinois n'ont pas arrêté ces marchés qu'on appelle « humides ». Ils ne vont pas faire cesser le trafic et vont continuer à manger du chien par exemple. Il y aura toujours ce « festival » du chien chaque été à Yulin, où 10 000 chiens sont massacrés, vous vous rendez compte ! [Un grand spécialiste des maladies infectieuses, le Pr Didier Sicard dit d'ailleurs que nous serons de nouveau victime d'épidémies majeures tant que le commerce illégal d'animaux ne sera pas criminalisé, il le compare même au trafic de drogues ! Ndlr]

WB : Quand vous vous levez le matin en ce moment, à quoi pensez-vous ?

BB : Je vais vous dire : je revois plein d'oiseaux que je ne voyais plus… On remarque des sangliers qui se baladent sur le chemin de douanes, qui viennent chercher du pain, je les nourris. Je ne voyais plus d'écureuils et je recommence à en apercevoir, c'est extraordinaire. Et puis on entend ce silence magnifique, moi j'adore ! Alors je dis à tous ceux qui nous lisent : profitez aussi de ce moment pour élever votre âme et votre cœur…

Source de l'article : Cliqez ICI

“La ferme de la désolation” à Eaunes, des associations de défense des animaux vent debout contre un éleveur de porc

Publié le par Ricard Bruno

Une horreur de plus commise à l'encontre des animaux, une ferme de l'horreur, une fois de plus les associations de protections animales interviennent en urgence, là on tombe dans l'horreur...
Bruno Ricard 

Maltraitance animale : l'élevage porcin à Eaunes / © Association "agir pour les animaux"

Maltraitance animale : l'élevage porcin à Eaunes / © Association "agir pour les animaux"

"Tous les porcs sont atteints de gale, il y a un risque sanitaire réel". Des associations de défense des animaux ont porté plainte pour maltraitance animale contre un éleveur porcin à Eaunes, près de Toulouse. Révoltées, elles réclament la saisie de l'élevage par les services de l'Etat.
 

Betty Loizeau, responsable de l’association "Agir pour les animaux" est la première à avoir déposé plainte contre un éleveur de porc dont la ferme est située sur la commune d’Eaunes près de Toulouse.
C’est une "vision d’horreur" qu’elle nous décrit : "j’ai trouvé une cinquantaine de cochons et sept chiens vivant dans des conditions sanitaires extrêmement alarmantes."
Les photographies et le constat sanitaire établi par une vétérinaire sont accablants.
La fondation Brigitte Bardot s’est constituée partie civile dans ce dossier. "Tout accable cet éleveur et le risque sanitaire est réel", car selon l'association ces animaux seraient destinés à la consommation humaine. Les associations demandent aujourd’hui la saisie de l’élevage, l’enquête est toujours en cours. 


"Des cadavres de cochons, des animaux malades qui se mangent entre eux"

C’est un voisin de l'éleveur qui a alerté Betty Loizeau, responsable de l’association "Agir pour les animaux". Le 8 avril dernier, elle  se rend sur le site et découvre avec effroi des animaux vivant dans des conditions sanitaires désastreuses.

"ni eau, ni nourriture, l’hygiène est déplorable, la majorité des animaux sont sous-alimentés, présentant des traces de maladie. "

Pour Betty Loizeau  les conditions de détention de ces animaux ne semblent pas être respectées. Dès le lendemain, le 9 avril, elle décide par le biais de l’association de déposer une plainte pour "sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif".
Suite à cette plainte, le 10 avril, dans le cadre d’une enquête préliminaire le substitut du procureur de la République dresse un procès-verbal de réquisition concernant l’élevage situé à Eaunes en Haute Garonne.
Ce procès verbal précise que "les animaux, cochons et chiens appartenant à l'éleveur seront pris en charge par l’association et que cette dernière en assurera les soins et le gardiennage".

La responsable de l’association récupère au refuge une petite partie seulement des animaux : les chiens et 5 cochons dans "un état catastrophique" :

"ils étaient remplis de croûtes, l’un était rouge sang de gale, la colonne vertébrale saillante, certains avaient des traces de morsures et quand je les ai récupérés, ils se trouvaient au milieu de porcs affamés en train de se nourrir du cadavre d’un de leur congénère qui grouillait de vers!"

Cadavre de porc. Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association "Agir pour les animaux"

Cadavre de porc. Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association "Agir pour les animaux"

La bénévole de la fondation Brigitte Bardot, Martine Fraisse, qui s'est portée partie civile dans ce dossier, ne mâche pas ses mots : "Vous savez j’étais présente lors du constat sanitaire mené par la vétérinaire, cela fait 7 ans que je défends la cause animale pour l’association, alors des cas désespérés j’en ai vu, mais là, il fallait vraiment avoir le coeur bien accroché!

Ce monsieur vend des cochons sous le manteau, les éléments du dossier sont accablants, il accumule les infractions, le risque sanitaire est grand, ces animaux sont destinés semble t-il  à la consommation humaine.


Des plaintes à répétition et des témoignages accablants

Une réquisition vécue aussi comme une délivrance pour le maire de la commune d’Eaunes, Daniel Espinosa, qui depuis trois ans tente de dénoncer ces pratiques d’élevage.

Cela fait deux ans et demi que je me bats contre cet élevage porcin. J’ai énormément de plaintes de voisinage pour vagabondages réguliers d’animaux, hurlement des chiens et cris incessants des porcs.
J’ai fait tout le nécessaire auprès de la sous préfète qui a fait remonter les informations au procureur, je travaille avec les gendarmes, j’ai envoyé les services de l’Etat et de l’urbanisme car ce monsieur est locataire, j’ai tout essayé. 

Il était présent le jour du constat établi par la vétérinaire :

je peux vous dire que j’ai vu des bêtes épuisées, maigres et trois cadavres de porcs au milieu. 
C’est un marginal qui vit là dans une caravane et qui loue le terrain, vous vous rendez compte qu’il était parti 15 jours en Corse pour travailler laissant ses animaux sans nourriture et sans eau pendant tout ce temps, ce n’est pas sérieux.

L’ancienne compagne de l'éleveur qui a vécu sur le site avait déjà porté plainte pour maltraitance animale. Aujourd’hui son témoignage dans le dossier est accablant :
"J’ai été témoin pendant deux ans de cette malveillance sur les animaux, sur les chiens comme les cochons. Il n’a pas la conscience et le souci du bien être animal… il n’a pas de carnet de suivi médical, il n’est pas aux normes sur l’installation de clôtures."

Un autre voisin parle d’un élevage laissé à l’abandon : "Ce monsieur est rarement à son domicile, le 26 mars dernier il est parti pendant deux semaines, laissant son élevage… j’ai vu un cadavre de cochon qui gisait au milieu des autres congénères."


Un constat sanitaire affligeant

Le constat sanitaire de l’élevage porcin dressé par la vétérinaire toulousaine Isabelle Blaszczyk, le 16 avril dernier à la demande de l’association "Agir pour les animaux", est édifiant.
 
Lors de l’examen, le propriétaire était absent mais le constat a été effectué en présence du maire d’Eaunes, des agents de la police municipale et de l’association "Agir pour les animaux" de Castelginest.

La vétérinaire découvre une soixantaine de porcs charcutiers de race corse répartis dans deux grands parcs et un enclos fermé non attenants.
Selon ce rapport, "les porcs n’ont ni eau ni nourriture, ils vivent dans des conditions d’hygiènes déplorables et ne sont pas identifiés par boucle, ils sont tous atteint de la gale sarcoptique".

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Isabelle Blaszczyk, vétérinaire

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Isabelle Blaszczyk, vétérinaire

La vétérinaire conclut dans son rapport à un non respect du bien être animal :

j’ai trouvé des animaux apathiques, sans eau ni nourriture, malades présentant tous des croûtes blanchâtres qui rappellent une forme de gale, des animaux non traités couverts de parasites.


Pire, le compte rendu met en avant les conditions d’hygiène d’élevage alarmantes : "dans un silo en tôle est entreposé le cadavre d’un verrat recouvert de chaux vive dans un état de putréfaction avancée. Sa mort remonte à 15 jours."

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Risque sanitaire et légalité de l’élevage

La vétérinaire toulousaine, Isabelle Blaszczyk pose aussi la question de la légalité de l’élevage.
Ce sont des porcs charcutiers destinés à la consommation humaine, aucun porc n’est identifié par boucle alors que cette identification par boucle et la prophylaxie sont obligatoires.
" Il a cessé  son activité en tant qu'éleveur le 30 novembre 2009, il a donc été radié du RCS en décembre 2019. Tout cela soulève beaucoup d’interrogations et de nombreuses questions sur le respect de la règlementation sanitaire," explique t-elle

 Comment mène t-il ses bêtes à l’abattoir ? qui achète ces porcs ? qui les mange avec quelles garanties de traçabilité ? L’éleveur étant absent le jour du constat je n’ai pas pu avoir tous ces documents mais j’ai beaucoup de doutes !
Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Tout transport à l’abattoir demande un document d’accompagnement qui reprend le lieu de chargement, les coordonnées du propriétaire avec l’indicatif du marquage de son élevage : "l’abattoir doit contrôler la traçabilité avec les boucles d’identification et le document d’accompagnement." 
Selon l’association et le maire de la commune, l'éleveur vendait ses porcs sur le bon coin.

La vétérinaire parle aussi d’un gros risque sanitaire représenté par des sangliers infectés qui pourraient transmettre des maladies contagieuses comme la peste porcine, la brucellose porcine ou la Maladie d’Aujeszky
Dans son rapport elle fait état : "de clôtures insuffisantes qui ne répondent pas aux caractéristiques définies par la circulaire. Le parc est clôturé par un grillage à mouton sans clôture électrique. Le site est à l’abandon, pas d’électricité ni d’eau courante."

Pourant le règlement est strict, la vétériniare  rappelle que :

les éleveurs de porcins en plein-air doivent par des installations permettre d’éviter tout contact physique avec des sangliers infectés et d’éviter l’introduction de sangliers infectés dans le parc de l’élevage qui pourraient contaminer des truies en chaleur par saillie.
Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

La responsable de l'association "Agir pour les animaux", Betty Loizeau souhaite que les services de l'Etat procèdent à la saisie de l'élevage : "nous avons proposé toutes les solutions et tout pris en charge. Cet éleveur n’a rien fait pour élever dignement ces animaux dans le respect des obligations légales, ça fait peur quand on sait que ces porcs pourraient partir à la consommation, 6 étaient apparamment réservés à des consommateurs."

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