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2054 articles avec le web en parle

Débat sur TF1: Brigitte Bardot veut au moins une question sur la condition animale...

Publié le par Ricard Bruno

Débat sur TF1: Brigitte Bardot veut au moins une question sur la condition animale...

Brigitte Bardot dénonce le silence "assourdissant" des candidats à la présidentielle sur la condition animale et demande qu'"au minimum une question" à ce sujet leur soit posée lors du débat prévu lundi sur TF1.

"Alors que les Français sont scandalisés, à raison, devant l'accumulation de preuves sur les actes de cruauté perpétrés dans les élevages, les transports et les abattoirs, le silence assourdissant des candidats au plus haut poste de notre pays n'est plus tolérable", écrit l'ex-actrice dans une lettre ouverte à la directrice générale adjointe de TF1 Catherine Nayl et aux présentateurs Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau.

Elle leur demande de "prendre enfin la mesure" de "l'indignation" de "millions de personnes" en posant "au minimum une question sur la condition animale afin de connaître les engagements des candidats sur ce sujet qui, pour beaucoup, fera la différence au moment du vote".

Brigitte Bardot avait déjà accusé avec véhémence les politiques de ne rien faire pour mettre un terme à "la cruauté" de la "maltraitance" des animaux dans les abattoirs, les élevages et les cirques, dans une tribune parue fin février sur son compte Twitter.

Les cinq "grands" candidats Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Fillon et Marine Le Pen doivent débattre lundi soir sur TF1 de trois thèmes: "Quel modèle de société?", "quel modèle économique?" et "quelle place pour la France dans le monde?".

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Brigitte Bardot : Tentative d'escroquerie de la part d'un serrurier...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : Tentative  d'escroquerie de la part d'un serrurier...
Brigitte Bardot : Tentative  d'escroquerie de la part d'un serrurier...

Le Parisien n°22560 du 17 03 2017

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Le cuir d'ananas, l'invention végane qui sauve la peau des animaux...

Publié le par Ricard Bruno

NATURE La jeune entreprise Pinatex, aux Philippines, fabrique du cuir à partir de feuilles d’ananas pour le prêt-à-porter. Une solution salvatrice pour les bovins et l’environnement…

Le cuir d'ananas est produit par l'entreprise Pinatex - Screenshot Youtube.com

Le cuir d'ananas est produit par l'entreprise Pinatex - Screenshot Youtube.com

Une bonne nouvelle pour les végétariens… et pour les bovins. Il faut le reconnaître aux véganes, bien que leur mode de vie sans viande, lait, œufs, cuir et laine soit stricte, ils fourmillent d’idées pour remplacer ce qui aurait pu leur manquer. Ainsi, la créatrice de Pinatex  Carmen Hijosa, qui a pourtant travaillé longtemps dans l’industrie du cuir animal, fabrique à présent du cuir issu des feuilles de l’ananas.

Bien que l’entreprise Pinatex, qui se trouve aux Philippines, soit la première connue à ce jour pour vendre du cuir d’ananas, la technique ne date pas d’hier. Dans l’archipel océanique, on utilisait déjà la verdure de ce fuit pour fabriquer des accessoires féminins au 16e. C’est de cet artisanat que Carmen Hijosa s’est inspirée : elle extrait les fibres des feuilles d’ananas pour en faire un tissu robuste dont les nervures ressemblent à s’y méprendre à du cuir animal. 480 feuilles (soit environ 16 ananas) sont nécessaires pour fabriquer un mètre carré de textile qui pourra un jour servir à fabriquer des sacs à main, vestes et chaussures.

Fibre d'ananas issue des feuilles et qui forme le cuir - Screenshot Youtube.com

Fibre d'ananas issue des feuilles et qui forme le cuir - Screenshot Youtube.com

Bénéfique aux animaux, le cuir d’ananas est également bon pour l’environnement. Car « les processus de tannage [des animaux] et de production ont des effets néfastes sur l’environnement, ainsi que sur le bien-être des animaux et des personnes impliquées », explique la créatrice à PlayGround Magazine. Plus de raisons de faire la peau aux animaux.

 

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Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017
Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017
Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017
Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017
Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017

Brigitte Bardot dans Valeurs Actuelles n°4190 du 16 au 22 03 2017

Prix : 4,90 euros

En vente chez tout les marchands de journaux

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Brigitte Bardot Marraine de "la roue tourne"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot Marraine de "la roue tourne"
Brigitte Bardot Marraine de "la roue tourne"

Chaque année, l'association « la roue tourne » organise une vente aux enchères pour récolter des fonds afin d'aider les artistes en difficulté.

Parmi les lots proposés, Brigitte Bardot a offert l'ensemble qu'elle portait lors de sa rencontre, le 27 septembre 1995, avec le pape Jean-Paul II, au Vatican.

Merci à François B pour ces informations

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Elle refuse un shooting photos car on lui demande de porter de la fourrure

Publié le par Ricard Bruno

Elle refuse un shooting photos car on lui demande de porter de la fourrure

Ruby Jean Wilson ne s'attendait pas à créer une telle hystérie sur les internets. La raison ? La jeune mannequin a refusé de prendre la pose durant un shooting lorsqu'elle a appris qu'elle devait porter de la fourrure animale. Une expérience qu'elle a partagée sur ses réseaux sociaux afin de boycotter les créateurs favorisant la maltraitance animale.

Il y a quelques semaines, le mannequin australien Ruby Jean Wilson a eu la mauvaise surprise de découvrir que le shooting pour lequel la jeune femme avait signé incluait de la fourrure animale. Celle qui lutte quotidiennement pour la protection animale ne pouvait pas accepter - et qu'importe l'impact sur sa carrière - ce projet professionnel. Ses valeurs étant en totale contradiction avec la marque en question, Ruby a décidé de quitter le plateau et de rester fidèle à ses convictions. Mais la jeune femme n'en est pas restée là. Elle a raconté son histoire sur son compte Facebook, en espérant que cette expérience sensibilise la fashion sphère

 
Ruby Jean Wilson
il y a environ 4 mois

Today I found myself in a difficult position where (through no fault of my agents) I got to a shoot to discover it was a fur look book.

After sitting for a while having my makeup done and thinking to myself that it was too late to step down and not wanting to inconvenience the whole team by leaving, I decided that it wasn't something I wanted to be a part of.

I explained the situation and left the shoot.

..."Aujourd'hui, je me suis retrouvée dans une position difficile (et ce n'est pas la faute de mes agents). Je me suis rendue à un shooting photos et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un book pour de la fourrure. Après être restée assise un long moment pendant qu'on me maquillait, en pensant qu'il était trop tard pour faire marche arrière et pour déranger tout le staff en partant, j'ai décidé que ce n'était pas un projet auquel je voulais faire partie. J'ai expliqué cette situation et je suis partie. J'encourage mes amis de la mode sur Facebook à reconsidérer les causes auxquelles ils apportent leur soutien, à réaliser que si nous ne prenons pas la parole et ne refusons pas certaines choses en tant que mannequins / designers / créateurs, les choses ne changeront jamais. Je ne suis pas parfaite et ma vision du monde change au fur et à mesure mais c'est pas à pas que l'on s'améliore. C'est la seule façon dont les choses changent aujourd'hui et changeront demain. Malgré l'anxiété que j'ai éprouvée en prenant cette décision, je me suis sentie tellement mieux en refusant de faire cette chose avec laquelle je ne suis pas d'accord. Et je suis persuadée que la fourrure animale est démodée, pas nécessaire et uniquement utilisée à des fins financières.
J'estime que travailler au sein de l'industrie de la mode ne doit pas nous obliger à répondre à tous les caprices des créateurs ou de tous ceux qui te payent. On doit décider tous ensemble de ce qui n'est plus cool. À vrai dire, je pense qu'en tant que mannequins, nous avons besoin de commencer très vite à dire non à des choses comme la fourrure. #LaFausseFourrureCestPareil #LaModeCestPourSamuser"

Bientôt la fin de la fourrure animale ?

Depuis quelques mois, on remarque que de nombreuses enseignes abandonnent peu à peu la fourrure animale. Dernièrement, The Kooples rejoignait le mouvement.

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Brigitte Bardot évoque ses rela­tions avec les prési­dents de la Répu­blique

Publié le par Ricard Bruno

« Chirac, il m'appe­lait petite biche, il était gentil avec moi ! »

Brigitte Bardot évoque ses rela­tions avec les prési­dents de la Répu­blique

Si l’ico­nique actrice prend souvent la parole pour défendre la cause animale, elle n’en demeure pas moins une citoyenne prompte à dézin­guer à tout va la classe poli­tique ; ses faveurs, on le sait, allant au parti fron­tiste. Dans une récente inter­view au Figaro, « BB » vient d’évoquer ses rela­tions avec les diffé­rents prési­dents de la Répu­blique, et une fois encore, si certains ont réussi à la char­mer, d’autres beau­coup moins.

Abon­née aux décla­ra­tions bien souvent provo­cantes, la muse de tant de cinéastes deve­nue pasio­na­ria de la cause animale, n’a pas malgré le temps qui passe, l’in­ten­tion de chan­ger son fusil d’épaule. C’est donc sur les hommes poli­tiques dans son ensemble que l’an­cienne actrice qui rappe­lons-le, a épousé en 1992 le sympa­thi­sant FN Bernard d’Or­male, pointe son viseur. Des coups de gueule rassem­blés dans un livre paru le mois dernier aux éditions de l’Ar­chi­pel et inti­tulé Brigitte Bardot, répliques et piques. Ce week-end, nos confrères du Figaro ont égale­ment libéré la parole de l’ex-femme de Roger Vadim.

 

Un entre­tien sans conces­sion dans lequel Brigitte Bardot a expliqué suivre assi­dû­ment la campagne élec­to­rale indiquant ne pas être convain­cue par « les quatre ‘on’, Fillon, Mélen­chon, Hamon et Macron ». « Moi, je ne suis pas pour les ‘on’, je suis pour la ‘M’ », a-t-elle ainsi souli­gné, dans une réfé­rence à peine masquée à Marine Le Pen. Toute­fois la prési­dente de la Fonda­tion de défense des animaux qui porte son nom a égale­ment ajouté qu’elle « aimait bien » aussi Jean-Luc Mélen­chon. « Il a dit que s’il était élu, il ferait le ménage dans les abat­toirs ». Et de pour­suivre : « Et c’est un très bon orateur ».

 

 

Une inter­view dans laquelle Brigitte Bardot a égale­ment passé en revue les prési­dents de la Véme Répu­blique. « Inti­mi­dée » par de Gaulle, qui lui « manque énor­mé­ment », elle garde aussi un très bon souve­nir de Pompi­dou : « Ils étaient sympa­thiques, drôles, char­mants. C'était un homme érudit et simple, bien élevé, élégant… L'élégance, c'est quelque chose qui manque chez les hommes poli­tiques aujourd'hui. » Quant à Giscard, il est « le seul à avoir fait quelque chose » : « Quand je lui ai demandé d'arrê­ter les impor­ta­tions de bébés phoques, il l'a fait aussi. » Concer­nant les trois derniers loca­taires de l’Ely­sée, son avis est plus tran­ché : « Chirac, il n'a rien fait, mais avec le sourire ! Il m'appe­lait petite biche, était gentil avec moi ! Sarkozy, il en a promis des choses, mais… rien ! Quant à Hollande, lui, il ne m'a rien promis. »

 

Brigitte Bardot s'est égale­ment confiée sur ses origines bour­geoises qui auraient pu l'amener à vivre un tout autre destin. « J'aurais dû me marier avec un type qui habite Neuilly et possède plein d'usines », a-t-elle ironisé, regret­tant ces années où elle fut prison­nière de son image. Avant de conclure : « C'était dans l'esprit de mes parents. Cela dit, je suis extrê­me­ment bien élevée, et ce côté un peu n'importe quoi, les coups de gueule que je peux pous­ser, c'est parce qu'au fond de moi j'ai une struc­ture très forte. »

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Le mythe Bardot s’invite à Tel Aviv à l’occasion d’un film d’essai qui retrace sa légende

Publié le par Ricard Bruno

Superbe nouvelle de la part de mon ami David Teboul...d'autant plus que j'ai participé à ce documentaire sur celle qu'un jour Dieu créa...

Bruno Ricard

Le cinéaste David Teboul présente son film hommage « Bardot, la méprise » pour la première fois au public israélien. Il revient sur la légende et raconte

Le mythe Bardot s’invite à Tel Aviv à l’occasion d’un film d’essai qui retrace sa légende

Réalisateur et scénariste français, David Teboul compte déjà à son actif plusieurs films documentaires remarqués.

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« Yves Saint Laurent, 5 Avenue Marceau » et « La vie ailleurs » respectivement réalisés en 2002 et 2007 étaient déjà des œuvres très personnelles.

Présent en Israël notamment à l’occasion de la journée Internationale de la femme, le cinéaste fait d’une pierre deux coups avec la projection inédite d’un documentaire très attendu. « Bardot, la méprise » nous parle, comme son titre l’indique, d’une femme qui fut l’une des plus grandes icônes du cinéma français.

Familier d’Israël où il a déjà vécu durant quelques mois pour des raisons professionnelles, David Teboul aborde sereinement la projection de son film-hommage au Musée d’art de Tel-Aviv. Et pour cause. Brigitte Bardot fascine toujours.

Déjà très bien accueilli à l’étranger, le film revient sur la trajectoire fascinante, et fulgurante, d’une femme devenue star mondiale et symbole d’émancipation pour les femmes dans les années 1960. Sur un ton très personnel et introspectif, David Teboul nous livre un long poème visuel qui magnifie le mythe B.B.

Bien qu’ayant souhaité la participation de l’actrice, qui a refusé, le cinéaste a pu néanmoins s’inviter à la Madrague et filmer l’intérieur de l’ancienne actrice. Bourré d’images d’archives inédites, le film nous propose un portrait bienveillant et peu conventionnel de la star.

Entretien avec auteur qui est aussi amoureux de son sujet.

Affiche du film "Brigitte Bardot, la méprise" de David Teboul (Crédit : Autorisation)

Affiche du film « Brigitte Bardot, la méprise » de David Teboul (Crédit : Autorisation)

Le public israélien est très friand de cinéma français, de même que la France aime le cinéma israélien. Comment appréhendez-vous l’accueil du public local et des spectateurs à l’étranger en général ?

C’est la première fois que je présente ce film en Israël et je suis heureux d’être dans cette ville, Tel Aviv, que j’adore et où je me sens bien.

Pour ce film sur Brigitte Bardot que j’ai déjà montré dans beaucoup de pays il y a un vrai enthousiasme, parce que le film parle d’une grande légende.

En Israël, le public aime beaucoup le cinéma français mais je suis toujours étonné que Bardot suscite autant d’intérêt. Des gens qui ont vécu la gloire de Bardot et d’autres beaucoup plus jeunes sont venus voir le film. Et ils sont souvent enthousiastes pour des raisons très différentes !

A quel moment l’idée de ce documentaire s’est-elle imposée ? Aviez-vous une idée de comment BB réagirait au projet ?

C’est venu très tôt parce que j’ai toujours eu envie de faire un film sur Brigitte Bardot. Je n’ai pas voulu faire un film où on parlait d’elle, d’ailleurs dans mon film il n’y a pas d’intervenants ni de commentateurs. J’avais envie de travailler à partir des films dans lesquels B.B. avait joué, et puis à partir des mémoires qu’elle avait écrites.

Quand Arte m’a proposé de faire un film sur elle, j’ai dit oui, à condition de réaliser une œuvre personnelle et intime. Je n’aurais pas aimé faire un énième reportage sur B.B. Mon film est donc un essai, qui parle à la fois de Bardot, mais aussi de la fiction, du cinéma.

David Teboul (Crédit : Facebook)

David Teboul (Crédit : Facebook)

Comment êtes-vous entré en contact avec Brigitte Bardot ? Pourquoi s’est-elle montré si rétive selon vous à l’idée d’être filmée alors même qu’elle vous a ouvert ses archives personnelles ainsi que sa maison, La Madrague, quand elle n’y était pas ?

Elle a arrêté le cinéma il y a plus de quarante ans et c’est un monde qui ne l’intéresse plus. Elle m’a dit qu’elle allait desservir le film, et qu’elle n’allait pas bien répondre à mes questions, qu’elle avait en outre fait le deuil de ce moment de sa vie : « Vous avez tout pour fabriquer un film sans moi » m’a t-elle dit.

Et à partir de cette absence, j’ai écrit le film. Elle m’a donné l’autorisation de filmer son intérieur, qui est aussi le fantôme de sa vie. Brigitte Bardot vit avec sa propre légende. C’est peut-être ce qui m’a le plus surpris, en allant à la Madrague : c’est toutes ces photographies, tous ces posters, toute cette présence du mythe Bardot dans son quotidien. Ça m’a beaucoup intéressé.

Dans cette maison où elle vit depuis très longtemps, il y a quand même cette histoire-là, cette histoire de cinéma, mais avec ce renoncement. J’y ai trouvé une très grande ambivalence, qui était troublante.

Vous mélangez dans le film des images d’archives privées et publiques de Brigitte Bardot, tout en mettant en scène l’absence de la star dans vos propres images. Avez-vous par ailleurs déjà imaginé à quoi aurait-pu ressembler ce portrait de Brigitte Bardot si vous aviez obtenu d’elle qu’elle se livre à votre caméra ?

En fait, je n’avais pas envie qu’elle se livre véritablement à la caméra. Je lui ai proposé de monter un film avec des documents, des extraits de films, des interviews, et je voulais qu’elle me parle de ce qu’elle ressentait.

Je l’avais appelé, d’un terme un peu ennuyeux d’ailleurs, « L’inconscient Bardot ». Elle m’a dit : « Écoutez, c’est nul votre truc, je ne suis pas capable de faire ça. Je n’ai pas envie de revenir sur cette période-là. »

Je n’avais jamais imaginé faire une interview avec elle. J’avais simplement envie de l’interroger, et, à partir de ce travail-là, je voulais écrire un film où on entendrait un peu en voix-off son ressenti. Je lui ai fait cette proposition durant cette première conversation qui a été difficile mais elle s’est montrée très fermée.

Dans cette maison où elle vit depuis très longtemps, il y a quand même cette histoire-là, cette histoire de cinéma, mais avec ce renoncement. J’y ai trouvé une très grande ambivalence, qui était troublante.

Je lui ai alors dit que j’étais certain que son père avait fait des petits films en super 8. A cela elle m’a répondu qu’elle ne savait pas où ils étaient, mais elle m’a donné la possibilité de les chercher et de les trouver.

J’ai eu donc accès à tous ces documents. Ce qui m’intéressait beaucoup aussi chez elle, c’était son obstination à avoir quitté le cinéma. A partir de là, j’ai filmé son intérieur et c’est comme ça que j’ai construit aussi mon film.

C’est quelque chose de très intime parce que c’est l’histoire d’un petit garçon (David Teboul, ndlr) qui a découvert Bardot enfant. Il aime les animaux et il tombe amoureux de Bardot, l’amie des animaux. Il la cherche mais ne la trouve pas, parce qu’on ne voyait plus les films de B.B. dans les années 1970.

Plus tard, j’ai oublié un peu les animaux et j’ai vu ‘Le Mépris’. Ça a été un véritable choc. Je me suis beaucoup moins intéressé aux animaux pour aller vers le cinéma, et elle a arrêté de son coté les films pour mettre toute sa célébrité au service de la cause animale. On a fait une sorte de chemin inverse et je le lui ai dit d’ailleurs. Ça me plaît bien, je trouve que c’est une histoire aussi…

Brigitte Bardot en 1962 (Crédit : Wikipedia)

Brigitte Bardot en 1962 (Crédit : Wikipedia)

Il y a Bardot la femme-enfant, l’ingénue devenue femme fatale, et puis enfin l’icône qui fera fantasmer les Français et émancipera les Françaises. Quelle est la période qui vous a le plus inspiré ?

J’aime toutes les périodes. J’aime l’histoire de cette petite fille qui sort de cette France de l’après-guerre et puis comment elle va influencer les femmes des années 1950, toute l’émancipation de cette période. Elle est devenue l’icône des libertés parce qu’elle a été libre, bien que ce ne soit pas une femme qui se soit battue pour cela, ni qui ait été une militante.

Une des périodes qui m’inspire le plus aussi se situe au moment où elle tourne ‘La vérité’ puis ‘Le Mépris’. C’est une période très intense, parce qu’elle fait deux grands films et qu’elle est au sommet de sa gloire. Et elle ne va pas, d’une certaine manière, rebondir. Elle fera encore des films mais le cinéma ne l’intéressait déjà plus.

Dans mon film, j’essaie aussi d’interroger le rapport complexe entre le réel et la fiction. Sa vie, ses passions, ses amours, et comment la fiction intervenait dans tout çà. Au fond, c’est aussi une grande tragédienne. Elle est devenue une icône du magazine Elle à quinze ans, c’était une très jeune fille et on a souvent tendance à l’oublier.

Dans ‘Et D.ieu créa la femme’ elle n’a que vingt ans et quand elle tourne ‘Le Mépris’, pas encore trente. Quand elle quitte le cinéma, elle en a trente-huit. Elle paraît pourtant déjà une dame à ce moment-là, parce qu’elle a vingt ans de carrière très intense derrière elle. Je ne parle pas de la qualité des films, mais de l’espace qu’elle a occupé. Mon film s’arrête à ce moment-là.

Quand on voit votre film on est souvent amené à penser à Marilyn Monroe. Deux sex-symbols prises au piège chacune du mythe qu’elles ont créé et d’un rapport au cinéma compliqué. Qu’est-ce qui les rapproche selon vous ?

Ce qui les rapproche c’est la célébrité et la façon dont, à un moment donné, leur propre vie ne leur appartenait plus. C’est-à-dire que, la célébrité, à ce niveau-là, vous enferme dans une forme de grande solitude.

Il y a beaucoup de points communs et en même temps il y en a peu, parce que Marilyn Monroe n’est pas du même milieu, et s’intéressait beaucoup au cinéma, ce qui n’était pas le cas de Bardot. Ce sont des femmes très différentes.

Ce qui rapproche Monroe et Bardot, c’est la célébrité et la façon dont, à un moment donné, leur propre vie ne leur appartenait plus.

Chez Monroe, il y a cette passion du cinéma et de la littérature. Bardot est très française, très attachée à la nature, il n’y a pas chez elle ce désir de savoir. Elle a été une grande amoureuse, qui a produit beaucoup de désir et elle a quelque chose de très romanesque.

Ce sont deux grands mythes, sauf que Bardot s’est attachée à détruire son mythe et qu’elle n’y est pas arrivée. La mort qui s’est invitée très tôt chez Marilyn a inscrit en revanche le mythe d’une manière beaucoup plus forte et flagrante. Si Bardot était morte après ‘Le Mépris’, les choses auraient pu être extrêmement différentes.

Brigitte Bardot a été la première femme à oser afficher sa liberté sexuelle, quelques années avant la naissance du MLF. Elle chantait « Je n’ai besoin de personne » et cultivait son indépendance, tout en étant rarement seule durant ces années de gloire. Ce sont toutes ces contradictions qui ont contribué à faire d’elle un objet de fascination et un symbole de son temps ?

Il ne faut pas oublier que lorsque ‘Et D.ieu créa la femme’ est sorti en France ça a été un bide ! Aux États-Unis le film a été un succès et il est donc ressorti en France. C’est les Américains qui ont « validé » ‘Et D.ieu créa la femme’.

Les actrices avant Bardot n’avaient pas ce naturel. C’était une beauté très libre, qui n’était pas figée. Les personnages qu’elle interprétait au cinéma étaient souvent des jeunes filles très libres de leurs corps. Au même moment, Françoise Sagan a écrit ‘Bonjour tristesse’. C’est un peu la même chose. Bardot est une icône des années 1950, et le MLF et tous les mouvements féministes de 68 sont un produit de ça.

Brigitte Bardot dans le film "Chère Brigitte" en 1965 (Crédit : Wikipedia)

Brigitte Bardot dans le film « Chère Brigitte » en 1965 (Crédit : Wikipedia)

Les années 1970 sont en revanche des années de lutte, où les femmes militent contre une exposition du corps. Elles veulent être autre chose qu’un simple objet sexuel. Brigitte Bardot a été le symbole, elle, de la liberté et de la transgression des années 60. On est passé d’une période où Bardot a incarné mondialement cette transgression aux années 1970, qui vont être des années de combat et de lutte.

Ce sont des mondes très différents. Bardot a été un élément fondateur dans la révolte des femmes, mais la nature de son combat n’est pas de l’ordre de l’engagement, mais de la liberté des corps. Les femmes ont pu s’appuyer sur cette liberté.

Il y a des extraits de l’autobiographie de B.B. dans votre film, dont un passage terrible sur son accouchement et son rejet de la maternité. Son fils lui a intenté un procès pour ces pages-là. Comment avez-vous pu composer, avec ce regard amoureux que vous portez sur elle, avec les aspects les moins reluisants de la personnalité de la star ?

Sa liberté, c’était aussi de refuser cet enfant et de ne pas être dans le culte de la maternité. Elle n’a pas supporté de porter le petit. C’est violent, mais, c’est peut-être aussi ça Bardot. Elle est très égoïste.

Elle raconte la difficulté de ne pas avoir joui d’être enceinte. C’est très courageux et libre de le dire, et c’est un élément qui ne me la rend pas antipathique, au contraire. Beaucoup de femmes ont un rapport compliqué à ça, et il y a une censure. Il y a un très bon livre d’Elizabeth Badinter sur la façon dont on a inventé le sentiment maternel. La liberté des femmes, c’est aussi de dire non.

L’actrice a aujourd’hui plus de 80 ans. Elle a quitté la scène depuis quarante ans et vit recluse. Il y a finalement peu de grands films dans sa carrière, son combat pour les animaux est souvent perçu comme hystérique et ses affinités avec l’extrême droite ont quand même contribué à pas mal écorner son image. Alors le mythe Bardot peut-il encore faire rêver les jeunes générations ? N’a-t-il pas vieilli, pour qui jetterait un regard sans complaisance sur la femme qu’elle est devenue ?

David Teboul (Crédit : Facebook)

David Teboul (Crédit : Facebook)

Je n’aime pas le mépris qu’elle suscite parfois, parce que la cause animale est un combat que je trouve important. C’est grâce à la maladresse dont a fait preuve parfois Brigitte Bardot qu’on a pris conscience aussi de la gravité de la condition animale.

Aujourd’hui, tout ce qui touche à la sauvegarde de l’humanité, des animaux et de l’environnement sont des sujets essentiels.

Je pense que chez Brigitte Bardot c’est la cause animale qui participera aussi du mythe. Mon film parle de sa mélancolie et mon regard sur elle s’appuie sur une période sur laquelle il y a un fétichisme, les années 1960.

Ce qui est fondamental chez B.B. c’est sa légende, son mythe, et ce qu’elle incarne pour les futures générations.

J’ai fait un film sur la légende Bardot. Tout le reste, au fond, m’intéresse peu.

En partenariat avec l’Institut français
Projection du documentaire « Bardot, la méprise »
En présence du réalisateur David Teboul
Le dimanche 12 mars à 19h30
Musée d’art de Tel Aviv
27 bd Shaul ha’Malech
Entrée libre
Inscription obligatoire sur bardot.lameprise@ambfr-il.org

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Quand Robert Doisneau jouait les photographes mondains pour Vogue...

Publié le par Ricard Bruno

Quand Robert Doisneau jouait les photographes mondains pour Vogue...

Direction l'Espace Richaud à Versailles, à partir du 8 mars prochain, pour découvrir une belle série de clichés signés Robert Doisneau réalisés durant ses années Vogue, de 1949 à 1952.

Cette année, dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris, la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Versailles, en association avec l’Atelier Robert Doisneau et en partenariat avec Vogue Paris, dévoile une facette méconnue de Robert Doisneau. Celle du reporter mondain. En effet, de 1949 à 1952, à la demande d'Edmonde Charles-Roux, qui allait devenir quelques années plus tard, en 1954 précisément, rédactrice en chef de Vogue Paris, Robert Doisneau s'est glissé en coulisses de défilés, soirées privées et autres événements et a immortalisé des instants d'intimité, terriblement précieux. Des clichés en noir et blanc rarement montrés qui témoignent d'une époque durant laquelle Paris redevient, après les deux guerres mondiales, capitale de la Mode et synonyme d'élégance et de raffinement. "C'est une superbe exposition d'une qualité assez rare, superbement scénographiée dans un lieu très fort, l'espace Richaud, qui raconte de belles histoires" confie François de Mazières, député-maire de Versailles. "Vogue c'est l'élégance française et Versailles est une ville qui cultive cette élégance et cet héritage de notre passé. Vogue tout comme notre ville détecte et met en avant des artistes inconnus, comme l'était Robert Doisneau quand il a rencontré Edmonde Charles-Roux". finit-il. Une exposition d'exception, donc, qui s'accompagne de la diffusion du documentaire Robert Doisneau, le révolté du merveilleux, écrit et réalisé par Clémentine Deroudille, petite-fille de Robert Doisneau, et de la sortie d'un beau livre publié chez Flammarion, enrichi de plus de 300 illustrations.

Robert Doisneau. Les Années Vogue, du 8 mars au 28 mai 2017, Espace Richaud, 78 Boulevard de la Reine 78000 Versailles

Source de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot à la Garrigue France 3 côte d'Azur le 12/13 du 09 03 2017 4ème volet

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot à la Garrigue France 3 côte d'Azur le 12/13 du  09 03 2017 4ème volet...
Brigitte Bardot reçoit une équipe de France 3 côte d'Azur à la Garrigue...un pur moment de bonheur...pour tous...
Bruno Ricard

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