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Hautes-Alpes : il avait offert une queue de loup à la préfète… un élu condamné à 10.000 euros d’amende

Publié le par Ricard Bruno

Le président du conseil départemental des Hautes-Alpes (LR), Jean-Marie Bernard, a été condamné pour "détention, transport, cession d’une espèce protégée".

Le président du conseil départemental des Hautes-Alpes (LR), Jean-Marie Bernard, a été condamné pour "détention, transport, cession d’une espèce protégée".

Il avait décrit son geste comme "une boutade à vocation politique". En février 2020, lors du pot de départ de la préfète, Cécile Bigot-Dekeyzer, le président du Département, Jean-Marie Bernard, avait amené en guise de cadeau une queue de loup, rappelle BFM d'Ici. Un cadeau qui n'avait pas vraiment plu à l'élue tandis que Jean-Marie Bernard voulait montrer son opposition au loup dans la montagne.

Condamné en première instance à 10.000 euros d'amende, dont 5.000 euros avec sursis, le président du département a de nouveau été condamné, rapporte le Dauphiné Libéré. Cette fois-ci par la Cour d'appel de Grenoble (Hautes-Alpes) à la même somme, mais entièrement avec du sursis. Néanmoins, il devra verser des dommages et intérêts à des associations parties civiles (la FNE, la LPO et l'Association Brigitte Bardot), entre 600 et 800 euros. Le Dauphiné précisé que la constitution en partie civile de l'association le Klan du loup a été rejetée.

Une autre enquête ouverte

L'avocat de l'élu des Hautes-Alpes s'est montré mitigé, détaille BFM d'Ici, mais se contente du sursis : "C'est un jugement en demi-teinte, mais nous sommes globalement satisfaits puisque l'amende est entièrement en sursis cette fois", a déclaré maître Philippe Neveu. Dans cette affaire, il est reproché à Jean-Marie Bernard d'être coupable de "détention, transport, cession d’une espèce protégée", note Actu.fr. Sur ce point, la Convention de Berne protège le loup et la détention ou le transport de tout élément en rapport avec le loup est condamnable.

Dans la soirée, mardi 16 novembre, les locaux du président du Conseil départemental ont également été perquisitionnés et une enquête pour "favoritisme" a également été ouverte à l'encontre de Jean-Marie Bernard, indique BFM d'Ici. Elle concerne sa gestion du département, mais également son train de vie. Il sera entendu devant les enquêteurs le 30 novembre prochain.

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Brigitte Bardot sans « plus aucun revenu » : sa solution pour résister et se relever

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sans « plus aucun revenu » : sa solution pour résister et se relever

Lorsque Brigitte Bardot a souhaité créer sa fondation, la star n’avait plus un sou en poche. La défenseuse des animaux a expliqué comment elle était parvenue à rassembler la somme nécessaire lors d'une interview avec la journaliste Caroline Pigozzi de "Paris Match" retranscrite dans le livre "Pourquoi eux"

Brigitte Bardot ressemble plus à la cigale qu’à la fourmi dans les fables de Jean de la Fontaine. Lorsque la star a souhaité créer sa fondation, elle n’avait plus aucune économie. “J’ai commencé très modestement en 1986 à ‘La Madrague’, avec un avocat tropézien et une amie”, s’est-elle souvenue lors d’une interview avec la journaliste Caroline Pigozzi de Paris Match sur laquelle la reporter est revenue dans son livre intitulé Pourquoi eux : ils ont fait notre époque, à paraître aux éditions Plon, le 18 novembre prochain.

Pour obtenir le statut de fondation, Brigitte Bardot devait payer 3 millions de francs. “Or, j’étais incapable de réunir une telle somme, avait confié la mère de Nicolas-Jacques Charrier, peu attachée à l’argent, ayant dilapidé la majorité de mes gains de star, je n’avais plus aucun revenu.” L’ex-actrice, qui aurait pu interpréter une James Bond girl, s’est alors démenée pour récolter des sous : Je me suis installée pendant deux mois sur le marché de Saint-Tropez pour vendre mes souvenirs, des bracelets, des colliers, rapportés du Brésil, du Mexique, des photos que je dédicaçais, mes jupons, mes chapeaux…” Brigitte Bardot s’est aussi séparée d’objets de grande valeur, “dans la foulée, j’ai mis aux enchères à Paris, tout ce que je possédais de valeur : les bijoux précieux que m’avait offerts mon mari Gunther Sachs, ma robe de mariage avec Vadim, de l’argenterie, des meubles et même ma guitare”.

Brigitte Bardot a cédé tout ce qu’elle possédait à sa fondation

C’est lors de cette vente que celle qui a été condamnée pour injures raciales a prononcé cette phrase : “J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.” La Fondation Brigitte Bardot a ainsi pu voir le jour. Une fondation à laquelle la star internationale a tout cédé de sa maison de campagne de Bazoches, en passant par La Madrague dont elle n’a gardé que l’usufruit, ou encore les droits d’auteur de ses livres.

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Vente aux enchères au profit de la fondation Brigitte Bardot retour sur une magnifique vente...

Publié le par Ricard Bruno

BÉNÉVOLES ET POLICIERS LIBÈRENT DES CHIENNES ATTACHÉES DANS UN IMMEUBLE DE SAINT-DENIS

Publié le par Ricard Bruno

Les découvertes se multiplient en même temps que la parole se libère parmi les riverains des quartiers de Saint-Denis. Un énième squat a été localisé la nuit dernière.
BÉNÉVOLES ET POLICIERS LIBÈRENT DES CHIENNES ATTACHÉES DANS UN IMMEUBLE DE SAINT-DENIS

Bénévoles et policiers libèrent des chiennes attachées dans un immeuble de Saint-Denis

Bénévoles et policiers libèrent des chiennes attachées dans un immeuble de Saint-Denis

Hier soir, des bénévoles de la protection animale se sont rendus sur le site d'un immeuble en construction dans le chef-lieu. Epaulés par un équipage de police nationale, ils entreprennent une opération "sauvetage" des plus délicates. Le site en chantier est par définition interdit et les étages ne sont accessibles qu'en déployant une échelle.

Ils arpentent alors les locaux et découvrent deux chiennes. Toutes deux sont maintenues attachées par des chaînes rafistolées. L'une des deux est en état de cachexie. Et c'est dans cet état déplorable que la maman, les côtes apparentes, donne à téter ses sept petits. 

L'intervention des bénévoles de Pattounes des Iles s'avère donc providentielle, à quelques heures près. 

Ces sites de "stockage" de chiens et de chiots qui sont débusqués tour à tour dans Saint-Denis servent de défouloir. Des gamins "s'amusent" à enfermer chiens et chiots avant de leur faire subir des atrocités. La première médiatisation a eu lieu il y a un peu plus d'un an et les découvertes s'enchaînent à Saint-Denis. Certaines sont médiatisées, d'autres se font sans bruit, avec des chiens pris en charge par des associations et/ou bénévoles à bout de force.

33 chiens en l'espace d'un mois
   
"Il y a deux semaines de ça, j'ai récupéré un chien sabré avec les ligaments touchés. Il a dû être amputé. Il y a trois semaines, nous avons récupéré des chiots entre les mains d’enfants dont l’un avait une machette à la main. Pattounes des Iles a récupéré 33 chiens dans ces quartiers-là en un mois", explique un bénévole de cette association. L’asso en appelle à la mairie qui a été sollicitée à de nombreuses reprises, sans succès. "La mairie doit une bonne fois pour toutes prendre ses responsabilités", invoque-t-il. 

Les chiens récupérés hier soir viennent encore un peu plus grossir les rangs des animaux sauvés de maltraitance et l'action des autorités politiques demeure bien tiède face à cette réalité. 
 
L’association compte faire suivre cet énième sauvetage par le dépôt de trois plaintes. 

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Maltraitance animale et coup de fusil dans la tête d'un âne : un agriculteur de la Manche condamné

Publié le par Ricard Bruno

Un agriculteur de la région de Périers a été condamné par le tribunal correctionnel de Coutances, ce mercredi 10 novembre, pour maltraitance animale.

L’agriculteur de la Manche ne prenait pas soin de ses ânes, un coup de fusil a même été tiré ! (©Photo d’illustration)

L’agriculteur de la Manche ne prenait pas soin de ses ânes, un coup de fusil a même été tiré ! (©Photo d’illustration)

En mai 2019, une randonneuse, membre de la Fondation Brigitte-Bardot, a vu deux ânesses en très mauvais état dans un champ de Saint-Martin-d’Aubigny, près de Périers.

 

Elle a alerté la fondation, qui a pris les animaux en charge pour les soigner. Les sabots n’étaient plus taillés, étaient recourbés et mesuraient plus de 20 cm. Une ânesse présentait une plaie purulente sur une jambe et une blessure sur la face.

20 000 € de soins !

L’animal avait reçu un coup de fusil de chasse en pleine tête ; il a été soigné en Belgique par un vétérinaire qui a effectué une reconstitution faciale. Le coût des soins s’est élevé à 20 000 € et a été financé par une souscription.

Le propriétaire des ânesses a été jugé par le tribunal de Coutances ce mercredi 10 novembre. Lorsqu’il avait été entendu en audition libre par les gendarmes, il avait reconnu avoir tiré un coup de fusil de chasse sur l’ânesse, puis avoir détruit l’arme qui lui avait été donnée par son père.

A l’audience, il est revenu sur ces déclarations, a prétendu qu’il n’était pas l’auteur du coup de fusil, qu’il n’est pas chasseur et n’a jamais possédé d’arme. Il dit avoir paniqué, les gendarmes l’auraient menacé de le placer en garde à vue s’il ne reconnaissait pas le coup de feu.

6 mois de prison avec sursis

Une boîte de cartouches a été trouvée chez lui, il assure que ces munitions sont offertes par son syndicat agricole pour effaroucher les étourneaux, et qu’il les donnait à ses voisins chasseurs pour qu’ils fassent fuir ces volatiles. Il explique le manque de soins à ses animaux par des difficultés familiales et la charge de travail sur sa ferme. Il n’a pas appelé le vétérinaire parce qu’il avait honte de ses négligences.

Le tribunal a condamné cet homme de 56 ans à une peine de 6 mois de prison avec sursis. Il lui est interdit de posséder une arme pendant une durée de 5 ans, et il devra verser 2 800 € à la fondation Brigitte Bardot, qui s’était constituée partie civile.

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Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros

Le Favril : Des animaux d’une maigreur extrême, voire morts, découverts sur une exploitation

Publié le par Ricard Bruno

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

C’est lors d’un premier contrôle de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP) le 25 février 2019 que des premiers faits troublants sont constatés sur une exploitation à le Favril. La DPP découvre 25 chiens, 14 chevaux et 5 ânes dans un environnement qui ne correspond pas à leurs besoins physiologiques. Les animaux sont affamés, manquent de soins. Lors d’un second contrôle un mois plus tard, les agents retrouvent alors 11 équidés dont 10 sont dans un état de très grande maigreur. Ils constatent que les fils barbelés sont distendus et que cela blesse certains chevaux. Ils découvrent le cadavre d’une jument et de son poulain. La mise à bas semble avoir eu lieu à même le sol. Ils constatent aussi la présence d’une tête de cheval recouverte d’asticots et retrouvent 22 caprins, un bélier, une brebis et de jeunes agneaux non identifiés. Lors des contrôles des chiens sont retrouvés dans la caisse arrière d’un camion et dans une cabane de chantier en tôle sans lumière. Certains sont très craintifs, vivent sur un sol couvert d’excrément, dans une odeur insupportable. Deux poneys non identifiés sont maigres et n’ont rien à manger. Au total, 23 chevaux seront placés dans un centre d’accueil.

Sur les lieux, l’homme dit ne plus être éleveur et détenir ces animaux pour le plaisir. Il déclare nourrir de manière parcimonieuse les chiens avec des restes de boucherie. Un sans domicile fixe logé dans une caravane est sensé l’aider à s’occuper de ces animaux. La DDPP se rend également sur l’exploitation de Monsieur à Jenlain et retrouve plusieurs chevaux sans abri dans une pâture sans herbe. Seule une jument paraît dans un état correct. Les autres sont dans le même état qu’au Favril

La Fondation Brigitte Bardot et la SPA s’étant constituées parties civiles, Monsieur comparaissait au tribunal d’Avesnes ce 29 octobre. A la barre, le prévenu annonce avoir récupéré ces animaux via des personnes qui ne voulaient plus s’en occuper et avoir fait son maximum. Concernant la vingtaine de chiens, il reconnaît qu’il s’est laissé déborder et assure qu’il a alors contacté une association pour être aidé mais que celle-ci n’aurait selon lui pas pu assurer le transport des animaux.

“C’est vrai que j’ai fait des choses que je n’aurai pas du faire. Mais pour moi j’ai fait le maximum pour les bêtes, peut-être que je n’ai pas fait assez… mais je n’ai pas voulu ça…”

L’avocate de la SPA, photos à l’appui, évoque un carnage. Elle demande l’interdiction de détenir des animaux pour une durée de 3 ans et souhaite que les chats de monsieur soient confisqués. Elle demande aussi de verser à la SPA 1500 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi et 1000 euros dans le cadre de l’article 475 .Selon l’avocat de la fondation Brigitte Bardot, le discours du prévenu est ambivalent, changeant, contradictoire. “Détenir des animaux implique des obligations, et monsieur s’en est dispensé tout seul”. De son côté, le ministère public requiert un total de 2100 euros de diverses amendes et contraventions ainsi qu’une interdiction de détenir des animaux pendant une durée de 3 ans.

“C’est une peine vraiment a minima pour permettre à monsieur de payer les parties civiles” assure la procureure, qui a noté que Monsieur était endetté.

“Une arche de Noé improvisée”

L’avocat de la défense trouve disproportionnée la position des magistrats. “J’ai eu l’impression qu’on jugeait aujourd’hui quelqu’un d’abominable, un délinquant notoire, alors qu’on n’est quasiment que sur des contraventions. On marche sur la tête dans le cadre de cette procédure. D’autant plus que 2 tiers des contraventions sont prescrites car les faits datent du 25 février 2019”. La défense explique que les gens faisaient appel à cet homme de 63 ans car ils ne voulaient plus s’occuper de leurs animaux. “On a trouvé en lui quelqu’un qui voulait rendre service”.

L’avocat évoque “une sorte d’arche de Noé improvisée avec ses faiblesses certes, mais une volonté de bien faire, de s’occuper d’animaux que d’autres ne voulaient plus”.

La défense assure que Monsieur a “contacté avec insistance, limite harcelé” une association spécialisée pour qu’elle adopte ses chiens. “Monsieur a appelé de l’aide et on ne lui l’a pas donné. Je veux bien qu’on vienne lui tirer dessus à boulets rouges, qu’on dise qu’il n’a pas fait les choses correctement. Mais tout ça part d’une bonne volonté. Monsieur est de bonne foi  (…) je trouve qu’il y a un certain travestissement de la réalité. On essaie de noircir un tableau (…) on n’en serait peut-être pas là aujourd’hui s’il avait eu de l’aide”.

L’avocat demande donc de réduire à l’euro symbolique l’indemnisation allouée aux 2 associations, au vu de la situation financière de Monsieur.

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La première retraitée éléphante de plus de 50 ans, Ghandi, prend ses marques à Elephant Haven à Bussière-Galant

Publié le par Ricard Bruno

On commençait à douter du projet atypique de l'association Elephant Haven à Bussière-Galant (87) : accueillir les pachydermes dont ne voudraient plus zoos et cirques d'Europe. Mais Ghandi, une femelle éléphant de 3,5 tonnes, est désormais au centre des attentions de cette maison de retraite unique

Ghandi, première pensionnaire du sanctuaire Elephant Haven de Bussière-Galant en Haute-Vienne •

Ghandi, première pensionnaire du sanctuaire Elephant Haven de Bussière-Galant en Haute-Vienne •

Elle était attendue depuis plusieurs années. Ghandi est une éléphante qui serait née en 1969, probablement en Thaïlande. En captivité, elle a connu le zoo de Givskud au Danemar avant d'être confiée, en 1998, au zoo de Pont-Scoff en Bretagne sud. Appartenant à un plan d'élevage pour la conservation des éléphants d'Asie en captivité, elle a quitté l'univers qu'elle connaissait depuis 23 ans pour découvrir celui qui l'attend en Haute-Vienne, au sanctuaire Elephant Haven.

Elle s'y retrouve seule puisqu'elle est la première pensionnaire de cette nouvelle maison de retraite pour pachydermes, unique en Europe. Mais elle était seule également à Pont-Scoff depuis le décès, en mai dernier, d'un éléphant mâle avec lequel elle cohabitait. La relation de cette éléphante avec ses congénères a toujours été compliquée, alors même que les éléphants d'Asie vivent en groupe. Il lui faut donc beaucoup de soins et d'attentions pour espérer la possibilité d'une nouvelle cohabitation.

C'est ce qui a déterminé le transfert entre la Bretagne et le Limousin.

Un transfert hors normes

Transporter un pachyderme de plus de 3 tonnes impose réflexion et organisation. Une logistique qui a nécessité un transport adapté et des attentions tout au long des 7h de route le 14 octobre dernier, depuis le parc "les Terres de Nataé" à Pont-Sscoff (Morbihan) jusqu'à Bussière-Galant (Haute-Vienne).

Ghandi va pouvoir compter sur la compétence des deux cofondateurs belges du sanctuaire, Sofie Goetghebeur et Tony Verhulst, soigneurs passionnés avec plus de 20 ans d'expérience dans les zoos. Elle va également profiter d'un terrain de 4ha clôturé comme il se doit compte-tenu de la puissance de l'animal. C'est en tout une surface de 29ha, qui pourrait être augmentée de 20 autres, qui à terme a vocation à accueillir d'autres éléphants.

Côté nourriture, l'éléphant étant végétarien, son alimentation repose sur des branches, herbe, foin, feuilles, fruits et légumes.

Une installation soutenue par la fondation Brigitte Bardot

La fondation Brigitte Bardot est interpellée depuis ces dernières années par le devenir des éléphants qui peu à peu vont déserter les cirques, compte-tenu de l'évolution de l'attente du public et de la législation. C'est ce qui a justifié son soutien financier à hauteur de 370.000€. Car il a fallu concevoir une structure métallique sur mesure, s'étendant sur 600m2, pour permettre l'accès des éléphants aux soins vétérinaires. Un investissement total de près d'un million d'euros pour six box. L'espoir des cofondateurs est d'accueillir une dizaine de pachydermes dans les années à venir.

En fonction du nombre d'éléphants accueillis, l’endroit pourrait proposer des programmes pédagogiques destinés aux enfants. L'espèce est inscrite sur la liste rouge des animaux en voie d'extinction. Il en resterait moins de 50.000 à l'état sauvage selon le Fonds Mondial pour la Nature WWF.

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Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Publié le par Ricard Bruno

Les clichés des trophées de chasse du domaine des vignes ont révolté les réseaux sociaux, vendredi et samedi. Si la pratique est légale, c’est la publicité qui en a été faite qui a révulsé les internautes. Des politiques et des militants de la cause animale ont pris position.

Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Des chasseurs qui posent fièrement carabine à la main, le genou appuyé sur des cervidés, des sangliers, des mouflons ou des daims tout juste abattus. Cette scène, que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des albums de safaris, se déroule pourtant à deux pas de Reims et Châlons, dans un enclos qui porte le nom de Domaine des vignes.

Si la société qui exploite ce terrain de 330 hectares ouvert il y a plus de deux ans fait parler d’elle maintenant, c’est en raison de photos publiées sur le réseau social Twitter. Tout part d’un tweet du journaliste de France Télévision Charles-Henry Boudet, qui mentionne qu’il a pu « approcher des daims, bagués et issus d’un élevage, qui tournent en rond », alors qu’il rentrait d’un reportage à Mourmelon-le-Grand.

S’en suit toute une série d’autres tweets mentionnant des clichés publiés sur le compte Facebook du Domaine. On y voit les gibiers morts avec des légendes qui indignent les internautes : « Photo souvenir de la journée de lundi. Soleil, convivialité, sécurité et gibier »  ; « Quel bonheur d’avoir pu partager cette journée d’approche avec un papa et son fils. Premier cerf pour le papa. Premier daim pour le fils ».

 

Très rapidement, les politiques s’en mêlent. Éric Quénard, élu d’opposition à la ville de Reims, évoque son « dégoût », alors que Mario Rossi parle « d’écœurement ». « On est loin du chasseur régulateur, amoureux de la nature », enchaîne le conseiller municipal rémois. Même le maire Arnaud Robinet, pris à partie à tort par des militants lui reprochant d’avoir autorisé cette installation, a répondu : «  Inutile de m’interpeller ou de m’insulter. Près de Reims ne veut pas dire à Reims. À titre personnel, je ne soutiens pas ce type de chasse. » Élie Rosière, militant écologiste évoque « une honte » alors que Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, demande aux chasseurs de prendre position. « Outre l’espace clos, ces animaux nourris par l’homme ne sont plus en situation de fuir, autant de cibles faciles pour les chasseurs dont le seul plaisir ici est de tuer. Ceux qui se présentent comme premiers écologistes de France devraient être les premiers à condamner cette pratique. »

Jacky Desbrosse, président de la fédération départementale de la chasse de la Marne, reconnaît d’emblée que ce type de photos « n’est pas vendeur ». Il évite d’ailleurs soigneusement d’en prendre. « Je ne publie jamais de photos. Je tue les animaux pour les manger. On sait, par rapport au grand public qui a perdu une partie de ses racines, que ces clichés ne sont pas acceptés », témoigne-t-il.

 

Postés dans des miradors

Il précise toutefois qu’il n’a « aucun état d’âme », à ce que la chasse en enclos continue. « C’est un dispositif réglementaire. Je n’en fais pas la promotion mais ces domaines sont suivis et encadrés par l’État. » Selon ses informations, le nombre de sociétés de ce type reste stable ces derniers temps après un boum il y a une vingtaine d’années. « La clientèle est essentiellement internationale ou vient de région parisienne », explique-t-il. Un autre domaine situé juste en face existe depuis 31 ans sans que personne n’y trouve rien à y redire.

Les chasseurs déboursent des sommes comprises entre 2 200 et 3 200 euros pour quatre à six jours sur le domaine. Ils sont postés dans des miradors et sont autorisés « à prélever cinq animaux sur la journée dans le respect du plan de chasse expliqué le matin par le directeur de battue », précise le site internet du Domaine des vignes. Contacté, le gérant dont le numéro de téléphone est basé en Belgique, n’a pas répondu à nos sollicitations Ce samedi, il a supprimé sa page Facebook et les photos mises en cause.

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