Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le web en parle;;;;

Christophe Marie, porte-parole de la FBB était au micro de "La Voix des Animaux"

Publié le par Ricard Bruno

 Christophe Marie, porte-parole de la FBB était au micro de "La Voix des Animaux"
🔴🎙️ #PODCAST : Christophe Marie, porte-parole de la FBB était au micro de "La Voix des Animaux" pour évoquer plus de 30 ans de combats de la Fondation !
🎧 À ÉCOUTER DÈS MAINTENANT ➡️ https://bit.ly/3jIgYne
✊ Depuis 1986, la Fondation Brigitte Bardot se bat pour défendre les animaux. De Jakarta (Indonésie) à l’Arménie, du Canada au Brésil, et bien-sûr en Europe et en France, la FBB agit pour les animaux et la reconnaissance de leurs droits.
Christophe Marie, Directeur Adjoint et Porte-Parole de la Fondation, a rejoint ces combats depuis plus de 30 ans. Il a accepté de raconter à La Voix des Animaux ses défis, ses avancées, ses victoires, en abordant tous les sujets : abattage, corrida, chasse, trafic d’animaux, élevage et transport, soutien aux refuges, lois européennes et françaises…
Source : Fondation Brigitte Bardot
Partager cet article
Repost0

Fondation Brigitte Bardot : Info journal du 2ème trimestre 2021

Publié le par Ricard Bruno

Info journal n°117 du 2ème trimestre 2021 de la fondation Brigitte BARDOT

Info journal n°117 du 2ème trimestre 2021 de la fondation Brigitte BARDOT

Info journal junior N°67 du 2ème trimestre 2021 de la fondation Brigitte Bardot

Info journal junior N°67 du 2ème trimestre 2021 de la fondation Brigitte Bardot

Brigitte Bardot en photos...Rares et/ou inédites !

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot chez Maxim's

Brigitte Bardot chez Maxim's

Brigitte Bardot et Alain Bougrain Dubourg à Saint-Tropez

Brigitte Bardot et Alain Bougrain Dubourg à Saint-Tropez

Brigitte Bardot et Jack Palance

Brigitte Bardot et Jack Palance

Brigitte Bardot le 01 03 1968

Brigitte Bardot le 01 03 1968

Brigitte Bardot par Alberto Durazzi

Brigitte Bardot par Alberto Durazzi

Brigitte Bardot sur le tournage du film Les Pétroleuses

Brigitte Bardot sur le tournage du film Les Pétroleuses

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot dénonce une horreur dans laquelle « les Algériens ne se reconnaissent pas »

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dénonce une horreur dans laquelle « les Algériens ne se reconnaissent pas »

L’actrice et militante des droits des animaux française, Brigitte Bardot, vient de réagir à la campagne « Stop Galoufa en Algérie », qui a été lancée il y a quelques semaines, ans ce pays d’Afrique du Nord. La star de cinéma a écrit au Président algérien Abdelmadjid Tebboune, sollicitant son intervention pour mettre fin à « ces pratiques » qu’elle qualifie d’« horreurs » et d’« exécutions cruelles ». Dans sa lettre, elle se dit « effarée et révoltée » par le sort réservé aux animaux errants en Algérie.

La campagne « Stop Galoufa en Algérie » a été lancée il y a quelques semaines en Algérie. En effet, les initiateurs voulaient amener les autorités algériennes à mettre fin à la mise à mort des animaux errants, chiens et chats notamment, dans des fourrières publiques. La campagne a connu un net succès sur les réseaux sociaux. Elle vient d’avoir le soutien de l’actrice française Brigitte Bardot, qui se bat désormais pour le droit des animaux.

La présidente de la fondation qui porte son nom, Brigitte Bardot, qui se bat pour le bien-être des animaux dans le monde décrit une horreur dans laquelle « les Algériens ne se reconnaissent pas » : « Chats-chiens-chiennes gestantes, allaitantes, chatons et chiots sont mélangés dans les cages (certains portant encore leur collier), arrosés puis électrocutés ». « Vous êtes un modèle pour les pays du Maghreb, vous ne pouvez pas accepter que de telles abominations soient pratiquées sur des animaux qui n’ont commis aucun délit sauf celui de naître », ajoute-t-elle à l’adresse du chef de l’Etat algérien.

Figure féminine des années 1950 et 1960, Brigitte Bardot « supplie » le Président algérien Abdelmadjid Tebboune de donner un exemple « en épargnant ces mises à mort terrifiantes et en engageant une campagne nationale de stérilisations beaucoup plus efficace, salubre et humaine » et auquel elle propose « l’expertise » de sa Fondation, « qui a une longue expérience réussie dans ce domaine ».

Source de l'article : Cliquez ICI

Sauvetage de ce jour de la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

🔴 #SAUVETAGE : cinq chèvres et deux moutons dans le Val-d’Oise (95) !
🐑 🐐 La Fondation Brigitte Bardot est intervenue dans le Val-d’Oise afin de secourir cinq caprins et deux ovins !
🏚 Ils vivaient reclus dans une cabane de tôle délabrée.
Le propriétaire est hospitalisé et se retrouve dans l’incapacité de s’en occuper. Comme toujours, la Fondation Brigitte Bardot répond présente pour sauver des animaux en cas d’hospitalisation ou de décès des propriétaires, et s’engage à s’en occuper à vie.
Les 7 animaux sont désormais à l’abri dans l’arche de BB, où ils recevront les meilleurs soins !
 
Source : Fondation Brigitte Bardot
Sauvetage de ce jour de la fondation Brigitte Bardot
Sauvetage de ce jour de la fondation Brigitte Bardot
Sauvetage de ce jour de la fondation Brigitte Bardot

Nîmes : les acteurs de la tauromachie poursuivis en justice pour maltraitance animale suite à une plainte de la SPA

Publié le par Ricard Bruno

Dans le cadre d'une offensive judiciaire menée par la Société Protectrice des Animaux, les organisateurs de corrida, la ville de Nîmes et des toreros sont poursuivis pour sévices graves ou complicités d'actes de cruauté envers les animaux. Le procès se tient ce mercredi.

Nîmes : les acteurs de la tauromachie poursuivis en justice pour maltraitance animale suite à une plainte de la SPA

Après Béziers et Bayonne, c'est à Nîmes que se déroule le nouvel épisode de la série de procès opposant la Société Protectrice des Animaux aux acteurs de la tauromachie. Ce mercredi, la torera à cheval Léa Vicens, l'organisateur de corridas Simon Casas et le maire de Nîmes (LR) Jean-Paul Fournier sont appelés à comparaître pour "sévices graves ou complicités d'actes de cruauté envers les animaux" devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

Une offensive judiciaire de la SPA

Pour mener son combat contre la corrida, la SPA nationale a choisi la voie judiciaire. En novembre 2017, l'association dépose plainte contre plusieurs villes à tradition tauromachique, organisateurs de corridas et toreros, considérant ces spectacles comme de la maltraitance animale. Béziers, Bayonne, Carcassonne, Nîmes ou encore Dax sont concernées.

L'argumentaire de la SPA se fonde sur l'article l'article 521-1 du Code pénal, selon lequel "le fait d'exercer des sévices graves (...) ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende."

L'enjeu de la tradition

Or, un paragraphe "exclut l'application de ces dispositions aux courses de taureaux", pour les cas "où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée." Cet argument de la "tradition locale ininterrompue" a jusqu'ici servi de bouclier juridique à toutes les attaques des anti-corridas contre les spectacles tauromachiques du sud de la France. La SPA a été déboutée de ses demandes dans les précédents procès à Béziers et à Bayonne.

"Tout le débat porte sur cette question : est-ce que Nîmes est une ville de tradition taurine ininterrompue ? Il est très facile d'y répondre, la féria de Nîmes est mondialement connue", balaie maître Jean-Pierre Bigonnet, l'avocat de Simon Casas. 

De son côté, la SPA nie que la corrida constitue une tradition à Nîmes.

La corrida est une activité importée d'Espagne : tous les termes sont espagnols, et non catalans. Ensuite, la majorité de la population est défavorable à cette activité. Une toute petite minorité de personnes vieillissantes peut-elle imposer une règle au titre d’une tradition à une immense majorité de gens qui sont contre ces pratiques ? 

Jacques Fombonne, président de la Société Protectrice des Animaux

Pour affirmer que la majorité de la population est défavorable à la corrida, la SPA utilise les résultats d'un sondage Ifop publié en 2019. Commandé par la Fondation Brigitte Bardot, il avait établi que "74 % des Français étaient favorables à la suppression des corridas en France". 

Une instrumentalisation des tribunaux ?

Jean-Pierre Bigonnet, avocat de Simon Casas, considère la procédure de la SPA "téméraire, si ce n'est abusive".

La corrida est parfaitement légale. Ces procès s'inscrivent dans une stratégie d’ensemble de la SPA qui fonctionne par coups de communication. Il est regrettable d'utiliser le tribunal comme tribune.

Jean-Pierre Bigonnet, avocat de Simon Casas.

De son côté, la SPA assume d'utiliser la voie judiciaire, tout en espérant peser, à terme, sur la législation. "Notre but, c'est l'interdiction de la corrida", confirme Jacques Fombonne.

Les magistrats nîmois devraient mettre leur décision en délibéré. A Dax, autre ville taurine, un jugement pour une affaire identique est attendu dans les prochains jours. Une procédure similaire est annoncée à Carcassonne. 

Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot condamnée pour injure à l'encontre du patron des chasseurs

Publié le par Ricard Bruno

Préambule de ma part.

Je soutiens et soutiendrai toujours madame Brigitte Bardot, contre vents et marées !

JAMAIS je le dis JAMAIS je ne la lâcherais, fidèle, je l'ai été, fidèle, je le suis et fidèle, je le resterais à jamais !

LA CHASSE ET LES "CHIASSEURS"....au musée !

Bruno Ricard 

«On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves, c'est faire injure à ces derniers.» «La chasse endurcit le cœur aussi bien que le corps ; elle accoutume au sang, à la cruauté.» «La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent.»

Le tribunal judiciaire d'Arras a condamné mardi Brigitte Bardot à une amende de 5.000 euros pour injure à l'encontre du patron de la fédération nationale des chasseurs Willy Schraen, a-t-on appris après des avocats.

L'ancienne actrice devra également verser 1.000 euros de dommages-intérêts à Willy Schraen ainsi que 1.000 euros au titre des frais de justice. La Fédération nationale des chasseurs a en revanche été jugée irrecevable en tant que partie civile.

Le tribunal a en outre condamné Mme Bardot à supprimer dans un délai de 15 jours de l'éditorial incriminé, publié sur le site internet de sa fondation de défense des animaux, tous les passages jugés injurieux et à les remplacer par la mention du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. 

Dans ce dossier, le procureur avait requis une amende de 6.000 euros, notant la "persistance dans l'action délinquante" de la prévenue, après cinq autres condamnations pour des propos diffamatoires et discriminatoires.

L'avocat des chasseurs, Denis Delcourt-Poudenx, s'est dit mardi "très satisfait" de cette condamnation à la "vertu pédagogique", y voyant "un signal fort pour qu'on cesse d'insulter les chasseurs".

sémantique nazie odieuse et inquiétante", a-t-il pointé.

Pour l'avocat de Brigitte Bardot, François-Xavier Kelidjian, il s'agit d'"un jugement qui dit le droit, face au caractère un peu excessif des demandes de la défense". "A une époque pas si lointaine, on arrivait à échanger avec les chasseurs", a-t-il commenté, déplorant qu'aujourd'hui il n'y ait "plus de débat, plus que du clash".

Dans un éditorial d'octobre 2019, toujours accessible mardi sur le site internet de la fondation, Brigitte Bardot avait traité les chasseurs de "sous-hommes d'une abjecte lâcheté" et de "terroristes du monde animal", citant le président de leur fédération, M. Schraen, comme "exemple flagrant".

Absente le jour de l'audience, Brigitte Bardot avait reconnu dans une lettre au tribunal être l'auteure de ces propos, tenus "peut-être de manière crue", mais répondant selon elle "à une préoccupation majeure des Français". 

Source de l'article : Cliquez ICI

 

La chasse à la glu définitivement jugée illégale !

Publié le par Ricard Bruno

La chasse à la glu définitivement jugée illégale !

Le Conseil d’État a définitivement annulé les dérogations accordées par l’État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Les partisans de la chasse à la glu ont perdu leur combat. Cette méthode de chasse a été définitivement jugée illégale lundi par le Conseil d'État, mettant un terme à des années de bataille entre partisans et adversaires de la chasse à la glu. Après avoir interrogé la justice européenne, qui avait estimé en mars que cette technique de piégeage cause un dommage « irrémédiable » à tous les oiseaux capturés, la plus haute juridiction administrative française a définitivement annulé les dérogations accordées par l'État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Cette méthode de chasse dite « traditionnelle » est pratiquée dans cinq départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var). Destinée aux grives et aux merles, elle consiste à piéger des oiseaux sur des tiges enduites de colle, appelées gluaux. Les oiseaux ainsi capturés sont mis en cage et servent, en chantant, à en attirer d'autres pour les chasseurs. Mais les défenseurs de l'environnement se battent depuis des années en justice pour la faire interdire, dénonçant une méthode « cruelle » et non sélective qui conduit à la capture d'autres oiseaux que ceux visés, y compris des espèces protégées.

« Les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable »

Les chasseurs assurent que les oiseaux capturés par erreur sont nettoyés et relâchés. Saisi à de nombreuses reprises pour faire annuler les décrets gouvernementaux accordant des dérogations permettant cette chasse au motif de la tradition, le Conseil d'État avait fini par se tourner vers la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), en 2019 pour savoir si elle était conforme à la directive « oiseaux » de l'UE.

En attendant cette décision, le président Emmanuel Macron, arbitrant contre les chasseurs et en faveur de sa ministre Barbara Pompili, avait annoncé fin août 2020 la suspension de la chasse à la glu, en ne reconduisant pas le quota d'environ 40 000 oiseaux pouvant être capturés dans les cinq départements concernés. La CJUE avait répondu en mars que « en dépit d'un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d'endommager le plumage de tous les oiseaux capturés », rendant dès lors prévisible son interdiction par la justice administrative française. Qui a donc rendu lundi une série de décisions dans des affaires pendantes annulant la règlementation dérogatoire française.

La Conseil relève dans un communiqué que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n'ont apporté de preuves suffisantes » permettant d'affirmer que d'autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Par ailleurs, il estime que « le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive » européenne et qu'il n'a pas été démontré qu'aucune alternative ne serait possible.

Une « chasse d'un autre temps »

« Une avancée pour la biodiversité », s'est réjouie sur Twitter Barbara Pompili, dont l'entourage saluait une « clarification bienvenue » après sa décision de suspension, qui avait hérissé les chasseurs. « Enfin on tourne la page de cette chasse d'un autre temps pour entrer dans un XXIe siècle plus respectueux de l'environnement », a réagi pour l'Agence France-Presse Allain Bougrain-Dubourg, l'emblématique président de la Ligue de protection des oiseaux, une des associations plaignantes.

« Mais il reste d'autres techniques de chasse inacceptables », a-t-il ajouté. Il appelle le gouvernement à tirer les conclusions de cette première décision, alors que les ONG réclament aussi l'interdiction d'autres chasses traditionnelles, au moyen de pantes (filets) et matoles (cages tombantes), pour les alouettes, dans des départements du Sud-Ouest. Côté chasseurs, la déception se voulait combative. « Le Conseil d'État a fini par céder au lobbying de la ministre de l'Écologie et des antichasse », a regretté Éric Camoin, président de l'association nationale de défense des chasses traditionnelles à la grive.

Willy Schraen, président de Fédération nationale des chasseurs, estime de son côté que les arrêtés pourraient être repris et mieux argumentés si le gouvernement en avait la volonté, replaçant le débat sur le terrain politique. « Qu'on leur fiche la paix avec leurs traditions, ils chassent des quantités infinitésimales sans aucune incidence sur les espèces », dit-il à l'Agence France-Presse. « L'action punitive contre le monde rural continue. Mais on a bien vu que la ruralité s'est beaucoup exprimée dans cette élection, et nous reviendrons à la charge », lance-t-il au lendemain des scrutins régionaux et départementaux... et à 10 mois de la présidentielle.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

La FLAC dans le magazine Bio Contact (215.000 exemplaires)

Publié le par Ricard Bruno

La FLAC dans le magazine Bio Contact (215.000 exemplaires)

Quelles sont les principales missions et actions de la Flac ?

Avant tout, l’information, toujours et encore. Par tous les moyens : interventions dans les médias, manifestations à proximité des arènes avec des militants courageux, conférences en présence de personnalités et d’élus, et enfin, expositions anticorrida itinérantes dans des villes du sud de la France. Pour ces dernières, le rôle d’une association du Gard, No Corrida, membre de la Flac, est déterminant. Il faut savoir que la Flac est une fédération basée à Agde qui regroupe de grandes associations de protection animale. Le monde de la corrida, afin d’éluder la cruauté inouïe qui en émane, l’habille d’esthétisme et de mensonges dans tous ses aspects, en niant la souffrance infinie du taureau supplicié. Sans parler des pauvres chevaux. C’est pour toutes ces raisons que la Flac, inlassablement, tente de rétablir la triste réalité. La corrida est un cas unique au monde : seul cas où la lente agonie d’un animal est applaudie par 10 000 personnes dans les gradins, sans l’ombre d’une compassion. Comme à l’époque des jeux de Rome…

Cinq corridas et deux novilladas sont programmées pour cet été, fin juillet et début septembre. Pourtant, cette pratique est punie par le Code pénal de 30 000 € d’amende et deux ans de prison…

Les corridas sont interdites sur 90 % du territoire français sous peine de lourdes sanctions pénales. Les termes du jugement du tribunal de Béziers, le 5 mai dernier, ne souffrent d’aucune ambiguïté : « il est indéniable que les coups portés par les picadors causent d’importantes souffrances à l’animal. Il s’agit d’actes de cruauté. Le taureau ne peut que souffrir et son agonie peut être plus ou moins longue ». Ce n’est pas nous qui le disons, mais les juges… Seulement voilà, un alinéa du Code pénal, sous couvert d’exception culturelle, autorise cette barbarie dans certaines régions du sud de la France. Par conséquent, hélas, ces corridas et novilladas auront bien lieu malgré la crise sanitaire…

La corrida comme nous la connaissons aujourd’hui est née en Espagne au XVIIIe siècle, mais ses origines remonteraient à l’Empire romain. Que répondez-vous à l’argument du maintien de la tradition ?

Au sujet de l’origine de la corrida, c’est l’un des mensonges les plus invraisemblables du monde taurin. Et bien avant l’Empire romain. À l’écouter, la corrida trouverait ses sources dans la grotte de Lascaux il y a 23 000 ans. Grâce à ses fameux taureaux… Certains prétendent même que Cro-Magnon serait le premier torero. On croit rêver ! Heureusement, de grands préhistoriens que nous avons contactés ont démenti ces propos délirants. En fait, les premiers gestes tauromachiques furent exercés par des tueurs dans les abattoirs de Séville à la grande joie d’un public hilare. Désolé pour eux, si cette version véridique est bien moins prestigieuse que celle de Lascaux… En France, la première corrida officielle de type espagnol eut lieu à Bayonne en… 1854. L’argument « tradition » ne tient pas quand elle est empreinte de cruauté et de mort juste pour le divertissement. Beaucoup ont disparu pour ces mêmes raisons. Mais pas la corrida. Une honte !

L’amendement visant à interdire l’accès des corridas aux enfants en attendant l’abolition définitive a été abandonné l’an dernier. Pourquoi ?

La raison officielle du retrait de cet amendement est la suivante : il serait jugé « hors sujet » par rapport à la protection animale. Mais ce n’est que partie remise dans le cadre de la protection de l’enfance. En effet, le collectif de psychiatres et de psychologues PROTEC (Protégeons les enfants des corridas) a recueilli un nombre significatif de témoignages d’adultes ayant été traumatisés, enfants, par des images sanglantes de corrida. Parmi ces témoignages, celui de Marina Ruiz-Picasso, petite-fille du célèbre peintre aficionado et membre du comité d’honneur de la Flac. Habituer les enfants à la torture animale est peut-être l’aspect le plus révoltant de la corrida. D’autant plus, comble de l’insupportable, qu’il existe en France des écoles taurines où l’on apprend à ces mêmes enfants à torturer à l’arme blanche de jeunes animaux pour se faire la main.

De plus en plus de personnalités signent le manifeste Flac pour l’abolition de la corrida. Les lignes bougent ?

Effectivement, ce manifeste, en cette période où la corrida connaît un véritable déclin, rencontre un vrai succès. Quelques exemples de signataires pour des raisons éthiques : Simone Veil, Nicolas Hulot, Élisabeth Badinter, Yannick Jadot, Samantha Cazebonne, Cédric Villani, Wendy Bouchard, Pierre Rabhi, Corine Pelluchon, Yolaine de la Bigne, Raphaël Glucksmann, Louis Schweitzer ou Barbara Pompilli. Et a contrario, les personnalités friandes de ce « spectacle » sanguinaire n’osent plus s’afficher dans les arènes afin de ne pas ternir leur image. Les lignes bougent, en effet, et les organisateurs de corrida commencent à s’inquiéter sérieusement. La loi finira par changer. D’autant plus que selon les derniers sondages, 74 % des Français sont pour l’abolition de la corrida. Je terminerai par cet aphorisme de Théodore Monod, président d’honneur de la Flac : « La corrida est le symbole cruel de l’asservissement de la nature par l’homme ».

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>