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nouvelles de la fondation

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Publié le par Ricard Bruno

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Le 19 mai 2017, la préfecture des Landes avait ordonné l’euthanasie de 163 primates, hébergés au zoo La Pinède des Singes, placé en redressement judiciaire en avril 2016 et fermé depuis. Pourtant, des solutions avaient été proposées par la Fondation 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot, afin d’éviter un tel massacre.

La préfecture des Landes avait invoqué des raisons sanitaires, craignant une contamination de l’homme par l’herpès B, dont étaient porteurs les primates. Les autorités ont pris cette décision de manière unilatérale, sans prévenir les associations ni prendre en considération les solutions proposées, tout en allant à l’encontre du rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), demandé en avril 2017 par cette même préfecture.

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Aujourd’hui, les associations s’interrogent sur la légitimité et surtout l’utilité d’une telle décision. En effet, comme l’explique la Fondation 30 Millions d’Amis, les macaques de Java sont en très grande majorité porteur de ce virus, et la contamination à l’homme, qui intervient après un contact direct, par morsure ou griffure, reste malgré tout très rare. Ces constatations sont appuyées par le rapport de l’Anses, qui précise qu’aucune contamination n’a eu lieu à l’échelle des zoos du monde entier. C’est avant tout dans les laboratoires que la transmission se fait, via des Macaques crabiers et non rhésus.

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Autant de constatations qui laissent un goût amer aux défenseurs des animaux, ainsi qu’une impression de grand gâchis. Plusieurs sanctuaires s’étaient déjà proposés pour accueillir les primates. Seuls deux singes ont pu être sauvés, Miguel et Junior. Ils ont été transférés au refuge de l’Arche, en Mayenne, grâce à la Fondation 30 Millions d’Amis, le 9 octobre 2017. Encore en quarantaine, ils pourront rejoindre leur enclos une fois les examens vétérinaires terminés, dans deux mois.

Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, conclut, avec tristesse :

 

Le principe de précaution, mal appréhendé par les autorités a conduit à l’extermination de toute une population d’animaux ! C’est très triste d’autant plus que les associations de protection animale ont tout fait pour tenter de dissuader les services sanitaires, mais en vain. Alors longue vie à Junior et Miguel qui nous rappelleront toujours l’injustice perpétrée contre leurs congénères.

Source : Fondation 30 millions d'amis...

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Enquête ouverte après la découverte d'un charnier de chiens de chasse en Isère

Publié le par Ricard Bruno

Les vols de chiens de chasse se multiplient aussi dans l’Ain.

Les vols de chiens de chasse se multiplient aussi dans l’Ain.

Plusieurs animaux ont été découverts enterrés dans un bois. Ces bêtes, très convoitées, sont parfois volées pour être revendues. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Vercieu-Montalieu (Isère).

Un charnier de six chiens, mutilés à l'oreille là où se trouve leur identification, a été découvert dans un bois, ce week-end, par un promeneur dans le nord de l'Isère. Une enquête de gendarmerie a été ouverte par la brigade de Vercieu-Montalieu pour découverte de « cadavres d'animaux et abandons ». Une certitude: les vols de chiens de chasse se multiplient et la revente de ces canins de valeur alimente des réseaux.

Dans le département voisin de l'Ain, plusieurs vols ont été signalés depuis l'ouverture de la saison. « Il faudra tout d'abord déterminer le mode opératoire de la mise à mort de ces chiens, savoir s'il y a eu des mutilations ou s'il s'agit d'un chenil qui s'est débarrassé de ces bêtes », dit-on à la gendarmerie. Il y avait cependant, selon les premiers éléments de l'enquête, au moins deux jack russell, un griffon, un griffon terrier, un bouvier, sans doute, et un bleu de Gascogne, tous des chiens de chasse. Un vétérinaire doit examiner les bêtes, très probablement abattues par balles de petit calibre.

« Il peut aussi s'agir de règlements de comptes dans le milieu de la chasse. Il est déjà arrivé que des chasseurs en volent d'autres. L'enquête ne fait que débuter. Il est aussi possible que ces chiens n'aient pas trouvé preneur lors d'une revente sauvage », détaille la gendarmerie, confrontée à l'absence de dépôts de plainte de la part de chasseurs. « Ils oublient souvent de faire identifier ou pucer leur chien et considèrent qu'un animal peut s'égarer après une battue, ce qui peut être le cas dans les meutes », souligne Christophe Marie, le porte-parole de la fondation de défense des animaux Brigitte Bardot. « Mais le commerce de chiens et leur revente est un marché qui existe bel et bien. Un marché souvent destiné à l'étranger », constate encore la Fondation Brigitte Bardot.

Revendus jusqu'à 2 500 €

La fédération de chasse de la Corse-du-Sud a pris conscience du problème. Elle a mis en place sur son site, dès 2009, un portail permettant de signaler les disparitions des chiens de chasse et d'indiquer leur numéro de tatouage. « Le seul moyen de lutter contre ces trafics est l'identification », affirme la fédération, qui mise sur « la traçabilité » des animaux. Un bon rapporteur de gibier, par exemple, peut se négocier entre 1 500 et 2 500 €. Et les passionnés sont prêts à mettre le prix. Plusieurs fédérations de chasse ont constaté que des chiens de qualité volés en France se sont retrouvés dans des filières de reproduction vers les pays du Maghreb.

« Oui, on vole les chiens de chasse ! L'animal n'est plus qu'une marchandise comme une autre. Il y a aussi ces pseudo-chasseurs itinérants qui agissent sur les terrains communaux quelques heures. Ils n'hésitent pas à voler des chiens : ils les gardent, les revendent ou, s'il n'y a pas preneur, les bêtes sont éliminées », s'emporte Joël, 56 ans, informaticien, quarante ans de chasse derrière lui dans la Creuse et le Val-d'Oise qui prône la systématisation de l'identification génétique : « Un chien, c'est comme un enfant, il a besoin de vous tout le temps. »

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Meaux : Jean-François Copé annule la venue d’un ours vivant à la Foire gourmande

Publié le par Ricard Bruno

Illustration. Le maire de Meaux, Jean-François Copé a fait marche arrière ce lundi. Il n’y aura donc pas d’ours pour les festivités de Noël.

Illustration. Le maire de Meaux, Jean-François Copé a fait marche arrière ce lundi. Il n’y aura donc pas d’ours pour les festivités de Noël.

Face à la polémique soulevée par l’annonce de la venue d’un montreur d’ours noir à l’occasion de la Foire gourmande, le maire de Meaux a annulé cette animation.

Annulée, la venue du plantigrade. Face à la polémique qui commençait à enfler à propos de la venue d’un montreur d’ours noir, les 2 et 3 décembre, pour les festivités de Noël organisées par la ville de Meaux, son maire, Jean-François Copé (LR), a fait machine arrière. Du côté de l’hôtel de ville on veut calmer le jeu.

« Le maire de Meaux a entendu les inquiétudes et l’émotion, manifestées par de très nombreuses personnes et préfère annuler l’animation des montreurs d’ours durant la Foire gourmande », glisse-t-on du côté de la mairie.

Jean-François Copé, dans un communiqué, ne veut « pas qu’une animation telle que les montreurs d’ours soit source de discorde. Nous avons tous besoin de bienveillance et d’apaisement en cette fin d’année afin que tous se retrouvent et profitent pleinement de Meaux et Merveilles. » Toutes les autres manifestations festives pour les fêtes de fin d’année sont maintenues.

Plusieurs associations, dont la fondation Brigitte-Bardot qui a rédigé une lettre ouverte ce lundi et l’Association de protection des espèces menacées (Aves France), s’étaient indignées de la venue de cet ours entouré de ses dompteurs sous prétexte de « présentation pédagogique sur le thème de la défense des ours dans la nature ».

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Jean-Pierre Garrigues, celui qui ne « lâchait rien »...

Publié le par Ricard Bruno

Jean-Pierre Garrigues, celui qui ne « lâchait rien »...

Jean-Pierre, docteur en écologie, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts, prof d’économie, s’est éteint dans la nuit du 18 au 19 novembre 2017. Il avait pris la direction de la lutte pour l’abolition de la corrida en 2002.

Quinze années de bataille acharnée au CRAC et au CRAC Europe, radicalement anticorrida et toutes deux pour la protection de l’enfance, pour l’abolition de cette ignominie, qui passait par la lutte contre les scandaleuses écoles taurines dans lesquelles on apprend à des enfants, non pas les fables de La Fontaine, mais l’« art de tuer ». Il menait de front, avec courage et résolution, toutes les actions qu’il initiait. Dans l’arène, avec ses militants, dans les tribunaux, avec David Chauvet, cofondateur de Droits des animaux, et leur victoire pour la désinscription de la corrida du PCI, patrimoine culturel immatériel de la France, sans oublier les avocats de l’association, super compétents et également engagés dans ce combat, le sien, le nôtre, pour l’abolition, ce qui est rarissime venant de personnes inscrites au Barreau.

Le président du CRAC Europe était soutenu par nombre d’associations, pour leur participation sur le terrain, et également financière, notamment la SNDA, Société nationale pour la défense des animaux, Respectons, L214 et la Fondation Bardot, régulièrement représentée par son directeur du bureau de la protection animale, Christophe Marie, de toutes les manifestations tout au long de ces années, Christophe et sa chaleureuse et sincère amitié. Grand merci à tous pour vos soutiens ! Je sais notre peine, immense, partagée.

Il aurait eu 54 ans en début d’année. Devant la mort, que dire ? On est tout bête. Jean-Pierre, que je connaissais depuis 2003, s’est battu avec force et détermination contre ce cancer du cerveau dont il était atteint depuis exactement deux ans, et qu’il qualifiait de « très agressif ».

Que les aficionados et tortionnaires de tout poil ne se réjouissent pas trop vite ! On ne lâchera rien, nous non plus, Jean-Pierre, ni sur la corrida, ni sur toutes les autres formes de barbaries exercées par les humains sur les animaux… Promesse.
Luce Lapin

Photo CRAC Europe

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Brigitte Bardot sa lettre au vitriol au président des états-Unis, Donald Trump...

Publié le par Ricard Bruno

BRAVO BRIGITTE !

Je suis bien entendu de tout les combats avec vous Brigitte et, votre fondation...

Bruno Ricard 

Merci à Bernard d'O...

Merci à Bernard d'O...

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Brigitte Bardot : Sa lettre au vitriol à Donald Trump sur les trophées d'éléphants…

Publié le par Ricard Bruno

ANIMAUX - L'avalanche de critique continue... mais celle-ci, signée Brigitte Bardot est sans doute l'une des plus virulentes. Jeudi 16 novembre, l'administration Trump a réautorisé les chasseurs américains à importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie. Renversant au passage une précédente interdiction, imposée sous Barack Obama, d'importer notamment les très recherchées défenses d'ivoire de cet animal menacé et dont la population en Afrique décroit rapidement.

Une décision qui scandalise les associations de défense des animaux, aux États-Unis et ailleurs. Vendredi 17 novembre, Brigitte Bardot, par le biais de sa fondation, a publié une lettre ouverte adressée à Donald Trump. Et l'ancienne star du cinéma n'est -vraiment- pas tendre avec le président américain.

Brigitte Bardot : Sa lettre au vitriol à Donald Trump sur les trophées d'éléphants…

"Votre dernier acte meurtrier supprime l'interdiction par les États-Unis d'importer des "trophées" d'éléphants abattus pour le sport. C'est une décision cruelle soutenue par le dictateur fou du Zimbabwe et elle confirme le pouvoir malade et mortel que vous avez sur tout le règne végétal et animal.

Aucun despote dans le monde ne peut prendre la responsabilité de tuer des espèces aussi vieilles et qui font partie de l'héritage mondial de l'humanité. L'éléphant est un animal unique, magique, sacré, vénéré et protégé", plaide Brigitte Bardot avant de conclure par un cinglant: "vos décisions honteuses confirment les rumeurs selon lesquelles vous êtes inapte à gouverner."

Par ailleurs, de nombreux observateurs se demandent si la décision de l'administration américaine sur les éléphants a un lien avec la passion des deux fils aînés du président, Don Jr. et Eric, qui se rendent régulièrement à la chasse aux trophées en Afrique. Une photo est très partagée sur les réseaux sociaux. On y voit Donald Trump Jr poser, cartouches de fusil à la ceinture, un canif dans la main droite et une queue d'éléphant dans la main gauche, à côté de l'animal mort.

Source de l’article : Cliquez ci-dessous

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/17/meurtrier-cruel-honteux-la-lettre-au-vitriol-de-brigitte-bardot-a-donald-trump-sur-les-trophees-delephants_a_23280993/

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Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie

Publié le par Ricard Bruno

Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasieJunior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie
Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie
Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasieJunior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie

Sur les 165 macaques de Java installés à la Pinède des Singes dans les Landes, seuls Junior et Miguel ont échappé à l'euthanasie. Une histoire rocambolesque que nous raconte Arnold Lhomme, responsable du service enquête à la Fondation 30 Millions d'Amis.

"Si Junior, 20 ans, et Miguel, 17 ans, sont encore en vie, ils le doivent à leur esprit rebelle, s'émeut Arnold Lhomme. Ce sont les deux seuls primates qui n'ont pas pu être capturés." Pourtant, au départ, la vie de ces deux intrépides, comme celle des 163 autres macaques, était en sursis. Tout commence en avril 2016, lorsque le parc animalier la Pinède des Singes à Labenne, dans les Landes, est mis en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dax. "La préfecture des Landes nous a sollicités, avec la Fondation Brigitte Bardot, pour replacer les 165 primates. Nous avions trouvé des places pour 50 d'entre eux. Puis, comme deux repreneurs, dont le zoo de Labenne, s'étaient présentés, la préfecture n'a pas retenu nos propositions", explique Arnold Lhomme.

Des singes malades mais viables

Dans un premier temps, le sort de ces singes semblait réglé, puisque le zoo de Labenne, nouveau propriétaire, souhaitait rouvrir la Pinède. Comme il s'agissait d'un parc où les animaux étaient en liberté au milieu du public, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a demandé des tests sanitaires plus poussés. Malheureusement, les macaques étaient positifs au virus de l'herpès B, une maladie potentiellement mortelle pour l'homme. La réouverture du parc était donc impossible. Après des tests de confirmation, la DDPP a conseillé au repreneur d'euthanasier l'ensemble des primates. "Cette maladie ne se transmet que s'il y a morsure ou griffure. Dans un zoo classique, où le public et les animaliers ne sont jamais en contact avec les animaux, ces singes pouvaient poursuivre leur vie. Il n'y avait aucune raison de les euthanasier, explique le représentant de la Fondation 30 Millions d'Amis. Une issue positive pouvait être trouvée. Malheureusement, personne ne nous a mis au courant de l'évolution de la situation. Nous avons appris l'euthanasie des primates le jour même. Bien sûr nous n'aurions pas pu tous les préserver. Mais si nous avions pu en épargner 20 ou 100, c'était autant de vies de sauvées !".

Une nouvelle vie tranquille

"Après l'euthanasie de leurs congénères, les soigneurs du zoo de Labenne ont réussi à attraper Junior et Miguel. La Fondation 30 Millions d'Amis a proposé de les accueillir dans le sanctuaire du Refuge de l'Arche en Mayenne." Le préfet a fini par valider cette décision. Les animaux ont été transférés dans ce lieu et placés en quarantaine jusqu'à mi-novembre, "non pas parce qu'ils sont porteurs du virus de l'herpès B, mais parce que c'est obligatoire lors d'un échange d'animaux entre deux parcs", détaille le responsable du service enquête. Après ce confinement, Miguel et Junior rejoindront un enclos classique où le public pourra les apercevoir. "Ils pourront y vivre longtemps en toute tranquillité", conclut, finalement rassuré, Arnold Lhomme.

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Avis défavorable pour la ferme aux 4000 bovins en Saône-et-Loire

Publié le par Ricard Bruno

Un troupeau de vaches, transporté par avion depuis Budapest, arrivé à al-Khor au Qatar, le 12 juillet 2017

 

Le commissaire enquêteur pointe des "manquements au dossier qui nécessitent de nombreuses reprises" alors que les opposants au projet se mobilisent.

Un avis vachement gênant. Le projet de ferme en Saône-et-Loire, qui pourrait accueillir près de 4000 bovins destinés notamment à l'export, a reçu un avis défavorable du commissaire enquêteur, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture, alors que plusieurs centaines de personnes manifestaient le même jour à proximité du site. 

Le commissaire enquêteur a relevé des "manquements au dossier qui nécessitent de nombreuses reprises", une "absence d'étude économique fiable pour l'activité de préparation à l'export" ainsi qu'une "impossibilité d'accéder au site pour les poids lourds", a indiqué une porte-parole de la préfecture de Saône-et-Loire. 

Au préfet de décider

Après une enquête publique d'un mois, l'avis a été remis au préfet lundi, qui devra se prononcer sur le projet "dans les trois mois [...] soit jusqu'au 6 février 2018", délai qui peut être prolongé de deux mois si nécessaire, a ajouté la même source. 

Entre 300 et 400 personnes s'étaient rassemblées mardi à l'appel de la Confédération paysanne à Digoin, la commune où ce projet pourrait voir le jour. "Ferme usine ni ici, ni ailleurs", "non à l'élevage concentrationnaire" ou encore "trois petites fermes valent mieux qu'une grande", pouvait-on lire sur les pancartes. 

"De la poudre aux yeux"

Le projet "contribue à enfermer les éleveurs bovins dans un modèle qui a déjà conduit nombre d'entre eux au désastre", a dénoncé le syndicat dans un communiqué. "Ce centre d'allotement géant, suite logique à l'industrialisation des élevages et des abattoirs, n'est que de la poudre aux yeux des éleveurs." 

Selon la demande d'autorisation adressée à la préfecture par l'éleveur, le projet consiste à "accueillir des bandes de jeunes bovins, pour mise en quarantaine sanitaire durant cinq semaines avant d'être exportés vers des centres d'engraissement en France ou à l'étranger", notamment vers les "pays du Maghreb (plus particulièrement Algérie, Maroc) et la Turquie". 

Les riverains remontés

"Au terme du projet de développement, l'effectif instantané pourra atteindre un maximum de 3910 bovins en préparation à l'exportation", en plus du troupeau existant de 320 vaches allaitantes et 240 bovins à l'engraissement, précise le document. L'éleveur n'avait pu être joint mardi. 

Ce projet est aussi dénoncé par les riverains -qui s'inquiètent des nuisances et ont monté une association- et par la fondation Brigitte Bardot, qui faisait fin août un parallèle avec la ferme des "1000 vaches" qui fait polémique dans la Somme. Une pétition de l'association Agir pour l'environnement s'y oppose également et a recueilli plus de 67 000 signatures. Le préfet de Saône-et-Loire avait en revanche reçu en juillet un avis favorable de la direction régionale de l'environnement (DREAL). Ce projet n'a pas fini de faire ruminer ses opposants. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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500 € d’amende avec sursis pour avoir noyé et roué de coups un chat

Publié le par Ricard Bruno

La vieille dame comparait pour cruauté envers animaux. Elle a noyé un chat, avant de tenter de l’achever à coups de pied. Pourtant elle aime les chats, sauf ceux qui errent dans son jardin.

La vieille dame, excédée par les chats errants dans son jardin, a agi sous la colère.  Photo illustration A.MARCHI

Elle est minuscule à la barre. Le chef d’inculpation semble plus gros qu’elle : « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique ». Elle entend mal, mais reconnaît les faits d’un ton péremptoire. « Bien sûr, je regrette mais qu’est-ce que je pouvais faire ? »

La présidente Nadine Schaller-Litolff questionne : « quelle femme êtes-vous pour réussir à tuer un chat à coups de pied ? ». La vieille dame n’a pas réussi. Non. Elle a laissé le chat agoniser à l’orée du bois. 

Habiter en lisière de forêt, le problème vient de là. « Je suis envahie par les chats errants ! Les voisins ont des chiens, moi j’en ai pas, alors les chats viennent chez moi. Encore l’autre jour, ils m’ont fait tomber ». Les voisins justement ont appelé la police ce 1er  avril 2017 vers midi, alertés par les miaulements d’agonie d’un chat. Certains l’ont vue donner des coups de pied à la pauvre bête. Ce jour-là, en colère contre ces chats errants qui miaulent à sa porte, la vieille dame en a attrapé un, a tenté de le noyer dans un tonneau d’eau au fond de son jardin. Comme elle n’y parvenait pas elle a roué la pauvre bête trempée de coups de pied, avant de le balancer au fond de son terrain.

500 euros d’amende avec sursis

Aux policiers qui le retrouvent, elle propose un seau pour emmener l’animal, puis se ravise et l’emmène elle-même se faire euthanasier chez le vétérinaire.

C’est là tout le paradoxe, la vieille dame aime les chats, elle en a un et nourrit ceux qui s’arrêtent chez elle, alors forcément ils reviennent. « J’avais déjà demandé à la SPA de faire quelque chose, ils n’ont rien fait. Je donne la pilule aux minettes sinon y’en aurait une cinquantaine. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? » explique la dame. « Arrêtez de les nourrir », suggère le procureur Molle qui requiert 500 € d’amende avec sursis.

« Mais ils crèvent de faim », note-t-elle dans un haussement d’épaules, « c’est quand même un problème, je ne vais pas les laisser mourir de faim ! ». La SPA demande effectivement une participation financière pour stériliser les chats errants apportés par des particuliers. Me Barras, du barreau de Paris, demande 500 € de dommages et intérêts pour la confédération des SPA de France, autant pour celle de 30 millions d’amis et 2 000 € pour la fondation Brigitte Bardot.

« C’est peut-être beaucoup pour trois associations qui ont le même objet » remarque, avec bon sens, Me Saget, pour la défense.

« Madame n’a qu’un tort, elle ne peut pas s’empêcher de nourrir les chats qui reviennent donc systématiquement. Ce jour-là, elle était exaspérée, elle s’était fait mordre et griffer, les blessures s’étaient infectées. Elle a finalement emmené le chat chez le vétérinaire et a payé 90 € pour le faire euthanasier. Elle est honteuse d’être là, elle n’en a parlé à personne ». L’avocate plaide la dispense de peine.

Le tribunal punit de 500 € d’amende avec sursis le geste inconsidéré. La vieille dame continue à nourrir les chats. 

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