Pomme avait survécu à une capture accidentelle dans une cage à renard, en Seine-Maritime. Elle n’était ni malade ni blessée. L’État l’a transférée dans les Alpes dans la précipitation, malgré les recours déposés pour s’y opposer. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, un lieutenant de louveterie l’a abattue d’un tir présenté comme un « tir de défense légal », une version que contredisent formellement les données de son collier GPS, qui établissent qu’elle n’était pas responsable des attaques qui lui sont imputées.
Le loup est une espèce strictement protégée au niveau européen. Céder aux pressions de syndicats agricoles qui exigeaient sa mort dès son arrivée dans les Alpes, en ignorant les données scientifiques disponibles, c’est bafouer à la fois la loi et le bon sens.
La Fondation Brigitte Bardot exige que les circonstances de ce tir fassent l’objet d’une enquête transparente. Pomme méritait un autre destin.