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Brigitte Bardot : la liberté jusqu'au bout...
Pendant près de vingt ans, Brigitte Bardot a incarné l'une des plus grandes stars du cinéma et de la chanson. Puis, en 1973, à seulement 39 ans, elle surprend le monde entier en mettant un terme définitif à sa carrière artistique. Loin de disparaître de la scène publique, elle ouvre un nouveau chapitre de sa vie, entièrement consacré à la défense des animaux. Une vie marquée par des engagements sans concession et des prises de position très politiques parfois et controversées.
Au début des années 1970, Brigitte Bardot demeure l'une des personnalités françaises les plus célèbres au monde. Pourtant, derrière cette image de star internationale, une lassitude s'installe. Après près de vingt ans passés devant les caméras, elle ne se reconnaît plus dans le monde du cinéma et le star system. En 1973, elle retrouve une dernière fois Roger Vadim, le réalisateur qui l'avait révélée avec Et Dieu… créa la femme, pour Don Juan 73. Ce film, où elle partage notamment l'affiche avec Jane Birkin, Maurice Ronet et Robert Hossein, sera l'avant-dernier de sa carrière. Quelques mois plus tard, Brigitte Bardot annonce une décision qui surprend le monde entier : à seulement 39 ans, elle quitte définitivement le cinéma. Elle expliquera plus tard avoir « tout donné » à cet univers. Ce départ, rare pour une vedette au sommet de sa notoriété, marque le début d'une nouvelle vie, loin des studios mais non des combats.
La défense animale, le combat d'une vie
À partir du milieu des années 1970, Brigitte Bardot consacre progressivement toute son énergie à la protection animale. Ce qui n'était jusque-là qu'une sensibilité personnelle devient un engagement au quotidien. Les campagnes contre la chasse aux phoques, menées dès 1977 sur la banquise canadienne, lui offrent une visibilité internationale et contribuent à sensibiliser l'opinion publique. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qui poursuit encore aujourd'hui ses actions en faveur du bien-être animal. Des chansons comme Toutes les bêtes sont à aimer illustrent cette nouvelle orientation, où l'art devient le prolongement de ses convictions. Cette seconde vie sera aussi marquée par des prises de position parfois controversées, qui susciteront de vifs débats. Quelles que soient les réactions, Bardot demeurera fidèle à une ligne de conduite qu'elle n'aura jamais reniée : défendre sans compromis les causes qui lui tiennent à cœur.
Des héroïnes qui annonçaient déjà la femme engagée
Bien avant son retrait du cinéma, plusieurs personnages incarnés par Brigitte Bardot laissaient déjà entrevoir une personnalité plus combative qu'il n'y paraissait. Dans Viva Maria ! (1965), réalisé par Louis Malle, elle interprète, aux côtés de Jeanne Moreau, une artiste de cabaret entraînée malgré elle dans une révolution. Trois ans plus tard, dans Shalako (1968), western d'Edward Dmytryk avec Sean Connery, elle campe une femme plus mûre et affirmée. Puis vient Les Pétroleuses (1971), réalisé par Christian-Jaque, où elle partage pour la première fois l'affiche avec Claudia Cardinale. Louise, son personnage, est une hors-la-loi indépendante, à la tête d'une bande de femmes rebelles. Avec le recul, ces rôles apparaissent comme les prémices de la Brigitte Bardot qui choisira bientôt de mener ses propres combats, loin des personnages glamour auxquels on l'avait trop souvent réduite.
Une liberté qui continue de fasciner
En revisitant la carrière de Brigitte Bardot, un fil conducteur s'impose : celui de la liberté. Déjà dans Babette s'en va-t-en guerre (1959), comédie de Christian-Jaque sur fond de Seconde Guerre mondiale, elle incarnait une jeune femme qui découvrait, presque malgré elle, le courage et l'engagement. Tout au long de sa filmographie, ses personnages ont souvent défié les conventions sociales, bien avant que l'actrice ne décide de suivre son propre chemin. En quittant volontairement le cinéma au sommet de sa notoriété, Brigitte Bardot a fait un choix de vie aussi courageux que surprenant, préférant ses convictions à la célébrité. Icône du septième art, chanteuse populaire, muse de Serge Gainsbourg puis militante passionnée, elle demeure une personnalité à part dans l'histoire culturelle française. Admirée par les uns, contestée par les autres, elle n'a jamais cessé de revendiquer une indépendance qui, aujourd'hui encore, continue de nourrir le débat autant que la fascination.
Brigitte Bardot — L’exceptionnelle robe noire de La Madrague
Cette robe présente une silhouette longue et près du corps sur le haut, épousant délicatement le buste avant de se prolonger par une jupe ample et fluide jusqu’au sol. Sa matière noire, souple et légèrement satinée, offre un tombé particulièrement élégant et accompagne naturellement les mouvements.
Le décolleté largement dégagé, associé à de très fines bretelles spaghetti, souligne les épaules et confère à la robe une allure à la fois sophistiquée, légère et sensuelle. La jupe est quant à elle largement fendue sur le côté, dévoilant la jambe et accentuant le caractère féminin de la silhouette. L’ensemble demeure volontairement épuré : la robe ne comporte aucun ornement superflu, toute son élégance reposant sur la coupe, la matière et le mouvement du tissu.
La photographie de présentation qui accompagne cette pièce revêt une importance toute particulière. Elle montre Brigitte Bardot elle-même portant cette robe lors d’une séance photographique réalisée à La Madrague, à Saint-Tropez, dans son célèbre jardin, devant le mobilier de jardin blanc devenu emblématique de son univers. La photographie a été réalisée dans le cadre du lancement de ce modèle de la marque Brigitte Bardot, créée autour de l’image et de l’esthétique de l’actrice.
Cette association entre la robe et La Madrague est particulièrement forte. Le décor méditerranéen, la végétation, les pieds nus et la simplicité de la mise en scène donnent à l’image une atmosphère très naturelle et incarnent parfaitement cette féminité libre, élégante et sensuelle qui caractérise l’image de Brigitte Bardot.
Pour moi, cette pièce possède donc une dimension bien plus importante que celle d’un simple vêtement de mode. Elle intègre ma vaste collection consacrée à Brigitte Bardot et constitue une pièce exceptionnelle de cet ensemble, notamment parce qu’elle est documentée par une photographie originale montrant Brigitte Bardot portant précisément le modèle.
Elle permet ainsi de faire le lien entre l’objet, son image et son histoire : une robe conçue pour la marque Brigitte Bardot, portée par Brigitte Bardot elle-même, photographiée à La Madrague, dans ce lieu mythique qui demeure intimement associé à sa personnalité et à son histoire.
Par son esthétique extrêmement sobre — longue, noire, fluide, sensuelle et intemporelle — cette robe traduit finalement à merveille l’esprit « BB » et l’élégance décontractée de Saint-Tropez. Au sein de ma collection, elle occupe ainsi une place toute particulière et compte parmi les pièces les plus exceptionnelles liées à l’univers de Brigitte Bardot.
Bruno Ricard
1952-1956 : Bardot avant Bardot, la naissance d’un phénomène
Ce premier épisode de la série en quatre volets « BB comme Brigitte Bardot » nous plonge, aujourd'hui, aux origines d'un destin hors du commun. Avant de devenir l'icône mondiale que l'on surnommera simplement « BB », Brigitte Bardot est une jeune danseuse. Au début des années 50, en seulement quelques années, elle va bouleverser le cinéma français et imposer une nouvelle image de la femme. Libre, naturelle et affranchie des conventions. Et puis arrive Et Dieu… créa la femme, le film qui va tout changer.
Des premiers pas presque par hasard
En 1952, Brigitte Bardot n'a que 17 ans et se destine avant tout à une carrière de danseuse classique. Élève du chorégraphe russe Boris Knyazev, elle est remarquée grâce à une photographie publiée en couverture du magazine Elle. Cette image attire l'attention d'un jeune assistant réalisateur, Roger Vadim, qui devient son compagnon puis son mari. C'est lui qui l'encourage à tenter sa chance au cinéma. Bardot obtient alors un premier rôle dans Le Trou normand, comédie réalisée par Jean Boyer, où elle donne la réplique à Bourvil. La même année, elle tient son premier rôle important dans Manina, la fille sans voiles, de Willy Rozier, tourné entre la Corse et les îles Lavezzi. En apparaissant à l'écran en bikini, encore très rare au cinéma, la jeune actrice attire déjà tous les regards, même si elle est encore loin d'imaginer le destin qui l'attend.
Une jeune actrice qui trouve peu à peu sa place
Les années suivantes voient Brigitte Bardot multiplier les tournages et apprendre son métier à grande vitesse. En 1953, elle apparaît dans Si Versailles m'était conté…, la grande fresque historique de Sacha Guitry, où elle partage l'affiche avec Jean Marais, Gérard Philipe, Jean-Louis Barrault ou encore Orson Welles. Même si son rôle de la duchesse de Fontanges reste modeste, sa présence dans une telle distribution marque une étape importante. Deux ans plus tard, Marc Allégret lui confie un rôle dans Futures Vedettes (1955), chronique consacrée à de jeunes artistes rêvant de réussir dans le monde du spectacle. Au fil de ces productions, Bardot affine son jeu tout en conservant ce naturel qui la distingue déjà des actrices plus classiques de son époque.
Et Dieu… créa la femme, LE film de la révélation
L'année 1956 va marquer un tournant décisif. Réalisé par Roger Vadim, Et Dieu… créa la femme est tourné à Saint-Tropez, alors simple village de pêcheurs encore préservé du tourisme international. Bardot y incarne Juliette Hardy, une jeune femme libre dont la sensualité et l'indépendance bouleversent les conventions sociales. Face à elle, Jean-Louis Trintignant, Curd Jürgens et Christian Marquand complètent la distribution. À sa sortie, le film choque une partie de la critique française, mais rencontre un immense succès à l'étranger, notamment aux États-Unis où la presse évoque un véritable « ouragan Bardot ». Ce film fait entrer l'actrice dans une nouvelle dimension et contribue également à faire de Saint-Tropez un lieu mythique.
Une carrière lancée vers les sommets
Au lendemain de ce triomphe, Brigitte Bardot confirme qu'elle n'est pas seulement une nouvelle vedette populaire. En 1957, Michel Boisrond la dirige dans Une Parisienne, comédie pétillante qui joue avec son image de femme moderne et indépendante. Puis, en 1958, Claude Autant-Lara lui offre un rôle plus dramatique dans En cas de malheur, adaptation d'un roman de Georges Simenon, où elle partage l'affiche avec Jean Gabin. Le succès du film démontre qu'elle peut s'imposer dans un registre plus grave tout en restant la personnalité la plus fascinante de sa génération. En l'espace de quelques années seulement, la jeune danseuse devenue actrice est devenue une véritable icône internationale.
Dans l'épisode 2, il sera question de l'explosion mondiale du phénomène Bardot..
Un été avec BB, du 8 au 29 août
Actrice, chanteuse, muse des plus grands cinéastes et femme engagée, Brigitte Bardot a profondément marqué la seconde moitié du XXᵉ siècle. À travers « BB comme Brigitte Bardot », une série en quatre épisodes cet été sur RCF Notre-Dame, retour sur les multiples facettes d’une personnalité hors norme qui nous a quittés fin 2025. Des débuts d'une jeune danseuse devenue star mondiale, à la la consécration de l'actrice, en passant par l'aventure de la chanteuse aux côtés de Serge Gainsbourg, jusqu'à la femme de convictions qui choisit de quitter les projecteurs pour consacrer sa vie à la cause animale.
Des studios de cinéma à la naissance d'un mythe
En 1952, Brigitte Bardot n'a que 17 ans lorsqu'elle décroche ses premiers rôles au cinéma. Découverte par Roger Vadim, elle enchaîne rapidement les tournages avant que Et Dieu… créa la femme, réalisé en 1956, ne bouleverse sa vie. Le film révèle au monde entier une actrice qui ne ressemble à aucune autre. Sa manière d'être, sa spontanéité et sa liberté renouvellent profondément l'image de la femme au cinéma. Saint-Tropez devient son décor emblématique, tandis que les initiales « BB » s'imposent comme un véritable phénomène culturel, bien au-delà des frontières françaises. Rien n’est jamais à refaire... mais tout reste à faire."
Une actrice qui conquiert les plus grands cinéastes
Au cours des années 1960, Brigitte Bardot confirme qu'elle est bien davantage qu'un symbole de beauté. Henri-Georges Clouzot lui révèle une intensité dramatique dans La Vérité, Louis Malle l'entraîne dans Vie privée puis Viva Maria !, tandis que Jean-Luc Godard lui offre, avec Le Mépris, l'un des plus beaux rôles de sa carrière. Aux côtés de Jean Gabin, Michel Piccoli, Jeanne Moreau, Sean Connery ou Alain Delon, elle construit une filmographie riche et variée, alternant cinéma populaire et œuvres d'auteur. Sa carrière prend une dimension internationale sans jamais renier ses racines françaises.
J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.
Une voix singulière dans la chanson française
Au sommet de sa gloire cinématographique, Brigitte Bardot découvre une autre manière de s'exprimer à travers la chanson. Dès 1962, sa voix douce et son phrasé naturel séduisent le public. Entourée de Jean-Max Rivière, Gérard Bourgeois puis de Serge Gainsbourg, elle enregistre plusieurs succès qui traverseront les décennies. La Madrague, Harley Davidson, Bonnie and Clyde ou encore Je me donne à qui me plaît deviennent des classiques de la chanson française. Sans jamais revendiquer le statut de chanteuse, Bardot impose un style inimitable, tout en simplicité, qui prolonge naturellement son image de femme libre.
Le choix de la liberté
En 1973, alors qu'elle n'a que 39 ans, Brigitte Bardot prend une décision qui surprend le monde entier en mettant un terme définitif à sa carrière d'actrice. Ce retrait volontaire est presque sans équivalent pour une artiste au sommet de sa popularité. Refusant les compromis et le poids de la célébrité, elle choisit une nouvelle existence, loin des plateaux de tournage. Son engagement en faveur de la protection animale devient alors le fil conducteur de sa vie. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qui poursuit encore aujourd'hui ses actions. Cette seconde vie, parfois controversée quant à ses prises de position politiques, témoigne d'une même fidélité à ses convictions.
Il faut accepter son âge, avec ces avantages formidables de sagesse, de douceur, de sérénité. Il faut bien accepter la mort aussi…
Une icône qui traverse les générations
Plus d'un demi-siècle après ses plus grands succès, Brigitte Bardot continue d'occuper une place singulière dans l'imaginaire collectif. Son influence dépasse largement le cinéma ou la chanson. Mode, photographie, publicité, cinéma, musique ou culture populaire : son image inspire encore de nombreux artistes. En 1968, Serge Gainsbourg lui dédie Initials BB, qui sera repris, plusieurs décennies plus tard, par Iggy Pop, preuve que le mythe demeure intact. Admirée ou critiquée, Brigitte Bardot reste une personnalité à part, dont le parcours raconte autant l'évolution de la société française que celle d'une femme qui n'a jamais accepté de renoncer à sa liberté.
Brigitte Bardot sur France 3 : la soirée hommage à l’icône devenue militante de la cause animale
France 3 rend hommage à Brigitte Bardot avec une émission-événement, « Brigitte Bardot – Le combat en héritage », diffusée le vendredi 21 août 2026 à 21.10 sur France 3 et sur france.tv. Présentée par Stéphane Bern, accompagné du journaliste et biographe Yves Bigot, cette grande soirée populaire célèbre les 40 ans de la Fondation Brigitte-Bardot, quelques mois après la disparition de la star le 28 décembre 2025.

Certaines trajectoires semblent tenir en une seule vie plusieurs existences. Celle de Brigitte Bardot en fait partie. Star mondiale au sommet de sa gloire, elle a choisi de tourner le dos aux plateaux de cinéma pour consacrer le reste de son parcours à une autre cause, celle des animaux. C’est ce destin hors norme que France 3 vous propose de redécouvrir, à travers une soirée qui répond à une question simple : comment l’engagement d’une seule femme a-t-il pu transformer durablement le regard porté sur la protection animale ?
L’icône absolue du cinéma français
Avant de devenir une militante, Brigitte Bardot fut d’abord un phénomène. En 1956, un film tourné à Saint-Tropez par Roger Vadim, « Et Dieu… créa la femme », propulse la jeune comédienne de vingt-deux ans au rang de vedette internationale. Accueilli avec réserve par une partie de la critique française, le film triomphe outre-Atlantique et fait naître ce que l’on appellera bientôt la « Bardotmania ». En quelques mois, la France se découvre une icône, incarnation d’une liberté et d’une modernité nouvelles.
Les années qui suivent confirment cette place à part. En 1963, elle tient l’un des premiers rôles du « Mépris » de Jean-Luc Godard, aujourd’hui considéré comme un jalon du cinéma d’auteur. Au fil d’une carrière qui rassemble une quarantaine de films, elle traverse les genres et les époques, tout en devenant l’une des personnalités les plus photographiées au monde. C’est pourtant au sommet de cette notoriété que, en 1973, elle décide de quitter les plateaux, lasse d’une célébrité qu’elle juge écrasante.
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