Le secrétaire particulier de Brigitte Bardot, Franck Guillou, habite à Voisenon, en Seine-et-Marne. Celui qui gérait son agenda évoque « une femme de caractère, très généreuse ».
Franck Guillou, 64 ans, était le secrétaire particulier de Brigitte Bardot. Né à Voisenon, en Seine-et-Marne, il est retourné vivre dans son village natal voici 15 ans. « On s’est connus en 1989, rapporte-t-il. À l’époque, je travaillais dans la restauration aux Champs-Élysées, à Paris. J’ai appris qu’elle avait ouvert sa Fondation dans la capitale, au Trocadéro. Je l’admirais et j’aimais les animaux. Je suis donc allé rue Franklin dans le XVIe arrondissement. C’était alors un tout petit local de 25 m2, avec deux employées. J’ai fait un don et je leur ai proposé de leur donner un coup de main, tous les après-midi, à l’heure de la coupure. Quand Brigitte est venue, elle m’a remercié et m’a demandé si je pouvais l’emmener faire des courses… »
« Elle avait le cœur sur la main »
Le courant passe et la star lui propose de travailler pour elle. Puis, au moment où elle se sépare de son secrétaire, elle lui propose le poste. « J’ai dit oui tout de suite !, indique-t-il. J’étais avec Brigitte que j’adorais, et avec les animaux. On ne pouvait rêver mieux ! Je me suis occupé de ses déplacements et de ses rendez-vous publics et personnels. Elle voyageait beaucoup. Je descendais très souvent à Saint-Tropez et j’arrivais la veille chez elle pour lui réserver une voiture ou un avion, pour la France ou l’étranger. J’étais avec elle en audience privée avec le pape Jean-Paul II. Ensemble, nous avons aussi rencontré le patriarche de Roumanie. Comme il avait une grande barbe blanche, elle l’appelait Père Noël. »

Franck Guillou à La Madrague pour l’anniversaire de Brigitte Bardot qui fêtait ses 80 ans
Le Seine-et-Marnais la suivait aussi dans les Yvelines, à Bazoches-sur-Guyonne, où elle possédait une maison moins célèbre que La Madrague, mais qui lui permettait de se mettre à l’abri de la foule et d’accueillir un refuge. Brigitte Bardot avait gardé aussi un appartement à Paris, à 10 minutes de sa Fondation reconnue d’utilité publique en 1992. Aujourd’hui, elle est représentée dans 70 pays et emploie plus de 300 personnes.
Mais Brigitte Bardot n’aidait pas que les animaux. « Elle avait le cœur sur la main et était toujours prête à aider les autres, en toute discrétion, souligne Franck Guillou. C’était une femme bien, d’une très grande générosité. Elle visitait régulièrement les pensionnaires de la maison de retraite et de l’hôpital, à qui elle apportait des cadeaux. Elle avait notamment fait des dons pour un orphelinat en Roumanie. Elle a fait énormément de choses, mais c’était son combat privé. »
À propos des polémiques sur ses prises de position, il ajoute : « Elle a toujours dit ce qu’elle pensait, elle avait un langage cash. Elle ne pratiquait pas la langue de bois et se fichait de ce que l’on pensait d’elle. C’était une femme de caractère. »

Brigitte Bardot et Franck Guillou lors d’une exposition à Paris en 2018
Obsèques
Quand il a reçu un coup de téléphone du mari de Brigitte Bardot, le matin du dimanche 28 décembre, pour lui annoncer la funeste nouvelle, Franck Guillou a accusé le coup. « Ça a été compliqué, j’ai du mal à imaginer que c’est fini !, dit-il, très ému, peinant à retenir ses larmes. Je resterai cependant dans la Fondation, car je m’occupe du fichier des dons, et je gère aussi l’aide aux propriétaires ou aux associations qui ont du mal à nourrir leurs bêtes. »

Franck Guillou, Brigitte Bardot et son mari à Rome
Avant de mourir, Brigitte Bardot, qu’il appelait tous les jours, lui a transmis ses derniers vœux pour ses obsèques, auxquelles bien sûr il assistera : « Elle sera finalement inhumée au cimetière marin de Saint-Tropez, près de ses parents et de ses grands-parents, face à la mer et face à sa maison. »
Fondation Brigitte Bardot, 28 rue Vineuse, 75 116 Paris. Tél : 02 45 05 14 60.
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