« Et Dieu... créa la femme » : une exposition sur le film qui a révélé Brigitte Bardot au cinéma programmée au printemps 2026 à Saint-Tropez
Programmée en 2026, une exposition évoquant l’un des tournages de film les plus marquants pour le village... Brigitte Bardot en était l’héroïne incandescente.
Comme un clin d’œil du hasard. Le Musée du cinéma et de la gendarmerie de St-Tropez avait défini depuis quelques mois, la future exposition temporaire qui prendra corps au printemps, à quelques mètres de la statue en feuilles d’or représentant BB où s’amoncellent bouquets et petits mots depuis sa disparition.
Cette rétro embrasse l’itinéraire du film de Roger Vadim « Et Dieu... créa la femme », où Brigitte Bardot embrasse son premier grand rôle au cinéma, explosant les codes de la beauté.
Tourné pour les extérieurs en 1955, entre Ramatuelle et Saint-Tropez, le long-métrage sera une déflagration en deux temps, lors de sa sortie en novembre 1956. Le musée tropézien souhaitait épouser cette date anniversaire afin de ressusciter les traces de ce tournage et d’une époque.
Sa responsable, Laurence Durieux, a « imaginé au mois de juin » cette future expo « 70 ans après la sortie du film », coïncidant avec les 10 ans d’existence du musée. « Le tournage a été un événement, rarement traité en lui-même », revisite-t-elle. « Mythique à plusieurs titres. On peut dire que ça a lancé leur carrière à tous les deux. Avec un budget plutôt mince : Vadim a vraiment voulu faire un film pour elle ».
Un scénario sur-mesure. Raoul Lévy, son producteur belge, rame pour trouver des financements. « Personne n’y croyait ». C’est finalement la Columbia qui joue les sauveurs, à condition qu’il y ait une tête d’affiche au générique » : ce sera Curd Jürgens, un comédien allemand déjà reconnu.
Accueil frileux, puis bombe sociétale
Laurence Durieux fait ressortir « l’accueil frileux en salle ». Censuré, -pour une scène d’amour torride -, « le film a choqué ». Mais ce parfum de scandale sème les graines d’une publicité mondiale qui électrise les USA.
Un film qui sera considéré comme d’avant-garde : « Précurseur, Vadim a exigé de tourner en cinémascope et en couleur, un format utilisé pour les grandes productions. Cela a contribué à mettre en valeur les paysages tropéziens », dépeint la directrice. Le film deviendra une référence pour les cinéastes de la Nouvelle Vague.
Afin de créer l’univers de cette expo, elle a plongé dans les archives. « Un peu comme à chaque fois, je suis allée à la cinémathèque de Paris : ils ont des photos, des scénarios, quelques objets. J’ai pris contact avec la succession Mirkine, ce photographe a fait énormément de clichés de tournages. Ils prolongent le film, ils étaient utilisés pour les sorties à l’étranger. Avec tous ces morceaux, j’ai pu construire une scénographie ».
Si le film a lancé la carrière de BB, « c’est aussi la première fois où on a une telle connexion entre une actrice et un lieu ». L’icône et le village de Saint-Tropez « sont devenus indissociables l’un de l’autre ».
Surtout, le film catalyse la fin d’une époque. « Cela prépare mai 68 » dans un contexte sociétal en mutation au virage des années 60 : l’adolescence se révèle. L’envie des femmes, de décorseter une atmosphère patriarcale, se fait jour. Et Dieu...fit l’effet d’une bombe.
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