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Cannes 2026 : Cinéma de la Plage "hommage à Brigitte Bardot"

Publié le par Ricard Bruno

 Cannes 2026 : Cinéma de la Plage "hommage à Brigitte Bardot"

La projection surprise en avant-première mondiale du nouveau film de Michel Leclerc, Les Caprices de l’enfant roi (Molière, Cyrano and the Young King) avec Artus, Doria Tillier, Julia Piaton et Franck Dubosc va illuminer le Cinéma de la plage 2026.

Au total, 11 films dont Top Gun pour les 40 ans du film, la projection des deux Palmes d’or de l’année 1966 (devinez ?), le retour de Ken Loach, un souvenir de Carlos Saura et

"Viva Maria" de Louis Malle, pour un

hommage à Brigitte Bardot organisé par

la Mairie de Cannes sur la plage Macé qui

devient la Plage Brigitte Bardot.

Tous les soirs à 21h30, le Festival de Cannes se réinvente à la faveur de la nuit et transforme la plage Macé de la Croisette, située en face de l’hôtel Majestic, en cinéma à ciel ouvert. En Sélection officielle, non loin du Palais des Festivals, c’est une autre façon, ouverte à tous, de participer à la grande fête du cinéma ! Événement exceptionnel : le Cinéma de la Plage accueillera une avant-première mondiale avec la projection des Caprices de l’enfant roi de Michel Leclerc, en présence de toute l’équipe du film pour partager un moment privilégié.

LE PROGRAMME

MERCREDI 13 MAI
TOP GUN

Tony Scott
1986, 1h50, États-Unis

À l’occasion de son 40e anniversaire, le classique de haute-voltige de Tony Scott revient au grand écran à Cannes cette année. Entre ses séquences aériennes sous adrénaline, ses personnages inoubliables et une bande-originale marquante, Top Gun reste un monument du cinéma populaire. Avec le rôle qui a fait de Tom Cruise une star, et des images époustouflantes, il s’agit encore d’une expérience cinématographique de légende.

En présence de Frédéric Moget, directeur général de Paramount Pictures France et Charles H. Rivkin, PDG de la Motion Picture Association (MPA).

JEUDI 14 MAI
SHINKANSEN DAIBAKUHA
(The Bullet Train / Super Express 109)

Junya Sato
1975, 2h32, Japon

1 500 passagers, un Shinkansen lancé à pleine vitesse entre Tokyo et Hakata, et une bombe prête à exploser sous 80 km/h. Le pays est en alerte pour éviter la catastrophe. Le thriller d’action à 250 km/h qui a inspiré Hollywood de Speed à Unstoppable à fond sur la plage !

Le film a été restauré à partir d’un scan 4k de la copie originale 35mm négatif avec un dispositive de haute précision ARRISCAN du TOEI LABO TECH CO.LTD.

En présence de Kota Saka (Toei Company, ltd.).

 

VENDREDI 15 MAI
AVANT-PREMIÈRE MONDIALE  : sortie en salles le 24 juin 2026
LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI
(Molière, Cyrano and the Young King)

Michel Leclerc
2026, 1h58, France

1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie.
Louis est confié par D’Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière.
Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil.

En présence de Michel Leclerc, Artus, Franck Dubosc, Julia Piaton, Doria Tillier, Suzanne de Baecque, Niels Hamel-Brochen, Nemo Schiffman.

Le film sera également projeté en Séance Spéciale en salle Agnès Varda jeudi 14 mai à 21h00.

SAMEDI 16 MAI
UN HOMME ET UNE FEMME
(A Man and a Woman)

Claude Lelouch
1965, 1h42, France

Un homme, une femme, une rencontre qui défie le hasard et le temps sur les plages de Deauville. Un amour fragile, suspendu entre passion et pudeur, devenu éternel au cinéma. Un film à aimer sur une plage en présence de Claude Lelouch pour célébrer les 60 ans de sa Palme d’or.

Une présentation Les Films 13, avec le soutien de Cartier.

Nouvelle restauration 4K réalisée à l’occasion du 60e anniversaire du film par le laboratoire Éclair Classics, à partir des scans 4K du négatif original 35 mm (couleur et noir & blanc). Cette nouvelle restauration a donné lieu à une reprise complète du travail numérique ainsi qu’à un nouvel étalonnage 4K, réalisé par Alexandra Nou (Éclair Classics), supervisé par le réalisateur Claude Lelouch et par Carol Oriot-Couraye (Les Films 13). Cheffe de projet : Karine Grebet (Éclair Classics).

La restauration sonore a été assurée par L.E. Diapason, à partir du magnétique 35 mm original mono.

En présence de Claude Lelouch.

DIMANCHE 17 MAI
ALL THE PRESIDENT’S MEN
(Les Hommes du président)

Alan J. Pakula
1976, 2h18, États-Unis

Avec les géants Robert Redford et Dustin Hoffman, l’histoire de l’enquête sur le scandale du Watergate ayant mené à la démission du président Nixon. Le thriller politique sous tension, en Compétition au Festival de Cannes 1976, de retour sur la Plage. Immanquable !

Une présentation de Park Circus. Cette restauration a été réalisée à partir du négatif original 35 mm, numérisé en 8K pour une qualité d’image exceptionnelle. Chaque image a été soigneusement restaurée afin d’éliminer les imperfections et offrir une projection impeccable.

Le film a ensuite fait l’objet d’un étalonnage en HDR, en s’appuyant sur une copie d’époque pour respecter son rendu d’origine. Le résultat offre une image plus précise, avec des contrastes et des couleurs renforcés.

La bande sonore mono originale a également été restaurée à partir des meilleures sources disponibles, pour une expérience audio claire et adaptée aux salles actuelles.

En présence de l’équipe de Park Circus.

LUNDI 18 MAI
VIVA MARIA !

Louis Malle
1965, 2h02, France / Italie

Dans un pays d’Amérique centrale appelé San Miguel au début du XXe siècle se rencontrent Maria I et Maria II, qui forment un duo théâtral avant de se lancer dans la lutte révolutionnaire. Une surprenante variation sur la Révolution, entre comédie et western, avec Jeanne Moreau et Brigitte Bardot.

Une présentation de Gaumont. Restauration 2K à partir des négatifs image et son originaux, réalisée par Éclair Cinéma pour Gaumont.

Distribution en salles en France par Malavida.

En présence de Nicolas Seydoux, président de Gaumont.

Cette projection est co-organisée avec la Ville de Cannes dont le Maire, David Lisnard, dévoilera plage Macé une plaque au nom de Brigitte Bardot.

MARDI 19 MAI
LAND AND FREEDOM

Ken Loach
1995, 1h49, Royaume-Uni/Espagne/Allemagne

Printemps 1936, David, jeune militant désenchanté de Liverpool, rejoint les forces républicaines espagnoles pour combattre contre le franquisme. Un film sur l’engagement révolutionnaire et la lutte contre le fascisme.

Version 4K restaurée.

En présence de Ken Loach.

MERCREDI 20 MAI
CRÍA CUERVOS

Carlos Saura
1976, 1h45, Espagne

Dans une maison silencieuse, une enfant regarde le monde des adultes se fissurer entre secrets, deuil et illusions. Dans les rêves et les souvenirs, l’innocence devient troublante, presque inquiétante. En compétition au Festival de Cannes 1976, Prix du Jury, l’émotion du film sera au rendez-vous.

Cette version a été restaurée en 2026 par le laboratoire Cherry Towers (Madrid) à partir du négatif original image et son numérisé en 4K. L’ensemble du processus a été réalisé par Video Mercury Films, qui a également pris en charge l’étalonnage des couleurs ainsi que la restauration numérique de l’image et du son.

En présence de la chanteuse Jeannette (qui interprétera l’emblématique chanson Porque te vas dans la B.O du film), ainsi que les enfants du réalisateur, Antonio et Anne Saura.

JEUDI 21 MAI
SIGNORE & SIGNORI
(Ces Messieurs Dames / The Birds, the Bees and the Italians)

Pietro Germi
1966, 2h00, Italie

Entre hypocrisie chic et désirs très peu discrets, la bourgeoisie italienne tombe le masque… et le reste. Mensonges, coucheries et satire mordante : quand la respectabilité dérape, tout devient délicieusement scandaleux. La 2e Palme d’or 1966 à prendre avec humour !

Avec l’aimable autorisation de la Cineteca di Bologna et Orium SA.

VENDREDI 22 MAI
JE HAIS LES ACTEURS
(I Hate Actors)

Gérard Krawczyk
1986, 1h30, France

À Hollywood dans les années 1940, un tournage est tiraillé entre son producteur tyrannique, son réalisateur paranoïaque, sa star fiancée vingt-quatre fois, son acteur qui refuse de vieillir, et une étrange affaire de meurtres en série. Une satire loufoque sur l’âge d’or hollywoodien en présence du réalisateur pour les 40 ans de sa sortie.

Restauration 2K à partir des négatifs image et son originaux, réalisée par Éclair Cinéma pour Gaumont.

En présence de Gérard Krawczyk.

SAMEDI 23 MAI
MON ONCLE

Jacques Tati
1958, 1h56, France

Gérard, le fils du très sérieux M. Arpel, aime passer du temps avec son oncle, M. Hulot, rêveur et bohème. Le cinéma de la plage se clôture avec un grand classique de la comédie française Prix spécial du Jury au Festival de Cannes 1958. Un film au style unique !

Une présentation des Films de Mon Oncle, de Carlotta Films et de Studiocanal.

La numérisation 4K des éléments image et son, la restauration ainsi que l’étalonnage du film ont été réalisés par L’Image Retrouvée, avec le soutien du CNC. Ce travail a été supervisé par les équipes des Films de Mon Oncle, Margaux Chalançon et Jérôme Deschamps, et de Studiocanal, Sophie Boyer et Jean-Pierre Boiget.

En présence de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, fondateurs des Films de Mon Oncle et de Juliette Hochart, directrice du catalogue, Studiocanal.

 

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Chienne traînée par une voiture à Reims : l’automobiliste relaxé

Publié le par Ricard Bruno

Romy avait été confiée au refuge de Reims, où elle a pu se remettre de ses blessures.

Romy avait été confiée au refuge de Reims, où elle a pu se remettre de ses blessures.

Mustapha n’en démord pas : c’est par accident, sans s’en rendre compte, qu’il a traîné sur plus de 500 mètres une jeune chienne accrochée par une laisse à la voiture qu’il conduisait au quartier Wilson à Reims, le 20 mars 2026 vers 3 h 30 du matin.

C’est un riverain qui avait donné l’alerte, horrifié de voir le véhicule filer dans la nuit avec le pauvre animal traîné derrière. « Il rebondissait, incapable de suivre tellement la voiture allait vite. J’ai voulu courir pour rattraper le véhicule mais ce n’était pas possible. C’était horrible », avait-il témoigné

 

Un chien acheté sans papier

La vidéosurveillance a partiellement confirmé la scène. On y voit un Volkswagen T-Cross quitter la place Mozart, coffre ouvert, et s’engager à vive allure rue Sutaine – en sens interdit – avec le chien traîné derrière.

Arrivé près d’une supérette de la rue de Courlancy, le conducteur sort, remet le chien dans le coffre puis revient place Mozart.

Une autre personne prend le volant et la police arrive alors que le T-Cross n’a pas encore redémarré.

La chienne a été retrouvée « apeurée », en situation de « grande souffrance », de « multiples plaies » au postérieur, les « coussinets arrachés »

 

 

De nombreuses traces de sang sont visibles à côté de la voiture. Par la vitre, les agents découvrent l’animal « apeuré », en situation de « grande souffrance », de « multiples plaies » au postérieur, les « coussinets arrachés ».

C’est un malinois, une femelle d’environ six mois qui s’appelle Romy, que son propriétaire avait acheté sans aucun papier et qu’il avait confié une dizaine de jours plus tôt à la personne qui accompagnait Mustapha, un cousin également propriétaire du T-Cross et dont « le coffre ne fermait plus très bien depuis un accident », a-t-il expliqué.

Rien vu, rien entendu

Pour le témoin, il était impossible que le conducteur n’ait pas entendu la pauvre bête hurler de douleur. Jugé ce lundi soir par le tribunal de Reims pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique », le prévenu laissé libre sous contrôle judiciaire a pourtant redit qu’il n’avait jamais voulu faire de mal à Romy.

« J’étais allé chez le coiffeur [NDLR : un barber ouvert en pleine nuit]. Mon cousin a mis le chien dans le coffre. J’ai repris sa voiture direct. Je ne savais pas qu’il y avait le chien dans le coffre. J’ai pas vu que le coffre s’est ouvert. Je n’ai rien ressenti. Je n’ai rien entendu car j’avais mis la musique à fond. Je suis arrivé à l’épicerie. Je suis descendu. C’est là que j’ai vu que le coffre était ouvert et que j’ai vu le chien. Il avait plein de sang. Je l’ai remis dans le coffre. »

Coup de fil à la clinique

De retour place Mozart, et toujours d’après ses déclarations, Mustapha a alerté son cousin : « Viens voir le chien ! Est-ce qu’il va mourir ? Est-ce qu’il va mourir ? » J’ai téléphoné au vétérinaire de Pommery. La dame m’a demandé : « Il a quoi le chien ? » J’ai expliqué et j’ai dit que j’arrivais tout de suite. C’est là que la police est arrivée. »

Un appel à la clinique vétérinaire Pommery a bien été enregistré, d’une durée de 48 secondes, mais la personne qui assurait le standard n’en a gardé aucun souvenir. Selon la clinique, vu la brièveté de l’appel, il ne pouvait correspondre qu’à une mise en attente, l’une des avocates des parties civiles suspectant le prévenu d’avoir donné ce coup de téléphone pour tenter de faire croire qu’il s’était préoccupé du sort de l’animal quand il a vu les policiers arriver.

J’ai un cœur. Je ne peux pas avoir fait ça

L’automobiliste, relaxé

Convaincu du caractère intentionnel des souffrances infligées – pour punir le chien d’avoir mordu ? de s’être montré indiscipliné ? – , le parquet a requis huit mois de prison ferme mais le tribunal a donné crédit à la plaidoirie de l’avocat de la défense, Me Pascal Ammoura, qui a martelé l’hypothèse d’un accident malheureux, sans volonté de nuire : son client a été relaxé.

« J’ai un cœur. Je ne peux pas avoir fait ça », avait-il dit au moment de prendre la parole en dernier.

Pas d’appel du parquet

Du fait de sa relaxe, les sept associations qui s’étaient constituées parties civiles contre lui (L’Action protection animale, Les Amis des Bêtes, la Fondation Brigitte Bardot, LISA, Pet Rescue 76, Spaga et 30 Millions d’Amis) ont toutes été déboutées de leurs demandes de dommages-intérêts.

Contacté, le procureur de Reims François Schneider a fait savoir que son parquet n’allait pas faire appel de la relaxe : « l’essentiel » est que la chienne soit désormais en de bonnes mains, a-t-il ajouté.

Romy était âgée d’environ six mois au moment des faits.

Après avoir passé 24 heures dans une clinique vétérinaire, mise sous morphine pour soulager ses douleurs, la chienne âgée de six mois environ – mais impossible à établir de manière formelle dans la mesure où Romy n’était pas identifiée – a été confiée aux bons soins du refuge géré par l’association rémoise Les Amis des Bêtes.

Les bénévoles ont eu à cœur de faire en sorte que sa convalescence se passe le mieux possible. Quelques jours après, la présidente nous confiait sa stupeur quant à l’ampleur de ses blessures.« Elle avait les quatre coussinets à vif, même chose pour les coudes et les genoux qui présentaient également des plaies. Malgré ce qu’on lui a fait subir, elle n’avait rien de cassé : c’est une miraculée ».

Aucune rancœur envers les humains

La présidente évoquait les premiers jours, compliqués à gérer. « La chienne est restée prostrée au fond de son box, en état de choc. Elle était allongée, elle pleurait de douleur je pense et aussi d’anxiété. Dans le même temps, on était assez optimistes car on ne constatait pas de rancœur envers l’humain. Au contraire, elle était en recherche de contact, de câlins. »

« Quand elle était encore incapable de se lever, dès que quelqu’un entrait dans son box, elle remuait la queue, elle nous appelait du regard pour avoir des caresses », commentait la présidente de l’association, d’autant plus soulagée quand la chienne s’est remise à marcher. « On lui a mis des petites bottes pour la soulager et on a aussi disposé des couvertures sur le sol de son box pour que ce soit moins dur pour elle. »

Six semaines ont passé et Romy a quitté le refuge : elle a été cédée par son propriétaire, ce qui a permis son adoption. « Aujourd’hui, elle est en famille, elle est heureuse », souligne l’avocate de l’association.

Publié dans ACTUALI

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1966-2026 : Air France célèbre 60 ans de divertissement à bord et diffusait "Viva Maria" !

Publié le par Ricard Bruno

1966-2026 : Air France célèbre 60 ans de divertissement à bord et diffusait "Viva Maria" !

Le 1er mai 1966, Air France inaugurait un nouveau service appelé à transformer durablement l’expérience du voyage aérien. Sur la ligne Paris–New York, la compagnie proposait pour la première fois à ses passagers des distractions en vol, convertissant la cabine de ses Boeing 707 en véritable salle de spectacle.

Baptisée « Festival en plein ciel », cette initiative offrait deux heures de projection mêlant cinéma et musique. À l’affiche de cette première séance figurait « Viva Maria » de Louis Malle, avec Brigitte Bardot et Jeanne Moreau, diffusé en français et en anglais. Avec cette démarche pionnière, Air France marquait un tournant : le transport aérien ne se limitait plus au déplacement, mais devenait une expérience culturelle à part entière.

Soixante ans plus tard, cette ambition continue de se déployer à grande échelle. La compagnie propose aujourd’hui plus de 1 500 heures de divertissement à la demande sur l’ensemble de ses vols long-courriers. Accessible via 38 000 écrans individuels haute définition et 4K, l’offre inclut films, séries, documentaires, musique, podcasts ainsi que des contenus dédiés au bien-être. Elle s’appuie également sur des partenariats avec des acteurs majeurs de l’industrie du divertissement.

Au-delà de l’innovation technologique, Air France s’inscrit dans une relation historique étroite avec le monde culturel. Depuis sa création en 1933, la compagnie a entretenu des liens privilégiés avec le cinéma, apparaissant aussi bien à l’écran que dans les coulisses de productions internationales, tout en accompagnant les évolutions du septième art.

Publié dans ACTUALI

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« Il a forgé le mythe BB avec ses clichés » : Stéphane Mirkine veut réhabiliter l’œuvre de son grand-père, photographe de plateau d’« Et Dieu… créa la femme », en partie dévoilée pour les 70 ans du film à Saint-Tropez

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot au cœur d’une exposition temporaire pour les 70 ans du film « Et Dieu… créa la femme » à Saint-Tropez, éclipse en même tant qu’elle révèle, l’œuvre du photographe de plateau Léo Mirkine. Sa petite-fille se bat pour réhabiliter un fond photographique de 220 000 clichés, rarement exposés.

Stéphane Mirkine voue sa vie à la réhabilitation du fonds photographique de son grand-père : 220 000 clichés, soit un demi-siècle d’histoire du cinéma. DR

Stéphane Mirkine voue sa vie à la réhabilitation du fonds photographique de son grand-père : 220 000 clichés, soit un demi-siècle d’histoire du cinéma. DR

Photographies inédites ou clichés iconiques ? Avec Léo Mirkine, le photographe de plateau qui a révélé, en plus de 160 films, les plus grandes stars du cinéma des années 1930 à 1980 avec son Rolleiflex 6x6, il est toujours difficile de se prononcer. Tant cette œuvre bâtie dans l’ombre du mythe Brigitte Bardot, a tour à tour été mise en lumière, volée, détournée à des fins promotionnelles, en raison de la surexposition médiatique de l’icône de Saint-Tropez.

« Mirkine, c’est un fond photographique de référence, un héritage unique. C’est le seul photographe de plateau autorisé sur le tournage du film de Roger Vadim. Beaucoup de gens ont connu Brigitte Bardot grâce à ses clichés, sans forcément voir le film qui l’a révélée et qui a inscrit le village de Saint-Tropez dans la mémoire collective », commente Laurence Durieux, directrice du Musée de la gendarmerie et du cinéma à Saint-Tropez.

Pour le 70e anniversaire de sa sortie en salle, le musée tropézien présente au sein de l’exposition temporaire « Et Dieu... créa la femme », une vingtaine de clichés issus de ce fond photographique. Des noirs et blancs, exposés aux côtés d’affiches promotionnelles colorisées non signées, qui ont accompagné la promotion internationale du film. Nous avons interrogé la petite-fille du photographe, Stéphane Mirkine.

Vous avez hérité d’un fond photographique de 220 000 clichés… Comment faire vivre un tel trésor ?

C’est la collection privée la plus importante de l’histoire du cinéma, qui traverse un demi-siècle de tournages, de 1933 à 1983 ! J’ai hérité de ce trésor, en 1993 à la mort de mon père, Siki Mirkine. Plutôt que de laisser cette collection à la cave, j’ai mis mes mains dans les boîtes à chaussures pour faire vivre cette collection. Pour le moment, je n’ai numérisé que 30 000 négatifs 6x6. Je suis la seule héritière de la saga Mirkine, tout n’a pas encore été trié, ma seule vie ne suffira pas.

Léo Mirkine ne se séparait jamais de son vieux Rolleiflex, qui lui permettait de photographier les acteurs en vision indirecte, sans déranger les tournages.

Léo Mirkine ne se séparait jamais de son vieux Rolleiflex, qui lui permettait de photographier les acteurs en vision indirecte, sans déranger les tournages.
DR

C’est la première fois que ses photographies d’Et Dieu… créa la femme sont exposées. Je suis ravie, mais étonnée que Saint-Tropez ne soit venu me solliciter qu’en 2026 parce qu’il y avait un anniversaire. Ce film n’a pas seulement façonné l’image de Brigitte Bardot et accompagné sa légende en changeant le regard du public sur la féminité. Il a aussi révélé le talent discret mais fulgurant d’un photographe dont les clichés allaient devenir aussi célèbres que les scènes elles-mêmes ! En dehors d’une grande rétrospective sur 600 m², Mirkine par Mirkine au musée Massena de Nice, Léo Mirkine est peu connu du grand public : sa mission de photographe de cinéma, c’était de mettre en lumière les autres. Cette grande discrétion devient un danger : Internet met la collection en danger parce que les photos sont pillées par la presse, par les éditeurs qui publient des livres avec des photographies de Brigitte Bardot réalisées par mon grand-père, mais non créditées.

Le film a fait à 4 millions d’entrées lors de sa sortie, en 1956. Face à ce succès mondial, reste-t-il des inconnues dans la collection, ou tout a déjà été montré ?

Tout n’a pas été montré, loin s’en faut. J’ai environ 350 photos du tournage d’Et Dieu créa la femme, mais il y en a peut-être d’autres encore cachées dans la collection. Il y a beaucoup de photos de tournage, montrant Roger Vadim en direction d’acteurs, les équipes du tournage en train de manger à la cantine et des photos hors champs qui n’ont jamais été exposées : j’ai de superbes photos de nus de Brigitte Bardot, que je ne montrerai jamais. Il y avait une certaine connivence entre eux, une confiance, mon grand-père a commencé à photographier Brigitte avant qu’elle ne devienne Bardot, sur des films beaucoup moins connus : elle avait dix-sept ans sur Manina, la fille sans voile (1951), et dix-neuf ans sur Un acte d’amour (1953). Il y avait un grand respect entre eux.

Pour assurer la promotion internationale du film « Et Dieu... créa la femme », les photos N&B de Léo Mirkine sont colorisées.

Derrière BB, la ville de Saint-Tropez devient un mythe : le soleil, l’été, le farniente des vacances. Ressent-on cette liberté dans l’œuvre de Mirkine ?

Dans les photographies hors-champ, je retrouve cette insouciance, cette jeunesse éclatante du Saint-Tropez d’avant le succès mondial du film : ils sont tous en shorts et espadrilles, habillés en lin et bras de chemise. Ce village était plus doux que le mythe qui est né après. Pour l’avoir fréquenté dans ma jeunesse, c’était un petit port tranquille, avec des plages peu fréquentées. Il y avait une vraie douceur de village et pas quelque chose de fêtard, un soleil pas pollué, à l’époque les bouches n’étaient pas refaites ! BB était naturelle, Roger Vadim aussi, j’ai même des photos de Mirkine dormant sur la plage de la Ponche. C’est un film où il a dû se sentir très très libre, il connaissait très bien Vadim, ils appartenaient tous deux à ce sérail d’immigrés, ils avaient les mêmes codes de liberté.

Quels sont vos projets, pour faire vivre cet héritage Mirkine ?

En rangeant l’atelier de mon grand-père, je suis tombé sur un vieux livre de comptes, où il raconte son histoire, au dos des pages : ce juif russe né à Kiev, dont la famille a fui la révolution bolchevique pour s’exiler à Nice, fut un Résistant de la première heure. Il a été interné à Drancy suite à une délation sur le tournage des Enfants du Paradis, il a été le photographe officiel du Festival de Cannes de 1946 à 1983, Léo Mirkine a traversé ce siècle comme un funambule, entre l’ombre et la lumière. Il a laissé ce petit carnet, qui nous mène dans l’histoire de France et l’histoire du cinéma : je rêve d’en faire un documentaire, j’y travaille.

Et Dieu… créa la femme, jusqu’au 7 mars 2027 au musée de la gendarmerie et du cinéma à Saint-Tropez, tarif de 3 à 5 euros (gratuit pour les moins de 12 ans)

Source de l'article : Cliquez ICI

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