51 propositions doivent être examinées, propositions qui auront un impact sur plus de 200 espèces animales, les inscrivant pour la première fois dans les annexes, modifiant leur inscription d’une annexe à une autre ou amendant leur inscription dans une annexe.
Parmi ces 51 propositions on trouve des propositions concernant :
- des mammifères tels que les éléphants (par exemple la proposition de la Namibie de permettre la commercialisation de stocks d’ivoire brut, à laquelle la FBB s’oppose car cela favoriserait la relance du braconnage pour l’ivoire), les rhinocéros, les girafes (proposition de la Namibie et de l’Afrique du Sud notamment, de supprimer les girafes de huit pays africains de l’Annexe II, la FBB s’y oppose), mais nous soutenons des propositions telles que celles portant sur les gazelles dorcas (inscription A.II), les Okapis (inscription A.I), hyènes rayées (inscription A.I), etc.
- des espèces marines telles que les requins, les anguilles et les concombres de mer
- des reptiles tels que les vipères et les geckos, ainsi que des grenouilles
- mais aussi des arbres tels que le bois de pernambouc du Brésil qui sert à fabriquer les archets pour instruments de musique et qui est victime du commerce illégal à grande échelle. Il est listé à l’Annexe II mais nous soutenons son transfert à l’Annexe I.
En outre, quelque 146 documents de travail seront examinés et porteront sur diverses questions liées aux espèces déjà inscrites aux annexes, à la manière dont les règles de la Convention sont mises en œuvre, la question de savoir si certains pays devraient être sanctionnés pour ne pas les avoir appliquées, mais aussi des points stratégiques sur le rôle que la CITES devrait tenir dans la réduction du risque de futures pandémies en lien avec la commercialisation d’animaux sauvages.
Enfin, un sujet particulièrement sensible cette année est l’affaire du zoo privé Vantara, en Inde.
Le premier jour de la COP20, le 23/11, le comité permanent de la CITES a retiré la recommandation de son Secrétariat, visant à suspendre temporairement le commerce d’espèces menacées vers l’Inde, après avoir échoué à obtenir un soutien suffisant de la part des Parties.
Plusieurs Parties, (États-Unis, Brésil, Indonésie, Koweït, etc.) ont déclaré que cette recommandation était « prématurée », tandis que d’autres Parties étaient en faveur de la recommandation : la Belgique, l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Suisse, qui ont appelé à une plus grande diligence et ont mis en garde contre la suppression de la recommandation.
En effet, le Secrétariat de la CITES avait recommandé à l’Inde de suspendre l’importation d’espèces menacées d’extinction (inscrites à l’annexe I) jusqu’à ce qu’elle révise ses mécanismes de diligence raisonnable.