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"Pratique cruelle" ou "fête de village": la Fondation Brigitte Bardot demande la fin du jeu du "cou de l'oie"
Capture d'écran du poste de la Fondation Brigitte Bardot sur X le 11 août 2025, plaidant pour la fin du jeu du "cou de l'oie" à Vanosc (Ardèche). - Fondation Brigitte Bardot - X
Comme le veut la tradition, les habitants du village ardéchois de Vanosc assisteront au jeu du "cou de l'oie", ce vendredi 15 août. À bord d'une voiture, les participants tenteront d'arracher le cou de l'oiseau mort, pendue par les pattes.
Une coutume moyenâgeuse, qui suscite l'indignation des associations de protection animale. "Les traditions qui infligent de la souffrance ou qui portent atteinte à l’intégrité d’un animal (même mort!), n’ont plus leur place dans notre société!", dénonce la Fondation Brigitte Bardot sur X.
Dans une lettre adressée au maire de Vanosc, la Fondation somme l'élu de proscrire cette pratique qu'elle juge "cruelle et "indigne". Elle assure notamment au micro d'Ici Drôme Ardèche avoir reçu "un certain nombre de signalements d'administrés de Vanosc" qui dénoncent cette pratique.
"Le but n'est pas de créer des tensions, mais d'avoir un dialogue, de comprendre que ce qui était admis il y a encore quelques années ne l'est plus en 2025", avance Constance Braut, adjointe aux affaires publiques et internationales à la Fondation Brigitte Bardot, à la radio locale.
Un "dédain du monde rural"
"Votre dédain du monde rural qui suinte de la lettre est trop souvent votre carburant, il vous conduit à un imaginaire d'Epinal du montagnard retardé et insensible" s'est défendu à son tour le maire de Vanosc Dominique Mazingarde, en réponse à la Fondation Bardot.
"On leur a répondu que d'abord il n'y avait aucune souffrance animale. L'animal est mort avant, évidemment", précise-t-il à Ici Drôme Ardèche, en mettant en avant la cohésion sociale que promeuvent les rites de village.
"De ces fêtes, ces gens-là ne retiennent qu'un épisode qui dure une heure sur les trois jours où les conscrits se réunissent et font la fête avec le village", argumente Dominique Mazingarde.
Une réponse qui ne satisfait pas la Fondation, qui souhaiterait faire évoluer la tradition à l'instar de la mairie Lesmont (Aude) qui a acté le 4 avril la fin du jeu de l'oie. À la place, les habitants pourront trancher le cou d'une piñata, tout en maintenant la tradition.
"Le jeu existe toujours, mais plus avec un animal décédé qu'on va mutiler", fait valoir Constance Braut de la Fondation Bardot.
Dialogue impossible entre les deux camps
Pourtant, cette fête traditionnelle a déjà "beaucoup évolué", selon Dominique Mazingarde. À son origine, le jeu du "cou de l'oie" était pratiqué sur une oie encore vivante, les participants devant lui arracher le cou cette fois sur un cheval.
"Je laisse à ces jeunes la capacité de faire évoluer leur fête, mais je refuse que quelqu'un d'étrange et d'étranger regarde cette fête sans en voir l'impact pour un village", tance le maire de Vanosc auprès d'Ici.
Autre reproche formulé par la Fondation Bardot: les courses de chèvres organisées dans la ville et au cours desquelles les animaux pourraient être blessés selon les signalements que l'association dit avoir reçus.
Pas de quoi déstabiliser l'élu de Vanosc. "Ça les (habitants, NDLR) sort de leur zone de confort. Quand ils voient un beefsteak au supermarché, ils ne savent pas qu'il y a un animal derrière, rétorque-t-il à la radio Ici. Ils ne connaissent rien, ils ne savent pas où est la campagne".
"La véritable barbarie consiste à refuser l'humanité à ceux qui vivent ou pensent différemment, en projetant l'idée qu'ils seraient inférieurs et inhumains. Je trouve que ça illustre très très bien ce qu'on ressent", conclut l'élue en faisant référence à l'anthropologue Lévi-Strauss, qui plaidait en faveur d'un relativisme culturel.
Monsieur Ménard, maire de Béziers
Monsieur Ménard,
Carton rouge ou, plutôt, "muleta rouge" pour vous puisque vous avez clairement choisi le camp de la torture animale.
Votre attitude, vos gestes ne sont pas dignes d’un élu de la République, censé assurer la liberté d’expression, surtout quand elle se fait dans le calme et sans violence comme c’est le cas ici.
Il est facile de menotter ses opposants mais vous ne pourrez bâillonner la très large majorité des Français opposés à cette pratique cruelle !
Nous sommes en 2025. A Béziers comme ailleurs, il est temps d’abolir la corrida !
Fondation Brigitte Bardot
Le salon du chiot de Niedernai, un scandale qui se répète !
Source : Fondation Brigitte Bardot
Campagne de stérilisation des chats libres...
Suite à la prolifération des chats sur différents lieux de la commune, la mairie du Chambon-sur-Lignon, en partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot et l’A.C.A.M.A, engage une campagne de stérilisation et d’identification des chats libres afin de maîtriser la prolifération de la population féline.
Cette campagne se déroulera du 18 août 2025 au 31 décembre 2025.
Il est conseillé aux propriétaires de chats de surveiller leur animal ou de le faire identifier afin d’éviter qu’il soit récupéré lors de cette campagne et placé en fourrière.
Mairie : 04 71 65 71 90
Grâce à la FBB, le CHENE s’équipe d’un nouvel appareil de radiologie
La FBB, partenaire de 25 ans de l’association CHENE, a cofinancé un appareil de radiologie et s’est rendue à son inauguration
La FBB, partenaire de 25 ans de l’association CHENE, a cofinancé un appareil de radiologie et s’est rendue à son inauguration.
Avant cette acquisition, chaque diagnostic nécessitait le déplacement stressant des animaux vers un cabinet vétérinaire extérieur. Aujourd’hui, les équipes peuvent établir des diagnostics précis directement sur place, réduisant considérablement le stress des patients sauvages.
Si vous trouvez un animal en détresse, contactez immédiatement un centre de soins, utilisez un carton pour le transport, créez un environnement sombre et chaud pour minimiser son stress. Les équipes du CHENE sont disponibles toute l’année pour vous conseiller et accueillir ces animaux dans les meilleures conditions.
Bravo aux équipes du CHENE pour leur dévouement quotidien !
Après l’enfer, la liberté pour ces 20 ânes transférés d’Israël
Chiens et chats abandonnés : rencontre avec les anges gardiens des animaux de compagnie
urphy, ancien chien de sécurité «mis à la retraite », puis abandonné à ses 7 ans. Il n’a toujours pas trouvé de famille d’accueil depuis 2021. Au refuge de la Fondation 30 millions d’amis à Saint-Hilliers (Seine-et-Marne), le 11 juillet.
Plus de 200 000 animaux de compagnie sont abandonnés chaque année. Nous sommes allés dans les refuges, où des bénévoles tentent de les faire adopter.
L’équipe de la Fondation Brigitte-Bardot a d’abord aperçu un mot scotché sur une poubelle en plein soleil, devant le portail du refuge de La Mare Auzou, en Normandie. Il y était inscrit : « Trois mâles, deux femelles ». À l’intérieur, cinq chatons sans doute jetés dans la nuit. Juste à côté, enfermée dans une caisse, leur mère attendait, dans un état de santé effroyable. « Une demi-heure plus tard, ils étaient tous morts, raconte Bruno Jacquelin, l’un des porte-paroles de la fondation. Les propriétaires ont percé quelques trous d’aération. Si au moins ils avaient eu le courage de sonner à notre porte, de nous raconter l’histoire de ces bêtes afin qu’on les soigne, et qu’on les fasse adopter dans de bonnes conditions… Ces abandons disent tant sur la détresse humaine. » Les animaux sont en sécurité et peuvent gambader en semi-liberté dans le havre normand. Mais, comme tous les autres, il est saturé.
On ne juge pas, on essaie de comprendre, on ne culpabilise personne. Mais on manque terriblement de place
À une centaine de kilomètres de là, au refuge de la Société protectrice des animaux (SPA) de Sainte-Apolline, à Plaisir, dans les Yvelines, Ninon Rueff, responsable du centre, énumère quelques causes du triste phénomène : inflation, divorce, déménagement précipité… Elle y voit surtout le reflet d’une certaine société de consommation, d’une déresponsabilisation mêlée de caprices et d’adoptions compulsives. Sur le comptoir de l’accueil, elle ouvre l’un des énormes classeurs qui répertorient la liste d’animaux en attente de place. « Au moins, ces propriétaires nous ont demandé de l’aide et n’ont pas laissé leur animal sur la voie publique ou en pleine forêt. Avant, il y avait une sorte de trêve hivernale, à présent, les abandons, c’est toute l’année. On ne juge pas, on essaie de comprendre, on ne culpabilise personne. Mais on manque terriblement de place. »
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