Marineland dévasté par les intempéries : Bardot et Peta appellent à fermer "cette prison"
Depuis les intempéries survenues dans le sud de la France, les animaux du parc Marineland barbotent dans l'eau boueuse. De quoi provoquer l'indignation des associations de défense des animaux, qui commencent à se mobiliser.
Le parc Marineland a souffert des violentes intempéries qui ont frappé les Alpes-Maritimes. Dans les bassins, les animaux pataugent dans une eau boueuse et les installations électriques sont par ailleurs fortement endommagées. Une situation jugée "très grave" par l'ONG Peta, qui a exhorté, dans un communiqué envoyé lundi, le plus grand parc marin d'Europe à relâcher les animaux : "La situation des animaux détenus à Marineland est très grave, et il faut agir immédiatement. Si les orques et les autres animaux vivaient dans leur environnement naturel marin, ils pourraient nager pour échapper à l'eau boueuse dans laquelle ils sont actuellement pris au piège jusqu'à se mettre hors de danger (...) Le parc Marineland ne peut décemment décider de garder ces animaux esclaves dans ces conditions périlleuses : il doit les relâcher immédiatement". Peta France a lancé une pétition sur son site officiel, afin que les animaux marins du parc soient placés dans des milieux naturels préservés.
Sur Twitter, la fondation Brigitte Bardot a de son côté vivement réagi et lancé un appel à Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, afin qu'elle fasse fermer Marineland, "cette prison". Invité sur LCI, le journaliste Allain Bougrain-Dubourg - ex-compagnon de l'actrice - a réagi à la polémique. "On est dans l'incapacité de récupérer les dauphins, c'est effrayant", a-t-il déploré dès lundi. Selon lui, "les comportements, les stratégies et les opérations" des parcs marins comme le Marineland sont "inacceptables".
Sur le site du Point, Lamya Essemlali - présidente de Sea Shepherd France - a quant à elle pointé la responsabilité de l'homme, dans les disparitions de bêtes survenues ce week-end : "Ces animaux sont morts du fait qu'ils étaient enfermés. Ils sont doublement victimes des hommes : d'abord, parce qu'ils sont parqués pour notre divertissement, ensuite, parce qu'ils sont victimes du changement climatique dont nous sommes à l'origine". La présidente de l'ONG a ainsi salué le succès de la pétition citoyenne adressé à Jean Leonetti, le maire d'Antibes, appelant à la fermeture définitive du parc.