Allain Bougrain-Dubourg agressé à coups de pelle par des chasseurs !
Ce matin 9 novembre 2015, Allain Bougrain Dubourg accompagné de militants de la LPO s’activaient dans le cadre d’une opération contre le braconnage des pinsons (qui sont capturés pour être mangés). Rapidement, les militants ont été pris à partie par des chasseurs en colère qui n’ont pas hésité à les agresser violemment.
En France le pinson est considéré comme une espèce protégée depuis 1976. Il continue pourtant d’être braconné à grande échelle chaque année « à des fins culinaires », révèle la LPO qui estime qu’ils sont jusqu’à 300.000 chaque année à finir en « brochettes ».
Ces petits oiseaux sont capturés dans des pièges appelés « matoles », qui sont installés à la vue de tous dans les champs (alors qu’il s’agit d’installations illégales puisque cette chasse est interdite par la loi). Pour autant, le ministère de l’Ecologie ne lève pas le petit doigt pour intervenir…

Il y a quelques heures, Allain Bougrain-Dubourg et des membres de son association se sont rendus dans plusieurs champs de maïs afin de faire ce que l’État devrait faire : détruire ces pièges, et libérer les oiseaux en étant prisonniers. Si sur un premier terrain, l’opération s’est déroulée sans encombre (20 pinsons ont été relâchés), des braconniers s’en sont ensuite violemment pris au Président de la LPO et son équipe. « Quand on a voulu retirer les matoles, des gens sont sortis dans une grande violence, nous avons pris trois ou quatre coups de pelle, on est quatre ou cinq dans ce cas », relate le défenseur des animaux dans une dépêche de l’AFP. Les pneus de son véhicule ont également été crevés. Les violences n’ont cessé qu’avec l’arrivée des Gendarmes.
La LPO a porté plainte pour agression (blessures et contusions ont été constatées à l’hôpital de Dax), dégradation de véhicules, usages de pièges prohibés et destruction d’espèce protégée (la capture de pinsons est interdite et passible d’une peine d’un an de prison et de 15.000 € d’amende – en outre, d’autres espèces menacées ont été découvertes dans les cages-pièges vidées ce matin).

« Cette situation est d’autant plus inacceptable que se discute actuellement à l’Assemblée nationale et au Sénat la loi sur la biodiversité », fait remarquer la LPO dans un communiqué. L’association a par ailleurs lancé une pétition contre le « massacre illégal des oiseaux familiers », que Planète Animaux vous invite à signer en cliquant ici.
Espérons que la mobilisation à ce sujet fera réagir le ministère de l’Écologie, même si les différentes prises de position de Ségolène Royal en défaveur de la faune (abattage des loups et des bouquetins du Bargy, braconnage des oies, etc.) ne sont pas pour nous rassurer…