Brigitte Bardot réagit au commerce de viande de cheval entre la Creuse et le Japon
Brigitte Bardot n'a pas apprécié l'annonce de l'ouverture d'un marché entre la France et le Japon pour l'export de viande de cheval
« Les Français ne mangent plus de cheval, les marchands de misère aimeraient donc faire du Japon l'immense poubelle d'une viande qui suscite, en Europe, dégoût et suspicion ». Brigitte Bardot tape fort, et là où ça fait mal, dans une lettre adressée directement au ministre japonais de l'Agriculture.
La créatrice de la fondation Brigitte-Bardot n'a pas apprécié l'annonce de l'ouverture d'un marché entre la France et le Japon pour l'export de viande de cheval. Comme nous l'annoncions dans un article paru précédemment, la société Equid'export, filiale de la Société française des équidés de travail, souhaite mettre en place un partenariat entre la France et le Japon pour exporter la viande de cheval au pays du Soleil-Levant.
Pour cela, Equid'export nous dévoilait devoir investir dans un abattoir spécial pour respecter les règles d'hygiène japonaises, et répondre de manière privilégiée aux besoins du Japon. Un pays dans lequel la population raffole de la viande de cheval, considérée comme un produit de luxe. À tel point que, d'après la directrice d'Equid'export, la filière élevage aurait presque disparu là-bas.
Et de tacler, pour Brigitte Bardot, la directrice d'Equid'export, qui a reconnu « ne pas respecter actuellement les standards d'hygiène japonais pour l'abattage » actuellement. La présidente de la fondation Brigitte-Bardot s'agace du fait « que les chevaux de trait (qu’aimerait vous vendre Equid’export) ont tendance à être plus touchés par l’infection, que la France est une zone enzootique pour l’infection par Babesia caballi et Theileria equi alors que le Japon en est indemne », citant la thèse de d'Alix Garnier parue en 2018, doctorante et maître de conférences à l'université Lille 3.
Brigitte Bardot va jusqu'à affirmer que « les abattoirs équins et les boucheries chevalines ferment les uns après les autres en France, cette viande est celle du passé » (une affirmation que nous n'avons pas pu vérifier, même si une simple recherche sur internet "boucherie chevaline" permet de constater que nos confrères ont récemment plus parlé de fermetures d'établissements de ce type que d'ouvertures N.D.L.R.) , avant de conclure : « Le Japon est un pays d’innovations et de progrès, alors ne soyez pas complice de cette barbarie ! ».
