LA FRANCE CONTINUE DE TUER INUTILEMENT DES LOUPS EN GRAND NOMBRE !
Au vu du faible nombre d’individus de l’espèce lupine présente sur ces secteurs, cette brigade n’a pas vocation à limiter les dommages des Loups, mais plutôt à éliminer leur présence.
De toute évidence, le gouvernement préfère céder aux pressions de la FNSEA et de l’association « cercle 12 », plutôt que de proposer des solutions durables, à l’instar de nos pays voisins tels que l’Italie ou l’Espagne.
- La mortalité chez les ovins causée par les Loups est minime par rapport à d’autres causes telles que la mortalité des agneaux (perte de 16 % des individus), les chutes, les maladies, les éboulements, la foudre, etc. En 2021, 7 millions d’ovins ont été élevés. Cette même année, 11 616 ovins ont été victimes des loups, soit 0,16 % du cheptel français, tandis que 5 millions ont été victimes des abattoirs, soit 71 % du cheptel français.1
- L’Efficacité des tirs n’est pas démontrée. Cela tend à engendrer plus de dégâts, soit l’inverse de l’effet escompté. En effet, pour peu que soit tué un membre du couple reproducteur, les meutes risquent d’être déstructurées. Or, les Loups devenus solitaires se tournent plus spontanément vers les « proies faciles » que constituent les animaux de rente. De nombreuses mesures alternatives à ces tirs sont susceptibles d’être mises en place et ont fait leurs preuves dans bien des territoires : les clôtures (à hauteur et voltage suffisants), les CPT (chiens de protection des troupeaux), les colliers anti-loups, ou encore la surveillance des troupeaux (à l’instar de ce que proposent FERUS en France et Oppal en Suisse).²
- Les Loups sont garants d’écosystèmes en bonne santé, ils sont un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Les grands prédateurs sont indispensables à l’équilibre de la biodiversité. Ils ont également un effet positif sur la végétation. En leur présence, les cervidés tels que les chevreuils et les cerfs sont contraints de se déplacer régulièrement, favorisant ainsi la régénérescence forestière naturelle. Nous pouvons ici évoquer le cas du
département de la Drôme où plusieurs meutes de loups sont installées. Sur ce territoire, les loups ont naturellement régulé les populations d’ongulés sauvages, ce qui contribue à réduire les dégâts sur les cultures et les plantations forestières. L’État fait trop aveuglément confiance au monde de la chasse pour (mal) gérer la faune sauvage, sans laisser la possibilité d’expérimenter des solutions alternatives non létales prônées par les associations.3
- Oui, la cohabitation entre les Loups et l’élevage est possible. L’espèce n’a jamais disparu de chez nos voisins italiens et espagnols où la présence du prédateur semble davantage acceptée. En France, des aides financières sont allouées par l’État, afin d’accompagner les éleveurs dans l’acquisition de moyens de protection. Pourtant, les moyens mis en place sont quasiment nuls sur ces secteurs. Ne serait-il pas temps de s’y atteler plutôt que de pointer du doigt un animal faisant souvent office de parfait bouc-émissaire ? Ne perdons pas de vue les vrais problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs, tels que la crise climatique et écologique que nous traversons ou encore la concurrence internationale. En outre, les associations ne manquent pas d’inventivité pour pacifier la relation Homme-Loup.
Quoi qu’il en soit, le canidé n’a eu de cesse de se développer depuis son retour naturel dans l’Hexagone au début des années 90. Il continuera de le faire tant que l’équilibre proie-prédateur ne sera pas atteint. Cela est une excellente nouvelle pour la préservation des écosystèmes mis en péril par les activités humaines.
Plus vite nous l’admettrons et cesserons d’entretenir les contre-vérités ici interrogées, plus vite nous pourrons agir et avancer vers une cohabitation bénéficiant aux loups, aux éleveurs, et à tout un chacun.
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