Doit-on sanctionner ceux qui abandonnent leur animal de compagnie ?
Déjà 4 000 chats et chiens ont été abandonnés selon la SPA alors que la saison estivale 2025 bat toujours son plein. Alors que les refuges d'animaux croulent sous un manque de place alarmant, doit-on sanctionner les propriétaires qui décident d'abandonner leur animal de compagnie ? La loi française est pourtant claire...
Ils seraient déjà près de 4 000 chiens et chats à avoir été abandonnés à la moitié de cette saison de vacances 2025. Cette statistique de la SPA s’inscrit dans la continuité de la période des congés scolaires de 2024, ayant cumulé presque 8 000 abandons recensés par l'organisation, comme l’expliquait à l’époque Sciences et Vie.
Cet afflux est loin de faciliter la situation de la Société Protectrice des Animaux. RMC explique notamment que le nombre d’adoptions suit un ralentissement avec seulement 2 800 bêtes accueillies en juillet 2025 selon la SPA. Plusieurs refuges de la société sont déjà saturés, comme celui de la SPA de Belfort. “On est plein à craquer, même les urgences, on ne peut plus les traiter”, déplore d'ailleurs l'association locale sur RMC. Une autre enseigne du groupe de défense des animaux, basée à Quimper, compte près de 70 demandes d’abandon en attente.
Que risquent les propriétaires en cas d’abandon de leur animal de compagnie ?
En France pourtant, abandonner son animal de compagnie est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende s’élevant à 45 000 euros. L’article 515-14 du Code civil français considère d’ailleurs l’animal comme étant un “être vivant doué de sensibilité”. Selon ce principe, l’abandon d’animaux est considéré comme un cas de maltraitance animale jugée et punie par la loi.
Il existe aussi depuis 2021 des mesures visant à prévenir les abandons comme la création d'un certificat d’engagement et de connaissance pour les propriétaires et l’interdiction de la vente de chiens et chats en animalerie depuis 2024. L’objectif de ces dispositions est d’éviter les achats impulsifs entraînant souvent des abandons. Dans une volonté de dénoncer ce phénomène, certains refuges n’hésitent d’ailleurs pas à afficher sur les réseaux sociaux les propriétaires en question. C’est notamment le cas de la SPA de Nîmes qui a diffusé le 31 juillet 2025 sur Facebook des images d’un homme abandonnant deux chats devant l’entrée de l'organisation.
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