Journal "Le Figaro" : Bardot Symphonique, le concert-hommage le 2 avril à Paris
Sous la direction du chef Ralph Szigeti, au Palais des Congrès, quelque 80 musiciens feront revivre en chansons et en musique le parcours de l’héroïne de Et Dieu... créa la femme.
Elle a dansé au son de la guitare de Manitas de Plata. Nue au soleil, elle a chanté la Madrague, les coquillages, les vagues. Elle n’avait besoin de personne en Harley-Davidson. Dans La Vérité de Clouzot, elle aimait, jusqu’à le tuer, un chef d’orchestre. Avec Gainsbourg, ils furent Bonnie and Clyde...La musique et la chanson ont participé de la gloire de Brigitte Bardot. Le 2 avril quelques mois après sa disparition, au Palais des Congrès de Paris, Initials B.B. revivra lors d’une soirée hors du commun intitulé Bardot Symphonique, un concert-hommage d’exception imaginé comme une autobiographie orchestrale.
Sous la direction du chef Ralph Szigeti, près de quatre-vingts musiciens redonneront souffle aux mélodies qui ont ponctué la vie de Bardot, muse, comédienne, chanteuse et porte-parole de la cause animale. Ce projet, conçu avec le soutien personnel de Brigitte Bardot et de sa fondation, promet une immersion totale dans une carrière éclatante, une trajectoire faite d’éclairs et de silences, de lumière et d’ombres, de passion et d’indépendance.
Le pari est audacieux : raconter Bardot sans paroles, à travers l’alliance de la musique et de l’image. Sur grand écran, en 4K, défileront les extraits de ses films mythiques — de Et Dieu… créa la femme au Mépris —, entrecoupés de séquences inédites et de souvenirs chantés. La « voix de Bardot » résonnera à nouveau, emplissant Le Palais des Congrès.
Pour parfaire ce portrait symphonique, des invités d’exception viendront tour à tour honorer la star : Chico des Gipsy Kings, Allain Bougrain-Dubourg, Jeane Manson, Massimo Gargia ou encore Helena Noguerra. Tous réunis autour d’un même symbole, celui d’une femme qui a choisi la liberté, l’amour et la défense des animaux comme lignes de vie.
Derrière ce projet ambitieux, on retrouve Thierry Chabrot, artisan de grandes soirées musicales consacrées à des figures iconiques (Lelouch, Aznavour, Tarantino…), et Marc Di Domenico, directeur artistique reconnu, à qui l’on doit notamment Le Temps des Gitans en version opéra ou le film Dans les yeux de Charles. Ensemble, ils ont voulu que la musique donne à Bardot ce qu’elle a toujours inspiré : de l’émotion pure.
Figure mythique du cinéma français, B.B. n’a jamais cessé de susciter fascination et parfois agacement. Son engagement précoce pour la cause animale, son goût de la vérité nue, son refus du compromis font d’elle un personnage singulier, à la fois fragile et farouche, solaire et indomptable. Il fallait une forme aussi ample que le symphonique pour redonner vie à ce destin unique.
Bardot Symphonique promet un voyage au cœur d’un mythe français, celui d’une femme qui symbolisa la France. On y entrera avec curiosité, on en sortira ému, peut-être même un peu ébloui — comme toujours, quand Bardot apparaît.
