Aïd-el-Kebir : le Président de l’Assemblée Nationale interpellé sur un site d’abattage
Alors que la Fondation Brigitte Bardot intervenait, à Gargenville (78), pour faire saisir 24 moutons d’un site clandestin, Christophe Marie, Porte-parole de la FBB, interpellait Claude Bartolone sur un site d’abattage temporaire à la Courneuve (93).
Cette année encore, en France, plus de 120 000 moutons et 6000 bovins ont été égorgés durant le sacrifice rituel de l’Aïd-el-Kebir (en souvenir d’Abraham) les 26 et 27 octobre.
A Gargenville, dans les Yvelines, les services vétérinaires du département et les forces de l’ordre (alertés par la FBB) ont pu procéder à la saisie de 24 moutons détenus dans un sous-sol. Ces animaux devaient être vendus à différentes familles musulmanes en vue d’un abattage clandestin "à la maison". Parqués dans une fourrière temporaire, mise en place durant l’Aïd, les rescapés du sacrifice seront pris en charge par la Fondation et placés en sécurité dans l’ancienne propriété de Brigitte Bardot qui accueille de nombreux rescapés des abattoirs.
En 2010, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, alors présidé par Claude Bartolone, mettait à disposition, pour une durée de cinq ans et à titre gracieux, un terrain départemental de 25 hectares pour l’organisation de l’Aïd-el-Kebir (voir lettre colonne de droite).
Le 26 octobre 2012, Claude Bartolone, désormais Président de l’Assemblée Nationale, était présent pour le lancement de l’Aïd, entouré du Préfet de la Seine-Saint-Denis et du Président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohammed Moussaoui… et du Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.
Plus de 900 moutons dans la "bergerie", une chaine mécanique (restrainer) happe chaque victime pour la conduire jusqu’au piège de contention, l’animal basculé sur le côté est alors égorgé en toute conscience avant d’être suspendu pour laisser la pace à un autre sacrifié.
Un millier d’ovins sur ce site (plus de 120 000 en France) égorgés dans l’indifférence la plus totale. Pour un défenseur des animaux, végétarien qui plus est, chaque regard croisé est insoutenable, le mouton est là, bien vivant, la mort est toute proche, implacable, alors on se sent terriblement coupable de ne pouvoir libérer tous ces êtres qui se retrouveront, bientôt, la gorge tranchée.
Alors que le Président de l’Assemblée Nationale se félicitait de la gestion "sanitaire" des abattages, j’ai pu interroger Claude Bartolone sur la souffrance de l’animal égorgé en toute conscience et lui remettre un dossier complet réalisé par la FBB. A l’issue de ces échanges portant sur l'étourdissement des animaux avant leur abattage et l'ouverture d'un débat à l'Assemblée Nationale, Claude Bartolone s’est dit "toujours favorable à toutes les évolutions de la société"… Nous le vérifierons très vite car la Fondation travaille actuellement avec un parlementaire sur l’enregistrement d’une Proposition de Loi allant vers l’interdiction de l’égorgement des bêtes en toute conscience.
le Président de l’Assemblée Nationale interpellé, par la Fondation Brigitte Bardot, sur un site d’abattage temporaire à la Courneuve.