Chien enterré vivant et chien égorgé : les coupables devant le tribunal

Publié le par Ricard Bruno

 

Parmi les affaires jugées cet après-midi, deux particulièrement sordides concernaient des actes de cruautés envers des chiens, avec, notamment, l'histoire d'Ethan qui avait défrayé la chronique en octobre dernier. (photo d'illustration)

Chien enterré vivant et chien égorgé : les coupables devant le tribunal

8 mois de prison avec sursis pour avoir enterré vivant Ethan
Franck S., 33 ans, comparaissait pour avoir enterré vivant un Jack Russel de 3 ans, nommé Ethan, le 16 octobre dernier. Ses propriétaires lui avaient confié pensant que tout se passerait bien. Une semaine plus tard, Franck S. faisait subir ce traumatisme au chien. Ethan a survécu et a trouvé une famille d'accueil. À la barre, le prévenu n'a cessé de clamer son innocence, évoquant, sans plus de précisions, avoir confié le chien à une tierce personne avant qu'il ne soit enterré. Ses explications n'ont pas convaincu et il a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à deux ans de mise à l'épreuve avec l'obligation de se soigner, de travailler ou de rechercher activement du travail et d'indemniser la partie civile. Il a aussi l'interdiction de détenir un animal. Il devra verser à la fondation Brigitte Bardot, à la SPA et à 30 millions d'amis, un euro de dédommagement et intérêt et 500 euros pour les frais d'avocat, chacun, ainsi qu'un euro pour le préjudice moral à la LCMA. La Lisa, qui a recueilli l'animal recevra un euro pour le préjudice moral, 689 euros pour le préjudice matériel et 500 euros pour les frais d'avocat.

Ils veulent tuer un chien en l'égorgeant, il survit plusieurs jours
Yves C., 38 ans, Thibaut H., 23 ans, Gwendoline H., 22 ans et Mickaël P., 23 ans comparaissaient pour acte de cruauté sur un berger allemand. Au cours d'une soirée, les quatre amis, d'après l'idée de Gwendoline et de Mickaël, ont décidé de tuer le chien, affirmant qu'il était agressif et qu'ils n'avaient pas trouvé d'autres solutions ce soir-là. Ils ont tiré au sort celui qui devrait commettre l'acte et la manière dont ils allaient lui donner la mort. Yves a conduit ses amis dans des bois, à Saint Loup en Champagne, le 28 février 2012. Mickaël est resté avec lui dans la voiture pendant que les deux autres, tirés au sort, ont égorgé et poignardé à de nombreuses reprises le chien. Gwendoline a porté le dernier coup, le laissant pour mort. Livré à lui-même, l'animal a survécu entre sept et dix jours avant que des personnes ne le trouvent et ne l'amènent à la mairie du village. La maire l'a emmené au vétérinaire qui a dû l'euthanasier compte tenu des souffrances qu'il a endurées.
Le tribunal les a condamnés tous les quatre. Thibaut, considéré comme auteur, écope de six mois avec sursis, 105 de travail d'intérêt général à effectuer dans les 18 mois, ainsi que d'une obligation de travailler, d'indemniser la partie civile et l'interdiction de détenir un animal. Gwendoline, considérée comme auteur, écope de huit mois avec sursis 140 de travail d'intérêt général à effectuer dans les 18 mois, ainsi que d'une obligation de travailler, d'indemniser la partie civile et l'interdiction de détenir un animal. Yves, considéré comme complice, doit faire un stage de citoyenneté d'une valeur maximum de 450 euros. Mickaël écope de 105 heures de travail d'intérêt général avec deux mois de prison au-dessus de la tête s'il ne les effectue pas.
La Lisa et la fondation Brigitte Bardot recevront, chacune, un euro pour le préjudice moral et chaque prévenu devra leur verser 100 euros pour les frais d'avocat.

 

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