Des conditions de détention ignobles pour des animaux de la fourrière de Plouzané

Publié le par Ricard Bruno

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Le 22 janvier 2013, Brigitte Bardot adresse une lettre à François Cuillandre, président de la Communauté Urbaine de « Brest Métropole Océane » l'alertant sur les conditions de détention des animaux à la fourrière de Plouzané.

Monsieur le Président,

De nombreux témoignages parviennent à ma Fondation pour dénoncer les conditions ignobles dans lesquelles les animaux de la fourrière de Plouzané sont détenus. Chiens mis dans des boxes sales et trop petits, un témoin parle d’un chien éventré laissé à l’agonie, des chats malades et même un cadavre laissé à même le sol.

Tout cela est indigne, profondément choquant et contraire à la législation. La Communauté urbaine que vous présidez, qui finance cette fourrière, doit réagir et ne plus tolérer l’intolérable !

Pour avoir visité de nombreux lieux sordides, où les animaux sont en souffrance, la situation décrite me fait penser aux pires refuges de Roumanie. C’est impensable de laisser des animaux dans cette situation, ces chiens et chats perdus sont effrayés, ils ont besoin d’être rassurés, soignés, nous n’avons pas le droit moral de les plonger dans la détresse et de les laisser crever dans l’indifférence.

Certains chiens et chats, capturés par le service « Animal et Ville » de la communauté urbaine, seraient conduits directement chez le vétérinaire pour être tués sans même transiter par la fourrière, rendant impossible leur identification et la recherche des propriétaires.

Monsieur le Président, il vous revient de faire la lumière sur ces accusations graves, les témoignages qui me parviennent sont révoltants. La fourrière de Plouzané ne doit pas être une antichambre de la mort, un abattoir. Brest Métropole Océane a les moyens de se doter d’une fourrière digne, où les animaux sont accueillis, soignés… Vous avez ce pouvoir et même ce devoir !

Je compte infiniment sur vous, il y a urgence pour tous ces animaux capturés et jetés dans des conditions effroyables avant d’être tués. J’espère que vous m’apporterez une réponse chargée d’espoir car pour le moment, les différents témoignages reçus, sont désespérants.

Dans l’attente de votre réaction, je vous transmets mes sentiments attristés par tant de détresse animale.

Brigitte Bardot

Présidente

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