Le troupeau clandestin de Moudeyres sera recueilli par la Fondation Bardot
Les 34 brebis qu’Alain Issartel a recueillies depuis le 14 février ne seront pas euthanasiées.
Il a été décidé, cet après-midi, lors d’une réunion à la mairie des Estables qu’après un séjour de deux mois en quarantaine chez un éleveur de Haute-Loire, elles seront recueillies par l’un des centres de la Fondation Brigitte-Bardot.
Traçabilité oblige, ces bêtes n’ayant jamais été identifiées, il était impossible pour Alain Issartel de continuer à les élever pour qu’elles réintégrent ensuite la chaîne alimentaire.
L’euthanasie, un temps envisagée, était la solution suscitant le plus d’opposition, notamment celle du maire des Estables, Paul Michel.
Restait alors à déterminer qui pouvait les accueillir et en prendre soin. Et seule la Fondation Bardot a semblé être en mesure de le faire. Les bêtes seront ainsi identifiées, vaccinées, et ils pourront finir leur vie dans les verts pâturages des Yvelines ou de Normandie.
« Les grands gagnants de l’histoire, ce sont les moutons. C’est une belle république. Aux frais de la princesse, ils ne seront jamais tués », sourit Alain Issartel.
L’éleveur est certes déçu de ne pas pouvoir les garder. Mais il se dit aussi satisfait de les avoir sauvés deux fois : la première en les recueillant, la seconde en les préservant de l’euthanasie, ayant alerté de son histoire les médias locaux.
Maintenant, il faut bien l’avouer, il les a assez vus. Il souhaite les voir quitter son exploitation « dès que possible », certainement en début de semaine prochaine.
La commune des Estables, sur laquelle ont été trouvées les bêtes, s’est engagée à le dédommager du fourrage qu’il a donné aux moutons. Alain Issartel ne demande rien d’autre.
Une enquête de la gendarmerie est en cours pour trouver le propriétaire de ces animaux et pour déterminer les raisons pour lesquelles ils n’étaient pas identifiés, comme la loi l’y oblige.
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