action protection animale
Chiens délaissés et nourris de cadavres de vaches à Salesches: une amende pour l’éleveuse
Sur les 72 chiens retrouvés dans une ferme à Salesches en décembre 2013, seuls trois animaux adultes et sept chiots bénéficiaient d’une couche sèche et saine. « On n’avait pas vu ça depuis longtemps », déclarait l’inspectrice vétérinaire lors de l’audience correctionnelle du 9 décembre dernier. Quatre jours après ce constat, une mesure d’urgence avait été prise par la Direction des services vétérinaires. L’éleveuse, sans certificat de capacité pour mener un élevage de cette taille, vendait des chiens sur LeBonCoin. Autre découverte : des cadavres de vaches servaient à nourrir les chiens de l’élevage. Un fait reconnu par l’éleveuse de chiens et son frère, éleveur de bovins. La majorité des chiens avait été confiée à la fondation 30 Millions d’Amis.
La fondation 30 Millions d’Amis avait demandé 234 000 € au titre des dommages et intérêts
Lors de l’audience correctionnelle, l’éleveuse avait admis le caractère « amateur » de son activité, une formation « sur le tas » et sa difficulté à vendre les chiens, tout en réfutant les maltraitances. Me Coquelet dénonçait « un dossier mené à charge par l’administration depuis le début ». Le procureur Bruno Sauvage rappelait que le statut juridique de l’animal avait changé et soulignait l’absence de respect de l’animal. Il avait requis une peine de 12 mois de prison avec sursis. Et cinq mois de prison avec sursis pour le frère. Les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot, parties civiles, avaient demandé des dommages et intérêts, 234 000 € pour la première qui prend soin des chiens et chiots depuis 2013 et 1 000 € pour la seconde. Le tribunal correctionnel a rendu son délibéré ce mardi après-midi. L’éleveuse a été condamnée uniquement pour la publication d’offres de vente des chiens, elle écope d’une amende de 500 €. Elle devra également payer 500 € à l’association Brigitte Bardot au titre des dommages et intérêts - et 500 € à 30 Millions d’Amis au titre du préjudice moral. L’éleveur de bovins a été relaxé.
Rodilhan, que justice soit faite!
Le procès des lyncheurs de Rodilhan s’est enfin tenu après plus de quatre ans de procédure à Nîmes les 14 et 15 janvier. Son déroulement a été une divine surprise pour les anticorrida. En effet, aussi bien le juge Jean-Pierre Bandiera que le procureur Alexandre Rossi ont mené le déroulement de l’audience avec une fermeté à l’égard des agresseurs comme plus personne n’en rêvait dans nos rangs. A tout moment, si un prévenu tentait de justifier ses actes de violence par quelque prétexte que ce soit (« culture », « tradition », « provocation », « piège médiatique », « énervement », etc.), il se faisait sèchement recadrer par un rappel au droit le plus élémentaire : aucun citoyen n’a le droit de frapper un autre, quelles que soient les circonstances. La piste était occupée par des militants assis en rond ? Il suffisait d’attendre que les forces de l’ordre interviennent pour la dégager. Personne n’avait le droit de le faire à leur place. Personne et en aucun cas. Ce procès, cela a été dit et répété, n’était pas celui de la corrida, mais celui de violences commises en réunion.
Une précision : le CRAC Europe a proposé à toutes les victimes qui le souhaitaient de prendre en charge la totalité de leurs frais d’avocat. Elles ont été 32 à le faire et à être défendues par maître Phung et maître Delran. Les victimes belges étaient représentées par maître Dapsens et certains militants par maître Ortega.
Ils étaient 18 à répondre des violences, parmi lesquels Serge Reder, le maire de Rodilhan en personne, pour avoir participé activement au lynchage du 8 octobre 2011. La vidéo de Sauvons les Animaux a été projetée en début d’audience pour que tout le monde ait bien en tête le déroulement des faits. D’autres vidéos tournées ce jour-là ont également été utilisées pour caractériser les agressions, identifier les victimes de façon certaine et confondre les agresseurs qui ont tous commencer par nier lors des premières auditions réalisées après les faits.
Chaque prévenu a été appelé à la barre. Lorsqu’il disait « ne plus se rappeler », le juge faisait diffuser sur les écrans de la salle la scène qui le concernait. Lorsqu’il expliquait qu’il avait « juste voulu aider à dégager les manifestants », le juge lui jetait « de quel droit ? » Lorsqu’il prétendait avoir juste « raccompagné » un manifestant dehors, il avait droit à une réponse sarcastique du magistrat qui disait préférer ne pas être invité chez lui s’il était « raccompagné » de cette façon.
Plus d’une fois, les avocats des agresseurs partaient dans des digressions fumeuses sur d’autres faits survenus avant ou après cette action, ou encore des raisonnements complotistes et abscons auxquels personne ne comprenait rien. A chaque fois, le procureur ou le juge les interrompait en leur demandant de revenir sur ce 8 octobre 2011 et rien d’autre. Le témoignage à charge le plus fort est venu… d’un procorrida, un jeune torero qui ne s’est pas présenté à l’audience. Dans sa déposition, il a déclaré : « Au début, tout se passait bien, les anticorrida étaient calmes. Ce sont les procorrida qui ont commencé les violences. Il faut dire qu’il y avait eu un apéro très arrosé avant le début de la finale ».
Reder a été particulièrement mis en cause par le juge, ainsi que Savarin, le plus violent de tous – coups, lance à incendie dans l’oreille. A propos de cette fameuse lance, les prévenus qui s’en sont servis ont osé affirmer que c’était pour éteindre les fumigènes. Le procureur dans son réquisitoire a demandé si le militant qui a subi le jet à bout touchant avait un fumigène dans l’oreille.
Il a également souligné que les violences commises avaient été « lâches, au sol, à plusieurs, de dos, à coups de pied dans la tête. Ceux qui ont voulu s’opposer à un spectacle en ont pris plein la tête, ils ont été fracassés ». Il a demandé aux agresseurs « en quoi cela pouvait faciliter l’évacuation ». Il leur a lancé : « Vous, les prévenus, vous n’avez rien compris. Vous avez banalisé ces violences. Quatre ans après, vous trouvez cela normal. »
Un 19e prévenu se trouvait dans un cas totalement différent. Il s’agissait de Jean-Pierre Garrigues, jugé comme unique responsable d’une manifestation non déclarée. Ses avocats ont clairement dit que non seulement il le reconnaissait, non seulement il l’assumait, mais qu’il le revendiquait. C’est tout le sens d’un engagement réel que de le mener à fond. La non déclaration était inévitable pour conserver l’effet de surprise, sinon l’action aurait été tout simplement interdite ou impossible. Le procureur a rejeté l’accusation permanente des aficionados sur la prétendue « violence du CRAC ». Il a dit être sorti le premier jour de l’audience pendant une pause. Il est allé voir le rassemblement déclaré et autorisé du CRAC en soutien aux victimes, qui se tenait devant le tribunal. Tout se déroulait paisiblement, sans incident. Alors, quelle violence du CRAC ?
Il a poursuivi : « Est-ce que Garrigues est responsable de tout ? Ce serait nier le libre arbitre des manifestants. Ils ont décidé d’être là, ils sont descendus volontairement dans l’arène. Je ne peux pas valider le piège médiatique. Le CRAC ne pouvait pas savoir qu’un tel déferlement de violence allait se produire. »
Il a requis une peine symbolique avec sursis et une amende pour Jean-Pierre Garrigues. Pour les agresseurs, les peines qu’il a demandées vont de simples amendes à de la prison ferme, ainsi que des peines de prison avec sursis. Les avocats des prévenus ont plaidé la relaxe pour plusieurs d’entre eux et un « verdict d’apaisement » pour les autres. Les victimes – une cinquantaine présentes dans la salle – ont demandé par leurs avocats des dommages et intérêts allant de 1000 à 6000 euros suivant la gravité de leur préjudice, pour un total de 200 000 euros.
Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu public le 14 avril. Quel qu’il soit, il s’agit déjà d’une victoire historique pour le mouvement anticorrida français : pour la première fois, il a été reconnu et affirmé par une cour que des aficionados avaient laissé exploser leur violence à l’encontre d’être humains dont ils ne supportent pas l’opinion et que cela était tout simplement illégal. Espérons qu’ils sauront s’en rappeler.
Roger Lahana
Revue de presse : http://www.anticorrida.com/actu/proces-de-rodilhan-revue-de-presse/
Pamela Anderson à l'Assemblée nationale : affluence record attendue dans l'hémicyle
De nombreux députés ont prévu de se rendre dans l'hémicycle mardi 19 janvier. L'actrice canadienne Pamela Anderson y tiendra notamment un discours pour la cause animalière.
Pamela Anderson, représentée dans l'imaginaire d'une grande majorité de personnes en maillot de bain rouge, est aussi très engagée dans la défense de la cause animalière. C'est dans ce second costume que la star canadienne se présentera, mardi 19 janvier, devant les députés français. Invitée par la fondation Brigitte Bardot, elle participera aux côtés de Laurence Abeille à la présentation de la proposition de loi visant à interdire le gavage des oies.
Néanmoins, l'Assemblée nationale est peut être le dernier endroit où l'on pouvait s'attendre à croiser un jour l'ancienne actrice de la célèbre série Alerte à Malibu. Sans doute plus connue et reconnue pour sa plastique que pour ses talents de comédienne, la playmate de 48 ans est pourtant aujourd'hui en pleine reconversion et joue désormais les sauveteurs... animaliers. "Bonjour, c'est Pamela Anderson. Faîtes comme moi, portez de la fausse fourrure", peut-on l'entendre dire, par exemple, dans un spot défendant la cause animale.
La star attire toujours autant les foules
Ce mardi après-midi, c'est contre le gavage des canards qu'elle viendra protester ; un sujet délicat au pays du foie gras. La député écologiste Laurence Abeille espère pourtant que la présence de Pamela Anderson servira sa cause. "Je suis très fière qu'une personnalité internationale comme Pamela Anderson vienne. Si ça peut aider, tant mieux", déclare-t-elle ainsi au micro de RTL.
Pamela Anderson au milieu des députés, cela représentera au minimum "un élément de déconcentration", estime l'un d'entre eux qui a pourtant prévu de venir écouter l'actrice. Le rendez-vous est fixé en fin d'après-midi et les services de l'Assemblée nationale prévoient une affluence record.
Pamela Anderson attendue à l'Assemblée pour dénoncer le gavage des oies
LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO - Prévue pour mardi prochain, l'intervention de Pamela Anderson à l'Assemblée nationale suscite les curiosités. Elle viendra défendre une proposition de loi d'une députée écologiste.
L'événement a suscité l'étonnement de certains... et les ricanements d'autres. Mardi prochain, Pamela Anderson, ex-star d'Alerte à Malibu, viendra à l'Assemblée nationale soutenir la proposition de loi de Laurence Abeille, députée écologiste du Val-de-Marne. Le texte vise à interdire le gavage des oies et des canards pour la production de foie gras. L'élue en a défini les contours en tant que membre du groupe d'études sur la condition animale. Contactée par Le Scan, elle assume pleinement sa démarche, tout en précisant que c'est la Fondation Brigitte Bardot qui a choisi de faire venir Pamela Anderson. «Ce n'est pas mon métier d'aller chercher telle ou telle personnalité du spectacle; c'est aux associations de le faire», explique-t-elle. Avant d'ajouter avoir «hâte de pouvoir échanger avec (Pamela Anderson) au sujet de ces thématiques, sur lesquelles je travaille depuis longtemps».
Cela fait deux ans que l'élue collabore avec la Fondation Brigitte Bardot. D'où la confiance qu'elle lui témoigne quant au choix de la vedette. Mais la visite, d'après la députée, aura le mérite «d'attirer l'attention» sur le gavage d'oie. «C'est très difficile d'avancer sur les sujets de protection animale à l'Assemblée», précise-t-elle, estimant que le Palais Bourbon est un «écosystème très archaïque». Ce qui n'empêchera pas certains collègues de Laurence Abeille de «passer la tête» pour assister à l'intervention de la star canado-américaine, programmée à 18 heures dans la salle de presse, une trentaine de minute après la présentation de la députée.
Une star controversée, mais engagée de longue date
Ce n'est pas la première fois que l'actrice aura été amenée à s'exprimer de façon aussi officielle au nom d'une cause animale. Le 7 décembre dernier, Pamela Anderson a été reçue au Kremlin pour appeler à lutter contre la chasse à la baleine. Un cri d'alarme qu'elle avait déjà poussé via une lettre envoyée à Vladimir Poutine pendant l'été. Et qui lui a permis de donner des “conseils diplomatiques” au président russe, afin que son pays puisse «conquérir les cœurs et les esprits» des occidentaux. Des prises de position que Laurence Abeille partage. «Je suis étonnée des réactions sarcastiques que j'ai pu entendre», déclare la députée. «En tant que femme, je respecte le parcours et la liberté de Pamela Anderson», conclut-elle.
«Le chien rapproche les usagers de l’espace public»
Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, ville des Hauts-de-Seine, où les animaux de compagnie sont les bienvenus.[DR]
Pierre-Christophe Baguet est maire de Boulogne-Billancourt, une ville qui accueille à bras ouvert les animaux domestiques. Dans l'espace public, il veille à faire cohabiter humains et canins.
Votre ville des Hauts-de-Seine a la réputation d’être accueillante pour les animaux de compagnie…
Boulogne a voulu s’engager dans une politique du «vivre ensemble», dans laquelle la cohabitation «homme-animal» a toute sa place. Le choix de cirques sans animaux, la protection de la biodiversité, l’accompagnement des associations prenant en charge notamment les chats errants, et enfin, l’organisation chaque année de la Journée de l’animal en ville, sont des actions concrètes en faveur de la protection animale. Enfin, des zones de protection de la faune et de la flore (LPO) ont été instaurées en bord de Seine et dans certains parcs.
Peut-on parler de chien citoyen ?
Vivre en ville avec un chien n’est pas facile. Rythme de vie, mais aussi possibilité de trouver des lieux de promenade, problèmes des déjections… Aussi, l’éducation d’un chien est primordiale si vous souhaitez qu’il s’intègre dans l’espace urbain. Cette éducation, assurée par des professionnels (éducateurs canins), doit s’accompagner d’une responsabilisation des propriétaires dans le respect de l’espace public. En matière de déjections canines, la ville a investi, en mettant à disposition 150 distributeurs et 1,5 million de sacs prévus à cet effet.
En quoi est-ce important de favoriser leur accueil ?
Préserver la présence des animaux dans le milieu urbain, c’est agir pour le développement du lien social entre les hommes. Ainsi, le chien s’inscrit dans une grande proximité affective et relationnelle avec son maître, mais aussi avec le milieu environnant. A l’heure où les rapports interpersonnels sont parfois troublés, la présence du chien fait passerelle entre les usagers de l’espace public.
Pamela Anderson invitée insolite de l'Assemblée nationale
L'actrice américaine sera invitée au Palais-Bourbon mardi 19 janvier pour la présentation d'une proposition de loi écologiste sur le gavage d'animaux pour la production de foie gras.
{C} {C}
Pamela Anderson et l'Assemblée nationale, deux mondes a priori très différents. Et pourtant, l'actrice sera invitée dans la maison de la représentation nationale la semaine prochaine. L'ex-protagoniste d'Alerte à Malibu viendra appuyer la proposition de loi de la députée écologiste Laurence Abeille sur le gavage des animaux.
"Sa présence est dûe à notre travail avec la Fondation Brigitte Bardot", explique l'équipe de la députée à BFMTV.com. "C'est une personnalité très engagée sur la question de la protection animale", poursuit-on.
A cette occasion, la députée Laurence Abeille présentera sa proposition de loi sur le gavage, ainsi qu'un résultat d'une étude de l'Ifop commandée par la Fondation Brigitte Bardot sur le foie gras et le rapport de l’université de Cambridge qui évalue les conséquences du gavage sur le bien-être des canards.
Dans l'entourage de la parlementaire, on admet que "cela va bien aider pour le buzz". "On n'a jamais travaillé avec elle personnellement, on ne la connaît pas, mais c'est important d'avoir des soutiens médiatiques", admet-on.
Pamela Anderson est effectivement très engagée sur la question de la défense animale, notamment auprès de l'association Peta. En octobre dernier, une association lui a remis le prix de la "végétarienne de l'année" pour son combat en faveur des animaux.
Vénus, anti-fourrure et contre la maltraitance des animaux
Créée en 2007 et baptisée du nom d’une chienne adoptée par Laurent Blanchard et Didier Talou à la fondation Brigitte Bardot, Vénus est une association qui fait le lien entre les animaux abandonnés et les familles d’accueil. Pour la 6e année consécutive, elle organise ce samedi 9 janvier, la journée « Sans fourrure » à Bordeaux.
De la tortue au lapin, en passant par des animaux sauvages (chevreuil, fouine…), l’association Vénus, initiée par Laurent Blanchard et Didier Talou, se démène pour trouver des familles d’accueil à des animaux abandonnés. Soutenue par la fondation Brigitte Bardot et 30 millions d’amis, l’association apporte tous les traitements nécessaires aux animaux qu’elle récupère : puce électronique, vaccin, stérilisation…
Ce samedi 9 Janvier, Vénus organise pour la 6e année consécutive une Journée « Sans fourrure », initiée par Fourrure Torture en 2004. En partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot et l’Association de lutte contre les maltraitances animales, un stand d’information est installé place Saint-Projet à Bordeaux de 10h à 17h30 pour sensibiliser le public Bordelais contre le lobby de la fourrure. Entretien avec Didier Talou.
Rue89 Bordeaux : Qu’avez-vous prévu pour la journée « Sans fourrure » à Bordeaux ?
Didier Talou : En plus de notre stand place Saint-Projet, une manifestation défilera dans les rues de Bordeaux sous la forme d’un cortège funèbre, avec un cercueil d’un mètre et une couronne mortuaire. L’objectif est de sensibiliser le public à la souffrance animale, notamment aux animaux à fourrure.
Dans les années 90, Brigitte Bardot avait lancé un appel contre l’industrie de la fourrure qui avait été entendu. Cette dernière est aujourd’hui repartie en force avec pour préférée de cette industrie les jeunes. Réservée auparavant à ceux qui en avaient les moyens, aujourd’hui, la fourrure se trouve dans les cols, les doudounes, et à des prix pas forcément très élevés.
Vous avez appelé au boycott du Salon du Chien qui se déroulait du 7 au 8 janvier, pourquoi ?
C’est l’industrie du chiot… Je n’ai rien contre les éleveurs, il y en a qui sont corrects, mais nous recueillons beaucoup, beaucoup de chiens qui proviennent de ces salons.
Mais je pense qu’il faut aussi boycotter les centres équestres. Ceux qui envoient leurs chevaux à l’abattoir, où ceux qui les exploitent d’une manière incroyable. On a souvent déposé plainte pour maltraitance de chevaux. Ces centres s’occupent très mal des animaux.
Avez-vous une idée du nombre d’abandons ou de maltraitance ?
Nous n’avons pas de chiffres. Mais nous recevons énormément d’appels. Cet été il eut beaucoup d’abandons, tout comme pour les fêtes de Noël. Nous n’avons pas un refuge et nous ne pouvons pas garder tous les animaux. Le temps de s’en occuper et il faut leurs trouver une famille d’accueil.
Comment sensibilisez-vous les gens ?
Nous avons de la documentation pour les enfants. Nous avons aussi des documents avec des images très dures comme celles d’un génocide de chiens qui a eu lieu en Roumanie. Nous avons organisé une journée nationale de mobilisation autour de cet événement et certains ont été choqués par l’image d’un chien avec une balle dans la tête et du sang.
Effectivement, c’est choc, il faut le reconnaître. Le père d’une fille était très mécontent par notre méthode et ne trouvait pas les mots pour rassurer sa petite. Ça m’a fait mal au cœur.
Une autre était également très choquée mais voulait comprendre. Je lui ai expliquée, avec des mots simples. Elle est repartie rassurée, parce qu’elle a eu des réponses.
Ce jeudi 14 janvier, vous serez encore une fois devant le cirque Arlette Gruss place des Quinconces. Qu’allez-vous faire ?
Sensibiliser, distribuer des tracts. Le cirque Arlette Gruss, c’est la Rolls-Royce du cirque. Mais je pense qu’un éléphant ou un lion n’a pas sa place dans une cage. C’est contre nature.
J’ai vu des cirques avec des chiens, des chats, et ça ne me dérange pas. On sent qu’il y avait de l’amour entre le chien et le propriétaire. Mais quand un éléphant balance sa tête, c’est un trouble du comportement. Ce n’est pas normal.
Est-ce que vous ciblez des entreprises ou des personnes avec vos actions ?
Non, pas du tout. S’il y a un problème, on s’adresse à la Police. On dépose plainte mais la justice est lente… Il nous arrive aussi d’avoir des problèmes avec les policiers eux-mêmes.
Récemment, nous avons été contacté par une femme qui avait vu un chien se faire renverser au Cap Ferret. Elle a appelé la police et celle-ci a enterré le chien. C’est illégal ! On a du faire pression pour que la police déterre le chien et le porter à une clinique vétérinaire. Le personnel de la clinique nous a informé que ce n’était pas la première fois. Nous avons alors adressé un courrier au maire de Cap Ferret.
En août 2014, j’ai participé à une action citoyenne dans une arène pour empêcher le déroulement d’une corrida. J’ai été agressé et eu une fracture du bassin et une fracture de la tête radiale. C’était d’une violence extrême.
Quels sont vos liens avec la fondation Brigitte Bardot ? Partagez-vous les prises de position politiques de sa fondatrice ?
Nous sommes bénévoles à la fondation Bardot et nous sommes souvent accusés d’être des extrémistes du Front National ou autre. Je tiens à souligner que nous sommes apolitiques, même si la protection animale peut être un sujet politique. Les Verts de Bordeaux devaient s’associer à nous pour l’événement, mais se sont désistés à cause de la présence de la fondation Brigitte Bardot. On a également été boycotté à Bordeaux par des associations dans le cadre d’une journée vegan pour les mêmes raisons.
Pourtant la Fondation en elle-même est apolitique, elle accueille des personnes de tous bords. Les prises de position politiques de Brigitte Bardot sont en son nom. Personnellement, j’aime beaucoup Brigitte Bardot et ce qu’elle fait, mais je n’adhère pas à ses idées politiques.
Le renard retiré de la liste des nuisibles, sa chasse interdite
Si certains agriculteurs voient dans le renard un “auxiliaire” efficace pour vider les champs des campagnols, les chasseurs s’inquiètent de l’exclusion du goupil de la liste des nuisibles en Savoie.
Le sujet a du mal à passer dans les rangs des porteurs de fusils : le renard sortira le 1er juillet de la liste des espèces nuisibles dans le département. L’association de chasse au féminin L’Chasse faisait de cette question le thème de l’assemblée générale de ses 10 ans, vendredi soir à Bourgneuf. « Il est nécessaire d’en parler car le renard n’est pas sans impact sur nos territoires », alerte Fernande Nantois, la présidente de L’Chasse.
La surprise de la “communauté chasse” vient surtout du cheminement administratif et technique qui aboutit à l’exclusion du “Vulpes vulpes” de la “liste 2” des espèces nuisibles en Savoie, devenu le seul département en France continentale, avec la Corse, à libérer le goupil.
À l’origine de cette mesure, réside en fait une réglementation qui remet régulièrement en question les espèces nuisibles. Trois listes coexistent : la première est annuelle, décidée par le ministère de l’Environnement et opposable sur la France entière. La deuxième est annuelle également, adoptée par le préfet donc calquée à la particularité du département.
La troisième, à laquelle appartient le renard, est adoptée par arrêté ministériel sur proposition du préfet, au motif de la protection de la faune et de la flore, de la prévention de dommages agricoles et forestiers, de dégâts à la propriété ajoutés d’un intérêt de santé et de sécurité publique.



























