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Brigitte Bardot les remercie d'avoir rendu hommage au textile roannais
L’exposition L’Aura des masques à Ambierle, qui rend hommage à tous ceux qui ont produit des masques pendant la crise sanitaire, a reçu une lettre signée de la main de… Brigitte Bardot.
Marie Pierre Alizay, conseillère à la culture et Claudie Beney pour la Maison de Pays, sont fières d’exposer la lettre que Brigitte Bardot leur a envoyée pour la robe de mariée qui sera exposée jusqu’à la fin du mois de septembre.
C’est une belle surprise. Reçue en fin de semaine à Ambierle, cette lettre écrite de la main de Brigitte Bardot remercie les personnes qui ont préparé l’exposition L’Aura des masques. Cette dernière met en lumière le savoir-faire textile de la région Roannaise qui, lors de la crise sanitaire, a été fortement mobilisée pour confectionner des masques.
La robe de mariée de 1959 en vichy rose de Brigitte Bardot
Mais au-delà de son aspect sanitaire, l’exposition rend également hommage à la création textile et à la couture en exposant des tissus ayant servi à confectionner les vêtements de célébrités, comme Michèle Obama, Mick Jagger ou Brigitte Badot.
C’est le modèle de sa robe mariée de 1959 en vichy rose, plus précisément le tissu Zephir bob de la maison Déchelette-Despierres d’Amplepuis, qui a été réalisé par la filière textile du Lycée Carnot, que Brigitte Bardot a salué dans sa lettre.
Le mépris - Jean-Luc Godard - critique
Un "movie-movie" (film sur un film) où la question "qu’est-ce que l’amour" devient "qu’est-ce que le regard ?". Un long métrage intemporel de Godard.
- Réalisateur : Jean-Luc Godard
- Acteurs : Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance, Giorgia Moll
- Genre : Drame
- Nationalité : Français, Italien
- Distributeur : Cocinor
- Editeur vidéo : Gaumont/Columbia/Tristar Home Video
- Durée : 1h50mn
- Date télé : 25 novembre 2019 20:50
- Chaîne : France 5
- Date de sortie : 27 décembre 1963
Résumé : Le scénariste Paul Javal mène une vie heureuse avec sa femme Camille. Un jour, le célèbre producteur américain Jeremy Prokosch lui propose de travailler à une adaptation de l’Odyssée, réalisée par Fritz Lang à Cinecittà. Le couple se rend alors sur les lieux du tournage et rencontre l’équipe. Prokosch fait bientôt des avances à Camille sous les yeux de Paul. Cette tentative de séduction va sonner le glas de leur couple…
Critique : Fondé sur le roman d’Alberto Moravia, Le mépris raconte le lent et progressif déchirement d’un couple en Italie. Une sorte de voyage translpin qui finit mal. Camille (Brigitte Bardot) a peu à peu l’impression que son mari (Michel Piccoli) ne la regarde plus, ne l’aime plus. Alors que son époux doit s’atteler à la réécriture d’un scénario en train de se tourner à Cinecittà, le doute puis le mépris vont naître chez Camille. Et de là, l’incompréhension puis la colère de Paul ; d’ailleurs pas nécessairement innocent dans l’affaire. Le couple n’y survivra pas.
Au cœur du couple, au centre même de l’amour, le regard. Dès la première image du film, une voix off en parle déjà : "Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. Le Mépris est l’histoire de ce monde." Godard annonce ce qui sera pour lui finalement non le nœud de l’amour, mais l’amour même : le regard. Pour Jean-Luc Nancy, "égard et regard sont à peu près le même mot : le re-gard indique le recul propice à l’intensification de la garde, de la prise en garde." [1]
L’égard que traque Camille chez son mari est constant, elle veut convoquer l’œil de celui-ci, le provoquer parfois aussi. Pour elle, son époux la trahit dès lors qu’il a cessé de l’observer, "son regard est pareil au regard des statues". [2] Ces mêmes statues antiques qui traversent le film de part en part, rappelant l’odyssée homérique vécue par le couple. Regard sans trou ni profondeur, alors même que le mot a aussi le sens de : "Ouverture destinée à faciliter les visites, les réparations." Ce couple n’a-t-il pas oublié, à un moment donné, de se visiter face à face et de consolider ses failles humaines ?
Les célèbres phrases "Tu les trouves jolies mes fesses ?", "Je t’aime totalement, tendrement, tragiquement" crient la dépendance du regard de l’Autre ; dépendance à être aimé, mais aussi à exister. "Chaque regard nous fait éprouver concrètement (...) que nous existons pour tous les hommes vivants", disait Sartre [3]. Une des réussites du Mépris est le point de vue même de Godard, personnel, réflexif, incisif, signant là un de ses chefs-d’œuvre, en dépit des quelques problèmes rencontrés au cours du tournage.
Les producteurs du film ne voulaient pas de scènes de sexe dans Le Mépris. Godard, fidèle à lui-même, fit mine d’accepter, tout en contournant l’ordre. La première séquence (post-générique) dévoile une Brigitte Bardot complètement dénudée sur un lit, "cul nu". Le regard y est au rendez-vous, voire au garde à vous. Et l’inoubliable musique de Georges Delerue [4] de contempler, caresser et traverser le corps de Bardot, illuminant à tout instant, comme la foudre, une tragédie décidément atemporelle.
Notes : Combien de cinéastes ont, suite au Mépris de Godard, débuté leurs films par une femme nue vue de dos ? Parmi les exemples les plus intéressants : Carrie (1976) de Brian De Palma, Moloch (1999) d’Alexandre Soukourov et Eyes wide shut de Stanley Kubrick - ce dernier racontant quasiment la même odyssée que celle du Mépris.
Association Papaye...des News !
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Chers membres de la Famille Papaye,
J'espère que vous avez passé un bel été loin de l'angoisse du COVID...
C'est une nouvelle rentrée qui vient à nous avec son lot de surprises et de joie j'espère en tout cas.
Pour notre part, Mary et moi préparons le salon Terr'Animalia qui se déroulera ce week-end à Fayence (83), nous espérons agrandir notre famille durant ces 2 jours d'informations.
Le 24 septembre nous repartons toutes les deux pour le sanctuaire, nous avons hâte comme vous devez vous en douter !!! Nous reviendrons le 10 octobre si tout va bien, donc pas de panique si nous ne vous donnons pas de nouvelle durant cet période.
Nous pensons fort à vous tous alors prenez grand soin de vous !!
Papayement vôtre.
Dorothée Prak
Association Papaye International
46 Hameau du Val de Gilly 83310 Grimaud Port. 06.17.39.06.80
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Le Parti socialiste va-t-il empêcher le référendum pour les animaux?
Au 18 août 2020, il manque 56 signatures de parlementaires pour lancer réellement le projet de référendum pour les animaux. Parmi ces signatures manquantes, il y a celles des parlementaires socialistes, qui s’alignent ici sur la Droite farouchement opposée à tout débat démocratique et populaire au sujet des animaux.
Le projet de référendum concernant six mesures en faveurs des animaux connaît une réelle dynamique, étant porté à la base par les associations de protection animale. Il a déjà obtenu le soutien de 500 000 personnes, ce qui est considérable puisque il n’y a eu pour l’instant aucune réelle campagne à destination du grand public.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, qui est député, a apporté sa signature à ce projet de Référendum d’initiative partagé en faveur des animaux. C’est une bonne chose, il a pris ses responsabilités. Mais il n’est pas suivi par son parti.
À l’Assemblée nationale, le groupe Socialistes et apparentés compte 28 membres, mais seulement 4 d’entre eux signent pour la possibilité d’un référendum : Olivier Faure donc, ainsi qu’Alain David, Régis Juanico et Marietta Karamanli. Merci à eux !
En ce qui concerne le Sénat, c’est pire. Le groupe Socialiste et républicain compte 71 membres, dont seuls 5 signent pour la possibilité d’un référendum : Corinne Féret, Bernard Jomier, Angèle Préville, Laurence Rossignol et André Vallini. Merci à eux !
Si l’ont fait les comptes, cela fait 65 sénateurs + 24 députés, soit 89 parlementaires liés au PS qui pourraient apporter leur signature. Et il n’en manque pour l’instant que 56, alors que le plein semble avoir déjà été fait ailleurs (LREM, écologistes divers, France insoumise, etc.)
Le Parti socialiste porte ici une responsabilité majeure en bloquant la possibilité du référendum (et avant cela de pétition citoyenne), qui représente pour tout le mouvement de la protection animale une occasion importante de s’adresser à la population française.
Que la Droite y soit opposée, c’est dans l’ordre des choses, car elle incarne par définition une hostilité au mouvement démocratique et populaire. C’est la raison pour laquelle Gérard Larcher, le président du Sénat, qui est une figure de la Droite, s’est illustré ces derniers jours par une lettre de soutien à la chasse, « notamment à la chasse aux chiens courants », dans laquelle il laisse sous entendre son opposition au référendum (tout en prenant les formes sur le plan constitutionnel).
La Droite, unie et cohérente dans ses choix, entend bien s’opposer à la protection animale et voit d’un très mauvais œil le référendum pour les animaux. Elle compte d’ailleurs dans ses rangs le Président Emmanuel Macron lui-même, défenseur de la chasse, à propos duquel le Président de la Fédération des chasseurs Willy Schraen relate souvent sa proximité et l’a encore fait très récemment. La Droite compte également dans ses rangs le ministre de la justice Eric Dupont-Morreti, lui aussi ardent défenseur de la chasse, qui préface un livre du Président de la Fédération des chasseurs, farouchement opposé au référendum.
Dans ces conditions, il est d’autant moins acceptable pour les parlementaires se revendiquant de la Gauche de refuser leur signature, car ils se mettent ici à la remorque de la Droite la plus réactionnaire, opposée à un mouvement populaire, celui de la protection animale.
Historiquement, il y a toujours eu de riches personnes soutenant les initiatives pour les animaux. Cependant, il faut bien voir que le mouvement de la protection animale est porté en pratique par une base extrêmement populaire, et particulièrement féminine. Il s’agit de personnes dont le dévouement pour les animaux est sans faille, malgré peu de moyens et une opposition souvent agressive.
Ne pas voir cela aujourd’hui, l’ignorer, c’est se mettre à l’écart de la Gauche, de sa tradition, de son parcours historique et de ses valeurs démocratiques et populaires.
Que les parlementaires socialistes aient des interrogations, des craintes, voire des réticences à propos des mesures ou de certaines mesures soumises par le référendum pour les animaux, c’est une chose. Cependant, le sujet est sur la table et il est porté par un mouvement populaire. Alors les parlementaires de gauche n’ont pas le choix : ils doivent assumer le débat démocratique et permettre le référendum, pour apporter ensuite leurs arguments.
> Lire également : Pourquoi donc le journal L’Humanité mène-t-il campagne contre le «référendum pour les animaux»?
En attendant, en continuant à refuser d’apporter leur signature, les parlementaires socialistes confisquent le débat. Ils porteraient une lourde responsabilité si le projet de référendum venait à échouer. Gageons que le « RDV de la Gauche d’après » organisé par le PS du 28 au 30 en guise d’université d’été soit un lieu d’échanges et de remise en cause pour les parlementaires qui s’entêtent à faire le jeu de la Droite la plus réactionnaire.
Source de l'article : Cliquez ICI : https://agauche.org/2020/08/19/le-parti-socialiste-va-t-il-empecher-le-referendum-pour-les-animaux/
Cadavres de chiens, chats, furet et lapins : près de Toulouse un couple maltraitait les animaux
L'horreur continue, mais quand est-ce que cela va s'arrêter, il faut que la justice prononce des peines sévères exemplaire contre ces tortionnaires, ce n'est pas possible !
Bruno Ricard
Un couple de trentenaires a été intercepté par les militaires de la compagnie de Toulouse Saint-Michel ce samedi à Quint-Fonsegrives, parce qu’il circulait sur le dos d’un cheval qui tirait un chariot rempli de chiens. Les animaux, mal en point, ont été placés ou confiés à un vétérinaire.
La scène est surréaliste. Samedi après-midi, une femme avance à cheval dans les rues de Toulouse et tire à l’aide d’une corde un chariot rempli de chiens. Certains sont en forme, d’autres atteints de la gale, l’un d’eux est mourant. Elle et son compagnon sont finalement interceptés par les gendarmes de la communauté de brigades de Balma, alors qu’ils se trouvaient à Quint-Fonsegrives, dans l’Est toulousain.
Quelques jours plus tôt, Betty, la présidente de l’association Agir pour les animaux et Martine, représentante de la fondation Brigitte-Bardot, avaient été alertées par une vidéo de maltraitance sur les chevaux. Sur le court-métrage tourné à côté du Lac de La Ramée, à Tournefeuille, apparaissait une trentenaire. Cette dame frappait le canasson, très amaigri. Une rapide enquête leur a permis de localiser un squat à Tournefeuille où cette femme et son conjoint résident depuis plusieurs semaines.
Un chaton en décomposition
Alertés, les policiers se sont rendus sur place pour un contrôle d’identité. Ils n’ont, dans un premier temps, rien vu de particulier. « Le lendemain, nous sommes revenues sur place avec Martine, mais cette fois, les logeurs, ainsi que le cheval et plusieurs chiens avaient quitté les lieux. Ce qu’on a découvert à l’intérieur de ce bâtiment délabré est une horreur », confie Betty. Elle décrit notamment la présence d’un charnier. Trois corps de chiens, un furet, deux chatons, dont un en état de décomposition, ainsi que des lapins morts ont été découverts sur place. « Les animaux étaient logés dans un tout petit espace et devaient se battre pour manger », observe Betty, en colère.
– ./ Photo Agir pour les animaux
Elle a parcouru 27 bornes sur le dos du cheval
Aidées par les forces de l’ordre, les deux femmes sont parties à la recherche des fautifs et des autres bêtes en danger. Le couple est alors aperçu à plusieurs endroits de Toulouse par des passants, ahuris devant cette scène surréaliste. Tous décrivent une femme assise sur un cheval, qui tire un chariot de supermarché rempli de chiens. Ils ont marché plusieurs dizaines de kilomètres, puisque les gendarmes de la communauté de brigades de Balma les ont finalement interpellés dans la commune de Quint-Fonsegrives à 26 km de Tournefeuille ! L’homme et la femme d’une trentaine d’années souhaitaient, en réalité, rejoindre un refuge à Lanta et se trouvaient à mi-chemin.
Une plainte déposée, une autre va suivre
Interceptés par les militaires, ils seront convoqués ce lundi au commissariat de Tournefeuille, puisqu’ils sont suspectés de maltraitance sur les animaux. La fondation Brigitte-Bardot a déposé plainte, Agir pour les animaux va faire de même ce lundi. » On veut faire un complément de plainte et attaquer également pour acte de barbarie. On se porte partie civile, on va demander que les animaux soient confiés », prévient Martine, qui enquête pour sa fondation.
Le cheval a été pris en charge par Martine, tandis qu’un des chiens très mal en point a été confié à un vétérinaire. « Les autres sont chez moi, ils sont affamés. Je les nourris depuis hier. J’espère que le parquet de Toulouse sera exemplaire », annonce Betty qui ne lâchera pas le morceau. « Au minimum, il faudra l’interdire d’avoir des animaux… »
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Chevaux mutilés. « Nous préparons déjà le ou les futurs procès »
Christophe Gérard est avocat au barreau de Paris, spécialisé en droit animalier. Il vient de mettre en place un numéro de téléphone et une adresse mail pour que les victimes se faire connaître.
Des mutilations, parfois mortelles, sont perpétrées contre des équidés ces derniers mois un peu partout en France. Le phénomène a connu une accélération depuis le mois d’août. Christophe Gérard, avocat au barreau de Paris, spécialiste en droit animalier, vient de mettre en place un numéro de téléphone et une adresse mail. Son objectif : que les propriétaires de chevaux attaqués se fassent connaître pour préparer un ou des éventuels futurs procès.
Vous venez de mettre en place un numéro de téléphone et une adresse mail pour les propriétaires de chevaux victimes de mutilations. Quel est l’objectif ?
D’abord, je suis un passionné d’animaux. Depuis six ou sept ans, j’ai décidé de prêter ma voix et ma robe d’avocat à la cause animale. Face à la situation actuelle, je ne pouvais pas rester les bras croisés. L’objectif de ma démarche est simple : aider les propriétaires confrontés à ces actes de cruauté et, surtout, préparer ce que nous espérons tous : la tenue d’un ou de plusieurs procès contre les auteurs de ces faits, le jour où ils seront appréhendés.
Le dispositif est mis en place depuis lundi, quel est votre premier retour ?
À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Les messages sur les réseaux sociaux ont été vus et partagés des milliers de fois. Bien évidemment, je ne suis pas seul derrière ce numéro. Nous sommes plusieurs à éplucher les SMS, à lire les mails… Nous avons été contactés par une soixantaine de personnes, de toute la France. À chaque fois, il faut vérifier les déclarations. Nous ne prenons pas d’honoraires. Notre ambition est d’établir une cartographie la plus précise possible. Mais je ne me substitue pas aux services de l’enquête, nous voulons juste préparer nos dossiers. Et que, si procès il y a, il soit à la hauteur de la cruauté déployée par ces individus.
Comment fait-on pour vous contacter ?
Via un numéro de téléphone portable, le 06 85 55 69 60, ou par un mail : chevaux.mutiles@hotmail.com. Comme nous ne pouvons pas répondre à tous les appels, nous avons demandé que les gens nous envoient uniquement des SMS.
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Malo : le pêcheur suspecté d’avoir passé à tabac un bébé phoque sera jugé le 22 septembre
Le procès du pêcheur aperçu par des promeneurs en train d’envoyer des coups de pied sur la tête d’un bébé phoque, en septembre 2019 devant le Grand-Pavois, se tiendra ce 22 septembre. Quatre associations de défense des animaux ont porté plainte.
Le dimanche 15 septembre 2019, en face du Grand-Pavois à Malo, des promeneurs avaient été choqués par l’attitude d’un pêcheur. Un bébé phoque, d’environ quatre mois, incapable de rejoindre la mer, semblant très affaibli, errait sur le sable.
D’après des témoins qui observaient le mammifère échoué, le pêcheur, énervé, lui aurait envoyé quatre violents coups de pied sur le museau.Scandalisés par cette scène ressemblant à un passage à tabac, les promeneurs avaient demandé au pêcheur les raisons d’une telle brutalité. Il leur aurait répondu que les phoques mangeaient tout le poisson. La police avait été appelée. Le pêcheur a eu le temps de remballer son matériel et de quitter les lieux. Mais il avait pu être identifié.
Le jeune phoque avait été pris en charge par la LPA de Calais (ligue protectrice des animaux) pour recevoir des soins. Amaigri, il ne pesait qu’une quinzaine de kilos, alors que son poids normal aurait dû atteindre le double. Moins d’une semaine après les faits, les soigneurs de la LPA, n’ont pu que constater le décès du bébé phoque.
Quatre associations se constituent parties civiles
Une autopsie avait été pratiquée pour déterminer les causes de la mort du mammifère. Les coups portés ne seraient pas à l’origine du décès, le mammifère étant déjà malade au moment de sa prise en charge. Mais la LPA avait décidé de porter plainte pour acte de cruauté envers un animal.
Trois autres associations se sont jointes à cette plainte (Sea Shepherd France, la fondation Brigitte Bardot et l’association de défense des animaux Stéphane Lamart). Quelques semaines plus tard, le pêcheur avait été auditionné par les services de police. Reconnaissant plus ou moins les violences, il a été convoqué devant le tribunal correctionnel ce 22 septembre où il sera jugé.
La peine maximale encourue pour ce type de faits est de deux années d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
Source de l'article : https://www.lavoixdunord.fr/858659/article/2020-09-01/malo-le-pecheur-suspecte-d-avoir-passe-tabac-un-bebe-phoque-sera-juge-le-22
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